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LE TELEPHONE DANS LE MONDE

C'est en Amérique que commence cette fabuleuse histoire avec A.G. Bell l'inventeur.
Pour avoir une idée de la toute relative rapidité de l'installation dans le monde, entre 1878 et 1900, on note que c'est aux Etas unis que le déploiement est assez rapide, que en Europe, ce nouvel instrument n'est pas très prisé et que pour le reste du monde c'est plus que timide.

En 1912, on compte 12 millions de postes téléphoniques dans le monde dont 8 millions aux États-Unis.
Il y avait 1 abonné pour 12 habitants aux États-Unis, 1 pour 71 en Grande-Bretagne et dans l'Empire allemand et 1 pour 183 en France.
C'est seulement à partir de 1927 que les premiers services de téléphonie publique transatlantique furent ouverts.


En France : lire la page l'histoire du téléphone en France du début à aujourd'hui
Au Royaume Unis : lire la page l'histoire du téléphone du début à aujourd'hui

sommaire

En Allemagne Il n'y a pas eu d'autres avancées depuis les expériences du compatriote Philipp Reiss en 1864

Fin 1877 Le directeur général des Postes de Berlin, Heinrich von Stephan lu dans le journal le SCIENTIFIC AMERICAN du 6 octobre 1877 la fabuleuse invention de Bell.
Le 18 octobre 1877, il écrivait à l'électricien de la Western Union Telegraph Company pour demander des informations complémentaires et lui envoyer un ensemble de ces nouveaux appareils.
Avant même d'avoir reçu une réponse d'Amérique, Stephen tenait déjà le 24 octobre 1877 deux téléphones Bell dans ses mains, importés par son collègue du bureau principal du télégraphe de Londres lors d'une visite à Berlin.
Henry von Stephan a mené des expériences avec ces deux téléphones Bell d'octobre 1877 à avril 1878 sur une ligne téléphonique de deux kilomètres.
Le 26 octobre 1877, l'histoire du téléphone en Allemagne commence à Berlin.
La première liaison téléphonique a été établie entre le bureau de poste général de Leipziger Strasse 15 et le bureau général du télégraphe situé au 33b entre l'ancien ministre des Postes Heinrich von. Stephan et le directeur général du télégraphe Budde.
Henry von Stephan avec des yeux brillants s'est exclamé :
"Messieurs, nous devons nous souvenir de ce jour !".
Comme Bell n'avait pas breveté son appareil en Scandinavie ou en Allemagne, la firme d'ingénierie berlinoise Siemens & Halske a pu produire des copies de son appareil.
Afin de créer la base pour d'autres expériences, la société Siemens & Halske a été mandatée pour la production d'autres appareils.

En 1877 les téléphones primitifs de Bell ne disposaient pas encore de système d'appel (sonnerie), le téléphone ne devint utilisable que lorsque Siemens eut l'dée d'ajouter un sifflet sur le dessus du pavillon. Le demandeur soufflait dans son sifflet , le signal très fort était acheminé à l'autre bout du fil et le second téléphone en vibrant émétait un sifflement qui avertissait la personne ...

Le 12 novembre 1877, la mise en service d'un bureau manuel eut lieu à Friedrichsberg, près de Berlin.

À partir de novembre 1877, Siemens & Halske produisait 200 téléphones par jour, dont beaucoup furent bientôt vendus à des ménages privés

Le Premier téléphone de Werner Siemens, brevet no 2355 du 14 décembre 1877.

À partir de 1881, le premier réseaux local manuel a été ouvertà Berlin , avec seulement 8 abonnemnts :
- le financier de l'empereur,
- la bourse de Berlin,
- le club de courtage,
- trois banques,
- un salon de thé,
- une usine de tôle ondulée.
À la fin de l'année, il y avait déjà 458 abonnés au téléphone, non seulement à Berlin, mais aussi à Francfort / Main, Hambourg, Cologne, Wroclaw et Mannheim.
Un an et demi plus tard, le premier annuaire téléphonique d'allemagne contenait déjà 187 numéros de téléphone.

Le 15 octobre 1883, la ligne téléphonique entre Brême et Bremerhaven était la plus longue ligne téléphonique d'Allemagne.
En 1884 les lignes téléphoniques de Cologne à Düsseldorf et Bonn .
En 1885, les réseaux téléphoniques locaux de Francfort, Heidelberg , Mayence , Mannheim et Wiesbaden étaient ouverts.
De Berlin, il fut bientôt possible de faire des appels interurbains avec Hanovre (1886), Hambourg (1887), Dresde (1888), Wroclaw (1889),

L’espionnage industriel était très développé en Allemagne, de sorte que, malgré la quantité de compagnies (RTV, C. Lorenz, Berliner, Merk Telefonbau, Zwietusch) les téléphones allemandes se ressemblaient.

Au tournant du siècle et avec l'arrivée de la téléphoneie automatique, il y avait 160 000 abonnés en Allemagne
1908 Ouverture du centre automatique Srowger à Hildesheim avec 900 abonnés

1940, il y avait déjà 2,5 millions d'abonnés.
Après la Seconde Guerre mondiale, le nombre a augmenté régulièrement et dépassera les 30 millions.

Depuis la construction du réseau télégraphique par la Poste de Prusse en 1850, puis l'installation du premier réseau téléphonique en 1877,
l'Etat détenait le triple monopole des infrastructures, des terminaux et des services.
Jusqu'à la première réforme de 1994, le monopole des télécommunications était ancré dans la Loi fondamentale (Constitution) : les services de télécommunications relevaient des compétences législatives et administratives du Bund (l'Etat fédéral).
La Deutsche Bundespost de l'époque n'était autre que le ministère des P&T, et ses agents avaient statut de fonctionnaires.
Le dispositif réglementaire relatif au monopole des télécommunications était ancré dans la loi sur les installations de télécommunications (Fernmeldeanlagengesetz - FAG) du 14 janvier 1928, qui reposait elle-même en large partie sur la Loi sur les télégraphes de 1892.
Selon la Loi FAG, seul le Bund (l'Etat fédéral) pouvait être opérateur de télécommunications.
Ses prérogatives s'étendaient des réseaux aux terminaux en passant par les services.
Sous la pression de la construction européenne, et notamment de l'Acte unique de 1985, le secteur allemand des télécommunications s'est libéralisé en trois phases, dont la dernière s'achèvera le 31 décembre 1997.

A chacune de ces phases correspond un ensemble de dispositions réglementaires.
- La loi du 8 juin 1989 sur la Structure de la Poste (Poststrukturgesetz), surnommée Postreform I, amorçait une levée partielle du monopole en libéralisant le segment des terminaux et des commutateurs, de même que celui des services de communication. Dans le secteur de la téléphonie, étaient ouverts à la concurrence les services de communication mobile : le réseau D2, attribué à un consortium d'opérateurs autour de Mannesmann, compte plus de 1,3 million d'abonnés en 1996 ; le réseau e-plus, attribué à E-Plus Mobilfunk GmbH (Vebacom, Thyssen Telecom, Vodafon, Bell South), quelque 200 000 abonnés. Dans le domaine de la communication par satellites, des licences d'exploitation pouvaient être accordées pour l'exploitation d'équipements destinés à la transmission de données à faible débit, ce qui a profité au développement du marché des réseaux privés utilisant les satellites VSAT (Very Small Aperture Terminals).
- La loi du 14 septembre 1994 sur la réorganisation des Postes (Postneuord nungsgesetz), surnommée Postreform II, amorçait la transformation de l'administration fédérale des télécommunications en une société par actions aux mains de l'Etat, destinée à être privatisée à terme. Les dispositions de Postreform II ont eu pour effet l'éclatement de l'administration fédérale des P&T par la constitution de trois entités, dotées du statut de sociétés par actions : Deutsche Post AG (services postaux), Deutsche Postbank AG (services financiers) et Deutsche Telekom AG (télécommunications). Pendant une phase transitoire, c'est-à-dire jusqu'à la mise en place des autorités de régulation prévues par la troisième étape de la réforme (Postreform III), ces trois sociétés avec l'Etat pour seul actionnaire sont placées sous la tutelle administrative d'une holding d'Etat : la Bundesanstalt fur Post und Telekommunikation (administration centrale des P&T). Le ministère fédéral des P&T (ex-Bundespost) est remplacé par un nouveau ministère fédéral ne disposant plus que de la souveraineté en matière de relations extérieures et, au plan national, d'un pouvoir de réglementation stricto sensu : le Bundesministerium für Post und Telekommunikation (BMPT). A ses côtés, une instance de contrôle, composée à équité de membres du Parlement fédéral (Bundestag) et de la Chambre des Länder (Bundesrat) a été créée pour accompagner la réforme : le Regulierungsrat (Conseil de régulation). Cette constellation complexe était le fruit d'un compromis avec le parti social-démocrate et le puissant syndicat des P&T, avec pour objectif de garantir le bon déroulement du plan social de restructuration.
Mais pour mener à bien l'éclatement de l'administration centrale des P&T, il avait fallu modifier la Loi fondamentale en séparant les compétences régaliennes de l'Etat fédéral de sa tutelle administrative. A l'été 1994, un nouvel Art. 87, alinéa f, consacrait donc l'abandon des prérogatives de l'Etat. En d'autres termes, l'Etat doit toujours garantir un service universel à des coûts raisonnables pour le consommateur, mais ne peut plus être opérateur ou prestataire de services. Ces tâches reviennent dorénavant de droit à des entreprises privées, parmi lesquelles Deutsche Telekom AG.
- Enfin, la Loi sur les télécommunications du 26 juillet 1996 (Telekommunikationsgesetz - TKG) constitue la troisième et dernière étape de la libéralisation du secteur des télécommunications, en application du droit européen. Cette Postreform III contient les dispositions générales entrant en vigueur dès le 1er janvier 1998 (notamment la fin du monopole de téléphonie vocale), ainsi que les dispositions transitoires nécessaires : lancement de la privatisation de Deutsche Telekom AG, abandon immédiat du monopole des réseaux.
A la date du1er janvier 1998, le dernier bastion du monopole, la téléphonie vocale, sera tombé.

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RUSSIE Ukraine


En 1893
, les inventeurs russes S. M. Berditchevski-Apostolov et Mikhaïl Filippovitch Freidenberg élaborèrent un central téléphonique (connecteur téléphonique) à 250 numéros.
La maquette du central fut fabriquée dans l’atelier de l’Université d’Odessa mais sa présentation ne suscita guère d’enthousiasme parmi les Russes et le système sera breveté plus tard au Royaume-Uni. C’est à ce moment-là que le travail des deux inventeurs prit fin.
Berditchevski-Apostolov rentra à Odessa, tandis que Freidenberg vécut longtemps en Royaume-Uni, cherchant toujours l’appui des entrepreneurs étrangers.
Pendant ce travail collectif, les deux inventeurs comprirent que pour obtenir le succès, il faut arriver à une capacité plus grande du central téléphonique, au moins 10 mille numéros. Chacun d’eux continua à chercher la solution.

En 1896, Berditchevski-Apostolov créa un système original à 10 mille numéros.
Dans ce système, il y eut déjà les ancêtres du cadran – «manipulateur de numéros», relais et sélecteurs.
Ainsi, le système utilisait déjà les principes des centraux téléphoniques modernes.
Deux niveaux de sélecteurs à 100 contacts furent introduits. La commutation d’un contact d’un sélecteur avec l’autre contact de l’autre sélecteur permettait de créer une chaîne de communication avec chaque abonné appartenant à 10 mille personnes enregistrées comme abonnés.
Le système avait aussi un combineur et un relais linéaire pour recevoir les impulsions du cadran.

Mikhaïl Freidenberg alla beaucoup plus loin dans l’élaboration des principes du central téléphonique. Il essayait de trouver une solution qui lui permettrait de se passer de sélecteurs volumineux à plusieurs contacts. Il faillait aussi que ce central soit plus rentable qu’une station téléphonique manuelle de même capacité. Les sélecteurs coûtaient chers, augmentant le coût total et diminuant ainsi la compétitivité.
En 1895, séjournant au Royaume-Uni, Freidenberg élabora et breveta le présélecteur (un dispositif permettant de trouver l’abonné recherché automatiquement) pour les centraux téléphoniques ayant une capacité de 10 mille numéros.
Freidenberg était persuadé que «dans un système comprenant 10 mille abonnés, il est presque exclu que mille personnes parleraient entre eux en même temps. C’est pourquoi il suffit d’assurer la possibilité de conversation à cinq cents paires d’abonnés et non pas à cinq mille comme il était prévu dans les appareils brevetés avant». Il put ainsi obtenir une baisse considérable du prix du dispositif.
Le 27 mars 1895, Frejdenberg dépose sous le numéro 543 412 un brevet pour un système de commutation automatique.
Le 24 septembre 1895
, l'Office des brevets des États-Unis lui a délivré un brevet sous le numéro 546 725.
Dans ses recherches ultérieures, Freidenberg trouva une deuxième solution qui fut aussi réalisé dans les centraux téléphoniques automatiques.
En 1896, il créa un sélecteur final à mille lignes avec un champ de multiplage pour un groupe de sélecteurs et inventa les compteurs-manipulateurs qui furent les prototypes du registre, et enfin développa les sélecteurs de groupe.
Les développements de Frejdenberg sont documentés par les brevets 556 007 du 10 mars 1896 et 587 435 du 3 août 1897.
La maquette du central téléphonique de ce dernier modèle fut fabriquée à Paris en 1898.
Les essais eurent succès mais la société anonyme créée pour exploiter l’invention ne put pas rivaliser avec les compagnies qui exploitaient les stations téléphoniques manuelles.
Après son retour en Russie, Freidenberg continua de s’occuper de la téléphonique. Sa dernière invention fut «le moyen d’insertion des abonnés au réseau téléphonique avec l’aide de distributeurs de groupe, liés à la station centrale avec deux fils».
C’est ainsi que Freidenberg essayait de rendre l’utilisation de la ligne d’abonné plus efficace.

K.A Mostsitski
En 1887, l’inventeur russe suggéra l’idée d’un relais téléphonique et élabora un schéma de station à six numéros–«commutateur automatique central» qui fut rien d’autre que le prototype des stations téléphoniques automatiques.
Certes, il était très différent de ce que nous sommes habitués à appeler un central téléphonique.
La commutation était gérée non par les opératrices mais par les abonnés eux-mêmes.
Celui qui faisait l’appel envoyait les indicatifs de l’abonné à la station, et ce signal était reçu par tous les appareils téléphoniques faisant partie de la station. L’abonné en question, ayant entendu ses indicatifs, devait mettre le commutateur dans une bonne position et appuyer son bouton montrant qu’il est prêt de commencer la conversation.
Puis les deux abonnés décrochaient les téléphones de levier, et c’est seulement après que les autres abonnés quittaient leur ligne.

L’invention de Mostsitski ne put pas résoudre le problème de l’automatisation de la communication téléphonique pour un grand nombre d’abonnés. Mais c’est un témoignage éclairant qui montre que les ingénieurs voulaient automatiser la communauté téléphonique déjà à la première étape du développement de la téléphonie.


Roman Romanovitch Vreden
C’est par hasard que le médecin Roman Romanovitch Vreden commença à faire la recherche dans le domaine de la téléphonie.
Otologiste, il voulait absolument reproduire l’appareil acoustique de l’homme. Cela le conduisit à l’invention d’un microphone original.
En avril 1880, il finit la fabrication du premier «appareil électroacoustique phonophore», une oreille artificielle extrêmement sensible, et la breveta. Cet appareil pouvait sentir toute vibration acoustique, même la plus faible et lointaine, presque imperceptible pour l’oreille humaine, et la rendre amplifiée dans un téléphone ou dans quelques téléphones en même temps, à quelconque distance. Du point de vue de structure, l’appareil était analogique à l’oreille humaine.
Deux ans plus tard, en 1882, Vreden inventa encore un dispositif qu’il appela téléphone protecteur qui devait automatiquement protéger les appareils téléphoniques et télégraphiques de courants trop forts. Ce dispositif ne fut pas largement utilisé mais son principe fut utilisé plus tard pour la création des dispositifs de protection à maximum de courant.
En 1884-1890, Roman Vreden breveta le microphone avec le contacteur amovible dont la sensibilité dépendait de sa position; un microphone sous-marin qui pouvait rendre les vibrations des corps liquides et gazeux; un phonophore de théâtre; un microphone de maison etc.

Julian leopold ochorowicz
Fut poète polonais et ukrainien, publiciste, psychologue et naturaliste. Il naquit le 23 février à Radzymin, en Pologne.
En 1872, il termina ses études à la faculté de physique et de mathématique de l’Université de Varsovie, et en 1873 il devint docteur de philosophie à l’Université de Leipzig.
Ochorowicz, connu pour ses œuvres littéraires et travaux philosophiques ainsi que pour ses recherches de l’hypnose et de la psychothérapie, fit aussi quelques découvertes dans le domaine technique : il développa les microphones, les transmetteurs de son et de la lumière, et en 1877 il élabora une base théorique pour la télévision monochrome.
Ses découvertes en téléphonie datent des années 1880-1890. C’est à cette époque que le professeur Ochorowicz construisit un téléphone électromagnétique à deux membranes et le thérmomicrophone considéré son invention la plus importante.
Ce dispositif fut ainsi baptisé à cause de sa grande sensibilité à la température ; pour un fonctionnement normal il avait besoin d’une température convenable.
En 1880, Julian Ochorowicz créa le haut-parleur. Il permit de réaliser une transmission téléphonique à haute voix pour la première fois. C’était l’origine de la télédiffusion. Il organisa cette transmission pendant une visite à Paris, à l’invitation du ministre français des Postes et du Télégraphe. Le ministre écouta dans son appartement les opéras du théâtre situé environ à quatre kilomètres de sa maison. Les expériences analogiques furent aussi conduites pour le public.
En 1885, Ochorowicz organisa la transmission des opéras par les fils au 3e Exposition électrotechnique de Saint-Pétersbourg.


Grigori grigorievitch ignatiev (1846-1898)
En 1880, l’ingénieur Grigori Ignatiev, agent russe de transmission, fut le premier au monde à créer le système permettant de téléphoner et télégraphier simultanément en utilisant le même fil.
Grigori Ignatiev naquit le 11 septembre 1846 au gouvernement de Poltava. Ayant terminé ses études à l’école de génie militaire de Moscou, il fut nommé lieutenant et assigné au service dans le 7e parc militaire télégraphique où il enseigna aux soldats la signalisation, la construction des lignes télégraphiques et le travail avec les appareils télégraphiques.
En 1878, sur l’initiative du corps de génie de Saint-Pétersbourg, les appareils téléphoniques furent envoyés aux parcs télégraphiques pour comprendre si on peut utiliser le nouveau moyen de communication dans l’armée.Au 7e parc militaire télégraphique, c’est le capitaine Ignatiev qu’on chargea d’organiser les expériences, tant sur les lignes télégraphiques existantes que sur les lignes construites exprès pour les téléphones.
En conduisant l’expérience sur les fils télégraphiques, Ignatiev comprit qu’une conversation normale n’était possible que si les appareils télégraphiques étaient débranchés. Les perturbations causées par le télégraphe étaient tellement fortes à rendre une conversation téléphonique absolument impossible. Ignatiev se fixa pour tâche d’éliminer ces perturbations.
Pour cela, il proposa d’employer le condensateur en tant que diviseur de courant de fréquences différentes, télégraphiques et téléphoniques. Presque en même temps qu’Ignatiev, mais indépendamment de lui, un autre inventeur russe, Pavel Goloubitski, utilisa le condensateur pour les mêmes buts.Pour compenser l’inductance des électroaimants de l’appareil télégraphique, Ignatiev utilisa les bobines spéciales avec deux bobinages dont un était mis en circuit et l’autre demeurait avec des bouts ouverts. Ainsi, les impulsions télégraphiques devenaient plus nettes tandis que les perturbations n’augmentaient guère.
En 1880, Ignatiev présenta son système au cabinet de physique à l’université de Kiev, et au début de 1881 il fut testé avec succès dans les environs de Kiev, entre les camps de génie et d’infanterie, sur une ligne de 14,5 km de longueur.
Le système fut adopté par l’armée russe. Il est remarquable que l’inventeur paya de sa poche les coûts de fabrication de ses premiers appareils et c’est seulement en 1888 qu’il obtint du département militaire une somme de 500 rouble pour la fabrication de dispositifs plus perfectionnés.Le système d’Ignatiev ne fut pas publicisé car il appartenait au département militaire.
C’est seulement en 1892 qu’il put exposer ses appareils à la 4e Exposition électrotechnique de Saint-Pétersbourg où il fut décoré d’une médaille d’or.

FEDOR BALYUKEVICH (1842 - 1895)
L'invention en 1892 d’un système de la signalisation téléphonique ferroviaire avec la gestion sur les fils télégraphiques est devenu une importante contribution de F. Balyukevich à l'histoire de la téléphonie.
Ingénieur des chemins de fer, le chef des services de la circulation du chemin de fer de Transcaucasien, Balyukevich très appréciait des mérites des méthodes de la téléphonie et la télégraphie simultanée, développé par E. Gvozdev, il s’occupait de leur mise en œuvre sur les chemins de fer et cherchait à faire leur utilisation omniprésente. Il critiquait fortement les conservateurs, qui craignaient d’equiper les chemins de fer avec les nouvelles technologies de communication.
Dans le système proposé par Balyukevich pour communication téléphonique a été utilisé le téléphone - fonopor adapté pour la téléphonie sur les fils télégraphiques. Au lieu de l'inducteur à l'appeler on y utilisait un vibrateur avec une bobine d'induction et comme un récepteur servait un électroaimant avec une ancre, sonnant comme une corne.
Dans son invention, Balyukevich pour la première fois appliquait le transformateur différentiel pour la communication téléphonique sur le fil télégraphique.

En Russie, les appareils téléphoniques Ericsson étaient plus populaire que nulle part dans le monde. Ils n’étaient pas chers, leur qualité était très bonne, leur son était fort et clair. On alla jusqu’à proposer à Ericsson de déménager en Russie et devenir un sujet russe.
En 1893, la compagnie apporta les téléphones à Kiev. En 1896, c’état le tour de Kharkov, en 1897 de Rostov, en 1900 de Riga, Kazan et Tiflis (Tbilissi actuelle). En 1897, l’usine Ericsson fut ouverte à Saint-Pétersbourg. L’édifice fut construit par l’architecte saint-pétersbourgeois Schmidt. La construction lui prit deux ans.

En 1877 l’usine de la compagnie Siemens & Halske à Saint-Pétersbourg commença à fabriquer les appareils téléphoniques où le récepteur et le transmetteur étaient pour la première fois séparés. La compagnie fut dirigée par Karl Siemens, un des frères Siemens, ingénieur de talent.
La compagnie commença son activité en 1853 avec la pose du câble télégraphique. En 1895, Karl Siemens fut récompensé par le gouvernement russe qui lui donna un titre russe de noblesse.

En Russie, la première compagnie à fabriquer les téléphones en grande quantité fut l’usine électromécanique Geissler & C°.
Tout commença avec un petit atelier électromécanique que Nikolaï Karlovitch Geissler, un mécanicien de télégraphe, organisa en 1874 dans son appartement à Saint-Pétersbourg, maison 1, rue Potchtamtskaïa. Au début, l’atelier était équipé de deux machines-outils et trois étaux et employait deux ouvriers. Peu à peu, l’atelier s’élargit et commença à obtenir les grandes commandes, rivalisant avec les géants comme Siemens et Ericsson.

Téléphonie manuelle :

Quand, en 1878, l’armée russe adopta le nouveau moyen de communication, le Département de Télégraphe s’intéressa aussi aux téléphones.
En novembre 1879, F. Ia. Guervart (Herwarth), le chef du département télégraphique de Saint-Pétersbourg, fut chargé de conduire les expériences «d’utilisation du téléphone pour la télégraphie sur nos lignes et dans nos stations télégraphiques».
La première conversation téléphonique interurbaine en Russie eut lieu en 1879 entre Saint-Pétersbourg et Malaïa Vichera.
En septembre 1881 furent approuvées «Les conditions générales de l’organisation et de l’exploitation des communications téléphoniques urbains».

Au début, la connexion entre les appareils téléphoniques isolés s’effectuait à travers les lignes privées que la compagnie téléphonique dut prendre en location aux télégraphistes. Le tout premier réseau téléphonique fut créé par Edwin Holmes qui avait auparavant installé des alarmes anti-effraction. En 1877, six banquiers devinrent ses clients. Chacun d’eux avait un appareil téléphonique sur sa table. Chacun s’adressait d’abord à un opérateur de la compagnie d’Edwin Holmes et demandait de le mettre en communication avec un collègue.

La communication téléphonique devint monopole de l’Etat mais les personnes privées, sociétés anonymes et compagnies eurent aussi droit de construire et d’exploiter les réseaux téléphoniques d’usage général.
Ils étaient obligés de conclure un contrat avec le Département des télégraphes du Ministère de l’Intérieur pour vingt ans, au bout desquelles les réseaux téléphoniques devaient être cédés au gouvernement.
Les premiers réseaux téléphoniques urbains en Russie furent ainsi construits par la Bell Company qui avait déjà créé et exploité les réseaux téléphoniques aux Etats-Unis et dans plusieurs villes européennes.
Les premières stations téléphoniques urbaines dans l’Empire russe (à Saint-Pétersbourg, à Moscou, à Odessa et à Riga) furent construites et mises en exploitation presque en même temps, en 1882.
A Saint-Pétersbourg, le Central téléphonique s’installa dans la maison Hansen, à 26 la perspective Nevski, à Moscou, dans la maison Popov, sur le Kouznetski Most.
Quelques années plus tard, en 1885-1886, furent aménagés et ouvrirent leurs portes les centraux téléphoniques à Nijni Novgorod, à Libava (Liepaja), à Revel (Tallinn), à Rostov-sur-le-Don et à Bakou.
Le premier réseau téléphonique financé par le gouvernement fut créé à Kiev le 1er avril 1886.
1882 fut aménagée la première ligne interurbaine entre Saint-Pétersbourg et la résidence du Tsar à Gatchina, suivie par les lignes qui liaient Saint-Pétersbourg aux autres résidences du Tsar, à Peterhof (en 1883) et à Tsarskoïe-Selo (en 1885).
En 1885, les industriels de Moscou financèrent la construction des lignes téléphoniques unifilaires en acier liant Moscou avec les villes de la région de Moscou: Bogorodsk, Pouchkino, Khimki, Odintsovo, Kolomna, Podolsk et Serpoukhov.
On appela cette communication «la communication de campagne». Mais il fallut perfectionner les méthodes de la télégraphie et la téléphonie simultanée, ce qui devint possible grâce aux inventions du spécialiste de télégraphe Grigori Ignatiev et de l’ingénieur Evguéni Gvozdev, pour qu’on puisse commencer à effectuer les communications interurbaines de manière efficace.

En 1898, sous la direction de l’ingénieur Alexandre Novitski, fut bâtie la magistrale téléphonique Saint-Pétersbourg – Moscou, la plus longue en Europe.

Annees de ruine et de reconstruction
Avec le début de la Première Guerre mondiale, le déplmoiement du téléphone du pays alla moins vite et les événements révolutionnaires qui suivirent eurent des conséquences désastreuses pour la communication téléphonique.
Après la Révolution, les édifices et l’équipement de communication furent en partie détruits, les entreprises et les usines ne fonctionnaient pas.
Le nombre général des abonnés diminua de 232.300 le 1er janvier 1917 à 89.000 le 1er octobre 1922.
Tout le secteur téléphonique fut nationalisé. Les usines qui produisaient l’équipement téléphonique furent rassemblés dans le Trust Electrotechnique d’Etat des usines de courants faibles (GETZST).
Le 13 juillet 1918, Vladimir Lénine signa le décret «Sur l’utilisation de téléphones urbains de Moscou». Vu le manque de lignes en bon état technique, la communication téléphonique devait surtout être assurée aux organisations et entreprises soviétiques, et les personnes privées ne pouvaient disposer de téléphones fixe que dans les cas uniques.
Le procès de reconstruction du travail des installations urbaines fut long et pénible.Le 11 novembre 1918, le collège du Commissariat du peuple pour les Postes et les Télégraphes (NKPiT) décida de créer deux stations scientifiques-expérimentales. L’une, sous Mikhaïl Bojko-Stepanenko, fut organisée à Moscou et donna origine à l’Institut central de recherche de la communication (TsNIIS), qui est toujours chef de file dans le domaine. L’autre, sous Pavel Azboukine, fut créée à Petrograd et servit de base pour l’Institut sectoriel de recherche de la communication de Léningrad (LONIIS).
Dans les années 1920, l’URSS vit apparaître les premiers téléphones payants fabriqués localement qu’on appela taxophones. Ils furent installés dans les rues et les endroits publics et furent destinés pour une conversation payée.

Vers 1910, le pays avait 155 000 abonnés. Un numéro téléphonique de cette époque comptait quatre chiffres ou cinq dans les grandes villes.
Pour effectuer un appel interurbain, l’abonné devait dire à l’opératrice le nom de la ville et le numéro. On commandait une conversation et on attendait la connexion. Les téléphones n’avaient pas de cadran.
Vers 1913, le pays comptait 87 lignes interurbaines: les lignes bifilaires en cuivre assuraient la liaison de Moscou avec Kharkov, Riazan, Nijni Novgorod et Kostroma, de Saint-Pétersbourg avec Revel (Tallinn) et Guelsingfors (Helsinki), de Bakou avec Tiflis (Tbilissi).


Le métier des "demoiselles du téléphone " était considéré très responsable à l’époque. Il fallait passer une sélection très rigoureuse et s’engager à conserver le secret des conversations privées. Il y avait encore une condition pour les opératrices : elles ne pouvaient épouser que les employés aux communications pour éviter une fuite d’information. Au service, elles devaient être vêtues en robes montantes de couleurs sombres. Pour travailler à une station téléphonique manuelle, il fallait avoir du recueillement et de la bonne diction. En même temps, cette activité professionnelle était considérée nocive pour la santé.
Les abonnés importants qui payaient beaucoup, se fâchaient et portaient les plaintes. La croissance du nombre de plaintes était exponentielle: 246 à la fin de 1882, 1250 à la fin de 1892, 2918 en 1900. La Bell Company ne put pas totalement satisfaire ces exigences. Le travail d’une demoiselle du téléphone était difficile: il fallait passer 200 heures par mois assise sur une chaise dure avec la garniture du microphone en fer fixée sur sa poitrine, un casque lourd et mettre vite les fiches d’écoute dans les prises du commutateur devant elle. Pendant une heure, on pouvait assurer jusqu’à 170 appels (en outre de «Excusez-moi, la ligne est occupée») mais ce travail fut vraiment dur.

1929 début de l'Automatisation des reseaux telephoniques
A mesure que les réseaux urbains et interurbains se développaient, on sentait de plus en plus la nécessité de remplacer les stations téléphoniques manuelles par des centraux automatiques.
Le développement intense et l’automatisation de la communication téléphonique urbaine en Russie débuta en 1929 quand le premier central automatique à 6000 numéros fut lancé à Rostov-sur-le-Don.
En 1930, deux centraux automatiques entrèrent en service à Moscou: Central Zamoskvoretskaïa à 8000 numéros et Central Baoumanskaïa à 7000 numéros.Ces centraux furent construits par l’usine Krasnaïa Zaria. Les documents techniques et technologiques furent préparés par l’entreprise suédoise L. M. Ericsson qui participa aussi dans l’élaboration et la réalisation des projets.
En même temps furent lancés les centraux téléphoniques à Novossibirsk, Tachkent, Smolensk, Léningrad et autres villes.
Les centraux téléphoniques automatiques furent produits en URSS jusqu’en 1941.
C’est pendant la guerre contre l’Allemagne nazie qu’on arrêta de les construire.
En 1947, une nouvelle étape de perfectionnement de centraux téléphoniques automatiques commença en URSS:
les spécialistes soviétiques élaborèrent un nouveau système pas à pas qu’ils appelèrent ATS-47. Il fut lancé en 1949.
Quelques années plus tard, on commença en URSS la production en série de centraux téléphoniques à barres croisées, meilleures et plus commodes.
La première sous-station expérimentale à barres croisées avec une capacité de 100 numéros (PS-MKS-100), développée par NIITS (LONIIS) et l’usine Krasnaïa Zaria, fut installée dans le réseau urbain de Léningrad en 1957.
Au début des années 1960, le NIITS fit un travail de recherche en coopération avec l’usine Krasnaïa Zaria et autres entreprises de l’industrie de communications, pour élaborer un central à barres croisées pour les réseaux urbains. La recherche aboutit à la création de l’ATSK.
A la fin des années 1960 le réseau téléphonique urbain de Moscou, le plus grand du pays, conduisit une réforme de numérotation téléphonique, ce qui fut un événement très important.
Années 1960 c'est l’époque du déploiement en masse. A cette époque, les gens devaient attendre plus de quinze ans pour obtenir le téléphone et plus longtemps encore pour obtenir un appartement.
On supprima les lettres dans les numéros téléphoniques (auparavant, les numéros commençaient avec des lettres) et on passa à numéros de sept chiffres.
Dans les années successives, des passages de ce type passèrent dans un nombre d’autres grandes villes de notre pays.
L’introduction de numéros de sept chiffres permit d’élargir le réseau téléphonique.
Le numéro téléphonique complet en Russie consiste de dix chiffres: les trois premières signifient le code de la région, puis suit le code de l’agglomération (à part quelques grandes villes qui ont un numéro de sept chiffres) et le numéro téléphonique urbain proprement dit.Un numéro interurbain complet peut avoir jusqu’à 15 chiffres, comprenant en outre du numéro local les codes des villes, pays et réseaux.

Dans les années 1990, les nouvelles capacités furent ajoutées aux réseaux téléphoniques, tant urbains que locaux.
Le projet ESSKT (Système unifié de dispositifs de commutation) apporta les technologies des stations digitales. Les opérateurs russes de télécommunications préféraient acheter les centraux digitaux déjà éprouvés, fabriqués par les compagnies étrangères célèbres comme Alcatel, Ericsson, Lucent Technologies, Nortel Networks, Siemens etc.
Mais la recherche n’en arrêta pas pour autant en Russie.Vers la fin du XXe siècle, le développement de télécommunications marchait d’un pas assuré vers un fusionnement de réseaux de transmission de la voix et réseau de transmission des données. Voix sur IP apparut, un moyen de transmission de nouvelle génération. En même temps, vers la fin du XXe – début du XXIe siècle apparurent les autocommutateurs téléphoniques privés.
L’apparition de nouvelles possibilités de transmission de la voix sur Internet influencèrent le service téléphonique public.
Commença l’élaboration de nouveaux terminaux réunissant les possibilités de l’appareil payant traditionnel et de l’ordinateur – les téléphones publics WEB. Les nouveaux dispositifs sont installés dans les grandes villes de notre pays.
Ils permettent d’aller sur Internet, utiliser le courrier électronique, envoyer un texto, se photographier et envoyer cette photo par le courrier électronique. Les cartes prépayées furent utilisées pour payer le service.
Mais bientôt ces appareils perdirent la plupart d’utilisateurs: ils préférèrent la communication mobile, multifonctionnelle, accessible et se développant à grande vitesse. La communication mobile vint en Russie en 1990.
Le 9 septembre 1991, la compagnie Delta Telecom lança à Saint-Pétersbourg le premier réseau mobile de notre pays, fonctionnant à la norme NMT-450. Anatoli Sobtchak qui était à cette époque le maire de Saint-Pétersbourg, fit le premier appel symbolique en utilisant la communication mobile.

L'Afrique du Sud sous protéctorat de l'empire colonial Allemand, a une riche histoire des télécommunications, qui remonte à avril 1859, lorsque le premier télégraphe a été installé.
Les premiers téléphones ont été installés au Cap en 1878, deux ans après qu'Alexander Graham Bell a déposé son brevet pour un «appareil de transmission de sons vocaux ou autres par télégramme».
Adolph Boettger, propriétaire d'un petit magasin d'horlogerie à Short Market Street au Cap, a importé quelques téléphones de Siemens & Halske.
Ces téléphones ont été utilisés à titre expérimental pour relier le logement du chef des services télégraphiques au bureau de poste de la rue George.
Les premiers modèles de téléphone utilisés en Afrique du Sud avant l'avènement des centraux téléphoniques dans le pays (1878-1882) ont fonctionné sur des lignes privées.
En 1878, la Bell Telephone Company a également envoyé à Sir Garnet Wolseley 12 jeux de téléphones pour la guerre des Zoulous en Afrique du Sud. Si ces téléphones étaient utilisés dans la guerre des Zoulous, c'était la première fois que le téléphone était utilisé dans la guerre.

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En Suède

A Stockholm l'ingénieur norvégien Jens Hopstok venu en Suède les 21 et 22 août 1877 menait des démonstrations de cette «invention remarquable», raconté dans le quotidien suédois "Dagens Nyheter" dans lequel on lisait que le monde pouvait «remercier l'Amérique du Nord».
Hopstock a branché deux téléphones Bell entre le Grand Hôtel et le bureau télégraphique de Skeppsbron et a donné des conférences à l'Association des chemins de fer suédois

L'expérience fut ensuite répétée pour le roi de Suède et lors d'une réunion de l'Association nationale des cheminots. Au début, le téléphone s'appelait généralement «l'appareil», tandis que le mot téléphone correspondait plus ou moins à la téléphonie, comprenant à la fois l'invention et la technologie. Le téléphone a été décrit comme suit: "Vous portez l'appareil à votre bouche et posez une question, après quoi vous mettez l'appareil à votre oreille. Vous recevez alors une réponse qui est si claire et distincte que vous pouvez même reconnaître la voix de la personne qui parle.
Lorsque le téléphone a été montré à la gare d'Uppsala quelques jours plus tard, des rapports ont confirmé que le discours pouvait être entendu à la fois lorsque l'interlocuteur parlait à haute voix et dans un murmure. C'était fascinant en soi, mais les expériences continuaient à voir si d'autres sons pouvaient être entendus. Les participants ont donc sifflé et chanté au téléphone. Oui, ça a marché!

De son côté, Hakon Brunius ancien télégraphiste dans l'entreprise publique suédoise «Telegrafverket», expérimentait le téléphone à Jönköping à l'automne 1877, Simplement avec l'aide des dessins du téléphone Bell vu dans la presse, il a construit un appareil téléphonique qui a fonctionné à merveille.
Le 13 octobre 1877 : pour la première fois, des appareils téléphoniques Brunius ont été vendus au public à Stockholm.
Les téléphones de Brunius ont été testés entre deux bâtiments à Jönköping le 27 novembre 1877.
Les premiers téléphones fabriqués ont été vendus par Brunius à l'usine d'eau de Jönköping.
Ces téléphones ont été utilisés sur le site jusqu'à l'année 1892, puis Brunius a échangé ses modèles pour d'autres téléphones, les anciens ont été donnés au Nordiska Muse jusqu'en avril 1917 puis ils ont été déposés dans la collection historique du Telegraphe.
Un téléphone a été retrouvé au Telemusee en 1989 grâce à Tord Jöran Hallberg de l'Université de Linköping.

Très probablement, Brunius a produt d'autres téléphones à l'automne 1877, car en 1878, on pouvait lire dans les journaux de Jönköping que le jour du Nouvel An 1878, il avait été passé un appel de téléphone entre les stations Jönköping - Falköping - Nässjö.
On peut
également lire dans les journaux que, le 3 1 1878, Munksjö Pappersbruk à Jönköping, Brunius avait installés des téléphones entre son bureau et des pièces de service. Cette ligne téléphonique est probablement parmi les 6 premières lignes téléphoniques permanentes en Suède.
Ce sont probablement les premiers téléphones construits en Suède.

Décembre 1877, Comme nous l'avons vu ci-dessus en Allemagne, les téléphones de Bell avaient été présentés à Berlin le 24 octobre, Heinrich von Stephan le chef des postes et télégraphes Allemand a demandé à Siemens & Halske de fabriquer quelques copies du téléphone. Il ne fallut pas plus de six semaines pour qu'un agent de Siemens & Halske propose de vendre des téléphones pour Stockholm, mais c'était un peu tard car, un autre concurrent l'atelier Henric Öller en Suède avait devancé Siemens lors d'une démonstration de son réent modèle qui a simplement été une copie du modèle Allemand Siemens&Halske et l'a mis en exploitation en Suède. A la fin de l'année 1877, la compagnie Öller & Co avait fabriqué ses premiers exemplaires.

Appareil Öller & Co., un téléphone rare, le rêve de tout collectionneur
au musée : Le Phone History Museum
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La première entreprise manufacturière Suédoise "Öller & Co" a servi de terrain de formation à des spécialistes en télécommunications, dont plusieurs ont quitté l'entreprise après quelques années pour créer leurs propres ateliers.

. En 1875, enrichi de connaissances et d’expérience, il rentra à Stockholm. Et juste avant son 30e anniversaire, avec l’aide de son ancien collègue de chez Öller, Carl Johan Andersson, il organisa sa propre compagnie, Ateliers Electromécaniques de L. M. Ericsson & C°. Au début, il s’agissait de réparer les appareils télégraphiques et équipement de signalisation. Mais peu après, la compagnie commença de produire les appareils de sa propre fabrication – appareils téléphoniques de table avec une magnéto et un cornet. Ingénieur remarquable, Ericsson fut à l’origine de la plupart de modèles fabriqués par sa compagnie. Les appareils qu’elle produisait furent surnommés des Rolls-Royce téléphoniques.

Ericsson quitte Öller & Co en 1872 pour entreprendre des études en Allemagne grâce à une bourse de voyage qu'il obtient grâce à la recommandation du fondateur de l'entreprise, Henric Öller. Il fut employé par les entreprises qu’il devrait plus tard concurrencer : d’abord comme dessinateur à Berlin, chez Siemens & Halske, puis à Bern, chez Hasler & Escher.
Ericsson
passe quelques années à travailler chez Siemens & Halske en Allemagne, et revient chez Öller & Co en 1875.
Cette année-là, la société était à son apogée, avec 58 employés, 36 machines opérationnelles. Cependant, le retour de Lars Magnus Ericsson marqua le début de la fin pour Öller & Co. Il déclina l'offre de directeur des opérations de la société et démissionna en 1876 pour former sa propre société.
L'ancien collègue d'Ericsson chez Öller & Co, Carl Johan Andersson, ne tarde pas à rejoindre le groupe en devenant copropriétaire de la nouvelle société LM Ericsson & Co. de Lars Magnus Ericsson.

En 1877, Joseph Leja, qui possédait un magasin populaire au coin de Regeringsgatan et Jakobsgatan dans le centre de la ville, annonçait que "des téléphones entièrement nouveaux" étaient arrivés. Lars Magnus Ericsson alors employé de la compagnie Öller & Co, a acheté à cette époque son premier téléphone Bell, avec lequel il a pu en étudier son fonctionnement.

Puis Ericsson obtint son premier contrat avec Televerket, le PTT suédois, et commença à concurrencer son ancien employeur Öller, en particulier sur la nouvelle technologie téléphonique,
Ericsson
, à son tour, a commencé à produire des téléphones qui étaient pratiquement identiques à ceux fabriqués par Öller.

Ericsson ne voyait au départ dans cet objet qu'un gadget tout juste bon à distraire les classes aisées, et il s'étonna toujours par la suite que tant de gens veuillent en posséder un.

En décembre 1877, Dagens Nyheter a annoncé que le téléphone avait été mis en pratique à Stockholm. Une ligne téléphonique avait été installée entre l'usine de gaz de Kungsholmen et le détenteur de gaz de Norra Bantorget. Les résultats ont été décrits comme surprenants.

En raison de la concurrence d'Ericsson et des fabricants américains, Öller n'a jamais réalisé d'autres ventes. Il n'était pas non plus parmi les premiers dans les technologies de télécommunications.

À l'automne de 1878, quelques entreprises, Joseph Leja et Numa Peterson, ont commencé à commercialiser des téléphones importés d'Amérique. Numa Peterson, avait même embauché Ericsson pour régler certains téléphones de la "Bell Telephone Company",

   

 

Annonce de l'entrepôt "Joseph Leja" 1877

Stockholm est devenue la ville la plus riche en téléphones du monde et y est restée plusieurs décennies.
A la fin des années 1890, LM Ericsson s'établit également à l'étranger, à partir de Saint-Pétersbourg, en Russie.

HT Cedergren, fondateur de Stockholms Allmänna Telefon AB (SAT).

Lars Magnus Ericsson
entre en affaires

 

Le premier logo de LM Ericsson & Co.

Ericsson a commencé à fabriquer des téléphones magnétiques basés sur le modèle Bell et Siemens & Halske vers la fin de 1878.
Il conclut un accord pour fournir téléphones et tableaux de distribution à la première société d'exploitation de télécommunications de Suède, Stockholms Allmänna Telefonaktiebolag.

Dans son article "Magnetic Récepteurs des années 1880 ", Ken Bushell estime que Ericsson a construit environ 400 téléphones magnétiques entre 1878 et 1880 sans répondre à une demande écrasante pour leur appareil.

L'exemplaire en photo ci-contre est un téléphone Ericson de 1878, qui ressemble au modèle Siemens & Halske. Téléphone rare, le rêve de tout collectionneur, il a été vendu aux enchères en 2016.
Modèle de table avec en microphone le système Siemens & Halske et un écouteur Ericson (de type Bell)
Il est probable que ce modèle soit un exemple précoce, peut-être même produit pour l'Exposition Universelle de Paris en 1878, qui présentait les nouvelles inventions, dont la version améliorée du téléphone de Bell par Thomas Edison.

Un autre exemplaire Ericson a été vendu aux enchères en 2011
avec son embouchure sifflet d'origine.

Bien que Bell Company ait construit la premier ligne commercial téléphonique à Stockholm en 1880, Ericsson prit sa revanche très vite: il réussit à remporter un appel d’offres pour la fourniture de l’équipement téléphonique à l’association nationale téléphonique suédoise Telegrafverket.
Au cours de cinq ans suivants,
la compagnie Ericsson fournit les réseaux téléphoniques à 64 villes suédoises sur 93.
Mais dès que Telegrafverket put organiser sa propre fabrication de téléphones, les ventes de produits Ericsson baissèrent très vite.
La compagnie Ericsson fut sauvée par les commandes venant de l’étranger : du Danemark, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, du Norvège.

1er septembre 1881 ouverture du premier réseau téléphonique public. À la fin de l’année, 32 participants étaient connectés.
Il y avait beaucoup de sociétés privées pendant cette période. Il y avait des réseaux partout. Ces réseaux étaient techniquement très différents et n'avaient aucun lien entre eux.

En 1883, Lars Magnus Ericsson et HT Cedergren, qui ont créé Stockholm Allmänna Telefon AB, construisent un premier commutateur téléphonique pour 10 numéros, Öller & Co a emboîté le pas, avec un modèle similaire pour la Stockholm Bell Company.
Lorsque Ericsson et Cedergren ont obtenu un nouveau brevet pour un commutateur pour deux lignes téléphoniques en 1885, il ne fallut pas non plus longtemps avant que Öller produise un appareil similaire.

Les deux inventeurs Egnér et Holmström construisent le microphone à courant fort. Un microphone à charbon ordinaire ne peut être utilisé qu'à des débits faibles, car sinon les grains de charbon constitués de contacts de microphone chauffent trop et brûlent de ce fait.
Bien que le microphone à fort courant des deux inventeurs contienne également des grains de charbon en tant que contacts de microphone, qui sont protégés par un dispositif de refroidissement à action automatique avant de brûler les contacts. Avec ce microphone à fort courant, les signaux pourraient être transmis sur les longues lignes en Suède.


Début du développement en Suède :
1883 5 réseaux pour 1554 lignes téléphoniques
1886 15 réseaux, 5 705 lignes téléphoniques
1888 148 réseaux, 12 864 lignes téléphoniques
On dénombre :
- 13 réseaux locaux d'état
- 50 réseaux locaux privés
- 420 réseaux de coopératives de population

Cependant, en 1886, la concurrence des anciens protégés est devenue trop forte pour Öller, et il a décidé d'éliminer la majeure partie de sa production. Non seulement Ericsson a réussi à fabriquer des appareils de meilleur marché que Öller & Co, mais il a également conquis les employés les plus qualifiés d'Öller en leur offrant des salaires plus élevés. Öller a ensuite continué principalement avec des opérations de réparation. Il est mort en 1889 d'un grave cas de pneumonie, après quoi Öller & Co a été fermé après 33 ans d'opération.

1889 : L'administration télégraphique commence par la construction de lignes de transmission et par l'achat des réseaux privés :
1890 126 coopérative privée, 35 208 lignes
1895 129 coopérative privée, 12 152 lignes
1900 150 coopérative privée, 5 28 lignes
1905 154 coopérative privée, 4 22 lignes
1910 153 2 coopérative privée, 10 lignes
1915: Presque tout dans le sud de la Suède,

1893: Ouverture de la première liaison entre Örebro et Oslo. La même année, entre Malmö et Copenhague.

Vers 1900 deux ingénieurs suédois, Gotthilf Ansgarius Betulander et Nils Palmgren, contribuèrent au perfectionnement des stations téléphoniques automatiques plus connues sous le nom de système Crossbar (barres croisées)

1903: Premier trafic téléphonique entre la Suède et l'Allemagne.

1915 Landkrona ouvre le premier système semi-automatique, opérationnel jusqu'en 1927.

1918: Le plus grand réseau privé de Stockholm Telephone Company est acheté par l'État.
Le service téléphonique était en grande partie à partir de cette période pratiquement effectuée uniquement par l'État.
Le dernier des 15 petits réseaux restants a été acheté par l'État en 1964.
Le nombre de stations dans les petits réseaux privés était insignifiant.
1919: Construction d'un système de test avec le système automatique Hultman-Ericsson.
1921 14/15. Mai: Incendie à la bourse de Karlstad.
1922: à Malmö et à Stralsund, les premiers bureaux amplificateurs sont ouverts et le deuxième câble sous-marin entre la Suède et l’Allemagne entre en service.
1924: L. M. Ericsson développe son propre système de numérotation qui remplace le premier système semi-automatique jusqu'en 1927.
A Stockholm, le premier système AGF 500 sera ouvert le 13 janvier pour 5 000 participants.
1926: Le premier bureau avec barre transversale (commutateur de coordonnées) est installé à Sundsvall.
C'est un développement propre de l'administration publique.
1927: À Stockholm, ouverture du second central automatique.
1930 À Göteborg, ouverture du central automatique. La Suède compte alors 1/2 million de téléphones.
1934: Introduction de l'annonce automatique de l'heure à Stockholm.
1938 Stockholm: passage des centres locaux en automatique. Stockholm dispose désormais de 7 centres avec 136 000 unités de connexion.
1942: la Suède compte 1 million de centres.
1942: marque dans l'échange Västerås
1953: tout le trafic longue distance entre Stockholm et Örebro est passé en mode automatique.
1955: Incendie à la bourse de Karlstad
1989 5 600 959 lignes
1990 5.715.985 lignes
1991 5 848 700 lignes
1992 5,948,050 lignes
1993 6.068.482 lignes
1994 6 191 352 lignes
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Au Maroc

La première ligne téléphonique a été installée au Maroc à Tanger en 1883, (7 ans après son invention) ainsi qu’un petit commutateur manuel.
Le téléphone a été introduit dans les villes de Tétouan et Larache en 1898.

Ensuite, un deuxième central téléphonique a été installé à Casablanca en 1908 avec une capacité initiale de 16 abonnés. L’administration du Makhzen a procédé en 1910 à l’acquisition progressive des équipements du réseau téléphonique existant avant de décréter le monopole de l’Etat sur le secteur des PTT.

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Au Canada

info à venir

Année 1880 au Canada, Tarif de La compagnie de téléphone "Victoria & Esquimalt Telephone Co", crée en mai 1880 par la British Columbia Telephone Company

Exemple de tarif (Agrandir) Liste de 1880

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à suivre