Madagascar
Madagascar est un État insulaire
situé dans l'Océan Indien et géographiquement
rattaché au continent africain, dont il est séparé
par le canal du Mozambique. Cest la quatrième plus grande
île du monde.
Durant la majeure partie du XIXe siècle, l'île est administrée
par le royaume de Madagascar, cette administration s'exerce dans le
cadre du protectorat français de Madagascar après
1883, à la suite de la première expédition
de Madagascar.
Considérant que le protectorat est peu appliqué par
le gouvernement malgache, la France organise une deuxième expédition
militaire à partir de 1895. Les établissements français
de Diego-Suarez, de Nosy Be et de l'Île Sainte-Marie sont rattachés
au protectorat le 28 janvier 1896.
Les troubles consécutifs à l'intervention militaire
française conduiront, en 1897, à la fin de l'autonomie
malgache, à l'annexion de l'île par la France et à
la réunion de l'ancien protectorat et d'autres territoires
français au sein de la colonie de Madagascar et dépendances.
Le premier gouvernement autonome malgache revoit le jour le 10 octobre
1958 lorsque la république de Madagascar est proclamée
sur le territoire de l'ancien protectorat (territoire de l'ancien
Royaume mérina et des anciens établissements français
de Diego-Suarez, de Nosy Be et de l'île Sainte-Marie) tout en
restant membre de la Communauté française.
En 1960, la République malgache accède à l'indépendance,
ce qui fait du pays l'un des premiers à devenir souverain dans
cette zone de l'océan Indien.
sommaire
En 1885, lorsque la France s'installe à
Diego Suarez, les techniques de communications existantes sont
encore embryonnaires : le courrier postal est le seul moyen de communiquer
à distance. Encore faut-il qu'il y ait une poste ! Or, à
l'arrivée des premiers militaires français, il n'y a
encore aucune infrastructure dans le minuscule village d'Antsirane.
Comme toujours, dans l'histoire lointaine de Diego Suarez, c'est l'Armée
qui mettra en place les services postaux et qui, pendant longtemps,
aura la haute main sur les communications.
A lapproche de la colonisation, ladministration
française établit un service officiel, après
le débarquement du navire « Erymanthe » de la Compagnie
des Messagers Maritimes français. Les activités
réelles en télécommunications ont débuté
en 1886.
La France et lAngleterre avaient instauré dans la Grande
île, un service périodique des courriers.
Larrivée du courrier à la première poste
de Diego Suarez
Organisation des PTT Malgaches
En 1887 Le gouvernement royal met à
la disposition du résident général, 25 élèves
télégraphistes. Ils sinitient rapidement à
la manipulation de lappareil morse, sous la conduite dinstructeurs
métropolitains. «Ce noyau devint vite insuffisant et
laccroissement du trafic obligea à faire appel au concours
de militaires et dauxiliaires, ces derniers recrutés
par examen».
Lampleur des opérations fait ressortir la nécessité
dun personnel spécialisé plus nombreux et larrêté
du 20 novembre 1897 organise le cadre local des PTT de Madagascar.
Parallèlement, un arrêté du 11 avril 1898 crée
un cadre autochtone qui comprend des télégraphistes,
des facteurs et des aides-surveillants.
Les premiers sont recrutés par voie de concours et tous sont
soumis à un stage de formation professionnelle avant dêtre
titularisés.
Dix neuf candidats sont reçus au concours de 1902. Le cadre
des mécaniciens, constitué en 1904, permet de former
dans les ateliers des PTT, dexcellents spécialistes.
Afin de favoriser une large participation des agents malgaches à
lexécution du service, ils sont admis en 1911, «à
émettre et à payer des mandats», puis en 1920,
«à gérer les bureaux à service complet».
«Le caractère industriel et technique des PTT, plus accentué
au fur et à mesure du développement du service, fit
apparaitre la nécessité de préparer à
leur métier, dès avant leur entrée dans lAdministration,
les Malgaches déjà possesseurs dun bagage appréciable
de connaissances générales. »
Un arrêté, en date du 2 mars 1922, crée une section
postale à lÉcole Le Myre de Vilers doù
viennent depuis, «à de rares exceptions près»,
les receveurs et commis du cadre spécial.
Ces dispositions joints aux résultats dune formation
professionnelle menée activement par des agents européens,
permettent dobtenir «des cadres malgaches homogènes,
dun rendement excellent et riches en éléments
capables». Des autochtones sont souvent à la tête
dimportants bureaux.
La direction des Postes et télécommunications donne
les effectifs de son personnel jusquen 1949, chiffres qui témoignent
de lextension du service et qui prouvent aussi que le personnel
malgache, très amélioré en qualité, contribue
pour une large part à lexploitation.
On dénombre ainsi sept Européens et 27 télégraphistes
en 1887, cent 71 Européens et soixante trois télégraphistes
en 1903, cent 36 Européens et 698 Malgaches en 1924, 204 Européens
et 1339 Malgaches en 1949.
De même, le réseau postal évolue progressivement
et les courriers terrestres ont, en 1950, 15 090 km répartis
en 855 km de chemins de fer, 395 km de voies fluviales, 4 478 de transport
routier et 9 362 porteurs humains. Mais partout où louverture
de routes et de pistes le permet, lautomobile remplace le porteur.
À ces moyens sajoutent les navires et surtout les avions.
Dabord militaire, laviation postale est confiée
en 1936, au service de lAéronautique civile, puis en
1945 à la compagnie Air France. Elle se développe avec
une telle rapidité quelle assure en 1950, le transport
de la grande majorité des correspondances. «Seuls les
objets lourds restent aux lents moyens de surface ».
Avec létranger, Madagascar échange chaque mois
par avion, 1 300 kg de courrier grâce au service hebdomadaire
Paris-Tunis-Le Caire- Khartoum-Nairobi-Dar es Salam-Tananarive-La
Réunion et retour, et au service mensuel Tananarive-Mozambique.
Dans lintérieur, le poids du courrier par voie aérienne
atteint 12 000 kg par mois et treize lignes desservent directement
trente deux bureaux. Le nombre dobjets échangés
par la Poste ne cesse de croître: 5 087 000 en 1924, 11 410
000 en 1938, 17 079 000 en 1948.
Les services assurés dans les bureaux sont les dépôts,
expéditions, réceptions et livraisons des objets ordinaires,
recommandés ou avec valeur déclarée; les colis
postaux; les objets contre remboursement; les valeurs à recouvrer;
les mandats-postes et mandats télégraphiques ; les chèques
postaux ; la Caisse dÉpargne; la télégraphie
officielle et privée; le téléphone.
En bien des endroits, les locaux de service sont devenus insuffisants.
«Ils seront agrandis ou remplacés par dautres plus
vastes à la faveur de la réalisation du Plan déquipement»
.
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En 1887 une ligne télégraphique
était posée entre Tamatave et la capitale
Tananarive .
Loffice postal fut crée en 1888 et, dans la foulée,
autorisant la construction et exploitation des lignes télégraphiques,
reliant la capitale et les provinces.
Le télégraphe électrique va parvenir à
Diego Suarez au début du XXème siècle
: « La construction de la ligne télégraphique
vers Diego Suarez fait des progrès appréciables »
(Revue de Madagascar - 1900).
Dabord destiné aux militaires, le télégraphe
va être ouvert aux particuliers, qui pourront expédier
des télégrammes, qu'à partir de 1903.
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Le télégraphe optique
Dès 1896 Le Monde Illustré fait
état de postes télégraphiques:
« Trois postes télégraphiques ont été
élevés : lun à Orangea, près
de la passe, signale les navires quil aperçoit en mer
; le second, celui du plateau, a pour mission de recueillir
ces signaux et dinformer, dès quun navire est signalé,
la direction du port, ladministrateur et le colonel ; il a aussi
pour mission de signaler, au troisième poste, celui de Cap
Diego lenvoi dun malade de linfirmerie militaire
du Plateau à lhôpital du Cap ».
Il sagit bien sûr, comme on a pu le deviner, de signaux
sémaphoriques. Lorsque Diego Suarez devient Point dAppui
de la Flotte, à la fin du XIXème siècle, un certain
nombre de postes optiques, destinés à annoncer larrivée
de navires, vont être installés.
Utilisant la télégraphie optique, inventée par
Claude Chappe en 1792, les postes optiques utilisent des messages
constitués de signaux sémaphoriques qui sont lus à
la jumelle puis reproduits et transmis de poste en poste. Le réseau
de postes optiques dOrangea comprenait ainsi, comme le signale
le Général Gallieni dans son rapport de 1904 :
1° le poste optique dOrangea, qui peut communiquer avec
tous les autres (construit en 1903)
2° le poste optique de Windsor Castle qui pourra signaler la présence
de navires dans les baies du Courrier et de Liverpool...
3° le poste optique dAntsirane, qui communique avec tous
les autres et recueille leurs observations.
4° le poste de Cap Diego, destiné à mettre en relations
le Commandant des troupes de ce secteur avec le Commandant de la défense
à Antsirane ou avec Orangea.
5° le poste optique dAnosiravo qui renseignerait le Commandant
de la Défense sur les débarquements ennemis dans la
baie dAmbodivahibe...
6° un poste optique au Cap dAmbre, communiquant avec le
poste optique de Windsor Castle
7° un poste optique au Cap Saint Sebastien ( celui-ci faisant
partie de la ligne de télégraphie optique Nosy Be -
Diego Suarez)
8° un poste optique à Ambohimarina pour surveiller plus
particulièrement la baie de Rigny ».
Ces postes optiques construits à lusage des militaires
seront, à partir de 1903, ouverts aux communications privées.
Mais, simultanément, dautres moyens de transmission vont
désenclaver Diego Suarez.
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Le téléphone
Comme toujours, cest lArmée qui aura la primeur
de linstallation du téléphone.
Le Bulletin Officiel de Madagascar du 1er février 1905
publie une Instruction relative à létablissement
et au fonctionnement du réseau téléphonique urbain
dAntsirane aussi appelé Diego-Suarez.
Voici les principaux points de cette instruction :
« Chapitre 1er : Partie technique:
- Art I : Le service téléphonique est dirigé
par un officier résidant à Antsirane et placé
sous les ordres du directeur dartillerie ». Il est ensuite
précisé que le commandant de la Défense se réserve
le droit dautoriser linstallation des postes, notamment
chez les particuliers et dans les différents services civils
ou militaires et que les militaires sont responsables du service téléphonique.
« Art II : La construction et le montage des postes
sont faits par le service téléphonique militaire ».
Les particuliers y auront accès à certaines conditions
: ils pourront correspondre avec tous les services et les particuliers
abonnés ; cependant, les télégrammes téléphonés
ne pourront dépasser 30 mots et lautorité militaire
se réserve le droit den réglementer lutilisation...
Dautre part, si le abonnés peuvent utiliser presque librement
le téléphone (sous réserve dautorisation
des militaires), en revanche la clientèle des cafés
et autres établissements possédant un abonnement, ne
pourra lutiliser quavec certaines restrictions.
« Art III : Le matériel des postes des
abonnés est fourni par la direction dartillerie.
« Art IV : Lofficier chargé du réseau
fait exécuter doffice les réparations aux lignes
téléphoniques ». Comme on le voit, le téléphone
- quand il fait son entrée à Diego Suarez- est totalement
sous la coupe de lArmée.
Cette sujétion est complétée et détaillée
par la partie administrative de lInstruction.
« Partie Administrative
Art Ier : Demande dautorisation: Les abonnements
sont concédés sur demande adressée au commandant
de la défense de Diego Suarez.
Ces abonnements, dune durée dun an, donnent droit
à une carte personnelle permettant de se présenter dans
les postes de la ligne du Camp dAmbre pour y transmettre des
messages téléphonés ».
On le voit, on est loin de lusage - abusif ! - que nous faisons
actuellement du téléphone !
Cependant, dès 1902, le service téléphonique
comptera 15 abonnés à Antsirane.
Plus tard, des postes téléphoniques seront installés
dans les principaux villages de la région.
En 1892 fut créé un service de mandats-poste entre
Madagascar et la métropole et ladmission dans le service
dobjets de toute nature de moins de 2 kilogrammes. A lapproche
de la colonisation, un système de télégraphe
optique a été mis en place du côté dAnkaboka.
Et cest à peu près à la même époque
que fut installé le réseau du télégraphe.
Ankaboka, 
En 1896 Telecom Malagasy prend naissance avec la première
ligne de services téléphoniques à Antananarivo.
La poste fut assurée de Tananarive à
Tamatave par voitures attelées (3 jours), puis, à partir
de 1903, par automobiles (2 jours).
1936 La recette principale des postes
entrée - Rues Amiral Pierre et Carayon
Le téléphone fut installé à Tananarive;
à la ligne télégraphique Tananarive-Tamatave
s'en ajoutèrent d'autres reliant la capitale à Majunga,
Analalava, Diego, Fort-Dauphin, Mananjary, Farafangana,
Tuléar.
En 1904 installation des premières cabines téléphoniques
.
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Station de TSF à Mahajanga
antérieure à 1920
La station de T.S.F. devait assurer la liaison avec les nombreux
bateaux qui assuraient le transport du fret depuis le port, un des
plus importants de l'île de Madagascar.
Le 29 avril 1931, durant la colonisation, radio Tananarive
émet pour la première fois, à partir dAntaninarenina
(actuel Office national de lenvironnement -ONE-), avec une puissance
de 500 watts pour deux heures par jour.
Le 31 août 1959, l'Office Malgache des
Postes et Télécommunications, remplace l'Administration
des Postes et Télécommunications créée
en 1956 et sera à son tour remplacée par un Service
des Postes et Télécommunications.
L'indépendance de Madagascar est proclamée
le 26 juin 1960.
Le 16 octobre 1961, le président Philibert Tsiranana
procéda à la pose de la première pierre de ce
qui sera la Maison de la Radiodiffusion (actuel Radio national malagasy
ou RNM) à Anosy. Elle fut inaugurée le 28 février
1963.
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La structure d'organisation des réseaux de
télécommunications dans l'Afrique coloniale francophone
à la fin des années 50 comportait deux
ministères qui en avaient la charge :
1. le Ministère de la France d'Outre-mer pour les réseaux
internes à chacune des trois entités : AOF,
AEF,
et Madagascar.
2. le Ministère des PTT pour les réseaux
"internationaux" : liaisons avec les autres continents,
liaisons interfédérations
Septembre 1970 Création de la STIMAD
(Société des Télécommunications
Internationales de la République de Madagascar), fruit
du partenariat de FCR (Compagnie Française des Câbles
sous-marins et de Radio), et de lEtat malgache.
Il a fallu attendre 1971 pour que soit proposé
aux abonnés les appels téléphoniques à
l'international.
Cette société assura durant prés de vingt ans
lexploitation et la gestion du trafic international de la Grande
Ile.
D ès 1972 la station terrienne dArivonimamo, prés
dAntananarivo permettait dassurer des liaisons par satellite.
La société disposait par ailleurs dun commutateur
Pentaconta
situé à Analakely (Antananarivo) en activité
jusqu'en 1993.
FCR, déjà partenaire de lEtat
de Madagascar, est associée à ce projet prévoyant
lévolution de STIMAD qui absorberait les télécommunications
nationales, alors gérées par le Ministère des
PTT. La nouvelle société ainsi créée aurait
été dénommée « MADAGASCAR TELECOM
», Toutefois, lavènement de la 3ème république
et dun nouveau gouvernement ont remis en cause le schéma
prévu et les négociations ont dû repartir à
zéro .Les négociations ont dabord abouti, mi 1994
à un protocole daccord permettant la création
de la STELMAD (Société des Télécommunications
de Madagascar) à partir de la STIMAD et en intégrant
les télécommunications nationales du Ministère
des PTT. La participation respective de lEtat et de FCR étaient
fixées à 66 % et 34 %.
Mais en parallèle, lEtat et le Gouvernement de Madagascar,
aidés par des cabinets de conseils internationaux, élaboraient
une nouvelle loi régissant le secteur des télécommunications.Cette
loi fût finalement votée et elle prévoyait notamment
la création dun Opérateur Principal malgache pour
les télécommunications.
Le Gouvernement na pas souhaité que la STELMAD soit cet
opérateur principal et à préféré
créer « ex nihilo » une nouvelle société
baptisée Télécom Malagasy ou Telma.
Cette situation a provoqué de nouvelles discussions,
négociations et du retard supplémentaire avant de décider
quil serait procédé à une fusion-absorption
de STELMAD par TELECOM MALAGASY.
Mais cette opération sest révélée
longue et complexe, notamment sur les plans juridique et financier.
Or, la Caisse Française de Développement ne souhaitait
pas prêter de fonds à une société provisoire
et attendait lopérateur définitif, ce qui a sérieusement
retardé le début des travaux structurants du réseau.
En avril 1996, Monsieur Ny Hasyna Andriamanjato, Ministre des
PTT de Madagascar a inauguré la première tranche des
travaux de la « Plaque numérique » concernant
Antananarivo. La deuxième tranche pour Toamasina/Tamatave)
a été inaugurée en septembre 1996.
- Antananarivo est équipé d'un central numérique
E10B3 raccordant 40 000 abonn"s et des extensions jusqu'à
300 000. Fibres entres centres ...
- Toamasina et Antsirabé sont équipés
de deux centres numériques respectivement de 5000 et 3000 abonnés.
- Liaison numérique pra faiseaux herziens entre Antananarivo
et Toamasina reliant au passage Morabonga et Anbaton et Drazaka.
( Consultez le plan numérique
en pdf)
Parallèlement au projet Plaque numérique (concernant
Antananarivo et Toamasina), Telma
a engagé un deuxième grand projet appelé DOMSAT
2, destiné à relier par satellite, entre elles
et à Antananarivo, les 12 villes principales de la
Grande Ile.
Ce projet comportait également pour chaque ville une partie
« commutation » (les centres E10) et une composante
« réseau local » pour la collecte des clients
et leur raccordement au commutateur.
Le projet DOMSAT 2 a été financé dune part
avec des crédits fournisseurs (Alcatel notamment) et
en autofinancement.
Telma est devenu un opérateur
de téléphonie mobile et un fournisseur d'accès
Internet malgache. Cette entreprise offre également un service
de transfert d'argent via mobile. Internet est lancé sur la
grande île en 1995. Telma
fournit la logistique lors du lancement d'Orange à Madagascar
en 1996, puis d'Airtel l'année suivante1.
L'État malgache annonce la privatisation de Telma
en 2001 et choisit Distacom pour son rachat qui se finalise
en 20041.
L'offre Telma
Mobile est lancée en 2006.
En 2010, le réseau TELMA se connecte au câble EASSy,
ouvrant l'accès à la fibre optique dans le pays, et
lance MVola, son service de transfert d'argent par téléphone
mobile qui permet dès 2012 de régler ses factures via
portable.
En 2008, TELMA inaugure la finalisation du backbone national en fibre
optique, et lance la 3G+ l'année suivante.
En mars 2015, Telma
rachète à Numericable (alors détenu à
60 % par Altice) les activités mobiles d'Outremer Telecom pour
70 millions d'euros3,4. Telma
restructure l'entreprise qui devient Telco OI (société
Telecom Réunion Mayotte) et qui commercialise ses forfaits
mobile sous la marque Only.
En octobre 2015, l'opérateur français Free
entre à hauteur de 50 % dans le capital de Telco OI,
opérant ainsi sa première percée sur la Réunion
et Mayotte.
En septembre 2016, alors que l'ARTEC (autorité
de régulation des télécommunications) reproche
à Orange Madagascar de ne pas avoir renouvelé ses licences
d'exploitation périmées depuis février 2016,
la filiale de l'opérateur français annonce lancer une
offre 4G sur l'île, mais en louant les réseaux à
TELMA, un choix qui permet à Orange
de rétablir de bonnes relations avec l'ARTEC.
En 2019, un contrat commercial signé avec Ericsson,
d'un montant de 100 millions de dollars, prévoit sur quatre
ans le déploiement de 2 000 sites mobiles qui permettront à
lopérateur télécoms de compléter
sa couverture réseau du pays. Il est également prévu
le déploiement de sites 4.5G puis 5G dans des zones à
haute densité8.
L'opérateur Telma
a annoncé le lancement commercial du son réseau 5G le
1er juillet 2020, en partenariat avec Ericsson
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Comparée à l'Union européenne,
Madagascar est très en retard dans le développement
des télécommunications. En v, le code national +261
comptait 16,31 millions de lignes. Parmi elles, on comptait
16,28 millions de téléphones mobiles, ce qui
correspond à une moyenne de 0,56 par personne. Dans l'UE, ce
chiffre est de 1,1 téléphone portable par personne.
Avec environ 38.392 millions d'hôtes web, c'est-à-dire
de serveurs Internet se trouvant dans le pays, Madagascar se situe
en dessous de la moyenne mondiale. À la fin de l'année
2020, 286 d'entre eux, soit environ 1 %, étaient sécurisés
par SSL ou un cryptage comparable.
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