SIEMENS & HALSKE
Ernst Werner von Siemens
Siemens est né le 13 décembre 1816 à Lenthe
(aujourd'hui un quartier de Gehrden, près de Hanovre), et mort
le 6 décembre 1892 à Berlin, est un inventeur et industriel
allemand, magnat du génie électrique. Avec Alfred Krupp
et Friedrich Bayer, il est l'un des piliers de l« époque
des fondateurs »
 |
Siemens, issu d'une vieille famille
de Goslar, est le quatrième enfant du métayer Christian
Ferdinand Siemens et de sa femme Éléonore-Henriette
Deichmann. Il est élevé dans la foi protestante.Après
l'emménagement de la famille en 1823 dans le Mecklembourg,
où le père vient d'acquérir le domaine de
Menzendorf, les affaires patinent. Siemens reçoit sa première
éducation de sa grand-mère et de son père,
fréquente une année l'école municipale de
Schönberg (Mecklembourg), suit les trois années suivantes
les leçons d'un précepteur puis fréquente
les trois dernières années le Katharineum de Lübeck.
Il quitte ce lycée en 1834 sans passer ses examens, car
bien qu'il cherche un métier technique, la situation financière
de ses parents l'oblige à seconder son père, surtout
après le décès de sa mère en juillet
1839. Son père décède à son tour en
janvier 1840, laissant Werner, aîné des garçons,
responsable de ses frères et surs.
Sur les conseils d'un professeur de géodésie, Ferdinand
von Bültzingslöwen, il passe le concours des officiers
du génie militaire à Berlin. Mais le chef du corps
du génie, le général Gustav von Rauch, écarte
sa candidature pour des raisons d'âge, étant donné
le trop grand nombre de candidats ; il lui recommande toutefois
de passer le concours dartilleur, où il pourra suivre
les mêmes cours que les officiers du génie. Aux épreuves
à Magdebourg, il est reçu 1er des 14 candidats,
pour quatre places offertes. À lautomne 1835, il
est aspirant pendant trois ans à lÉcole de
lArtillerie et du Génie de Berlin. Là, il
reçoit une formation scientifique très complète,
allant de la géométrie à la chimie en passant
par la physique et la balistique, avec en outre quelques conférences
reçues à lUniversité de Berlin. Il
est reçu lieutenant dartillerie en 1838.
|
Le lieutenant Werner Siemens prend ses quartiers à
Magdebourg puis rejoint sa garnison de Wittemberg où, pour
avoir été témoin lors dun duel, il est
condamné à cinq années de forteresse. Il a toutefois
la permission daménager sa cellule de la citadelle de
Magdebourg en laboratoire : là, dans le prolongement des idées
de Jacobi sur les dépôts galvaniques de cuivre, il développe
un procédé de galvanisation (notamment destiné
à la dorure et largenterie). Gracié par la Couronne,
Siemens retrouve en 1842 les ateliers de lArtillerie à
Berlin.
En 1843, Siemens conçoit une machine pour garnir les
câbles en cuivre d'un revêtement fait avec de la gutta-percha,
une gomme issue du latex naturel. Ces câbles lui servent à
mettre au point des mines marines actionnables à distance,
qu'il fait mouiller au large du port de Kiel pour tenir les navires
danois à distance. Il déploiera deux courtes lignes
sous-marines du même type, traversant le Rhin et le
port de Kiel avec des câbles utilisant cette technologie. Au
cours de la première guerre de Schleswig, en 1848, il sauve
la milice de Kiel en défendant le port de Kiel contre les fantassins
de marine danois, après avoir pris position sur le Fort Friedrichsort
et déploie son câble isolé.
Entre-temps, à la demande des militaires, il commence par poser
en 1847 un câble souterrain entre Berlin et la ville de Grossbeeren,
dans sa banlieue. Le câble est protégé par la
technologie de Siemens.
sommaire
Johann Georg Halske

Johann Georg Halske était un inventeur et industriel allemand,
qui a fondé la société où a travaillé
à ses débuts Werner von Siemens. |
Né à Hambourg en 1814, Johann
Georg Halske à lâge de neuf ans, part vivre
chez un oncle à Berlin. À partir de 1825, il fréquente
le « Gymnasium zum Grauen Kloster », un lycée
de préparation aux études supérieures.
Au bout de quatre ans seulement, il quitte lécole
pour suivre un apprentissage dartisan. Halske commence
son apprentissage chez un constructeur de machines berlinois,
puis rejoint latelier du mécanicien de précision
Wilhelm Hirschmann, où il se sent à son aise.
Comme Hirschmann travaille principalement pour des universitaires
de luniversité de Berlin, Halske entre en contact
avec plusieurs professeurs de physique alors quil est
encore en formation.
Après avoir terminé son apprentissage,
le talentueux mécanicien de précision passe les
années suivantes à acquérir de lexpérience
professionnelle. À lâge de 30 ans, il fonde
à Berlin, en collaboration avec le mécanicien
Friedrich M. Boetticher, son propre atelier où il fabrique
à partir de 1884 principalement des appareils pour des
expériences physiologiques et des instruments de précision
pour de nombreuses institutions des environs de lUniversité
de Berlin. Parmi ses fournisseurs se trouve le scientifique
Emil Du Bois-Reymond, cofondateur de la « Physikalische
Gesellschaft zu Berlin » (Société de physique
de Berlin).Avec Boetticher pour construire les pointeurs
télégraphe de Siemens.
Cest Du Bois-Reymond qui présenta ses deux amis
Halske et Werner von Siemens, alors officier dartillerie
prussien, au début de lannée 1847, sachant
que le pionnier de lélectricité recherchait
un mécanicien compétent pour construire le télégraphe
à aiguille quil avait développé.
En quelques jours, Siemens fut convaincu quil avait trouvé
« avec les mécaniciens Boetticher et Halske, deux
jeunes gens compétents », des partenaires adéquats
pour la construction de lappareil.
|
En 1847, Werner von Siemens fabrique le premier télégraphe
à index électrique. Sur la base de cette invention,
il fonde Telegraphen-Bau-Anstalt de Siemens & Halske. Siemens
sort vite de ses frontières et ouvre des bureaux à Londres
et à Paris ...
Les premiers essais de télégraphie souterraine en Allemagne
datent de 1847 ; ils échouèrent par suite de limperfection
des procédés employés et ne furent repris avec
succès quen 1876.
Mais ce nest pas tout : Halske, qui était plutôt
sceptique, était tellement convaincu du potentiel du télégraphe
quà lautomne 1847, après avoir soigneusement
calculé le volume de commandes attendu, il abandonna son ancien
atelier et prit le risque de fonder une société commune.
Les deux hommes furent dès le début associés
à parts égales. Dans une lettre adressée en 1847
à son frère William en Angleterre, Werner von Siemens
décrit ainsi la répartition des responsabilités
: « Halske, qui est sur un pied dégalité
avec moi dans lusine, dirige lusine tandis que je suis
responsable du domaine du télégraphe, des contrats,
etc. » En plus de la gestion de latelier, Halske était
responsable du développement, du contrôle et des tests
des constructions de son associé, de la surveillance du montage
et de lapprovisionnement en matériel.
La « Telegraphen-Bauanstalt von
Siemens & Halske », une entreprise de fabrication
dappareils télégraphiques, était née.

Il ne fait aucun doute que le savoir-faire, la passion pour les bons
designs et la précision technique dont Halske a fait preuve
dans les inventions et les constructions de son partenaire ont été
lun des facteurs clés du succès de la jeune entreprise
au cours de la phase de démarrage. Werner von Siemens la
toujours dit clairement. Dans son autobiographie, il écrit
: « Linfluence majeure que la société Siemens
& Halske a eu sur le développement de la télégraphie
est en grande partie due au fait que lingénieur de précision
[Halske]
était responsable de la construction. »
Il a par ailleurs loué le « talent admirable »
de son partenaire. Une chose est sûre : sans la contribution
importante de Halske, lentreprise commune naurait guère
pu réussir. Mais ce succès avait aussi un revers, comme
le maître mécanicien lapprendra quelques années
plus tard.
En quelques années, la Telegraphen-Bauanstalt
avait multiplié son chiffre daffaires de 10 300 marks
en 1848 à 253 100 marks en 1851. Mais avec lexpansion
continue de lancien atelier de 10 personnes, les relations entre
les deux amis et partenaires commerciaux ont commencé à
souffrir. En particulier, les exigences élevées du perfectionniste
Halske entraient de plus en plus en conflit avec la nécessité
de produire de grandes quantités de produits de manière
économique et de respecter les délais. Le risque financier
entraîné par lélargissement du portefeuille
et les activités internationales de lentreprise dingénierie
électrique mettaient également l« homme
daffaires prudent » sous pression.
La nouvelle entreprise a investi une partie de son capital, fourni
par son cousin, le magistrat Johann Georg Siemens, dans la location
de locaux, 150 mètres carrés dans la partie arrière
d'un immeuble, et le matériel d'atelier, afin de fournir de
quoi déployer des lignes de télégraphe.
En juin 1848, le Roi de Prusse reçoit un rapport de la Commission
prussienne du télégraphe et décide le 24 juillet
suivant la construction de deux lignes, l'une vers Francfort, où
aura lieu neuf mois plus tard l'élection de l'Empereur d'Allemagne,
et une autre vers Cologne, Aix la Chapelle et la frontière
française. La première est livrée à temps
et incite à construire la seconde, puis deux autres, vers Hambourg,
et Breslau (aujourd'hui Wroclaw) en Silésie. Pour permettre
au câble de franchir les fleuves en sécurité un
tube d'acier l'entoure, apportant une protection de plus, et l'idée
de l'utiliser pour des câbles sous-marins émerge. Dans
un article du 11 avril 1849, le Berliner National-Zeitung explique
que la ligne vers Hambourg a été retardée, car
Berlin ne veut pas entendre parler de son ouverture au privé,
réclamé par les financiers de la ville, mais qu'elle
démarre pour des raisons militaires et sera prolongée
jusqu'à Rendsburg.
Dès juin 1847, deux hommes d'affaires américains, William
Robinson et son gendre Charles B. Robinson avaient rencontré
les marchands de Hambourg pour présenter la technologie Morse
et ils en avaient fait la démonstration à Cuxhaven.
Le Polytechnisches Journal, indique qu'Oberberg sera relié
avant la fin de 1849, permettant de connecter Berlin à l'Adriatique
via l'Autriche-Hongrie. Mal protégées, les lignes sont
souvent attaquées par les rats.
Siemens demeure sous les drapeaux jusqu'en juin 1849 tout en essayant
de gagner de l'argent par diverses inventions, tournant son imagination
à développer des machines directement utilisables. Ainsi,
il invente un nouveau régulateur pour les machines à
vapeur, une presse pour fabriquer des pierres en ciment artificiel
et une presse hydraulique. En revanche, bien qu'il ait échangé
avec son frère sur un projet d'échappement à
roue libre, il ne passe jamais à sa réalisation.
Haslke devenu membre de la "Commission du Télégraphe
prussien" a répondu à un appel d'offres en mars
1848 et décroché en août le contrat pour l'installation
d'une ligne télégraphique entre Berlin et Francfort,
sur 500 km, le long de ce qui était le plus long tronçon
de chemin de fer à cette époque en Europe. L'achèvement
rapide du projet en mars de l'année suivante et les liens étroits
de la jeune entreprise avec les autorités gouvernementales
et militaires prussiennes l'ont aidé à obtenir d'autres
contrats.
Le 18 mars 1849, sa ligne a triomphalement télégraphié
à Berlin l'élection à Francfort de l'Empereur
par la première assemblée nationale allemande.
Ensuite, des désaccords avec la Commission sont rapidement
apparus à l'été de 1849, en raison de lignes
mal isolées qui ont provoqué des perturbations dans
les communications entre Berlin et d'autres villes.
En 1851, l'État prussien a annulé toutes les commandes
avec Siemens & Halske et mis fin à la relation d'affaires.
La diversification de l'entreprise à l'étranger est
ensuite devenue une source de discorde entre les fondateurs de l'entreprise.
Pendant la construction du prolongement de la ligne de Cologne et
Aix la Chapelle vers Verviers, ralentie par le percement de nombreux
tunnels à l'explosif, Werner von Siemens fréquente Paul
Julius Reuters et sa femme, qui s'inquiète de la menace que
ce lien fait peser sur leur activité de pigeons voyageurs.
Il leur conseille de s'installer à Londres en prévision
d'un futur câble sous-marin, qui utilise sa technologie, Siemens
regrettant alors de ne pas avoir déposé de brevet, alors
qu'il est le premier à avoir utilisé cette technologie,
selon les historiens. La Gutta Percha Company, fondée en 1845
par Henry Bewley et Samuel Gurney, pour de simples objets en latex
fournit ensuite les frères John et Jacob Brett pour le déploiement
d'un câble entre Douvres et Calais en 1851, qui fait suite à
l'échec de celui posé en 1850, tellement mal isolé
et protégé qu'il est détruit immédiatement
par un filet de pêche. La société de Newall et
Gordon leur succède rapidement. Siemens reconnait que les Anglais
ont un accès généreux au marché du latex
mais pointe la négligence dans les tests et contrôle
qualité ou la formation des techniciens.
La société de Newall et Gordon obtiendra ensuite le
contrat pour déployer un câble sous la mer Noire, pendant
la guerre de Crimée, achevé à temps pour l'annonce
de la fin du siège de Sébastopol en 1855.
Werner von Siemens lui obtient des contrats auprès des russes.
Il se rend dans la capitale début 1852, en passant par Riga,
Düna et Bolderaja, et connait l'histoire du câble souterrain
qui la relie avec Moscou depuis 1849, et les expériences du
professeur Moritz von Jacobi. Il fera construire une usine de câbles
à Woolwich, en Angleterre en 1863.
La Grande Exposition de 1851 à Londres, à Crystal Palace,
a permis à la société d'effectuer ses débuts
sur la scène internationale, mais elle n'y a rencontré
aucun succès d'ampleur, malgré un prix décerné
par l'un des organisateurs de l'événement. Werner s'y
rend avec ses frères.
Le jeune entrepreneur Siemens épouse le 1er octobre 1852, à
Knigsberg, l'une de ses nièces, Mathilde Drumann: elle
est la fille du professeur d'université Wilhelm Drumann et
de Sophie Mehlisz. De cette union naîtront deux garçons,
Arnold (de) et Wilhelm (de) et deux filles, Anna Zanders (de) et Käthe
Pietschker (de) (1861-1949). Mathilde meurt le 1er juillet 1865. Le
13 juillet 1869, il s'est remarié avec une autre cousine, Antonie
Siemens, fille de Carl Georg Siemens (de), qui sera plus tard élevé
au rang de baron par le roi de Wurtemberg, et d'Ottilie Denzel. De
ce deuxième mariage naîtront Carl Friedrich et Hertha.
Carl Heinrich von Siemens représentait la société
en Russie. Il créa la branche russe de la société
en 1853, obtenant un contrat pour la construction du système
télégraphique. En 1886, ils obtinrent l'autorisation
de créer l' Obshchestvo Elektricheskogo Osveshcheniia (Société
d'éclairage électrique), également connue sous
le nom de Société de 1886.
En 1854, Halske écrivait à son associé : «
Je ne vois pas pourquoi une entreprise allemande raisonnable, en dehors
de son envergure et de ses bénéfices, ne donne plus
la satisfaction quelle procurait autrefois, je pense que le
rythme effréné des affaires russes est derrière
cela. »
En1861 plus tard et de nombreux conflits avec les frères Siemens
notamment à propos de lintroduction de la production
en série et du système de prix à la pièce
Johann Georg Halske résumait ainsi la situation dans
une lettre à son ami et partenaire de longue date : «
Nous aspirons tous les deux au même objectif, nos réalisations
parlent en faveur de cela et tout le monde le dit ; mais larbre
qui a porté ces fruits et qui est né de notre confiance
mutuelle ne peut pas prospérer si la terre autour de son tronc
est continuellement labourée [
] chacun de nous a sa propre
façon de sefforcer, moi le plus faible des deux,
comme je dois me considérer je suis perdant car je dois
toujours madapter et je suis à la merci dune vague
qui menace de mengloutir. »
En décembre 1863, Johann Georg Halske se retire de la direction
de la filiale anglaise. À la fin de lannée 1867,
il quitte la maison mère berlinoise, en accord avec son ancien
associé, avec lequel il restera ami jusquà sa
mort en mars 1890. Afin de ne pas mettre en danger lexistence
de Siemens & Halske, il laisse la majeure partie de son capital
dans lentreprise sous forme de prêt jusquen 1881.
Halske verse également 10 000 thalers au fonds de pension créé
à loccasion du 25e anniversaire de lentreprise
en 1872.
Lentreprise est connue sous le nom de « Siemens &
Halske » jusquen 1966, et ce nest quavec
la fondation de lactuelle Siemens AG que le nom Halske disparaît.
En 1866, Werner Siemens établit le principe de la dynamo électrique.
L'un de ses professeurs à l'école d'artillerie n'était
autre que le physicien Gustav Magnus, à qui Siemens expédie
un exemplaire de cette dynamo. Magnus voit tout l'intérêt
de cette invention et s'efforce de publier cette découverte,
d'abord à Berlin puis à Londres.
En 1866, Werner Siemens et ses frères
investissent dans un grand projet télégraphique, associant
l'Orient à l'Europe, l'Indo-European Telegraph Company. La
société doit prolonger le projet de câble de Reuters
reliant Lowestoft à l'île allemande de Norderney puis
Hanovre et Hambourg et qui affiche une rentabilité de 19 %
dès 186824. Via l'Iran, il doit relier Bombay à Londres,
en utilisant l'Indo-European Telegraph Company des frères Siemens,
qui est très bien valorisée à son entrée
en Bourse, avec 450 000 sterling25. Les frères Siemens détiennent
20 pour cent de l'entreprise et Paul Julius Reuters est aussi associé.
En 1874, Werner von Siemens a déposé
un brevet pour un appareil utilisant une bobine mobile, également
connu sous le nom de « transducteur électrodynamique
». Cette invention marquait une avancée significative
en utilisant une bobine de fil mobile placée dans un champ
magnétique. Les vibrations sonores faisaient bouger la bobine,
générant ainsi un signal électrique proportionnel
aux vibrations. Ce principe est encore utilisé dans les microphones
dynamiques modernes. Le brevet de Siemens na pas été
immédiatement appliqué aux microphones, mais il a influencé
les futures innovations dans les technologies de transduction sonore.
En 1877, Siemens obtient le brevet du haut-parleur
électrodynamique.
En 1879, lors de l'exposition industrielle de Berlin, Siemens
& Halske met en service un petit train pour les visiteurs qui
est tracté par la « première locomotive (électrique)
digne de ce nom » dont le moteur est alimenté en énergie
par une installation fixe.
Le 17 février 1887, Siemens acquiert le domaine
de Biesdorf, d'une superficie de 600 hectares, qui comprend un château.
L'année suivante, il est anobli par l'empereur Frédéric
III : Werner Siemens devient Werner von Siemens. Il transmet en 1889
le château à son fils Wilhelm. Dans sa résidence
secondaire de Bad Harzburg, Siemens a rédigé de 1889
à 1892 ses mémoires pendant ses vacances de fin d'année
: il les fera publier peu avant sa mort.
Entre-temps, les activités de l'entreprise
s'élargissent pour inclure les dynamos , les câbles,
les téléphones , l'énergie électrique
, l'éclairage électrique et d'autres avancées
de la révolution industrielle ultérieure .
En 1890, l'entreprise devient une société en
commandite simple, avec Carl Siemens (le frère de Werner) et
Arnold et Wilhelm Siemens (les fils de Werner) comme associés
principaux ; en 1897, elle devient une société à
responsabilité limitée, Siemens
& Halske AG.
L'entreprise, située à Berlin - Kreuzberg , était
spécialisée dans la fabrication de télégraphes
électriques selon le brevet de Charles Wheatstone de 1837.
Siemens & Halske n'était pas seule dans le domaine de l'électrotechnique.
En 1887, Emil Rathenau avait fondé l'Allgemeine Elektrizitäts-Gesellschaft
(AEG), qui devint un concurrent de longue date.
En 1881, Siemens & Halske construisit le tramway Gross-Lichterfelde
, première ligne de tramway électrique au monde , dans
la banlieue sud-ouest de Lichterfelde à Berlin, suivi du tramway
de Mödling et Hinterbrühl près de Vienne , premier
tramway interurbain électrique d' Autriche-Hongrie . En 1882,
la voie expérimentale « Elektromote », un concept
précoce de trolleybus , fut inaugurée dans la banlieue
berlinoise de Halensee . La popularité croissante des télégraphes
et des tramways électriques, ainsi que des générateurs
et des moteurs électriques, assura une croissance constante
pour Siemens & Halske.
Le 6 décembre 1892, Werner von Siemens succombe à Berlin
d'une pneumonie. Il est enterré à l'Alten Luisenfriedhof
(de) à Charlottenburg ; par la suite, ses cendres sont transférées
dans le caveau familial des Siemens au Südwestkirchhof Stahnsdorf
de Berlin.
sommaire
Siemens & Halske était alors un important
producteur d'équipements industriels lourds, et les télécommunications
ne représentaient qu'une petite partie de leurs activités
qui ne sera pas traité dans cette page, la télégraphie
et la téléphonie sont les centres d'intérêt
qui sont abordés.
1977 Dès le début du téléphone,
leader de la télégraphie en Allemagne, Siemens sera
moteur de l'évolution du téléphone
Heinrich Stephan, directeur général
des Postes de Berlin, fut ravi d'apprendre l'invention du téléphone
de Bell,
L'introduction du téléphone débuta lorsque,
le 18 octobre 1877, Heinrich Stephan, le chef
du RPTV : Postes et Télégraphes impériaux,
eut connaissance de l'invention d'un « télégraphe
parlant » .
 |
La nouvelle de la simplicité
du téléphone de Bell,
qui peut être utilisé alternativement pour parler
et écouter, est parvenue au ministre des Postes Heinrich
von Stephan, le fondateur de l'Allgemeine Postverein, via
de rares notes de journaux dans les journaux berlinois.
Von Stephan a essayé d'en savoir plus sur les téléphones
Bell et a fini par tenir entre ses mains un article du SCIENTIFIC
AMERICAN du 6 octobre 1877.
Le même jour, le 18 octobre 1877, Stephan écrivit
à l'électricien de la compagnie télégraphique
nord-américaine Western Union Telegraph
Company M. Georg B. Prescott.
« Je vous demanderais de me laisser acheter un ensemble
de la machine Bell et de me dire si vous l'avez déjà
essayé et comment cela s'est avéré ».
Mais le 24 octobre 1877, Stephan reçut deux téléphones
Bell de M. Fischer, le chef du bureau télégraphique
principal de Londres de Hanovre. Stephan a immédiatement
fait effectuer des tests, qui se sont avérés être
à son entière satisfaction.
Ces deux téléphones Bell, donnés personnellement
à Fischer par Bell, ont été les premiers
téléphones à atteindre l'Europe.
Stephan fit faire les premières tentatives dans son immeuble
de son bureau, à la chambre;(environ 100 pas).
Après les premières tentatives téléphoniques
sur une ligne entre le General Post Office Berlin, Leipziger Strasse
15, et le General Telegraphenamt Berlin, Französische Strasse
33 b - c, le 26 octobre 1877, Stephan déclara: «Messieurs!
Nous devons nous souvenir de ce jour! " |
Dans une lettre manuscrite sur la nature du téléphone
et les résultats des expériences qui avaient déjà
été menées avec lui, Stéphane fit part
au prince Bismark de ses intentions sur l'usage qu'il comptait faire
du téléphone le 9 novembre 1877.
Trois jours plus tard, le 12 novembre, Stephan reçut
l'ordre de Heinrich de se rendre chez l'empereur Guillaume pour lui
montrer le téléphone (le premier téléphone
fabriqué en Allemagne).
Stephan a installé un violoniste sur un appareil dans une pièce
éloignée. Lorsque l'Empereur alla au téléphone
dans sa chambre et entendit le violon, il exprima son vif étonnement
et dit à Stéphna : "C'est votre chance, que vous
n'ayez pas inventé cela il y a quatre siècles, sinon
vous auriez été brûlé comme sorcier".
La question du brevet ne se posa pas, car Bell n'avait
pas breveté le téléphone en Allemagne. Le droit
des brevets était relativement nouveau (les premiers brevets
allemands n'avaient été délivrés qu'en
juillet 1877) et le droit international des brevets était encore
loin d'être acquis. C'est pourquoi Werner Siemens fit breveter
le téléphone en Allemagne le 14 décembre 1877.
Bell en fut informé et écrivit à Siemens &
Halske : « Messieurs, il paraît que vous fabriquez
et vendez des téléphones en Allemagne. En tant qu'inventeur
du téléphone articulé, je vous écris pour
vérifier les faits . » Siemens répondit :
« Puisque vous n'avez pas réussi à faire breveter
votre belle invention en Allemagne, nous allons continuer la production.
Mais veuillez nous indiquer dans quels pays vous avez un brevet afin
que nous puissions refuser des commandes de ces pays. Nous avons déjà
refusé des commandes d'Angleterre, d'Autriche et de Belgique.
»
Cest cette même absence de système international
de brevets qui a permis à Lars Ericsson de développer
ses téléphones en Suède.
La première ligne téléphonique de la capitale
allemande, longue de deux kilomètres, fut inaugurée
le 26 octobre 1877. Mais le système nécessitait des
appareils permettant aux utilisateurs de téléphoner
entre eux. La société Siemens
& Halske fut chargée de produire des téléphones
basés sur l'original de Bell.
Werner Siemens a reconnu le vaste potentiel des télécommunications.
Siemens & Halske ont été parmi les premiers à
promouvoir les techniques de production de masse, avec 200 téléphones
sortant de leur atelier chaque jour à partir de novembre 1877.
L'entreprise a été fidèle à sa réputation
de pionnière des technologies de communication.µ
Dès le début, les ingénieurs ont investi dans
le développement de la technologie. Ils ont accordé
une grande importance à l'ergonomie, qui devait rendre l'utilisation
du téléphone plus confortable. Ils ont commencé
par l'introduction du combiné manuel, suivi plus tard par le
combiné en forme de cuillère qui a caractérisé
le design pendant de nombreuses années. Les premiers appareils
ont bien sûr eu leurs problèmes de jeunesse. Les connexions
étaient très sensibles aux interférences, tandis
que la " sonnerie " essentielle s'est avérée
problématique. Un réveil a pris cette fonction en charge,
tirant l'énergie nécessaire d'une batterie qui fournit
en même temps le courant pour le signal vocal. La manivelle
" à main " a été largement utilisée
comme alternative.
Le 26 octobre 1877, l'histoire
du téléphone en Allemagne commence à Berlin
cette date doit être considérée comme l'anniversaire
du téléphone en Allemagne.
H. Stephan décide que le téléphone doit être
inclus dans le service de renseignement public en tant que moyen de
transport à part entière.
La première liaison téléphonique a été
établie entre le bureau de poste général de Leipziger
Strasse 15 et le bureau général du télégraphe
situé au 33c entre l'ancien ministre des Postes Heinrich Stephan
et le directeur général du télégraphe
Budde.
Après cinq jours d'essais pour déterminer la portée
de transmission maximale de la nouvelle invention, Stephan décida
de l'utiliser comme prolongement du réseau télégraphique
existant dans les régions qui généraient peu
de recettes.
Stephan a mené des expériences avec ces deux téléphones
Bell d'octobre 1877 à avril 1878 sur une ligne téléphonique
de deux kilomètres. Puis Berlin - Schöneberg (6
km), Berlin W 66 - Potsdam (26 km) et Berlin W 66 - Brandenburg (Havel)
(68 km).
Le dernier "Geheime
Oberpostra"t et le conseil de conférences du "Reichspostamt
Christiani" ont rapporté dans le Elektrotechnisches
Jahrbuch, Halle (Saale) 1883, les tentatives suivantes
:
Téléphone Bell 1877
"Désormais, les expériences se poursuivent
quotidiennement. Le 30 octobre, le conférencier et un
collègue devaient se rendre à Schöneberg
près de Berlin pour connecter le téléphone
à un fil sur le câble Berlin-Schöneberg nouvellement
posé. Les messieurs ne croyaient pas qu'il serait possible
de comprendre les paroles prononcées à 6 km. Mais
voilà, la tentative a excellemment réussi, oui,
semblait-il, encore mieux que sur la courte route à Berlin.
Sé. Excellence a immédiatement envoyé les
fonctionnaires; ils doivent d'abord se rendre à Potsdam
et de là appeler le téléphone. Bien que
la distance entre Berlin et Potsdam soit de 26 km, la communication
était assez bonne. Encore une fois, les fonctionnaires
durent conduire jusqu'à Brandebourg (Havel). Mais ici,
ils ont rencontré des difficultés inattendues
...
Le maître de poste n'avait pas encore entendu parler de
l'invention du téléphone et ne voulait pas que
l'instrument inconnu soit connecté au câble ; Ce
n'est que par crainte de la colère menaçante de
nos maîtres qu'il s'est laissé persuader de remettre
les clés du décodeur ; mais il resta incrédule
et méfiant même après que les deux messieurs
eurent déjà entamé une conversation orale
avec Berlin. la communication était encore possible à
une distance de 61 km. Maintenant, les fonctionnaires ont reçu
l'ordre d'aller à Magdebourg et d'appeler d'ici le lendemain
matin, 31 octobre. Ici, cependant, à une distance de
141 km, une bonne communication n'était plus possible.
Des mots individuels avec beaucoup de voyelles, comme le nom
Christiani, étaient encore compréhensibles, et
les sons d'un cor postal soufflé à Magdebourg
étaient encore clairement entendus par les messieurs
qui écoutaient à Berlin ; mais une conversation
ne pouvait plus avoir lieu."
Stephan initie l'ingénieur Werner von Siemens
pour construire leur propre téléphone et comme
Bell n'avait pas été breveté en
Scandinavie et en Allemagne, la firme d'ingénierie berlinoise
Siemens & Halske a pu produire ses propres appareils
et commencer à les améliorer.
Afin de créer la base pour d'autres expériences,
la société Siemens & Halske a été
mandatée pour la production d'autres appareils.
En 1877 les téléphones primitifs de Bell
ne disposaient pas encore de système d'appel (sonnerie),
le téléphone ne devint utilisable que lorsque
Siemens eut l'dée d'ajouter un sifflet
(ou trompette) sur le dessus du pavillon.
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Le Premier téléphone de Werner
Siemens, brevet N° 2355
du 14 décembre 1877.

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Décembre 1877 : 20 téléphones
de Siemens et Halske sont achetés en Bavière .
Hiver 1877 : l'Allemagne envoie deux téléphones
en Suisse pour les tests et fournit les informations
demandées via le service téléphonique allemand.
La Belgique et l'Italie reçoivent également deux appareils
chacune.
Le 7 décembre 1877 Siemens & Halske fournira 700 téléphones
par jour ..." et jusqu'ici c'est une goutte dans l'océan
" dira Werner Siemens.
Dans le Reichspostmuseum, les téléphones sont installés
gratuitement (installations d'usine).
sommaire
Du téléphone manuel à l'automatique
Les premiers tableaux téléphoniques multiples furent
introduits en Allemagne en 1886 et installés dans les centraux
de Berlin et de Hambourg.
Leur fabrication fut rapidement reprise par les principaux fabricants
allemands d'appareils téléphoniques,
Siemens et Halske, Mix
et Genest, et R. Stock and Company
(plus tard Deutsche Telephoniverke).
Leur utilisation fut étendue après 1893 aux autres grandes
villes en réponse à la taille croissante de leurs réseaux
de centraux, puis aux centraux des villes plus petites, qui à
leur tour dépassèrent le vieux modèle de tableau
téléphonique simple. L'appareil d'appel à magnéto
fut introduit pour la première fois dans trente des plus grands
centraux entre 1892 et 1898, à la place des appareils d'appel
de qualité inférieure qui étaient en service
avant cette date. Après 1895, il fut introduit dans tous les
nouveaux centraux jusqu'à l'invention du tableau téléphonique
à batterie commune.
Ce dernier fut introduit au cours de la période 1901-1905 dans
un certain nombre de centraux plus grands qui furent reconstruits
au cours de cette période afin de suivre le rythme des demandes
croissantes de service.
En général, les hommes d'affaires n'aiment pas les perturbations
qui, dans une certaine mesure, sont inévitables en rapport
avec des modifications de nature aussi fondamentale, et la politique
actuelle de l'administration impériale des téléphones
est de remplacer la batterie commune lorsque les installations existantes
s'usent ou lorsque la reconstruction d'un système d'échange
est nécessaire afin de faciliter l'expansion ultérieure
de l'activité d'échange.
Avec l'installation des centres manuels, Siemens développe
également le réseau de lignes nécessaire.
Une double ligne de cuivre relie chaque abonné à un
central téléphonique, où des opérateurs
aux doigts agiles relient les lignes via un « standard de dérivation
». Ces standards doivent leur nom à la technologie utilisée
: les appels sont signalés aux opérateurs par la chute
de volets numérotés, maintenus en place par un électroaimant
lorsqu'ils ne sont pas utilisés. Si un abonné souhaite
mettre fin à la communication, il doit relever le volet correspondant
à la main.
Le nombre croissant de connexions a entraîné de plus
en plus de problèmes. La capacité initiale des standards
téléphoniques était limitée à 50
lignes. Plus les gens souhaitaient passer des appels, plus de standards
étaient installés dans les centraux. Les connexions
d'un standard à un autre étaient annoncées à
l'avance en appelant à travers la pièce. La conséquence
fréquente était une confusion totale, avec des numéros
erronés et des abonnés qui attendaient des connexions
qui n'étaient jamais établies.
En juillet 1897, lentreprise devient une société
anonyme (SA) opérant sous le nom Siemens
& Halske AG
Le frère de Werner von Siemens, Karl Heinrich, ainsi
que les fils de Werner, Arnold et Georg Wilhelm , développèrent
l'entreprise et érigèrent de nouveaux locaux Siemens
& Halske le long des rives occidentales de la Spree , dans la
banlieue berlinoise de Charlottenburg, en 1897. Le vaste nouveau site
de l'entreprise continua de s'agrandir et, à partir de 1899,
il fut connu sous le nom de Siemensstadt .
Siemens & Halske s'est rapidement développée en
ouvrant des représentations en Grande-Bretagne et en Russie,
ainsi que ses propres usines de fabrication de câbles à
Woolwich et à Saint-Pétersbourg . L'essor de l'entreprise
a été soutenu par le brevet de Werner von Siemens sur
le générateur électrique ( dynamo ) de 1867.
Commutateur multiple.
Dans les réseaux téléphoniques de grande taille,
des dispositifs de commutation spéciaux, appelés commutateurs
multiples, sont nécessaires pour établir des connexions
entre les différents abonnés. Le principe de ces commutateurs
est le suivant :
Chaque opérateur dispose devant lui d'un certain nombre de
clapets d'appel par lesquelles les abonnés expriment leur désir
de connexion.
De plus, chaque commutateur est pourvu d'une prise dite « multiple
» pour chaque abonné connecté au central, de sorte
que l'agent concerné peut immédiatement connecter l'abonné
appelant avec tout autre abonné à sa portée.
Chaque commutateur est donc doté d'autant de prises multiples
qu'il y a d'abonnés connectés au central. Bien que les
dispositions des circuits et les types d'appels aient subi de nombreux
changements au fil du temps en raison des exigences toujours croissantes
de l'exploitation, le principe du commutateur est resté inchangé.
L'entreprise Siemens & Halske a commencé à construire
de tels commutateurs dès 1896 et a depuis construit un grand
nombre de centraux dans le pays et à l'étranger.
Le système de commutation multiple était utilisé
dans le bureau d'échange de Nuremberg construit par Siemens
& Halske.
La première armoire montre le circuit d'un poste de travail
pour les connexions au sein du district de l'autorité locale,
la seconde montre le circuit d'une ligne de connexion entre deux bureaux
d'un réseau municipal.
Les armoires modèles sont destinées à expliquer
le processus de commutation dans le dernier système développé
par Siemens & Halske A.-G. système sophistiqué de
commutation multiple avec batterie centrale. Les principaux avantages
de ce système sont :
1. Appel automatique par l'abonné en décrochant le combiné.
2. Batterie centrale au central pour alimenter les microphones de
l'abonné et du central.
3. Fonctionnement en double ligne dans le central sans ligne de test
spéciale.
4. Utilisez uniquement des prises et des fiches en deux parties.
5. Simplicité maximale du circuit, notamment en évitant
les relais d'arrêt.
6. Équivalence du système pour une ligne simple ou double
ou la combinaison des deux dans le réseau urbain.
7. Adaptabilité facile aux systèmes existants.
1
2
Les signaux d'appel et de fin sont des ampoules qui sont allumées
par des relais. Le nombre de lampes d'appel attribuées à
chaque poste varie entre 120 et 300, selon la fréquence des
appels sur chaque ligne.
Dix lampes d'appel et dix fiches d'interrogation sont réunies
dans une bande combinée en caoutchouc dur et en métal
; les deux bandes sont installées l'une en dessous de l'autre
de telle manière que la fiche d'interrogation correspondante
se trouve à côté de chaque lampe.
L'agent est muni d'un casque et d'un microphone de poitrine. Les relais
d'appel sont activés en décrochant le combiné
du commutateur à crochet du poste d'abonné, le circuit
de la batterie centrale étant fermé en désactivant
un condensateur situé dans le poste d'abonné via les
enroulements du relais. d'autres relais servent à mémoriser
les différents états de la communication. Le signal
de fin est émis automatiquement lorsque le combiné téléphonique
est raccroché.
Le fonctionnement simple est brièvement le suivant :
L'appel au central se fait en décrochant le combiné
; La fiche d'interrogation doit être insérée dans
la prise d'interrogation située à côté
de la lampe allumée, l'interrupteur vocal doit être mis
en position d'interrogation ; Connexion des participants : Après
réception du message, il faut vérifier la ligne demandée
en touchant la prise multiple concernée avec la pointe de la
fiche de connexion ; si la ligne est occupée, un bruit de craquement
se fera entendre dans les écouteurs. Si la ligne est libre,
insérez la fiche de connexion dans la prise multiple et appelez
l'abonné à l'aide du commutateur de conversation. L'interrupteur
passe alors automatiquement en position de communication ;
Le bureau, ouvert au trafic au début de 1906, a une capacité
de 20 000 branchements d'abonnés.
Les commutateurs sont construits sous forme d'armoire ; Les armoires
sont placées au milieu de la pièce, dos à dos,
en deux rangées sur un podium bas ; Les racks relais sont prévus
entre les rangées d'armoires.
Central téléphonique longue distance
de Nuremberg.
Outre les centraux locaux, c'est-à-dire les centraux qui relient
les abonnés d'une même ville, les centraux longue distance
qui relient les appels de ville à ville jouent un rôle
important.
Les lignes longue distance étant très coûteuses,
elles doivent également être très bien utilisées
pour que l'exploitation soit rentable. C'est pourquoi les centraux
longue distance sont équipés d'installations permettant
de bien utiliser les lignes. Un central téléphonique
longue distance de dernière génération est celui
de la société Siemens & Halske A.-G. Le bureau longue
distance de Nuremberg a été construit en 1900 et mis
en service début 1906. Une fois entièrement agrandi,
240 lignes longue distance pourront y être connectées.

La dernière conception de téléphone longue distance
est celle de Siemens & Halske A.-G. Bureau longue distance de
Nuremberg, construit en 1901 et mis en service début 1906,
et auquel 240 lignes longue distance peuvent être connectées
une fois entièrement agrandies.

La forte croissance du trafic téléphonique est due en
grande partie à la commodité offerte au public par lautorisation
des extensions téléphoniques. Jusqu'à cinq sous-stations
à proximité peuvent désormais être connectées
à chaque ligne d'abonné menant au central. Pour exploiter
de telles extensions, il est nécessaire de mettre en place
une sorte de sous-centre constitué d'une petite armoire de
commutation. Ce « commutateur d'extension » est installé
chez un abonné raccordé au central, le « poste
principal », et est relié au poste téléphonique
du poste principal et à ceux des extensions de telle manière
qu'ils puissent être raccordés au central ou au poste
principal. un autre abonné ne peut communiquer que via le bureau
principal.
La mécanisation de la commutation a été une
avancée majeure : d'abord une centaine, puis plusieurs milliers
d'appels pouvaient être commutés simultanément,
sans intervention d'un opérateur. L'un des premiers systèmes
de ce type a été le « sélecteur à
deux mouvements », inventé par l'Américain Almon
Strowger en 1889. Il s'agissait
d'une avancée considérable : un sélecteur Strowger
était capable de gérer automatiquement 100 appels. Même
si ce système avait été utilisé, la limite
de capacité aurait été très rapidement
atteinte. Le courant nécessaire pour contrôler les équipements
de bureau aurait été très élevé
et les batteries nauraient pas eu une longue durée de
vie. En bref, ce système et donc aussi le travail de développement
d'Almon Brown Strowger n'ont jamais été couronnés
du succès auquel, malheureusement, on essaie encore aujourd'hui
de faire croire les lecteurs dans des livres spécialisés
et même des articles scientifiques.
Bien que trop jeune les brevets de téléphonie automatique
strowger ont également été demandés en
Allemagne le 27 juin 1892.
John et Charles Erickson avaient influencé le développement
depuis un certain temps. Mais maintenant, ils apprennent de leurs
expériences et des défis qui les attendent pour lavenir.
Le plus gros problème était laugmentation des
capacités. Ils ont rapidement réalisé que cela
nécessiterait plusieurs connexions parallèles sur l'arbre
de changement de vitesse et qu'il faudrait les rallonger. Il a donc
fallu développer une autre forme de banque de contacts. Cependant,
même avec une capacité de plusieurs centaines de participants,
la vague de commutation deviendrait inacceptablement longue. Cependant,
grâce à la rotation de l'arbre de commutation, 10 participants
différents ont pu être atteints.
Il convient de noter à ce stade que les sélecteurs de
connexion, appelés appareillages secondaires, doivent être
considérés comme les précurseurs des sélecteurs
de groupe, bien qu'ils existaient déjà.
Le 23 novembre 1889, George W. Coy déposa une demande de brevet
sous le numéro de série 329 087, qui lui fut accordée
le 23 août 1892 sous le numéro de brevet 481 247. Un
autre brevet, déposé le 21 mai 1891 par James W. McDonough
de Chicago, Illinois sous le numéro de série 393601,
a été accordé le 7 juillet 1995. De même,
le brevet 550.729 du 3 décembre 1895 (demandé le 20
février 1893 sous le numéro d'ordre 463.088).
Le brevet le plus intéressant fut cependant celui accordé
à Moïse Freudenberg le 10
janvier 1896 (déposé le 10 janvier 1896 à Paris).
Il a fait une distinction entre les premiers et les seconds sélecteurs.
Ce brevet était une extension du brevet 546.725 du 24 septembre
1895, préparé par Salomon Berditschewsky et Moise Freudenberg,
déposé le 27 mars 1895 sous le numéro de série
543.412, qui est présenté
dans cette page du site. Il est donc clair que Moise Freudenberg,
en collaboration avec Salomon Berditschewsky, dit Apostoloff, a en
fait donné la direction du développement, d'autant plus
qu'ils construisaient depuis longtemps des systèmes de commutation
pouvant accueillir jusqu'à 10 000 abonnés pour les frères
Charles et John Erickson et Alexander Keith, alors que ces derniers
ne pouvaient construire que des systèmes pour un total d'environ
900 abonnés et que ceux-ci étaient également
considérablement limités dans leurs fonctionnalités,
et donc en réalité inutilisables. Laugmentation
de capacité a été réalisée exclusivement
via des lignes partenaires.
Nous ne souhaitons pas entrer plus en détail dans les déclarations
de Smith, McDonough et Coy, car elles sont en fin de compte sans rapport
avec la technologie utilisée en Allemagne.
Le 16 décembre 1895, après la retraite d'Almon B. Strowger,
Keith et les frères Erickson déposèrent une demande
de brevet sous le numéro de série 572331. Le 5 décembre
1899, elle leur fut accordée. Le « sélecteur de
groupe » est apparu, ce qui a pu améliorer les performances.
C'est cet version qui sera utilisée pour la première
fois en Allemagne, avec l'appareillage de commutation développé
par les frères John et Charles Erickson et Keith.
Le système pour 1000 participants développé à
l'été 1896 par Alexander E. Keith et John et Charles
Erickson était similaire à l'idée de James G.
Smith. Ils y sont parvenus en regroupant les sélecteurs Il
s'agit de sélecteurs spéciaux comportant dix contacts
de banque disposés les uns au-dessus des autres. Chaque abonné
se voit attribuer en permanence un tel sélecteur de groupe
et une seule ligne de connexion va de chaque groupe à chaque
groupe de sélecteurs de ligne. Les lignes d'abonnés
sont connectées à deux endroits du central, à
savoir d'une part au sélecteur de groupe pour atteindre un
groupe de sélecteurs de lignes et d'autre part à un
sélecteur de ligne . Avec 1000 participants connectés,
il y aurait donc 100 groupes de ce type avec 10 sélecteurs
chacun.
Mais revenons dabord sur le développement
de lentreprise.
Le 28 janvier 1897, la « Drawbaugh Telephone and Electric Appliance
Company, Limited de Baltimore, Maryland et Londres, Angleterre »
devient « Automatic Telephone Exchange »
à Washington D.C., une société de vente de systèmes
téléphoniques automatiques. Le colonel T. W. Tyrer,
originaire de Washington D.C., était le chef et la bonne âme
de la compagnie. Il était assisté de John Bauernschmidt,
vice-président, et de Joshua Horner, tous deux de Baltimore.
Il a été convenu contractuellement que l'Automatic Telephone
Exchange Company agirait en tant qu'agent du central téléphonique
automatique de Strowger aux États-Unis. Le central téléphonique
automatique de Strowger devait payer 3 $ pour chaque composeur installé,
y compris les accessoires, par année d'utilisation.
La première année, le plan était de vendre 3
000 unités par an pendant une période de 10 ans. Les
paiements tardifs de redevances étaient soumis à des
intérêts de 6 %.
La société Strowger a commencé à installer
des commutateurs de numérotation de groupe à Augusta
en février 1897, en utilisant ce système qui vient d'être
décrit. Mais il y avait toujours une sélection forcée
du sélecteur de ligne à partir du sélecteur de
groupe, c'est-à-dire que la configuration de la connexion à
l'abonné souhaité était fixée à
partir du sélecteur de groupe, car il n'y avait qu'une seule
ligne de connexion par groupe au sélecteur de ligne. L'installation
d'Augusta a été achevée en mars 1897. Le générateur
d'impulsions ou cadran utilisé dans les postes d'abonnés
pour composer le numéro de téléphone était
très similaire à celui développé au printemps
(brevet numéro 597062) à l'exception du régulateur
centrifuge, qui a été remplacé par un simple
dispositif centrifuge qui fonctionnait plus doucement.
Bien que nous parlions désormais d'installations de bureau
composées de sélecteurs de groupe et de ligne, nous
ne disposons pas encore d'une recherche automatique d'un sélecteur
de ligne approprié. Cela ne fut possible qu'après la
conclusion d'un autre contrat entre la Strowger Automatic Telephone
Exchange Co. et l'Automatic Telephone Exchange Co. le 10 août
1897, ce qui donna à la première société
plus de temps pour perfectionner le système. Au printemps 1898,
un grand nombre de bureaux de contrôle furent créés
à des fins de propagande. Mais un seul d'entre eux était
techniquement équipé de lignes de connexion entre les
sélecteurs de groupe et les sélecteurs de ligne, où
la sélection de la première ligne de connexion libre
du sélecteur de groupe au sélecteur de ligne librement
utilisable était effectuée en insérant un «
0 » après le nombre de centaines. En sélectionnant
0, 10 impulsions sont générées qui sont utilisées
pour faire tourner l'arbre du sélecteur de groupe. Si le sélecteur
trouve une ligne libre vers un sélecteur de ligne, le circuit
garantit que les impulsions restantes n'ont plus aucun effet. Cependant,
la tentative de générer les impulsions nécessaires
au mouvement rotatif du sélecteur de groupe via une machine
à interrupteur fonctionnant en continu a été
rapidement abandonnée en raison de difficultés techniques.
Ainsi, les numéros de téléphone existants, par
exemple 242, sont devenus 2042. Toutefois, à titre d'essai,
les aimants ont également été exploités
en circuit symétrique sur la ligne d'abonné dans l'un
des bureaux de démonstration mentionnés.
Cela fut suivi par un nouveau contrat entre la Strowger Automatic
Telephone Exchanges Co. et l'Automatic Telephone Exchange Co. le 27
janvier 1898, qui attribuait les opérations de fabrication
à Strowger Automatic et l'exploitation des installations à
l'Automatic Telephone Exchanges. Pour négocier des accords
de licence, Alexander E. Keith se rendit en Europe le 12 mars 1898.
Dans ses bagages il avait plusieurs petits bureaux expérimentaux,
dont certains ont été présentés à
Londres. En Amérique, cependant, l'Automatic Telephone Exchange
a loué une partie de son activité à la New England
Automatic Telephone Co. le 8 octobre 1898, qui a ensuite été
autorisée à exploiter l'entreprise en Nouvelle-Angleterre.
Un contrat similaire a également été conclu avec
la Pacific Automatic Telephone Exchanges Co.
Durant les mois d'hiver de novembre et décembre, Strowger Automatic
Telephone était occupé à repenser le système
pour 1 000 lignes et à développer un nouveau commutateur
de branche. Il a également été décidé
de ne pas connecter seulement une branche de la ligne d'abonné
à la ligne souhaitée par les électeurs, mais
de connecter les deux lignes d'abonné. Cependant, les aimants
de levage et de rotation étaient toujours connectés,
bien que symétriquement, à la ligne d'abonné.
Des relais étaient désormais utilisés pour libérer
la connexion. Les contacts bancaires ont été divisés
en trois sections avec 100 contacts chacune pour la ligne de test,
la ligne de levage et la ligne rotative. Nous expliquerons ultérieurement
les changements plus en détail en utilisant le système
Bedford.
Entre-temps, plusieurs conflits survenus entre les différentes
entreprises ont conduit à un nouveau contrat le 1er janvier
1899, qui a également clarifié la question des redevances.
Le 9 juin 1899, un nouveau contrat fut signé stipulant qu'à
partir de maintenant, la construction des installations et leur exploitation
seraient entièrement prises en charge par les centraux téléphoniques
automatiques, à l'exception des installations qui seraient
construites dans le comté de Cook, dans l'Illinois. Le 21 juin
1899, la société de Washington reprend l'usine de Chicago.
On pouvait lire dans la revue ETZ du 6 octobre
1898 - Commutateurs téléphoniques automatiques.
Depuis quelque temps, des inventeurs américains notamment
proposent des commutateurs téléphoniques automatiques
dans lesquels les opérations des opérateurs téléphoniques
sont entièrement effectuées par des mécanismes
mis en mouvement par l'abonné lui-même. De tels
dispositifs sont utilisés depuis un certain temps dans
les petites gares centrales américaines.
« Electrical Ing. » a rapporté : (New York)
en 1897, Vol. 24 p. 105, a fait état de telles installations
à Augusta, Géorgie, et Amsterdam, N. Y. Pour exploiter
l'invention en Europe, le « Direct Telephone Exchange
Syndicate, Ltd. » a été créé.
qui a établi un quartier général à
Londres pour 10 000 participants et a manifesté. D'une
description de cette plante dans « L'Électricien
», nous retirons les détails suivants.
Pour commencer, sur le boîtier du combiné de l'abonné
(fig. 1), on remarque comme dispositif spécial un disque
qui peut tourner autour d'une goupille et qui contient 10 trous
marqués des chiffres 1, 2, .....9, 0. Ceci est utilisé
pour établir la connexion souhaitée. Si un participant,
par exemple B. Non. 132, il décroche d'abord le récepteur,
introduit un doigt dans le trou marqué 1 sur le disque
et le tourne jusqu'à ce que le doigt atteigne la butée
visible au point le plus bas du disque. Il doit alors lâcher
prise, après quoi le disque revient à sa position
initiale ; L'appelant doit ensuite effectuer la même manuvre
avec le troisième et enfin avec le deuxième trou.
Il faut ensuite tourner la manivelle de l'inducteur pour déterminer
si la connexion a été établie et appeler
le participant souhaité. Lorsque lalarme de lappelant
se déclenche, la connexion souhaitée a été
établie ; Si la sonnerie est silencieuse, c'est
le signe que la ligne est occupée. Lorsque le combiné
est finalement raccroché après la fin de la conversation,
l'appareil envoie automatiquement des courants qui ramènent
les dispositifs de commutation du central à leur position
initiale. Si nous passons maintenant à la description
de ces appareils de commutation, il convient d'abord de souligner
que les unités centrales plus petites avec jusqu'à
400 connexions et les plus grandes diffèrent en termes
de système. Dans tous les cas, un dispositif de commutation
spécial doit bien entendu être mis en place pour
chaque participant. Dans les petits bureaux, toutes les lignes
sont connectées directement au commutateur de chaque
abonné, comme dans les circuits multiplexés. Dans
les grands bureaux, cela serait trop difficile, et donc deux
compteurs sont utilisés pour chaque participant. Les
participants sont divisés en groupes ; Le premier commutateur
connecte l'abonné appelant au groupe dans lequel se trouve
l'abonné recherché, le second fournit la connexion
individuelle au sein de ce groupe.
Nous allons maintenant décrire dabord un système
avec 100 participants et montrer ensuite quelles installations
spéciales sont nécessaires pour les bureaux plus
grands.
Les numéros d'abonnés dans un tel système
vont par exemple de 101 à 199. Il y a deux lignes reliant
chaque abonné au central ainsi qu'une troisième
ligne commune à tous, qui peut également servir
de connexion à la terre en cas d'urgence. Les deux lignes
spéciales sont appelées la ligne des unités
et l'autre la ligne des dizaines. Le premier mouvement du disque
sur les appareils téléphoniques relie une fois
la ligne des unités à la ligne de retour commune,
le deuxième envoie trois impulsions de courant de manière
similaire à travers la ligne des dizaines, et le troisième
mouvement envoie à nouveau deux impulsions de courant
à travers la ligne des unités.
La Fig. 2 montre une représentation schématique
de l'appareil de commutation d'un abonné tel qu'il se
trouve dans le central. Le courant envoyé en premier
circule de la batterie M dans le bureau à travers le
fil L jusqu'à l'électro-aimant « unitaire
» EE et de là à travers la connexion K jusqu'à
la ligne unitaire, qui à ce moment, comme indiqué
ci-dessus, est connectée au transmetteur avec la ligne
de retour vers la batterie. L'armature de l'électro-aimant
mentionné porte un échappement (fig. 3) dont les
dents s'engagent avec les dents du cylindre dentelé N,
qui est solidement relié à l'arbre A, de sorte
que l'impulsion de courant augmente d'une dent. La troisième
série d'impulsions de courant via la ligne unitaire agit
à nouveau sur le cylindre N via l'aimant unitaire et
le fait tourner d'autant de dents que d'impulsions de courant
arrivent.
Le bras de contact W (Fig. 2), un double ressort en tôle
de cuivre, est maintenant situé sur l'arbre A.
Lorsque l'arbre A est soulevé et tourné, ce double
ressort est guidé sur un champ de contact conçu
comme suit. Sur la face intérieure d'un segment de cylindre
se trouvent dix rangées de dix contacts de pointe chacune,
qui sont connectées aux 100 lignes.
Ils sont fixés dans une masse de plâtre imprégnée
et disposés de telle sorte que les rangées soient
espacées de la hauteur d'une dent du cylindre F, et les
contacts de chaque rangée soient espacés du même
angle selon lequel le cylindre A est tourné lors d'une
rotation d'une dent.
La première impulsion de courant à travers la
ligne unitaire amène le bras de contact W dans une position
telle qu'il se trouve devant une dent du premier contact de
la première rangée ; Les courants qui traversent
la ligne des dizaines la poussent vers le haut jusqu'à
ce qu'elle se trouve devant la bonne rangée, et les courants
suivants qui traversent la ligne des unités la font tourner
jusqu'à ce qu'elle établisse le contact souhaité.
Lorsque cela se produit, les lignes des unités et des
dizaines de l'abonné appelant sont connectées
à l'abonné appelé de telle manière
que les lignes des unités sont connectées au pôle
commun de la batterie via les électroaimants respectifs,
tandis que les lignes des dizaines sont connectées via
le cadre du dispositif de commutation et les contacts. Lorsque
le combiné est raccroché après la fin de
la conversation, deux courants sont automatiquement envoyés,
le premier via la ligne des unités et le second via la
ligne des dizaines, qui ramènent l'interrupteur à
sa position initiale.
Jusquà présent, nous avons vu comment un
participant peut en atteindre un autre. Toutefois, des précautions
doivent également être prises pour éviter
quun tiers ne puisse simmiscer dans une relation
existante. L'interrupteur de l'appelé reste en position
normale même pendant la conversation, tandis que l'interrupteur
de l'appelant est en position de travail. Ce dernier est désormais
protégé contre toute interférence avec
la conversation par un tiers, du fait qu'un point d'interruption
a été placé dans la ligne de liaison allant
de chaque corps de commutateur après les segments de
contact jusqu'à la broche isolée marquée
RK (contact normalement fermé), de telle sorte qu'une
connexion conductrice n'existe que tant que le commutateur est
en position de repos. Ainsi, une fois que quelquun a appelé,
personne dautre ne peut lappeler avant la fin de
la conversation. Il est plus difficile de protéger la
partie appelée des interférences. A cet effet,
on utilise sur chaque commutateur un deuxième segment
de contact Y, qui est relié à l'électroaimant
H et à un système de ressorts de contact par un
bras de contact isolé. Lorsqu'un abonné en appelle
un autre qui est déjà en conversation avec un
troisième, sa propre ligne est interrompue par l'électro-aimant
H au moment où le bras de contact de son appareil de
commutation atteint le contact de l'abonné désiré.
Dans les deux cas, l'appelant parvient bien au contact souhaité,
mais il y a soit une interruption dans la ligne de l'appelé,
soit dans la sienne, de sorte que dans les deux cas son réveil
ne répond pas.
Les pièces marquées R, S et T sont des fusibles
qui protègent contre la pénétration de
courants élevés ; Il nest pas nécessaire
dentrer dans les détails.
L'agencement pour les bureaux plus grands, que nous allons maintenant
examiner, diffère dans les dispositifs de commutation
de ceux décrits précédemment en ce que
les électro-aimants ne sont pas en série avec
les lignes, mais dans le pont, en connexion shunt avec elles.
Pour cette raison, les électroaimants peuvent être
enroulés avec une résistance élevée
et pour des courants plus faibles (300 O, 0,2 A., au lieu de
0,5 A. en connexion série).
Lorsqu'une connexion est établie, deux jeux de téléphones
sont utilisés pour chaque abonné appelant. Le
premier ensemble sert à choisir les centaines ou les
milliers et les centaines ; Nous appellerons ces appareils des
sélecteurs de groupe.
La deuxième sert à rechercher la personne souhaitée
dans le sous-groupe de 100 participants ainsi déterminé
; Nous les appellerons commutateurs locaux. Dans un système
pour 1000 abonnés, les numéros vont de 001 à
999 et dans celui pour 10 000 de 0001 à 9999, de sorte
que dans le premier cas, 3 mouvements sont nécessaires
pour se connecter à l'abonné souhaité et
dans le second, 4.
Dans un système de 1000 participants, les groupes de
sélecteurs de 10 participants chacun sont regroupés
dans un département.
La Fig. 3 est le schéma de circuit de
la première section des sélecteurs de groupe et
montre comment ceux-ci sont connectés aux commutateurs
locaux par les lignes de connexion au sein du central. Chacun
des dix sélecteurs de groupe peut se connecter à
l'une des 10 lignes b et ainsi atteindre l'un des commutateurs
locaux 1, 1, 1. Ces commutateurs locaux sont essentiellement
configurés comme les dispositifs décrits pour
les systèmes plus petits, c'est-à-dire h. chacun
d'entre eux peut se connecter avec 100 participants. Les commutateurs
locaux des rangées 2, 3, etc. sont connectés de
manière similaire aux commutateurs de groupe des sections
2, 3, etc.
Les groupes de lignes marqués b´b´´
b´´´ représentent les contacts accessibles
aux commutateurs locaux et comprennent les lignes de 100 abonnés
dans chaque rangée. Les contacts de même nom dans
les commutateurs locaux 1, 2, 3, ..... de chaque groupe sont
reliés entre eux dans un circuit multiplex et également
à la ligne qui porte le même numéro, comme
indiqué pour une ligne du premier groupe.

Cette disposition entraîne une certaine restriction à
la liberté dappeler nimporte quel abonné.
Deux abonnés dont les numéroteurs de groupe appartiennent
au même groupe de dix ne peuvent pas établir simultanément
une connexion avec deux autres abonnés d'un même
groupe de centaines, car chaque groupe de dix ne dispose que
d'une seule ligne de connexion à chaque groupe de centaines.
Le regroupement dans un système de 10 000 participants
est similaire ; Pendant ce temps, ici, les groupes délecteurs
sont divisés en 100 divisions de 100 chacune. Chaque
numéroteur de groupe peut se connecter à 100 commutateurs
locaux, chacun pouvant servir la centaine de connexions de son
groupe.
La Fig. 5 montre le circuit d'une pièce dans un tel département
de 100 sélecteurs de groupe avec certains des commutateurs
locaux associés.
Il convient également de mentionner que toutes les lignes
sont des lignes doubles ; La longueur de la ligne de connexion
la plus longue du bureau ne dépasse pas environ 12 m.
Fig.
6
La Fig. 6 montre lutilisation des appareils dans un bureau
; Les appareils de commutation sont montés sur des étagères
où ils sont accessibles de tous les côtés.
Même pour les grands bureaux, l'installation prend ainsi
très peu de place.
En relation avec cette description, nous notons que le bureau
d'Amsterdam N. Y. a été détruit par un
incendie au début du mois d'août, qui a probablement
résulté d'un contact entre une ligne téléphonique
et la ligne de tramway. Comme personne n'était présent
dans le bureau, l'incendie a pu atteindre une plus grande ampleur
avant d'être découvert.
|
En 1899 La construction de la première installation
expérimentale à numérotation automatique à
Berlin a commencé.
Au cours du premier semestre de 1899, la société strower
reçoit une commande pour une salle pouvant accueillir 400 participants.
La construction a eu lieu au cours de l'été 1899 et
a été expédiée en Allemagne en août
et septembre. Ce bureau fonctionnait encore avec la méthode
« 0 ». L'assemblage à Berlin a été
réalisé par E. A. Mellinger et R. R. Landon à
partir d'octobre 1899.
La mise en service a eu lieu en mai 1901. La bourse a fonctionné
jusqu'en 1903 et a ensuite été remplacée par
un système plus moderne et plus grand.
Dans la première variante, chaque ligne de connexion menait
à un sélecteur de ligne. Comment cela a été
réalisé en termes de technologie de circuit tout en
garantissant une accessibilité totale à tous les abonnés
n'est plus compréhensible, mais est rendu compréhensible
par un commentaire où cette affirmation fait référence
à un commutateur d'une capacité de 100 connexions !
Le premièr centre de Berlin avait initialement une consommation
dénergie très élevée. L'installation
a ensuite été reconstruite.
Ce centre navait aucune connexion au réseau public !
Seuls les services postaux de Berlin y étaient rattachés.
Il sagissait donc également dun véritable
champ dexpérimentation pour la Reichspost. La faisabilité
technique de lautomatisation a été reconnue.
Dans le même temps, il a également été
reconnu que le système devait encore être considérablement
amélioré.
Central téléphonique automatique
à Berlin, extrait de l'Elektrotechnische Zeitschrift,
Berlin, 1er août 1900.
Central téléphonique automatique à Berlin.
Comme le « Reichsanz ». annoncé, est prévu
pour le 1er août.
À Berlin, un central téléphonique à
fonctionnement automatique a finalement été mis
en service pour les transports publics.
Nous avons déjà rendu compte de la création
dun tel bureau dans l« ETZ » (cf. «
ETZ » 1898 p. 674). C'est pourquoi il convient de rappeler
ici encore une fois ce principe. Alors que l'établissement
et la terminaison des connexions téléphoniques sont
généralement effectués par les agents du
standard téléphonique, le système d'autoconnexion
ne nécessite pas l'intervention des agents ; Les connexions
sont établies par le participant lui-même et annulées
une fois l'appel terminé. A cet effet, un disque métallique
rond d'un diamètre de 10 cm est fixé sur l'appareil
parlant sous le microphone, dans la moitié droite duquel
sont perforés 10 trous ovales marqués des chiffres
de 0 à 9.
En insérant votre index dans l'un de ces trous, vous pouvez
faire tourner le disque autour de son axe jusqu'à un certain
point d'arrêt. Si vous le lâchez, il revient à
sa position de repos sous l'influence d'un ressort spiral. Pour
obtenir une connexion. par exemple Par exemple, si vous avez le
numéro 4581, l'abonné n'a plus qu'à tourner
le disque, exactement comme les numéros de la connexion
désirée le sont, l'un après l'autre à
partir des sections 4, 5, 8, 1, un travail qui ne prend que quelques
secondes. Ensuite, comme avec les téléphones normaux,
il faut appeler l'abonné connecté en tournant la
manivelle de l'inducteur. Pour déconnecter l'appel une
fois terminé, il suffit de raccrocher le combiné.
Des précautions particulières sont prises pour garantir
que personne ne puisse connecter son appareil à un autre
si lautre appareil est déjà utilisé
et est donc déjà occupé. L'appelant apprend
alors que sa connexion n'a pas été établie
par un bourdonnement perceptible dans son combiné. |
La période d'octobre 1899 à 1900.
Aldendorf écrit à propos de cette période :
En octobre 1899, M. B. G. Dunham, qui était employé
par l'Augusta Telephone and Electric Co. à Augusta, en Californie,
a rejoint l'Automatic Telephone Exchange Co.
Les ingénieurs de la société Strowger ont continué
les expériences avec la sélection automatique des lignes
de connexion inoccupées, devenue une grande nécessité.
En novembre 1899, ils produisirent un sélecteur fonctionnel
dans lequel le mouvement rotatif pour sélectionner une ligne
de connexion inoccupée était induit par des impulsions
de la machine, de sorte qu'il n'était plus nécessaire
d'insérer des zéros entre les chiffres des numéros
d'abonné. Un petit bureau selon ce système fut construit
et installé dans les locaux de la société en
novembre 1899.
Le 17 décembre 1899, l'Automatic Telephone Exchange Co. a déplacé
son usine à Baltimore, dans le Maryland, après avoir
constaté que la séparation locale de l'usine de l'administration
n'était pas propice. Mais à la fin, la Washington Company
abandonna la lutte et revendit tout à la Strowger Company.
Cela s'est passé entre le 6 et le 9 juin 1900. L'usine a été
transférée à Chicago le 30 juin.
Au cours de la période où l'Automatic Telephone Exchange
Co. exerçait ses activités, elle avait construit des
bureaux internes à Washington, D.C., à la Maison Blanche,
au Coast and Geodetic Survey, au Times Building et au Bliss Building,
ainsi qu'à Yuma, en Arizona. En décembre 1900, la société
fait faillite et passe entre les mains d'un administrateur judiciaire.
En 1900, la société Strowger a commencé à
construire ses propres générateurs d'impulsions (cadran)
améliorés pour les stations d'abonnés.
M. B. C. Dunham, qui avait été transféré
de la Washington Company au moment du règlement final, a démissionné
de la Strowger Company à la fin du mois d'août 1900 pour
prendre ses fonctions au bureau automatique d'Augusta, en Géorgie.
L'année 1900 joue un rôle particulier dans l'histoire
de la téléphonie automatique car c'est l'année
de la construction du bureau de New Bedford, dans le Massachusetts,
où, pour la première fois, le principe de sélection
automatique d'une ligne de connexion libre a été intégré
dans un bureau public. La capacité de ce bureau était
de 10 000 lignes et des sélecteurs de premier groupe, des sélecteurs
de deuxième groupe et des sélecteurs de ligne étaient
utilisés. Cependant, seulement quatre mille groupes ont été
installés, chacun étant conçu pour 900 lignes.
En 1901, l'Administration télégraphique
du Reich (RTV) acquiert les droits sur les brevets de Strowger.
1903 Le premier central téléphonique
d'Allemagne avec fonctionnement sur batterie centrale,
signal d'appel automatique, commutation bidirectionnelle des téléphones
officiels, réinitialisation automatique des signaux et fonctionnement
manuel Janus multiple avait déjà été
mis en service à Ludwigshafen am Rhein en 1903.
Ce centre a été construit par Mix
& Genest AG à Berlin.
Le montage de celui-ci a été effectué par le
personnel de l'administration télégraphique du Reich.
En 1903, RTV construit un deuxième
centre expérimental automatique à Berlin.
Ce système a été conçu pour une capacité
de 10 000 équipements, dont 1 000 lors de sa construction.
Il a été installé dans le central téléphonique
principal de Berlin. L'installation a servi de base à la réalisation
de divers travaux de développement et de tests opérationnels.
A noter en particulier les solutions techniques de tarification du
trafic téléphonique sous forme d'enregistrement individuel
des appels et l'adaptation des lignes de raccordement au trafic local
et longue distance. Pour enregistrer les frais, des compteurs dappels
indépendants pourraient être utilisés pour le
système de test et intégrés dans le circuit en
conséquence. Dautres travaux ont porté sur la
détermination de la viabilité économique. La
facturation individuelle sest avérée utile et
est devenue la base des systèmes de tarification pendant des
décennies.
L'équipement technique de transmission a été
modifié pour être utilisé conformément
aux spécifications RTV en utilisant les brevets Strowger et
fabriqué par l'usine allemande d'armes et de munitions (DWM)
à Karlsruhe (Bade).
Afin d'accélérer le développement ultérieur
de la technologie d'auto-connexion, la Gesellschaft für Automatische
Telephonie GmbH a été fondée à la demande
du RTV. Cette société a repris les droits de brevet
de DWM.
L'entreprise était sous la direction de Siemens & Halske
à Berlin, qui devint plus tard la propriété de
la société Siemens & Halske.
Après un certain temps, les participants du réseau public
ont également été connectés au bureau
de Berlin. À cet effet, des circuits ont été
développés permettant de connecter linstallation
dessai au réseau public. Cependant, le trafic sur le
réseau public était initialement limité au seul
sens sortant. Une particularité a été mise en
uvre dans cette deuxième installation berlinoise. Probablement
initié par l'ETV (?), l'intensité du courant pour le
courant de commutation de 1 A, qui était encore utilisé
dans le premier système, a été drastiquement
réduite. Dans le deuxième système, il n'y avait
que 150 mA maximum. L'installation était, entre autres, de
la manière suivante : « Chaque poste dabonné
est relié au poste central au moyen dune ligne à
deux fils. Le téléphone est équipé d'un
cadran rotatif qui doit être tourné autant de fois que
le numéro de la connexion demandée comporte de chiffres.
Téléphone
à cadran
1904
1905, la Reichspost s'est tournée
en 1907 vers Siemens & Halske, Berlin, la seule entreprise en
Allemagne à posséder un savoir-faire significatif dans
ce domaine. Cela a mis fin à sa politique antérieure
de promotion de la concurrence entre les fabricants d'équipements
en insistant sur un fabricant national. Nous allons voir que cela
a donné à Siemens l'occasion d'établir en 1912
un quasi-monopole sur le côté manufacturier du secteur
téléphonique pour sa filiale , la Société
de téléphonie automatique, nouvellement fondée
en 1908 . Siemens a réussi à maintenir cette position
tout au long des deux guerres mondiales jusqu'à la libéralisation
du marché de la téléphonie.
Encouragés par les bons résultats, la production locale
sous licence dAutelco a débuté
chez Ludwig Loewe & Co, une société
allemande de fabrication darmes, pour un centre à Hildesheim,
et mis en service le 10 juillet 1908,
Au moment de sa mise en service, le réseau téléphonique
local d'Hildesheim comptait environ 900 abonnés avec un total
de 1 100 postes téléphoniques. Le nouveau bureau a été
initialement conçu pour accueillir 1 200 participants. Cependant,
selon le principe des 10 000 avec des sélecteurs de groupe
(I. et II. GW) et au sein du central des sélecteurs
de lignes à trois fils, il était possible d'augmenter
la capacité si nécessaire.
Le bureau dHildesheim peut être brièvement décrit
comme suit. Il a été construit selon le système
à batterie local. L'alimentation électrique était
décentralisée chez l'abonné avec une petite batterie
à côté du téléphone.
Le premier central automatique à batterie centrale a suivi
un an plus tard à Munich.
Vue sous cet angle, la centrale d'Hildesheim était déjà
technologiquement dépassée lors de sa mise en service.
Les autres caractéristiques de l'usine d'Hildesheim sont les
suivantes :
Les lignes dabonnés étaient connectées
directement au 1er sélecteur de groupe sans présélecteur.
Les participants ont pu établir la connexion de manière
autonome en composant les numéros de la zone locale.
La tonalité a invité labonné à
composer le numéro.
Un appel longue distance a priorité sur un appel local.
Les appels locaux pourraient être interrompus par le
central longue distance
Lusine de Hildesheim navait pas de présélecteur.
Chaque participant a immédiatement accédé
à son propre sélecteur de groupe.
Chaque connexion établie avec un abonné gratuit
a été comptabilisée, quune conversation
ait été établie ou non.
Les connexions aux abonnés au-delà des limites
du réseau local devaient toujours être établies
via une commutation manuelle.

Circuits de deux lignes de connexion interconnectées
dans un commutateur sans présélecteur
La connexion directe des lignes d'abonnés à l'I.GrW
signifiait également que lors de l'établissement de
la connexion, le LiW contrôlait un I.GrW afin d'atteindre le
partenaire d'appel souhaité. Comme on peut le voir sur la figure
ci dessus, la structure était en groupe.
Les étapes de numérotation et les étapes de sélection
de ligne étaient déjà en principe aussi développées
qu'elles furent généralement utilisées plus tard
dans les centraux automatiques. Les améliorations dues au progrès
technique ne remettent plus en cause le principe de base
Cadres Sélecteurs et tableau de distribution principal dans
le bureau de Hildesheim SA-Amt
Sur le côté droit de l'image, vous pouvez voir l'un des
bureaux de sélection et sur la gauche, le tableau de distribution
principal du bureau.
L'énergie nécessaire au fonctionnement des éléments
de commutation électromécaniques (sélecteur et
relais) était fournie par deux batteries collectrices de 50
V chacune. L'une de ces batteries a été commutée
en fonctionnement, l'autre en charge.
La recharge s'effectuait à partir du réseau de la centrale
électrique municipale, à partir des systèmes
à courant continu 220 V.
Le courant de sonnerie de 50 V pour indiquer un appel au poste de
l'abonné appelé était généré
par deux machines d'appel. L'un de ces appareils d'appel était
alimenté directement par le réseau électrique,
le second, destiné à servir de réserve, était
alimenté par une batterie. Le centre téléphonique
était éteint la nuit pour des raisons économiques.
Bureau à distance affecté au bureau de Hildesheim
SA-Amt
Cette photo montre le central longue distance affecté au central
SA-Amt et dautres installations utilisées avant lautomatisation
et pendant le basculement. Sur la gauche, vous pouvez voir un commutateur
à jack par lequel toutes les lignes longue distance étaient
initialement acheminées à des fins d'examen et de test.
A côté se trouvent deux armoires de commande. Tous les
câbles de connexion des abonnés ont été
acheminés par ces derniers et des cordons ont été
utilisés pour établir les connexions entre les armoires
distantes et les abonnés souhaités.
La photo montre clairement la structure des sélecteurs disposés
en rangées.
 |
Après une formation de technicien
en télécommunications August Carl Kruckow,
fonctionnaire ministériel allemand rejoint l'administration
télégraphique du Reich, et le 10 juillet 1908, il
devient directeur du premier central téléphonique
public d'Allemagne, construit et mis en service à Hildesheim
en coopération avec la société Siemens &
Halske.
En 1920, il passa du poste de directeur des postes à celui
de président de l'Office technique télégraphique
du Reich.
En 1929, il devient pour la première fois directeur ministériel
au ministère des Postes du Reich.
En 1932, il est nommé secrétaire d'État au
ministère des Postes du Reich, succédant à
Ernst Feyerabend, parti à la retraite. |
Hildesheim ne disposait pas encore de présélecteur.
L'attribution nécessaire d'un premier sélecteur de groupe
à chaque connexion d'abonné va considérablement
augmenté les coûts .
Le trafic longue distance avait priorité sur le trafic local.
Les connexions locales pourraient être séparées
au profit des connexions longue distance. Les connexions aux connexions
extérieures au réseau local devaient toujours être
établies manuellement. Pendant la nuit, Hildesheim a été
soutenu par le central longue distance de Hanovre, situé
à 32 km. Dès la mise en service du central de Hildesheim,
des problèmes opérationnels ont été constatés
au niveau des deux systèmes de gestion du trafic. Le nombre
de sélecteurs du deuxième groupe et de sélecteurs
de ligne sest avéré trop faible dans certains
groupes. Il sagissait surtout de groupes qui comptaient beaucoup
dintervenants. Les problèmes de circulation causés
par le manque de connexions internes ont été rapidement
et facilement éliminés en connectant des sélecteurs
supplémentaires. Cependant, cette découverte a stimulé
des recherches théoriques accrues sur les mélanges.
Mélange : dans les systèmes de commutation,
un autre type d'interconnexion fixe des sorties des groupes d'alimentation
dans le but de réduire le nombre de lignes d'alimentation au
nombre de lignes de consommation dans un dispositif de commutation.
Cela permet déquilibrer les fluctuations du flux de trafic
entre les sous-groupes.
Une description spéciale dans la conférence
de Postrat Feyerabend publiée dans l'"ETZ 1908, p. 124"
contient tout ce qu'il faut savoir à ce sujet. Outre la forme
extérieure, la disposition des postes téléphoniques
est également restée essentiellement la même.
Les figures 1, 2 et 3 représentent des vues des sélecteurs
et des appareils utilisés à Hildesheim.
La figure 4 montre le disque (cadran) présent dans chaque appareil
d'abonné, le mécanisme de commutation requis pour actionner
les sélecteurs.

Téléphone
de 1908 
Après la mise en service du centre Strowger d'Hildesheim,
un accord a été conclu entre les quatre parties concernées
(Autelco, Loewe & Co, Imperial Post et Siemens) pour transférer
la production et le développement des équipements Strowger
en Allemagne à Siemens & Halske.
Les sélecteurs Strowger disposait que de 10 possibilités
de raccordement, le sélecteur perfectionné par Siemens-Halske
en aveit 100.
L'équipement de test pour l'examen des lignes et des interrupteurs
intermédiaires ainsi que les armoires à volets pour
les abonnés ont été fabriqués par Siemens
& Halske A. - G, et E. Zwietusch
& Co. a fourni au distributeur principal un équipement
d'alarme.
La structure et le mode de fonctionnement mécanique des sélecteurs
correspondent aux dispositifs Strowger bien connus.
Comme nous le savons, la construction du premier central
téléphonique avec 400 unités de connexion a commencé
en 1899 à des fins expérimentales. Le système
a été commandé auprès de la Strowger Automatic
Telephone Exchange Co. et installé par leurs employés.
Chaque ligne connectée mène à son propre sélecteur
de ligne. Tout cela a entraîné une consommation électrique
élevée. L'installation d'essai a été reconstruite
à nouveau. La commande a été passée au
nom de la Reichspost. Ici, limportance technique a été
reconnue, mais il a été convenu que le système
devait être amélioré à de nombreux égards.
Tout d'abord, des efforts ont été faits pour obtenir
les droits de brevet, bien qu'il faille noter que la Reichspost allemande
était la seule institution européenne de ce type à
manifester son intérêt, et qu'elle avait également
une position de monopole. La Reichspost voyait dans la fabrique allemande
d'armes et de munitions une institution capable de réaliser
le premier central téléphonique automatique en Allemagne
et donc aussi en Europe à Hildesheim avec des bâtiments
sous licence fabriqués en Allemagne, et le groupe Loewe avait
entre-temps acquis les licences pour cela. L'usine de Karlsruhe a
été choisie pour la construction.
Le rapport suivant est tiré d'une publication commémorative
à l'occasion de l'anniversaire de l'usine allemande d'armes
et de munitions en 1939 :
- Pendant une courte période, le DWM a joué un rôle
important dans le développement du système téléphonique
allemand en un système d'autoconnexion. Sans entrer ici dans
l'histoire du téléphone ou même de l'autoconnexion,
il convient de mentionner brièvement qu'en 1889, l'Américain
Strowger a reçu un brevet pour un nouveau système de
commutation. Pour exploiter cette invention, la Société
d'Automatic Telephone Exchange a été fondée,
qui a également contacté les parties intéressées
européennes. La Reichspost allemande fut la première
administration postale européenne à reconnaître
l'importance future de l'invention. Contrairement à l'industrie
électrotechnique, qui était encore réticente
au sujet du brevet américain, un autre groupe industriel allemand,
auquel appartenait la société Loewe, acquit le brevet
pour le Reich allemand. La production des nouveaux appareils a été
transférée à l'usine DWM de Karlsruhe. La mise
en place de la production à Karlsruhe a pris beaucoup de temps
car des études détaillées ont également
dû être réalisées en Amérique. Un
laboratoire fut créé et des expériences approfondies
commencèrent pour se familiariser avec le système américain
et ses applications possibles. Dès 1905, un système
fut installé au ministère des Chemins de fer à
Berlin et la même année, un deuxième fut installé
à l'administration postale à Vienne pour 200 participants.
-
Entre-temps, la Poste du Reich avait installé une installation
d'essai dans le central téléphonique de Berlin, sur
l'Oranienburger Strasse.
En 1903, le DWM en construisit un deuxième, beaucoup plus grand,
à Berlin, Französische Straße ; Des composants américains
ont été utilisés pour tous ces systèmes,
car la production à Karlsruhe ne pouvait pas encore être
entièrement reprise. Ce n'est qu'à l'exposition internationale
de Milan en 1906 qu'un centre de contrôle pour 50 participants,
entièrement fabriqué à Karlsruhe, fut présenté
et démontré en fonctionnement par l'administration postale
italienne. Ils ont ensuite livré un système à
une grande entreprise dAmsterdam. Au fil des années,
de nombreuses modifications au système américain original
se sont avérées nécessaires, ce qui s'est traduit
par plusieurs brevets. Au début, le travail du laboratoire
et de l'usine de Karlsruhe coûtait beaucoup d'argent, ce qui
a poussé les responsables de l'entreprise à vendre les
brevets et la production des appareils. De plus, on estimait que les
téléphones ne cadraient pas avec le reste du programme
de production de l'entreprise.
En 1907, la « Société de téléphonie
automatique » a été fondée sous la direction
de Siemens & Halske, à laquelle appartenait initialement
le DWM.
La nouvelle société a repris la production de téléphones
de l'usine de Karlsruhe.
Au printemps 1908, Karlsruhe livra l'ensemble des installations d'autoconnexion
pour le nouveau central téléphonique d'Hildesheim.
Le 10 juillet 1908, ce bureau fut mis en service ; Après avoir
éliminé des défauts mineurs, le nouveau système
a connu un succès complet après seulement quelques jours,
prouvant ainsi son efficacité.
L'aptitude au trafic téléphonique public a été
démontrée. Ce fut la dernière réalisation
technique du DWM dans le domaine du téléphone auto-connecté,
car ils se retirèrent très vite de la Society for Automatic
Telephony.
L'entreprise Siemens & Halske a repris ce domaine d'activité,
l'a perfectionné et a obtenu de grands succès techniques
et économiques.
Mais dès la phase de planification de Hildesheim, des doutes
surgirent quant à savoir si l'usine allemande d'armes et de
munitions était réellement à la hauteur de la
tâche, et c'est ainsi que se produisit le phénomène
suivant. Mais nous voulons approfondir ce sujet.
Transfert automatique Munich-Schwabing
À Berlin et à Hildesheim, la Reichspost allemande et
l'industrie des télécommunications avaient acquis de
l'expérience qui a finalement conduit à la conception
et à la création de bureaux indépendants à
Altenburg, Dresde et Posen.
L'administration bavaroise, qui n'appartenait pas à l'époque
à la zone postale du Reich, avait fait construire le bureau
de Munich-Schwabing, qui ouvrit le 2 janvier 1912.
Décembre 1909, Munich-Schwabing le premier grand central
téléphonique européen, est officiellement mis
en service.
Ce centre fonctionnait en batterie centrale. Pour la première
fois, le comptage des appels individuels a été introduit
dans un grand réseau téléphonique public. De
même, le principe de présélection a été
mis en pratique pour la première fois dans une médiation
à grande échelle.
Munich-Schwabing en 1909
En prévision du principe de présélection, l'administration
bavaroise avait déjà mené des expériences
avec des appareils téléphoniques spécialement
conçus en 1903. Avec ces appareils, la connexion au central
s'établissait simplement en décrochant le combiné.
Il nétait plus nécessaire de « sonner »
en tournant une manivelle. Comme la Bavière ne faisait pas
partie du territoire postal du Reich à cette époque,
le central téléphonique de Munich n'était pas
considéré comme le premier central allemand à
fonctionnement par batterie centrale.
Un consortium dentreprises dirigé par la société
« L. Loewe & Co avait reçu la commande de ce «
central local pour fonctionnement par ligne commutée ».
Le contrat de fabrication pour la production des « sélecteurs
Strowger » et donc la licence sont transférés
à la « Deutsche Waffen- und Munitionsfabriken Berlin-Karlsruhe
», qui appartient au « Groupe Loewe ». Ils disposaient
dun personnel correctement formé et dateliers modernes
de mécanique de précision. Les employés de la
société « Siemens & Halske » ont apporté
leur expérience dans le domaine des circuits électriques.
Au début, tout ne sest pas bien passé. Lors de
la mise en service officielle du système, le 1er décembre
1909, 2 500 abonnés étaient déjà raccordés.
Comme beaucoup d'entre eux voulaient tester leur propre « raccordement
téléphonique direct » immédiatement après
la mise en service du nouveau central, les fusibles sautaient constamment
en raison de surcharges et de blocages du composeur au cours des premières
heures de fonctionnement. Les participants indignés ont alors
pris dassaut limmeuble de bureaux.
Ce n'est qu'une fois ces problèmes résolus que le personnel
de maintenance a réussi à éliminer les points
faibles du système. Au cours de la période suivante,
le système a fonctionné sans aucun problème.
Le plan initial était de construire un central téléphonique
semi-automatique à Munich, développé par Siemens
& Halske AG.
Ce projet n'a cependant pas été mis en uvre car
l'administration bavaroise a décidé d'introduire immédiatement
le système entièrement automatisé. Avec la construction
et la mise en service du système de commutation automatique
à Munich-Schwabing, le plan munichois de décentralisation
des installations administratives a commencé à être
mis en uvre de manière cohérente.
Le (premier) grand central téléphonique urbain entièrement
automatisé d'Europe, construit à Munich-Schwabing, rend
superflus un grand nombre d'opératrices de standard. Cependant,
l'ouverture du « bureau d'auto-numérotation » a
également provoqué des protestations de la part des
participants connectés. Dans un rapport, un médecin
munichois a déclaré que « le fait de composer
un numéro entraînerait des dommages au système
nerveux des utilisateurs du téléphone ». Lenthousiasme
suscité par de telles déclarations dans les cercles
dutilisateurs ne sest apaisé quaprès
que les « abonnés au téléphone »
ont reconnu les avantages de la numérotation automatique et
ont commencé à lutiliser de manière intensive.
Une autre protestation contre le système dauto-connexion
a été adressée dans toute lAllemagne en
référence aux « Münchener Neueste Nachrichten
». Selon certaines informations, une réunion d'opposants
au système téléphonique indépendant aurait
eu lieu à Munich-Schwabing, au cours de laquelle l'administration
postale bavaroise aurait été soumise à de violentes
attaques. Les participants se sont plaints notamment de doubles connexions,
de pannes d'équipement, de fortes détonations, d'interruptions
constantes, de ralentissements dans les opérations et du fait
qu'ils devaient payer pour des connexions incorrectes.
Il a été estimé que le ministre des Transports
responsable avait été mal informé sur les caractéristiques
de la nouvelle centrale. Dans ces conditions, a-t-on souligné,
la population avait toutes les raisons de résister au maximum
à une telle innovation. Un comité a finalement été
élu pour prendre en charge la gestion ultérieure de
l'affaire et convoquer ultérieurement une réunion publique
de protestation.
Cependant, peu de temps après la mise en service du système,
les participants au centre de commutation automatique mis en service
à Munich-Schwabing se sont plaints du fait qu'ils prenaient
désormais en charge le travail du fonctionnaire du service
de commutation.. Des tendances similaires ont été observées
plus tard à Haßfurt, près de Francfort.
Un certain nombre d'innovations techniques, dont la plupart appartenaient
à Siemens en tant que propriétaire de brevets, ont été
mises en uvre à la bourse de Munich. Ces innovations
comprenaient le présélecteur (pas à pas) et le
sélecteur rotatif (pas à pas) avec aimants de déverrouillage.
Des frais nétaient facturés que si un appel était
passé. Pour la première fois, le nombre maximal de 44
conversations individuelles a été pleinement mis en
uvre. Les lignes de sonnerie et d'abonnés étaient
soumises à une surveillance automatique. Après le contrôle
d'habilitation, le premier appel a été passé
immédiatement. Si aucun appel en cours n'était détecté
pendant une période de grâce, un signal d'alarme «
Appel manquant » indiquait cette condition. Cela a conduit à
une simplification des processus opérationnels.
Après une courte période d'exploitation, le bureau d'auto-connexion
de Munich-Schwabing s'est avéré trop petit. Afin de
répondre à la demande de connexions téléphoniques,
En 1911, une première extension de 500 possibilités
de raccordement est réalisée.
Il continuait à travailler sur des batteries locales, mais
intégrait des présélecteurs N°16 amélioré
au lieu du selecteur compliqué de Strowger.
L'automatique rural
Le 27 mai 1909, la société Siemens & Halske
construisit le premier petit central rural pour l'exploitation
par ligne commutée selon les plans de l'administration télégraphique
du Reich à Dallmin (Westprignitz) dans le district de
la poste générale de Potsdam.
La ville est située à 5 kilomètres au nord-nord-est
de Karstädt et à 15 kilomètres au nord-nord-ouest
de Perleberg. En termes de circuiterie, cette centrale correspondait
à un système à sélecteurs qui avait été
modifié pour être utilisé dans les communautés
rurales et qui avait déjà été mis en production
par Siemens & Halske en 1907.
Cadre sélecteur Siemens 
Le bureau central rural de Dallmin a été mis en service
avec 18 lignes de raccordement. Le présélecteur Siemens
a été utilisé pour la première fois. Après
cela, le présélecteur a été utilisé
dans tous les systèmes automatiques. Il est également
souligné que l'industrie allemande des télécommunications
était probablement moins intéressée par ces petits
centraux, car le Telegraph Apparatus Office a dû prendre des
mesures constructives au nom du Reich Post Office pour le central
de Dallmin.
Ces travaux de construction concernaient principalement des adaptations
des charpentes pour les locaux existants en zone rurale en
Des bâtiments qui n'ont pour la plupart pas été
construits dans le but d'abriter des installations techniques.
Dallmin était la ville natale du secrétaire d'État
à la poste du Reich von Podbielsky. Il nest donc pas
surprenant que ce lieu particulier ait été choisi pour
lopération pilote avec la nouvelle technologie.
Dallmin était le deuxième bureau central entièrement
automatique et le premier avec des présélecteurs Siemens
en Allemagne. Les participants ont pu établir des connexions
entre eux et avec le central longue distance le plus proche. Les processus
fonctionnels étaient identiques à ceux des grands sièges
sociaux.
La photo de gauche montre le cadre du présélecteur de
cette unité de contrôle dans la version pour 50 connexions
et la photo de droite montre le cadre du sélecteur avec 5 sélecteurs.
Cette structure a été retrouvée dans des sièges
sociaux similaires.
Avec le petit centre rural de Dallmin, les expériences et les
attentes antérieures concernant la diffusion de la technologie
d'auto-connexion ont pu être confirmées et les inquiétudes
restantes ont pu être apaisées.
La technologie de commutation automatique ne se limitait donc en aucun
cas aux réseaux locaux des villes à fort développement.
Il s'est avéré avantageux de relier les petites villes
rurales dotées de petits bureaux centraux et les zones de chalandise
peu peuplées au bureau plus grand le plus proche par transport
automatique. Cela plaidait en faveur d'une technologie décentralisée,
d'une concentration des flux de trafic à proximité de
la source et donc de structures de coûts favorables grâce
à des lignes de connexion courtes. Cette décision sappuyait
sur une intuition économique, car dans un réseau téléphonique,
la moitié à deux tiers des coûts dinvestissement
totaux sont imputables au réseau de lignes. Si les lignes sont
attribuées de manière centralisée au réseau,
elles deviennent disproportionnellement longues et ne sont pas bien
utilisées, ce qui signifie qu'une grande partie du capital
d'investissement reste inutilisée. Au cours des années
suivantes, ces connaissances ont été transférées
avec succès dans les banlieues des grandes villes. Cela est
devenu clair dans la conception de la médiation de Dresde .
Après l'évaluation de l'opération
test à Dallmin, les conditions préalables suivantes
ont été décisives pour la mise en place d'une
opération d'automatisation (en particulier pour les petites
stations centrales rurales). La disponibilité dune source
dénergie adaptée était une condition préalable.
En règle générale, pour de tels petits centres,
des types de batteries plus petites d'une capacité d'environ
10 à 20 Ah se sont avérées suffisantes.
Trois options ont été envisagées pour le chargement
:
- Charger une batterie stationnaire à partir du réseau
électrique tout en éliminant les excès de tension,
- Recharge via la ligne longue distance jusqu'au prochain central,
- Chargement de capteurs portables dans une station de charge de batterie
centrale.
Les deux premières variantes étaient les préférées.
Le transport de la batterie nétait pas avantageux dun
point de vue opérationnel ou économique.
La recharge à distance via la ligne téléphonique
était techniquement possible, à condition que les conditions
de résistance de la ligne longue distance permettent de fournir
les courants nécessaires au centre. Un circuit développé
pour la recharge à distance est illustré à la
figure ci dessous.
Chargeur
Comme on peut le voir, la ligne d'alimentation à distance est
connectée de la même manière qu'une ligne d'abonné
au central, avec un équipement supplémentaire approprié.
Cependant, il était toujours avantageux qu'un réseau
électrique à haute tension soit disponible et que la
batterie puisse être mise en mémoire tampon à
l'aide d'un dispositif de charge relativement simple : Redresseur
à vapeur (« bulbe redresseur »).
La
figure montre le commutateur de charge typique de ces stations centrales.
La formulation de ces conditions préalables était un
instantané de l'époque et a certainement joué
un rôle majeur dans la planification de l'automatisation des
premiers grands réseaux locaux comme celui de Dresde, mais
a été dépassée par l'électrification
progressive, qui couvrait également les zones rurales.
L'exploitation du central téléphonique automatique terrestre
de Dallmin et d'autres centraux ultérieurs du même type
a été un succès pour la Reichspost allemande.
Sur la base des chiffres de trafic évalués, il a été
démontré que le fonctionnement par accès commuté
dans de tels réseaux terrestres autonomes offre des avantages
techniques par rapport au fonctionnement par connexion de succursale
et est économiquement justifié. Il a été
dentifié d'autres quartiers ruraux et, en 1915, la Reichspost
était déjà en mesure de désigner 22 de
ces quartiers ruraux.
L'utilisation d'un tel central terrestre, en fait un petit système
de commutation, était entièrement justifiée et
avantageuse dans les petites unités de réseau dont le
centre de gravité du réseau n'était pas au sein
de leur propre réseau mais dans un bureau principal voisin
de niveau supérieur. Cela a été démontré
dans un projet mis en uvre dans une banlieue de Leipzig. Dans
les courbes de trafic enregistrées à cet endroit, des
pics de trafic se sont produits, ce qui indiquait qu'une nouvelle
connexion n'aurait pas de sens économique.
1910 Le bureau automatique d'Altenburg
Altenburg, aujourd'hui en Thuringe, appartenait autrefois à
la zone de Leipzig. En 1885, un système manuel téléphonique
urbain avec 34 abonnés avait été mis en service.
1885
1900 Altenburg
Dès le début de l'année 1885, un système
manuel reliant les installations téléphoniques urbaines
de la zone industrielle de Saxe occidentale avait été
mis en service. Les installations téléphoniques des
villes d'Altenburg, Glauchau, Chemnitz, Crimmitschau, Werdau, Zwickau,
Reichenbach. et Plauen, chacune était reliée à
une ligne, située à Meerane, en Saxe.
Le système téléphonique de la ville d'Altenburg
était initialement équipé d'un standart à
signalisation à clapets, qui a ensuite été remplacée
par un standard multiple. Le commutateur multiple devait rendre les
connexions locales plus rapides et plus sûres. Il convient avant
tout d'éviter les doubles connexions, qui pourraient survenir
s'il n'y avait aucun moyen de vérifier l'état actuel
du poste d'interphonie souhaité lors de l'établissement
de la connexion.
Le point de départ fut un incident survenu lors d'une conversation
entre le ministre d'État et Son Altesse le duc de Saxe-Anhalt.
Au lieu d'utiliser des commutateurs multiples améliorés,
la direction de la poste de Leipzig a demandé, dans une demande
datée du 20 janvier 1909, que la poste du Reich construise
un bureau automatique à Altenburg basé sur le modèle
de Hildesheim.
Après avoir évalué les expériences précédentes
avec des centraux automatiques, l'administration des postes et télégraphes
du Reich décida finalement d'utiliser un système automatique
de Siemens & Halske avec des présélecteurs et une
batterie centrale à Altenburg.
Des essais satisfaisants du système de présélection
ont été réalisés par la Reichspost à
Dallmin et par l'administration postale bavaroise à Munich.
Le nouveau bâtiment de la Reichspost allemande à Altenburg
a été inauguré le 16 septembre 1900. Le bâtiment
a été construit d'après les plans de Schmedding,
inspecteur impérial de la construction postale de Leipzig.
Ces plans ont été révisés au Reichspostamt
par le conseiller privé chargé de la construction Hake
avant d'être mis en uvre. Les travaux de construction
ont été réalisés de 1898 à 1900.
Dans la construction a été décrite comme suit
: A proximité des soi-disant "Flèches rouges",
deux tours romanes datant de l'époque de Barberousse, qui comptent
parmi les emblèmes de la ville, se dresse le bâtiment,
construit dans des formes purement romanes en grès blanc et
rouge, qui est situé à un coin de rue privilégié
et, avec son uniformité soigneusement conçue jusque
dans les moindres détails, constitue un ornement évident
de l'ancienne résidence. La direction locale des travaux et
le traitement des différentes formes ont été
confiés à l'architecte Sickert.
Lors de la cérémonie d'inauguration du bâtiment
de la poste, le conseiller privé des postes Wagner (représentant
le secrétaire d'État v. Podbielsky) et le directeur
général des postes Röhig de Leipzig ont reçu
la Croix de Commandeur, et le directeur des postes Heimbürge
a reçu la Croix de Chevalier de l'Ordre de la Maison Ernestine.
Les créateurs de ce bâtiment, qui a été
largement salué pour sa beauté, ont été
honorés par « des représentants désignés
du Reich et des autorités de l'État ». Nous profitons
de cette occasion pour évaluer les distinctions ci-dessous
:
Cest le rapport que nous avons reçu, dont la conclusion
semble assez claire. Cette affaire montre une fois de plus à
quel point la soi-disant À l'ère de la technologie,
le travail des architectes et des ingénieurs est toujours apprécié
par les autorités de notre État allemand. Car, comme
dans la plupart des cas semblables, les personnes qui devaient soumettre
au souverain les propositions pour les récompenses à
décerner en pareille occasion n'avaient probablement pas l'intention
de mettre délibérément au second plan les architectes
impliqués dans la construction au profit des fonctionnaires
administratifs ; Ils nont probablement pas réalisé
que dans la construction dun bâtiment, larchitecte
joue un rôle tout aussi important que celui de lun des
employés chargés de préparer le bâtiment.
En un mot, ce nest pas de la malveillance mais une méconnaissance
de la situation qui est apparue ici. Bien sûr, même dans
cette situation, un changement positif, qui se produira certainement
à lavenir, ne peut être attendu que très
progressivement.
Le nouveau bâtiment de la poste avec ses surfaces agrandies
était l'une des conditions préalables à l'extension
du réseau téléphonique à Altenburg. Dans
la zone du bureau de poste général de Leipzig, Altenburg
(Saxe-Altenburg) a reçu le bureau automatique le 16 septembre
1910 (juste à temps pour l'anniversaire du duc Ernst II). Le
18 septembre, le chef de poste de Leipzig, Domizlaff, a télégraphié
à la Poste du Reich : « Le bureau automatique a été
mis en service, le transfert sest bien déroulé.
» Le journal Altenburger Landeszeitung a également rendu
compte de la mise en service. Les déclarations selon lesquelles
le nouveau système téléphonique automatique a
bénéficié d'une reconnaissance générale
dès la première semaine de son introduction, qu'il était
facile à comprendre et pratique à utiliser, et que la
connexion rapide que l'on peut établir à volonté
a également été soulignée.
En utilisant le présélecteur, de nombreux sélecteurs
de premier groupe qui seraient autrement attribués directement
à l'abonné pourraient être éliminés
et le trafic pourrait être concentré à l'entrée
du central. Cela a permis déconomiser 9 476 marks.
Alors qu'à Hildesheim les rangées de cadres étaient
encore en bois, à Altenburg on les utilisa pour la première
fois le fer.
Le central d'Altenburg était le premier grand central téléphonique
public de la zone de la Reichspost allemande, fonctionnant avec une
alimentation électrique via une batterie centrale et étant
également produit exclusivement en Allemagne.
À Altenburg, le système en boucle a été
introduit, c'est à dire le téléphone était
alimenté en boucle au central lors du décrochage. Les
solutions précédentes utilisaient exclusivement le système
avec une fil à la terre, qui utilise la terre comme ligne de
retour.
Altenburg
le nouveau téléphone
Dans la « Liste des participants au central téléphonique
automatique d'Altenburg (Saxe-Altenburg) », 557 participants
et 7 raccordements de service étaient déjà répertoriés
en 1910. Des appareils téléphoniques d'origine américaine
étaient utilisés dans les postes téléphoniques
des abonnés.
Au début, il ny a eu que quelques perturbations. De mars
à juillet 1911, on enregistre en moyenne chaque mois 106 troubles
dont la cause est extérieure au bureau.
Plus tard, il s'est avéré que l'interrupteur de commande
du sélecteur rotatif était la principale source de dysfonctionnement.
Ce commutateur de commande était chargé de passer de
la numérotation forcée des chiffres du numéro
de téléphone composé par l'abonné à
la numérotation libre afin de trouver et de saisir une ligne
de connexion libre fonction de la progression de la numérotation.
Environ un quart de tous les défauts ont affecté cet
élément de contrôle.
Lors de la mise en service du bureau, plus de 100 bureaux automatiques
avaient déjà été créés aux
États-Unis. Malgré cela, en 1910, les laboratoires Bell
considéraient encore lautomatisation de la technologie
téléphonique comme irréaliste.
Les raisons du lancement de la première usine automatisée
en Allemagne peuvent être résumées en trois points
:
inclure:
- L'expansion rapide des centraux manuels n'a pas permis aux techniciens
téléphoniques de traiter de manière globale les
tâches d'automatisation.
- Manque de clarté sur les conditions-cadres économiques
des opérations téléphoniques et sur la rentabilité
d'un service d'abonné ainsi que manque de connaissances sur
les processus et les flux de trafic.
- Difficultés techniques dans la mise en uvre des systèmes
d'autoconnexion dans les modules et dans le concept global.
- Il y avait également des problèmes de brevets et de
licences.
Le bureau d'Altenburg devait être remplacé au début
des années 1930 afin de maintenir les coûts d'entretien
au minimum. Sous la pression de la situation financière tendue,
ce plan fut rejeté par l'Office central des postes du Reich.
Après plus de 30 ans d'exploitation, l'ancien central d'Altenburg
a été remplacé en 1943 par un central du système
S 40. 33 années d'expérience opérationnelle de
l'Altenburger Vermittlun ont été intégrées
au développement de la téléphonie automatique
1910 Le bureau automatique de Munich-Haidhausen
Le 1er décembre 1910, le deuxième central téléphonique
entièrement automatique fut mis en service à Munich-Haidhausen,
près de la gare de l'Est, avec initialement 1850 connexions
individuelles et 45 stations intermédiaires ainsi que 150 lignes
pour les 46 commutateurs centraux de 2 à 10 lignes. Le nombre
total de lignes de raccordement dans le bâtiment de la poste
d'Ostbahnhof était initialement de 2 000 lignes.
Dans le réseau de lignes de raccordement du central de Haidhausen,
des commutateurs centraux automatiques ont été utilisés
pour la première fois. Ils ont été installés
aux jonctions de câbles et ont servi de sélecteurs de
ligne pour les alimentations interphoniques. Lobjectif était
de limiter le nombre de lignes du central. A proprement parler, il
s'agissait déjà d'une installation de tablier pour la
conception économique de la zone de connexion. Cette solution
sécartant de la décentralisation des échanges,
a ensuite donné lieu à dintenses « discussions»
sur la manière adéquate de concevoir économiquement
la zone de connexion.
Finalement, c'est la décentralisation des installations de
commutation qui semble l'emporter. Cependant, les installations de
tablier sont restées dans les zones jusqu'à la fin de
l'ère analogique sous la forme de connexions partagées
et de commutateurs en étoile avec des postes à cadrans.
Afin de décentraliser davantage le service téléphonique
de Munich dans le cadre de la construction de Haidhausen, trois autres
centraux à Giesing, Thalkirchen et Nymphenburg étaient
déjà prévus.
Munich chwabing Début de
la commutation semi-automatique
À Munich, pour la première fois en Allemagne, le réseau
de plusieurs centraux automatiques et de centraux manuels coopèrent
dans un réseau local.. Trois éléments étaient
essentiels au fonctionnement du réseau :
- La seule précaution nécessaire à la communication
entre deux centraux automatiques était la pose de câbles
de liaison entre ces centraux.
- Lors de la communication entre un central manuel et un central automatique,
les différents modes de fonctionnement ont dû être
adaptés. Si un abonné disposant d'une connexion manuelle
souhaitait atteindre une connexion automatique, l'agent de niveau
A du central manuel transmettait l'appel via une ligne de service
à un agent de niveau B du central automatique qui en appuyant
sur les boutons de sa table de raccordement, qui lorsque les touches
étaient pressées, l'émetteur de numéros
transmettait les impulsions au central automatique en fonction du
numéro de téléphone souhaité. Pendant
que le numéro était enregistré, l'agent pouvait
accepter une autre demande de connexion en utilisant le deuxième
clavier.
- Si un abonné voulait atteindre une connexion d'un central
manuel, il devait composer le numéro 9 (pour le central local).
pour être mis en relation avec l'opératrice, qui établi
la connexion comme s'il appelait depuis un poste d'abonné manuel.

Table de raccordement à quatre places, pour trois distributeurs
de numéros. Les impulsions des distributeurs sont transmises
au central automatique en fonction du numéro de téléphone
souhaité par l'opératrice.

Principe de fonctionnement semi-automatique . Tables de numérotation
avec deux claviers de touche par opératrice.
1912 Le semi automatique à Posen (Poznan)
Grâce à ses essais opérationnels à Berlin
et à Hildesheim, la Reichspost allemande était arrivée
à la conclusion qu'une « technologie fonctionnelle prête
à l'emploi au quotidien » était disponible. Cependant,
la diffusion géographique de cette technologie na pas
encore commencé.
La technologie disponible a été perfectionnée
et, surtout, « adaptée à la technologie de commutation
manuelle qui évolue encore rapidement ».
Grâce aux possibilités techniques d'établissement
automatique de connexions contrôlées par l'abonné
lui-même, les réseaux téléphoniques se
sont développés dans le monde entier. Afin de faciliter
la conversion de grands réseaux téléphoniques
comportant plusieurs centraux, des centraux téléphoniques
semi-automatiques ont été développés dans
lesquels des « fonctionnaires donneurs de numéros (opérateurs)»
étaient nécessaires à l'établissement
des connexions. Si une demande de connexion au poste de consultation
des bureaux semi-indépendants ne pouvait pas être acceptée
immédiatement, cela était indiqué au moyen d'un
affichage, techniquement mis en uvre par une « lampe ».
Ainsi, les demandes de connexion n'étaient pas perdues, comme
cela était courant plus tard dans les centres de contrôle
automatique en raison des principes de la théorie du trafic
. L'indicateur de foule a été mis en uvre pour
la première fois à Posen en 1912, puis utilisé
avec succès à Dresde en 1913.
En 1912, le premier bureau semi-automatique dans la zone de
l'administration postale du Reich allemand a été ouvert
à Posen (aujourd'hui Posen en Pologne). Selon Grabe, «
un système de commutation téléphonique semi-automatique
est un système dans lequel des dispositifs mécaniques
relient l'abonné appelant à l'appelé et dans
lequel le contrôle de ces dispositifs mécaniques n'est
pas effectué directement par l'abonné mais par un opérateur
». Grabe a également expliqué que le système
semi-automatique peut être utilisé avantageusement dans
les cas où de grands réseaux existants doivent être
convertis du fonctionnement manuel au fonctionnement automatique et
où, en même temps, une extension et une expansion du
réseau sont prévues. Pour les connexions existantes,
il est possible d'introduire dans un premier temps une configuration
de connexion (semi-automatique) tout en conservant les stations d'abonnés
précédentes. Cette forme transitoire est un hybride
des deux modes de fonctionnement.
Grabe a souligné : « La forme transitoire représente
un mélange des deux modes de fonctionnement, qui peut être
facilement mis en uvre avec un système semi-automatique
approprié. Le système semi-automatique sera également
utilisé avec des avantages lorsque, en raison d'une utilisation
insuffisante de l'équipement, les coûts de fonctionnement
semi-automatique et des dispositifs de commutation nécessaires
sont inférieurs aux coûts correspondants du fonctionnement
automatique.
Kruckow a présenté ce système de commutation
semi-automatique à Poznan et l'expérience opérationnelle
acquise là-bas.
Ce rapport, qui contient des questions d'installation technique ainsi
que des questions de gestion du trafic et des charges de trafic, est
résumé très clairement comme suit :
« Le bureau est prévu pour 4 000 lignes, dont environ
3 100 sont actuellement occupées par des raccordements d'abonnés.
Le système utilisé ici est basé sur le système
entièrement automatique de Siemens & Halske, qui était
utilisé à Munich et à Altenburg.
Le bureau de Posen dispose essentiellement des mêmes installations
que celles de ces bureaux purement automatiques, à ceci près
que les impulsions électriques nécessaires ne sont pas
produites par l'abonné à l'aide d'un cadran, mais par
un fonctionnaire utilisant des touches qui commandent les machines
à numéroter.
Linterposition des agents médiateurs était la
caractéristique essentielle de la technologie de commutation
semi-automatique.
Cela signifiait que les abonnés pouvaient continuer à
utiliser leurs anciens téléphones. Pour le participant,
rien na changé au début lorsque la connexion a
été établie. Cela signifiait que le comportement
des abonnés ne pouvait pas influencer négativement le
système de commutation automatique en raison de délais
de numérotation. La connexion était établie par
des « agents» demandant les numéros à joindre
et labonné se voyait alors attribuer la ligne vers linterlocuteur
souhaité. Kruckow a décrit le processus de connexion
comme suit :
« Lorsque l'abonné décroche le combiné,
le présélecteur associé à la ligne se
met en mouvement et se syntonise sur un sélecteur de groupe
libre, comme dans le système d'autoconnexion.
À chaque numéroteur du premier groupe est attribué
un numéroteur de service à 25 parties qui, dès
qu'un présélecteur s'est accordé sur un numéroteur
du premier groupe libre, commence à se déplacer et s'accorde
sur un ensemble de touches libre d'un répondeur.
L'interrogateur n'a rien à faire, car son système d'interrogatoire
est activé automatiquement. Une fois que l'appelant a donné
le numéro souhaité, l'agent appuie sur les touches du
clavier. Lorsqu'une touche est finalement enfoncée, le mécanisme
appartenant au jeu de touches est automatiquement mis en mouvement,
les impulsions de courant pénètrent dans la ligne jusqu'au
premier sélecteur de groupe, où la sélection
de l'abonné souhaité s'effectue désormais de
la même manière que dans le système de commutation
purement automatique. La répartition des appels entre les fonctionnaires
est réglée de telle manière que tous les postes
de travail occupés par des femmes fonctionnaires reçoivent
un appel en premier. Si le nombre d'appels est plus élevé,
les deuxièmes séries de boutons des agents reçoivent
également un appel. Si un certain nombre d'appels arrivent
encore, les appels excédentaires sont acheminés vers
un champ lumineux spécial, le champ de contrôle. Les
appels arrivant au panneau de contrôle sont automatiquement
basculés vers les postes de travail dès que les jeux
de touches se libèrent."
Le recours à des « agents de requête » était
une solution temporaire durant la phase dintroduction.
Techniquement, la solution était telle que lors de la transition
ultérieure vers un fonctionnement purement automatique, les
sélecteurs de service à 25 pièces mentionnés
ci-dessus ont été désactivés. Cela pourrait
être fait en groupes ou en groupes de numéros de téléphone
individuels. Ainsi, une opération mixte a eu lieu temporairement.
Certaines connexions étaient entièrement automatiques
avec numérotation. Les autres abonnés restants ont continué
à être servis par les « agents» de la manière
habituelle, cette partie des abonnés connectés devenant
de plus en plus petite au cours de commutations ultérieures
et finalement le fonctionnement entièrement automatique du
central a pu être obtenu.
Pendant le basculement, la Poste a surveillé le comportement
des participants. Les résultats suivants ont été
obtenus.
« Les résultats dexploitation obtenus sont particulièrement
intéressants. Les courbes permettent de montrer la répartition
du trafic sur les différentes heures de la journée et
la proportion de personnel nécessaire à cet effet. La
mesure de performance dun agent est le traitement de 450 appels
par heure.
Les abonnés au tarif de base (1700 à Poznan) effectuent
en moyenne 2,7 appels par abonné, tandis que les abonnés
au tarif forfaitaire (1600 abonnés) effectuent en moyenne 18
appels par jour et par ligne de connexion. Sur les 40 300 connexions
établies quotidiennement, environ 6 000 connexions, soit 17
%, sont des messages d'occupation et environ 4 000 sont des appels
qui n'aboutissent pas à une connexion. Le nombre moyen d'appels
toutes lignes confondues est de 9,6.
Bien que les groupes individuels de milliers aient été
chargés de manière assez uniforme en utilisant le distributeur
intermédiaire, des différences significatives dans la
charge étaient toujours évidentes. L'efficacité
économique de l'opération est influencée par
la taille des groupes ; ce n'est que dans les groupes plus grands
qu'une répartition uniforme des appels peut être obtenue.
Il a été possible de sauver presque tout un effectif
d'officiers à Poznan lorsque, après l'introduction du
numéroteur à 25 chiffres, chaque appel pouvait atteindre
chaque officier répondant. La limite du résumé
est de 20 à 24 ensembles de clés ; il semble encore
discutable qu'il soit approprié d'aller au-delà.
L'introduction du numéroteur à 25 chiffres a également
eu un effet positif sur le temps d'attente de l'abonné entre
l'appel et l'établissement de la connexion. À partir
de plus de 1 000 mesures de temps, il a été constaté
que 73,3 % de toutes les connexions étaient réalisées
en dix secondes. Le temps de réponse, cest-à-dire
le temps écoulé entre le moment où lon
décroche le combiné et le message « déchange
», est inférieur à cinq secondes pour 95 % des
appels et inférieur à six secondes pour 74 %.
En ce qui concerne le temps de travail de la période allant
de l'allumage de la lampe d'appel à l'appui sur une touche,
il s'élève à 2854 secondes par heure, ce qui
correspond à a = 0,79. En moyenne, il faut 6,21 secondes à
lagent pour établir une connexion.
Sur la base de ce temps de connexion, une charge horaire de 450 connexions
donne a = 0,77 et une charge horaire de 500 connexions donne a = 0,86.
L'observation du personnel a montré que la production de 450
connexions (a = 0,77) par heure peut être exigée en toute
sécurité comme performance normale et que cette performance
peut être augmentée à 500 connexions par heure
pendant une période de temps plus courte. Réclamer des
prestations plus importantes ne semble pas approprié et est
également discutable dun point de vue opérationnel.
En cas daugmentation soudaine et extraordinaire des appels,
le superviseur doit intervenir et peut se connecter à nimporte
quel poste de travail libre, car les appels sont automatiquement acheminés
vers ce poste de travail.
Afin d'obtenir une charge uniforme sur les cent groupes, 50 connexions
à tarif forfaitaire et 50 connexions à tarif de base
ont été essentiellement regroupées en un seul
groupe avec l'aide du distributeur intermédiaire. Lobservation
des groupes individuels a montré que les dix possibilités
de connexion proposées pour chaque groupe à Poznan sont
suffisantes. D'après les courbes de trafic simultané
déterminées au moyen d'instruments d'enregistrement,
il y a jusqu'à 110 connexions à un sélecteur
de groupe pendant les heures de pointe. Cela signifierait que 3 à
4 % des possibilités de connexion seraient suffisantes, en
fonction du nombre de lignes de connexion. Toutefois, pour assurer
une sécurité adéquate même en cas de perturbations
et d'augmentations extraordinaires du trafic, il faudra s'attendre
à un chiffre de 5 %. Selon les instruments d'enregistrement
de Poznan, la durée moyenne d'une conversation est d'environ
1,7 minute. Avec l'introduction du nouveau mode d'exploitation, environ
la moitié du personnel précédemment employés
dans le réseau local sont devenus superflus. 1,3 mécaniciens
sont chargés du dépannage, calculé pour 1 000
lignes de connexion, et 1,3 facteurs sont chargés du nettoyage
des cadres de sélecteurs.
Les détails et les conclusions supplémentaires du fonctionnement
de l'agence à Poznan sont également résumés
et correspondent pour l'essentiel aux déclarations de Kruckow.
Les résultats sont devenus lune des bases dune
planification et dun dimensionnement favorables au trafic des
futurs bureaux d'échanges téléphoniques.
Après avoir évalué les essais opérationnels
de la Reichspost allemande avec la technologie de commutation téléphonique
automatique, il a été décidé en 1913 d'introduire
la technologie automatique dans le trafic local dans tout le Reich.
Afin de permettre la transition du système pendant l'exploitation,
la société Siemens & Halske a développé
une technologie spéciale pour les conditions allemandes. Testée
avec succès à Posen, cette technologie semi-automatique
a servi de base à la construction du premier grand central
automatique dans la zone postale du Reich. Le réseau
local de Dresde a été choisi pour
la mise en uvre.
L'expérience et les connaissances acquises par la Deutsche
Reichspost et le fabricant de systèmes Siemens & Halske
AG avec le bureau de Posen ont été intégrées
dans la conception du central automatique de Dresde, tout comme les
conclusions pour un dimensionnement adapté au trafic de l'équipement
technique et pour la dotaAfin de permettretion en personnel des postes
de central manuel.
L'état de développement dans les
années 1910 en Allemagne
Malgré l'introduction relativement précoce de la technologie
de numérotation dans le trafic téléphonique local,
les centraux téléphoniques manuels ont dominé
la situation pendant des années. Dans ces centraux manuels,
les connexions étaient effectuées par le personnel du
standard (généralement des téléphonistes)
à l'aide de cordons de connexion avec fiches sur prises. Selon
la taille du réseau local, un ou deux opérateurs étaient
impliqués dans létablissement dune connexion.
Si deux personnes étaient impliquées, on parlait de
trafic A/B et les deux intermédiaires étaient appelés
agent A et agent B. Dans quelques cas exceptionnels, trois médiateurs
ont été nécessaires.
À cela était associé le concept de trafic A/B/C.
Dans le trafic commuté manuellement, chaque point auquel la
connexion était transférée manuellement entraînait
des pertes de temps.
De plus, des connexions incorrectes peuvent se produire en raison
d'erreurs et de mauvaises auditions. Pour ces raisons, des efforts
ont été faits pour maintenir le nombre de points de
commutation aussi bas que possible.
De plus, pour des raisons structurelles et opérationnelles,
la capacité des grands bureaux commerciaux était limitée
et était généralement plafonnée à
10 880 connexions. 16 200 connexions étaient connues, mais
elles étaient très rares. Les exceptions sont les centraux
téléphoniques de Moscou avec 30 000 connexions et de
Varsovie avec 60 000 connexions. Toutefois, en ce qui concerne les
fiches et les prises ainsi que le champ multiple nécessaire
pour établir la connexion, les limites économiquement
justifiables ont été dépassées.
À Hambourg, un central téléphonique central doté
de 40 000 connexions, divisées en groupes de 10 000 lignes
de connexion chacun, a été mis en service en 1910. À
ce stade, la centralisation de la technologie de commutation dans
un seul bureau sétait déjà avérée
peu rentable.
La technologie téléphonique a évolué vers
une décentralisation poussée des installations de commutation,
qui a été soutenue par la technologie automatique. Grâce
à ce procédé et à la formation associée
de zones de connexion, la longueur du câble de connexion a été
considérablement réduite.
Lautomatisation du réseau téléphonique
a toujours été associée à des erreurs
de jugement et à des erreurs. Jusquen 1910, les laboratoires
Bell considéraient encore lautomatisation de la technologie
téléphonique comme irréaliste. Mais la réalité
était différente.
L'une des étapes de développement les plus importantes
dans l'automatisation des centraux téléphoniques a été
achevée à Dresde en 1913/1914 avec la mise en
service du nouveau central téléphonique automatique.
En 1915, les avantages opérationnels et lefficacité
économique de la technologie automatique prévalaient.
La conversion générale des bureaux locaux du fonctionnement
manuel au fonctionnement par ligne commutée a commencé.
Les centraux étant construits en amont, tous les prérequis
techniques étaient réunis pour mettre en place des centraux
automatiques et automatiser les réseaux téléphoniques
locaux.
Le point faible se situe désormais au niveau des participants.
Les téléphones dotés de fonctions de numérotation
nétaient pas immédiatement disponibles en quantité
suffisante. Les appareils existants et ceux utilisés auparavant
par l'abonné ont été conçus pour une commutation
manuelle. Le deuxième problème dans le secteur des abonnés
concernait les câbles de connexion, qui jusqu'à présent
étaient pour la plupart unipolaires (un fil + la terre). Ce
problème ne pourrait pratiquement être résolu
que par un fonctionnement semi-automatique temporaire. Une conversion
immédiate et complète vers un câble de connexion
à deux fils nécessitait de facto un doublement de la
capacité de ligne existante dans la zone de connexion. Cela
nétait pas réalisable à court terme.
Fort de l'expérience acquise lors de l'exploitation des centraux
téléphoniques existants, la Reichspost allemande a finalement
décidé d'étendre davantage les réseaux
téléphoniques automatiques en utilisant la technologie
de numérotation. Les électeurs ont été
améliorés à chaque nouveau déploiement.
Des expériences avec d'autres système ont montré
que la technologie de sélecteurs présente des avantages
décisifs du point de vue fonctionnel de la Reichspost, tels
que
- fiabilité relativement élevée,
- extension facile de l'échange,
- Facilité d'utilisation dans les grands et les petits échanges,
- système de numérotation ouvert,
- contrôle direct des sélecteurs par des impulsions générées
par le participant,
- diagnostic simple des pannes par des inspections visuelles avec
des processus fonctionnels traçables,
- configuration de connexion claire
- Insensibilité à la surcharge.
La structuration tarifaire est importante pour lacceptation
du trafic téléphonique et donc pour son utilisation
par les abonnés.
Dans la zone télégraphique du Reich allemand, un tarif
unique était appliqué pour le trafic longue distance.
Pour les transports locaux, des tarifs différents étaient
toutefois utilisés. Pour 60 personnes qui n'utilisent pas beaucoup
d'appels, un tarif unique sans octroi de remises s'est avéré
adapté. Il s'agissait d'un tarif de base pour la mise à
disposition de l'équipement technique et d'un décompte
unique des appels. Un tarif forfaitaire en une seule étape
a été particulièrement apprécié
par les intervenants fréquents. Dès 1907, l'administration
impériale des postes et télégraphes tenta d'abolir
le tarif forfaitaire. Cependant, comme le Reichstag a rejeté
le tarif pour l'enregistrement des appels individuels, la mise en
uvre du projet a échoué à ce moment-là.
Néanmoins, le 26 septembre 1907, ladministration postale
annonce une réforme des tarifs téléphoniques.
La raison invoquée pour justifier ce plan était que
de nombreux entrepreneurs exploitent tellement le tarif forfaitaire
à bas prix que la poste ne peut pas fonctionner de manière
rentable avec celui-ci. Certains abonnés au téléphone
effectueraient plus de 150 appels par jour. Le paiement unique pour
une période déterminée, sans enregistrement ni
calcul des appels individuels, correspondait à ce qui fut plus
tard appelé le forfait.
formulaires tarifaires. Une nouvelle tentative de lier les deux tarifs
et d'introduire un tarif avec une remise basée sur des comptages
continus ou périodiques, un taux forfaitaire échelonné,
fut évitée à la fin de 1911 par une résolution
du Reichstag allemand. Le gouvernement a dû retirer le projet.
Ce n'est qu'en 1921 que le tarif téléphonique avec comptage
individuel des appels fut enfin introduit en Allemagne.
Vers 1910, la base la plus fiable pour établir un tarif d'appel
local était le comptage des connexions d'appel dès qu'elles
devenaient payantes, c'est-à-dire dès que la connexion
appelée rejoignait la connexion établie. Le «
comptage manuel » était en principe possible dans le
trafic manuel (et également semi-automatique). Cependant, le
temps nécessaire aux opérateurs d'appel pour établir
la connexion plaidait contre une telle procédure. La procédure
n'était utile que pour les très petits bureaux et avec
des restrictions pour ceux qui ne parlent pas beaucoup dans les bureaux
moyens et grands. Les compteurs mécaniques nétaient
pas en mesure de répondre aux exigences de sécurité
requises contre le surcomptage pendant le fonctionnement. Les compteurs
électromagnétiques n'étaient pas non plus convaincants
avec leur réponse automatique, car les connexions incorrectes
et autres connexions non facturables étaient également
soumises au comptage. La solution a été trouvée
dans le développement de circuits de compteurs, qui pouvaient
être utilisés à la fois dans des circuits multiples
d'échanges manuels, mais surtout dans les circuits électriques
des systèmes d'autoconnexion. Des résultats satisfaisants
ont été obtenus lors des essais. Cependant, lintroduction
générale sest avérée être
un problème de coût important. Mais la solution avait
été trouvée pour les nouveaux bureaux automatiques.
1913 / 1914 Le centre semi automatique de Dresde
avec deux commutateurs automatiques.
La Préparation
Lors de la planification du nouveau central téléphonique
de Dresde, l'évolution s'est orientée vers une commutation
effectuée par des machines. Mais dans la pratique, cette transition
brutale du mode manuel précédent au mode automatique
nétait pas toujours possible. C'est ce qu'illustre la
réaction des participants lors de la mise en service du système
de commutation automatique à Munich chwabing. L'administration
a donc dû résoudre le problème de savoir comment
utiliser les avantages du système d'auto-connexion sans obliger
immédiatement l'abonné à utiliser un téléphone
à cadran. Parallèlement, d'un point de vue opérationnel,
il fallait résoudre la question de savoir comment remplacer
progressivement les appareils à batterie locale habituels des
postes par des téléphones à cadran, qui sont
considérablement plus chers que ceux en exploitation. La solution
a été de ne pas confier linitiation du processus
de médiation au participant, mais de le transférer au
bureau de médiation.
Donc rien n'a changé du côté des participants
pour le moment. Le bureau a toutefois pu être préparé
pour un fonctionnement entièrement automatisé. Le fonctionnement
semi-automatique a été introduit en supprimant l'accès
aux tableaux manuels encore disponibles, le fonctionnement entièrement
automatique a pu alors être introduit sans aucun autre travail.
En fonctionnement semi-automatique, l'abonné transmettait sa
demande de raccordement à l'opérateur du bureau. Le
numéro de téléphone transmis de l'abonné
souhaité était saisi dans un composeur automatique.
Au lieu du cadran, un ensemble de touches était utilisé
par l'opérateur pour générer les impulsions électriques
pour les chiffres de 1 à 0, qui servaient à contrôler
la numérotation. La saisie du numéro de téléphone
et le lancement du processus de connexion étaient si rapides
quun opérateur qualifié pouvait gérer jusquà
700 appels aux heures de pointe. Le premier bureau allemand de ce
type d'opération a été ouvert à Posen
à l'été 1912. Lopération sest
avérée être un succès. Ce mode de fonctionnement
semi-automatique a également été prévu
pour le bureau de Dresde pour la phase d'introduction, avec une capacité
initiale de 17 000 participants dans la planification et de 100 000
dans l'extension préliminaire finale selon le plan des chiffres
clés.
Au-delà du système établi à Posen, un
bureau principal et un bureau secondaire étaient prévus
dès le départ à Dresde. Le bureau secondaire
devrait essentiellement permettre de raccourcir la longueur des lignes
de raccordement. Lors de la planification du réseau local de
Leipzig, qui avait déjà commencé, ils sont allés
plus loin et ont prévu, en plus du siège social, toute
une série de bureaux secondaires d'une capacité de 200
à 2 500 connexions.
Sur la base des connaissances acquises à Poznan sur les systèmes
de commutation semi-automatiques, le principe de base mis en uvre
à Dresde a été ainsi résumé
« Les centraux téléphoniques semi-automatiques
sont équipés de systèmes dautoconnexion,
qui ne sont pas contrôlés directement par labonné
mais par un opérateur.
Les postes d'appel des abonnés sont dotés de boîtiers
téléphoniques normaux sans cadran.
Si l'abonné décroche son téléphone, il
se connecte au système A.-G. couramment utilisé en Allemagne.
Siemens & Halske via un présélecteur avec le dispositif
de commutation et d'un fonctionnaire pour interroger le demandeur
et activer le dispositif contrôlant les numéroteurs sur
le numéro correspondant.
La connexion est alors établie automatiquement ; l'opérateur
n'a plus besoin de l'observer ; Au contraire, il est immédiatement
disponible pour dautres appels. La connexion est automatiquement
interrompue dès que le combiné est remis au repos. Le
système semi-automatique est avantageusement utilisé
lors de la conversion de grands réseaux à fonctionnement
manuelement en réseaux à fonctionnement entièrement
automatique. La conversion s'effectuera dans un premier temps par
étapes en fonctionnement semi-automatique tout en conservant
les anciens postes d'abonnés ; La transition vers un fonctionnement
entièrement automatique peut alors s'effectuer sans difficulté.
Shéma
de principe du semi automatique
Le processus de connexion de deux abonnés, par exemple le numéro
1953 avec le numéro 4237 dans un système équipé
du système semi-automatique de l'A.-G. Les réseaux exploités
par Siemens & Halske sont présentés dans la figure
ci dessus.
Lorsque l'abonné raccroche le combiné 1953, son présélecteur
VW se connecte automatiquement à une ligne v vers un sélecteur
de groupe I libre I GW. Les relais A et B sont alimentés et
les contacts a et b sont fermés. Un composeur de service DW
affecté au O officiel commence à tourner automatiquement
suite au court-circuit de courant dans le circuit terre, batterie,
disjoncteur, aimant rotatif M, contact p1 contact b, terre.
A chaque interruption, le sélecteur de service DW fait un pas
et pousse les bras de contact c1 et c2 d'un contact à l'autre.
Si le bras de contact c2 rencontre le contact de terre a, un court-circuit
se produit entre la terre, la batterie, le relais de test P, le bras
de contact c2, le contact a, la terre. Le relais de test P répond,
interrompt le circuit de l'aimant rotatif M et, en fermant le contact
p2, connecte automatiquement l'appareil vocal de l'officier à
la ligne de connexion v. Lagent na donc aucune activité
à effectuer pour recevoir lappel. Pendant que l'agent
répète encore le numéro qui a été
déconnecté, elle actionne le dispositif de numérotation
N, qui consiste en un clavier comportant autant de rangées
de touches de 0 à 9 qu'il est nécessaire de décades
pour établir le nombre de connexions.
Un système 1000 possède donc un ensemble de boutons
avec 3, un système 10 000 possède un ensemble de boutons
avec 4 rangées de 10 boutons chacune. Dans ce dernier système,
la rangée supérieure de chiffres représente les
milliers, la deuxième les centaines, la troisième les
dizaines et la quatrième les unités. Lorsqu'une touche
est enfoncée, elle reste dans cette position tandis que les
autres touches précédemment enfoncées reviennent
à leur position de repos. Dès que l'agent a appuyé
sur les quatre touches correspondant au numéro 4237, il est
basculé sur le clavier N1 par un contact n et est immédiatement
disponible pour un autre appel. En même temps, un contact u
dans la ligne de liaison v est ouvert de sorte que les impulsions
de courant provoquées par le clavier vers les sélecteurs
ne peuvent pas être perturbées par l'abonné n°
1953 et, d'autre part, l'abonné ne soit pas gêné
par les courants de réglage. Les impulsions de courant émises
par le clavier lorsque le n° 4237 est réglé, règlent,
de la manière connue, le sélecteur de groupe I I GW
sur la quatrième rangée de contacts, le sélecteur
de groupe II II GW sur la deuxième rangée de contacts
et le sélecteur de ligne LW sur la troisième rangée
de contacts et dans cette rangée sur le septième contact.
Dès que la dernière impulsion de courant s'est produite,
le contact u se ferme à nouveau et les relais A et B retombent,
ce qui met également P hors tension et éteint le clavier.
Chaque ensemble de clés comprend un ensemble de machines pour
la génération de numéros (Figure ci dessous).

Principe de la machine à donner des nombres
Il est constitué de trois disques fixes I, II et III. Devant
chaque disque, un bras de contact est disposé sur un arbre
d'entraînement commun.
Le bras de contact du disque I est relié à la ligne
d'alimentation des sélecteurs, tandis que les contacts du disque
I sont mis à la terre via un contact relais i1. Le bras de
contact du disque III est relié à un relais J et ses
contacts sont reliés aux contacts de travail des touches, les
touches d'une rangée de touches étant reliées
aux contacts d'un quadrant du disque. Chaque contact d'un quadrant
correspond à un numéro de la bande de touches correspondante.
Lorsqu'il n'est pas utilisé, l'encodeur numérique reste
immobile dans la position indiquée sur le shéma de principe.
Pour établir la connexion 4237, l'agent appuie sur la touche
correspondante de chaque rangée. Ceci met à la terre
les contacts pertinents du disque III. Lorsque la dernière
touche, c'est-à-dire la touche 7, est enfoncée, l'arbre
d'entraînement des trois bras de contact est mis en mouvement,
après quoi les trois bras se déplacent de manière
synchrone sur les contacts du disque dans la direction indiquée
par les flèches. Tant que le bras de contact I touche un contact
de disque, le fil du sélecteur a est mis à la terre ;
Cependant, pendant que l'espace entre les contacts est couvert, la
ligne a est isolée de la terre. Cela provoque des surtensions
sur la ligne a. Dès que le bras de contact du disque III touche
le contact du disque relié à la masse par la quatrième
touche des mille, le relais J est excité de la façon
suivante : masse, pile, relais J, bras de contact, contact du disque
4, touche 4 de la rangée des mille, masse. Le relais J se connecte
via son contact de travail i2 au bras de contact du disque II et son
quadrant conducteur q1 à la terre ; De plus, il ouvre son contact
i1, ce qui déconnecte la masse du disque codeur numérique
I, de sorte que lorsque les mille contacts 4 sont franchis, des impulsions
de courant se produisent, mais après le contact 4, plus aucune
impulsion de courant ne se produit.
Cependant, si après avoir recherché les dix mille contacts
sur les disques I et III les bras de contact atteignent l'espace entre
les mille et les cent contacts, le relais J perd son courant car dans
cette position le quadrant conducteur q1 du disque est laissé
par le bras de contact. L'armature du relais tombe et relie à
nouveau la terre aux contacts du disque de courant I. Le même
processus est répété dans chaque rangée
de touches, sauf que dans la rangée des cent, le relais J est
excité lorsque les bras de contact touchent le deuxième
contact, dans la rangée des dix lorsqu'il touche le troisième
contact et dans la rangée des unités lorsqu'il touche
le septième contact. Lorsque le cadran numérique revient,
il s'arrête automatiquement. Le processus de génération
de numéros ne nécessite que 6 secondes pour établir
une connexion.
Vers 1912, la Reichspost allemande reprit le terrain situé
entre la Marienstraße, l'Annenstraße et la Straße
am See à Dresde. Dans ce bâtiment se trouvaient le bureau
de poste principal 1 et la direction générale des postes.
Le bureau télégraphique, qui jusqu'alors se trouvait
dans la Waisenhausstrasse, fut installé dans le bâtiment
arrière (bâtiment intermédiaire). Le bureau télégraphique
était administrativement rattaché au bureau de poste
principal 1.
1 -
2- 
1 - Groupe de machines à numéroter pour les participants
de 1 à 10 000 et donneurs de numéros (Hall 2, Marienstraße)
2 - Sélecteurs de groupe et sélecteurs pour participants
avec plusieurs lignes de connexion (Salle 4, Wallstraße)
Autre présentation du schéma
de principe du système semi-automatique strowger
Siemens :
A, poste d abonné; Px, présélecteur primaire;
P2 présélecteur secondaire; S1 premier sélecteur;
Pc présélecteur chercheur de clavier; C, clavier
dopératrice.
A chaque premier sélecteur correspond un présélecteur
d un type analogue au présélecteur dabonné,
mais à quatre balais, et qui, dès que la ligne aboutissant
à ce premier sélecteur est prise, se met en mouvement
et loriente vers une position dopératrice,
ou plutôt vers un clavier libre. Quand le nombre de claviers
du bureau dépasse 10, il y a intérêt soit
à utiliser des présélecteurs secondaires,
soit à constituer des organes pouvant explorer plus de
10 lignes.
A Posen, les présélecteurs distributeurs
dappels sont à 20 directions. L'opératrice
est mise automatiquement en écoute et manuvre un
clavier semblable à celui du système Clément,
dont laction sur les sélecteurs est décrite
plus loin. Dès que le dernier bouton, ou bouton des unités,
est enfoncé, les manuvres automatiques commencent
et lopératrice est libérée. Le bouton
de départ est, comme on le voit, supprimé. Toutefois,
daprès certains résultats dexploitation,
acquis en particulier dans le réseau dAmsterdam,
cette oppression nirait pas sans certains inconvénients
: lopératrice manuvrant ses boutons en même
temps quelle collationne le numéro demandé,
labonné a rarement le temps de rectifier une erreur
avant que le bouton des unités ne soit enfoncé.
Quand tous les claviers sont occupés, les appels en surnombre
aboutissent à des jacks munis de lampes placés sur
une table de décharge, qui est en même temps une
table de contrôle du trafic. En temps normal, les appels
y aboutissant par suite dun à-coup momentané
sont laissés en attente et ils sécoulent automatiquement
vers les claviers qui deviennent libres. Mais si aux heures chargées
leur nombre devient trop grand, on ne peut plus les laisser sécouler
deux-mêmes, car lordre de priorité nest
pas observé. Une téléphoniste de secours
prend alors place à cette table et renvoie méthodiquement
les appels vers les opératrices disponibles en touchant
avec la pointe dune fiche spéciale la douille de
chacun des jacks dont la lampe sallume dans lordre
où cet allumage sest produit. Si la lampe ne séteint
pas, cest quaucun clavier nest redevenu libre,
lopératrice prend alors elle-même lappel
à laide dun monocorde et y donne suite en manuvrant
un clavier spécial. Cette table, qui joue le rôle
de table de contrôle, comporte également un jack
et une lampe par premier sélecteur.
La déconnexion est automatique; le demandeur en raccrochant
libère tous les organes, sauf le connecteur, et le demandé
libère de même tous les organes depuis le premier
sélecteur; cest, en somme, la déconnexion
par lun ou lautre abonné, avec ce correctif
que celui qui raccroche en second lieu reste en prise et ne donne
pas lieu à un faux appel. Il convient de rappeler que la
méthode employée dans lautomatique Siemens
et Halske, où le demandeur seul libère et où
le demandé ne peut sé déconnecter quen
manneuvrant son disque dappel, nest pas applicable
ici, les postes dabonnés ne comportant pas cet organe.
A Leipzig, cependant, le même mode de déconnexion,
appel déconnexion forcée, a été réalisé
de la façon suivante : le demandeur seul déconnecte,
mais le demandé peut se libérer en raccrochant,
puis en décrochant et raccrochant une seconde fois. Ce
résultat est obtenu au moyen dun relais dont larmature
a une double course, comme celle de lélectro privé
de lAutomatic Electric Cy.
Des signaux audibles indiquent au demandeur lissue de la
connexion, le signal doccupation si le demandé nest
pas libre, le signal indicateur dappel sil est libre.
Description du clavier dopératrice et du mécanisme
émetteur dimpulsions.
La figure suivante indique la disposition des organes sur
une position dopératrice (bureau dAmsterdam).
La lampe D s'allume en cas darrêt dans les organes
de sélection, et 1'opératrice, en manuvrant
simultanément E et A, prévient la table d'essais
sur laquelle sallument une lampe verte indiquant le clavier
et une lampe blanche indiquant le sélecteur en dérangement.

Disposition des organes sur une position dopératrice
Siemens et Halske.
A bouton de renvoi vers le bureau manuel; B, lampe dappel
(blanche) ; C, lampe doccupation du clavier (rouge) ; D,
lampe de dérangement (arrêt dans les 0rganes de sélection)
; E, clé de rentrée en écoute en cas de dérangement
(la téléphoniste prévient labonné
de raccrocher et de rappeler) ; F, clé de jonction; G,
lampe pilote indiquant loccupation simultanée des
deux claviers.
La position comporte également une mâchoire de poste
dopératrice ; lorsque aucun appareil ny est
enfoncé, aucun appel île parvient à la table.
La figure ci dessus indique les connexions du clavier et du mécanisme
emetteur dimpulsions commandé par ce clavier.
Chaque clef met à la terre un ressort réuni à
un plot dune couronne circulaire A, qui comporte par suite
autant de plots quil y a de clefs, soit 40 dans un réseau
à 4 chiffres, par exemple, répartis en 4 séries
de 10 separées par un intervalle un peu plus grand.
Les clefs de la série des unités mettent, en outre,
à la terre un fil venant de lélectro de comande
KR du mécanisme émetteur dimpulsions.
Par conséquent, dès que la clef correspondant au
chiffre des unités est abaissée, l'électro
de commande est excité et produit un embrayage entre un
arbre tournant M et larbre Y de lémetteur.
Celui-ci entraîne un bras mobile K réuni au relai
J, et frottant sur les plots de la couronne A, et ensuite quatre
disques munis de cames ouvrant ou feront des contacts.
Supposons que le numéro demandé soit 4567 ; les
clefs 4 série des 1000, 5 de la série des 100, 6
de la série des dizaines et 7 la série des unités
sont abaissées et restent abaissées grâce
à un enclanchement mécanique, jusquà
ce quune autre clef de la même série soit actionnée.
Les plots correspondants de la couronne sont donc à la
terre.
Dès que larbre commence à tourner, le disque
2 ferme un contact qui met une terre sur le fil b dune ligne
aboutissant au premier sélecteur auquel est connecté
la ligne appelante, puis le disque 1 met en court circuit les
fils a et b, cest-à-dire met le fil a à la
terre» chaque fois quune came du disque 1 soulève
le ressort frotteur, lélectro de commande du premier
sélecteur suit ces impulsionsgrâce aux relais A,
B et X et élève verticalement larbre porte-balais.
A chaque came du disque 1 correspond un plot de la couronne circulaire,
sur lequel passe le bras mobile au moment où la came déplace
le ressort. Par conséquent, au moment où le plot
4 mis à la jerre par la clef des 1000, passe sous le bras
mobile et, par suite, ferme e circuit du relais J, lélectro
du sélecteur a reçu quatre impulsions; le relais
J met en court circuit les fils a et b par une de ses armatures
et par lautre est maintenu excité jusquà
ce que le disque 4 fait un quart de tour et quune de ses
cames ait coupé le circuit de collage de J. Pendant le
temps où ce relais a maintenu en court clrcuit a et b,
lélectro de commande verticale du sélecteur
na plus reçu dimpulsions et la sélection
du premier chiffre a été terminée le choix
dune ligne libre ; le disque 2 coupe la terre du fil à
la fin du premier quart de tour.
Pendant le second quart de tour, les mêmes opérations
se succèdent ; le plot 5 étant à la terre
dans la seconde série, lélectro de cornmande
verticale du second sélecteur reçoit cinq impulsions,
et ainsi de suite.
Quand larbre du mécanisme a fait un tour complet,
la sélection ^es quatre chiffres est terminée, le
ressort frotteur du disque 3 retombe dans son encoche et le circuit
de lélectro dembrayage est coupé. Le
clavier redevient libre pour une nouvelle transmission. |
sommaire
La structure de la médiation de Dresde
La poste du Reich allemand avait acquis de nombreuses années
d'expérience dans le domaine des systèmes de commutation
automatiques et semi-automatiques. Elle a pu désormais utiliser
cette expérience comme base pour construire un grand réseau
téléphonique local.
En 1912, la construction d'un central téléphonique automatique
débute à Dresde.
Concrètement, ce ne sont pas un, mais deux centraux interconnectés
qui ont été mis en place à un même endroit.
Les points de départ de cette décision étaient
: - La conception prospective d'un système de 100 000 m²
pour la grande région de Dresde.
- Mise en uvre pratique techniquement et économiquement
viable pour 10 000 centres de commutation.
- Partage des installations du système central.
À Dresde, le VSt Mitte I (Marienstraße) et le VSt Mitte
II (Wallstraße) ont été installés dans
le bâtiment de la Postplatz, répartis sur plusieurs locaux
techniques. Lorsqu'il fut finalement mis en service le 29 janvier
1913, le central comptait 11 000 connexions. Avec 17 000 connexions
une fois terminée, elle est entrée dans l'histoire comme
le plus grand central automatique du monde à l'époque.
Le 29 mai 1913, Barkhausen rapporte à l'ETV Dresden «
Sur les centraux téléphoniques automatiques et le nouveau
système de Dresde ». Ce chemin et la structure de la
médiation de Dresde ont également été
décrits en détail. L'article examine l'agence de Dresde
du point de vue de l'industrie des fournisseurs.
On peut distinguer trois phases dans l'introduction et la construction
des réseaux téléphoniques jusqu'en 1914
- 1ère phase des cartels officiellement soutenus (avant 1888),
- 2ème phase du concours (1888 à 1903) et
- 3ème phase de coopération étroite entre la
Reichspost et Siemens & Halske.
La troisième phase, qui débute vers 1903, est importante
pour l'automatisation des réseaux téléphoniques.
Le début de la production en série déquipements
et dappareils de télécommunications nécessitait
non seulement lexpertise nécessaire mais également
un investissement en capital suffisant de la part des entreprises
concernées. Dans ce contexte, les petites entreprises ont été
progressivement évincées du marché. La société
Siemens & Halske AG a adopté une politique commerciale
qui visait à générer des parts de marché
non pas grâce à des prix bas mais grâce à
la supériorité technique. Lachat du brevet de
lélecteur Strowger sinscrit parfaitement dans ce
processus, tout comme lachat du brevet Pupin.
Les efforts de la Reichspost pour élargir le cercle de ses
fournisseurs et pour maintenir un certain degré de diversité
et coopérer avec plusieurs entreprises n'ont pas pu être
davantage mis en uvre avec la technologie de commutation automatique.
Siemens est devenu le principal fournisseur de la Reichspost, ce qui
a tenté de limiter le pouvoir de marché de Siemens.
La technologie brevetée par Siemens est devenue la base de
nouvelles générations de systèmes standardisés.
Pour la Reichspost en tant qu'exploitant du système, il était
avantageux de disposer de systèmes durables de quelques fabricants
(ou de ceux qui produisaient pour leur compte) de proposer une qualité
constamment élevée avec une prévisibilité
des évolutions techniques ultérieures. Cela revêtait
une grande importance pour la Reichspost dans le cadre de l'ensemble
de la maintenance préventive et corrective de l'installation.
Dans cette stratégie, les prix élevés pour l'acquisition
des installations ont été relégués au
second plan, car l'administration, en raison de sa position de monopole,
pouvait répercuter ces coûts sur les participants sans
problème au moyen de tarifs contraignants. Lopérateur
nétait pas intéressé par des vitesses dinnovation
élevées et des remplacements rapides de systèmes.
À cette fin, il a été veillé dès
le début du développement que les différentes
générations de systèmes, mais aussi les systèmes
de différents fabricants et variantes de solutions étaient
compatibles et pouvaient fonctionner ensemble dans le réseau.
Ceci a été réalisé en définissant
des indicateurs de règles contraignantes.
L'interaction fonctionnelle et électrique des dispositifs ne
nécessite pas une identité de leurs propriétés
techniques internes si les transitions entre les dispositifs de différents
systèmes sont assurées par des interfaces prédéterminées.
« Une autre condition préalable importante pour que les
ventes soient cartellisées était la nature du produit.
L'équipement technique du système téléphonique
était devenu un produit de masse standardisé, fabriqué
en grande série. Il était donc très difficile
pour les étrangers qui produisaient de petites séries
en utilisant des méthodes traditionnelles de contourner le
cartel.
Afin de pouvoir installer un nouveau tableau électrique automatique
et électromécanique dans le bâtiment de la Postplatz,
le bâtiment a dû être agrandi et transformé
en conséquence. Afin d'accueillir les installations techniques
nécessaires, les deux ailes latérales du central téléphonique
de la Marienstraße et de la Wallstraße ont été
chacune agrandies de deux étages (3e et 4e étages) entre
1910 et 1913. La façade arrière de l'ancienne poste
était fermée par un bâtiment transversal. La cour
intérieure qui en résulta fut dotée d'un sous-sol
et fut ensuite utilisée comme cave à câbles.
Les lignes d'alimentation prévues avec le nouveau central ne
pouvaient plus être réalisées sous forme de lignes
aériennes et ne pouvaient être réalisées
qu'à l'aide de lignes de raccordement acheminées par
câbles. La cave à câbles devait être utilisable
avant la construction du central. La construction a donc commencé
dès 1910. En 1912, ces travaux furent achevés.
Par la suite, la société Siemens & Halske construisit
les deux centraux, chacun doté de 10 000 connexions, qui furent
progressivement mis en service à partir du second semestre
1913.
La technique pour les numéros de téléphone commençant
par le chiffre 1 se trouvait dans les salles 1 et 2 de la Marienstraße
et les numéros de téléphone commençant
par 2 dans les salles 3 et 4 de la Wallstraße.
Les 10 000 premières connexions se sont vu attribuer des numéros
de téléphone commençant par le chiffre «
1 ». L'extension ultérieure a été associée
à l'attribution du numéro « 2 » aux nouvelles
connexions. L'extension entière a déjà été
réalisée avec des câbles de connexion à
deux fils. Avec la mise en service de ce central, un concept de numérotation
d'un système de 100 000 a été mis en uvre
pour le réseau local de Dresde, qui a duré des décennies.
La répartition suivante s'applique :
- Bureau principal à Postplatz 1 et 2,
- FUA Striesen 3,
- FUA Sud 4,
- FUA Neustadt 5,
- FUA Johannstadt 6,
- FUA Löbtau 7.
À la fin de 1914, le nouveau central téléphonique
était déjà connecté à 15 220 lignes
principales (HA) et 12 708 lignes secondaires (NA).
Une installation de cette taille navait jamais existé
auparavant en Allemagne. Lors de sa mise en service, le scrutin fonctionnait
selon un système semi-automatique dans lequel les électeurs
étaient contrôlés par l'intermédiaire de
postes de composition de numéros, auxquels les participants
accédaient directement après avoir décroché
le combiné. La mise en service progressive a fait qu'aujourd'hui
on trouve dans les documents et publications différentes dates
de mise en service, qui ne se réfèrent pas à
l'ensemble du projet, mais à des parties du projet, même
si elles ne sont pas toujours indiquées avec précision.
Le 29 janvier 1914, cette opération fut achevée avec
le basculement du dernier abonné du central manuel vers le
nouveau central.
La construction du bureau de Dresde a été lancée
par la société Siemens & Halske en tant que central
téléphonique local semi-automatique.
Conférence de Barkhausen à l'ETV
de Dresde en 1913
Le 29 mai 1913, le professeur Barkhausen présenta le nouveau
central téléphonique (semi-)automatique au public spécialisé
dans sa conférence à l'ETV de Dresde intitulée
« Sur les centraux téléphoniques automatiques
et le nouveau système de Dresde ». La présentation
très acclamée lors de l'assemblée générale
peut être trouvée dans . Il s'agit d'une continuation
logique des idées fondamentales exprimées des années
plus tôt par Barkhausen dans sa leçon inaugurale à
la TH de Dresde, maintenant développées dans le cas
concret de la nouvelle médiation de Dresde. À l'aide
de démonstrations réalisées par l'industrie et
la Reichspost, il a expliqué le fonctionnement de la nouvelle
technologie. Barkhausen a donné une idée de la structure,
de la taille et de la complexité du bureau de change, en se
basant sur l'état technique et scientifique de l'époque.
Parmi les nombreux rapports sur la médiation de Dresde, rédigés
pour la plupart par des journalistes pour publication dans des journaux
et des magazines de manière à ce qu'un large public
puisse se sentir concerné, les déclarations de Barkhausen
se distinguent agréablement par son expertise toujours reconnaissable
en matière de technologie et de téléphonie. Lapproche
journalistique, sa présentation et surtout laccent mis
sur les difficultés rencontrées lors de la mise en service
du central et du transfert des abonnés existants vers ce système,
ainsi que sur les difficultés anticipées avant les travaux,
sont probablement lune des causes de la situation qui a été
décrite plus tard comme « la misère téléphonique
de Dresde ». Barkhausen, de son côté, s'appuyait
sur des arguments factuels et solides pour souligner les difficultés
auxquelles il fallait s'attendre lors de la mise en service de ce
premier grand central (semi-)automatique, ainsi que le risque pris
par la Reichspost en poursuivant systématiquement cette voie.
La conférence de Barkhausen sadressait principalement
aux professionnels intéressés de Dresde et des environs.
Ceci ressort également des remerciements adressés par
Barkhausen à la Poste centrale et aux entreprises de construction
de télécommunications pour la mise à disposition
d'images et de matériel de démonstration. Le grand public
a été informé de la nouvelle médiation
de la Reichspost. Une invitation a été lancée
à la presse locale pour visiter les installations .
La figure ci dessous montre un présélecteur
tel qu'il était utilisé par la Reichspost allemande
dans les années 1920.

La fonctionnalité peut être comprise comme suit :
Le sélecteur rotatif se compose d'un jeu de contacts (6),
d'un arbre de changement de vitesse (4) avec bras de changement
de vitesse (5), une roue de changement de vitesse (3) et un Electro-aimant
rotatif (1) dont l'armature est apte à faire tourner pas
à pas la roue à rochet et l'arbre sélecteur
à l'aide d'un cliquet (2).
Lorsque l'arbre de commutation tourne, les bras de commutation
du jeu de contacts, auxquels sont connectés les câbles
des sélecteurs de groupe, entrent en contact. Le mécanisme
d'entraînement se compose de l'aimant rotatif et de l'axe
qui supporte les bras de meulage. Il est fixé sur une plaque
de base spéciale. La banque de contacts est combinée
à la plaque de base de l'entraînement. Les bras de
broyage avancent lorsque l'aimant rotatif tombe. Le cliquet s'engage
ainsi avec la roue à rochet à l'état de repos.
L'armature de l'aimant rotatif porte un levier, et donc le cliquet,
qui est pressé contre l'engrenage par un ressort à
lame.
Le ressort à lames est fixé à la culasse
de l'aimant rotatif avec le contact du disjoncteur. La distance
d'ancrage est facilement réglable à l'aide d'un
petit levier verrouillable. Le cliquet et le cliquet d'avance
sont décalés de 90°. La butée à
cliquet est montée dans une fente du boîtier d'entraînement
sous le mécanisme d'indexation. Le sélecteur n'a
pas de position zéro et reste sur la dernière ligne
utilisée. Mais cela peut aussi fonctionner avec une position
zéro.
Sa tâche est de concentrer les nombreuses lignes d'abonnés
individuelles sur quelques lignes de connexion, mais bien utilisées,
au sein du central et du réseau entre les centraux. |
sommaire
La transition vers un fonctionnement entièrement automatique
sest déroulée en plusieurs étapes.
Le 23 décembre 1925, le bureau fut agrandi jusqu'à sa
capacité finale de 18 000 HA . S'appuyant sur le niveau technique
atteint après cette date et avec quelques améliorations
qui ne peuvent plus être documentées en détail,
les documents de circuit du central, comme on l'appelait alors dans
le jargon postal, ont été conservés comme base
des plans d'ensemble utilisés ci-dessous.
En termes de technologie de commutation, le central de Dresde était
un central entièrement automatisé. Cependant, les conditions
nétaient pas encore réunies pour exploiter pleinement
les possibilités techniques associées. Il y avait deux
raisons à cela :
1. Le passage des connexions existantes du mode manuel au mode automatique
pourrait ainsi s'effectuer sur une période plus longue.
2. Le nombre requis de postes téléphoniques équipés
de commutateurs à cadran na pas pu être fourni
dans un délai aussi court.
Il est également possible que les expériences de l'administration
bavaroise lors de la mise en place du premier central automatique
à Munich aient été utilisées pour la mise
en service du central de Dresde par la Reichspost.
À Munich-Schwabing le 2 novembre 1909, le premier grand central
téléphonique européen est mis en service. La
mise en service officielle a lieu le 1er décembre 1909. Au
départ, 2 500 participants sont connectés au système
construit par Siemens & Halske. Les participants au centre de
commutation automatique mis en service à Munich-Schwabing se
plaignent de devoir reprendre le travail du fonctionnaire du service
de commutation. Influencer le comportement des utilisateurs de téléphone
et changer des habitudes de longue date nest pas chose aisée.
Il existe un certain nombre d'exemples où l'utilisation de
nouvelles technologies et les habitudes antérieures des participants
n'ont pas pu être immédiatement conciliées malgré
une « éducation » préalable, ce qui a entraîné
de graves perturbations dans les opérations.
En fonctionnement semi-automatique, rien ne changeait
pour le participant une fois la connexion établie.
En décrochant le combiné et en effectuant la signalisation
associée, un poste d'opérateur était activé
dans le central. Le numéro de téléphone souhaité
était donné par l'abonné, saisi sur un clavier
numérique par un opérateur puis composé automatiquement.
Cela a également permis déliminer tout retard
dans la sélection. Cette procédure permettait de continuer
à utiliser les terminaux existants de l'abonné et de
les remplacer progressivement par de nouveaux appareils dotés
de cadrans.
Outre les problèmes dacceptation du fonctionnement automatique
par les abonnés et les difficultés de fourniture de
postes téléphoniques adaptés par ladministration,
70 études américaines évaluées par la
Reichspost sétaient prononcées en faveur de cette
étape technologique intermédiaire « fonctionnement
semi-automatique ». Ces recherches ont porté sur les
structures de coûts de la technologie à utiliser et sur
son fonctionnement.
Les avantages des bureaux semi-automatiques par rapport aux bureaux
à fonctionnement purement manuel sont que moins de fonctionnaires
sont nécessaires et que les connexions peuvent être établies
et déconnectées plus rapidement. Les études américaines
ont été en partie comparées à des calculs
avec des résultats différents. Cependant, ils ont été
évalués dans des conditions réelles comparables
par la Reichspost et d'autres administrations et confirmé dans
son principe :
« Selon un rapport de la Citizens Telephone Company, les
coûts de fonctionnement du réseau téléphonique
local à Grand Rapids (Michigan) en 1903, avec un fonctionnement
manuel du central et un nombre moyen de 4 977 abonnés, étaient
:
service de médiation ______ 134 905 M
Inspection _______________33 765 M
Entretien et réparation ______ 27 924 M
Total _________________ 196 594 M
Après l'introduction de la médiation automatique, les
coûts de la période annuelle du 1er juillet 1904 au 30
juin 1905 comme suit :
fonctionnement du bureau _____ 40 246 M
inspection _________________ 45 024 M
Entretien et réparation ________ 33 696 M
Total ___________________ 118 366 M
Le nombre de postes dinterphonie est passé à 6
119. Si l'on calcule également les coûts du fonctionnement
manuel sur la base de ce nombre de participants, le résultat
est de 241 700 M, soit 123 334 M de plus que pour la commutation automatique.
Les coûts annuels sont de 39 M pour le fonctionnement manuel
et de 19 M pour le fonctionnement automatique.
Toutefois, les structures de coûts sous-jacentes, non précisées
en détail, ne peuvent pas être comparées aux conditions
ultérieures et surtout actuelles. Toutefois, dans les conditions
de l'époque, elles permettaient des comparaisons claires et
favorisaient l'utilisation des centraux téléphoniques
automatiques. De ce point de vue, les avantages du fonctionnement
automatique par rapport au fonctionnement manuel peuvent être
résumés comme suit :
- Les opérations sont meilleures car les connexions sont plus
rapides et plus sûres.
- Les participants peuvent utiliser leur téléphone à
tout moment car ils ne dépendent pas des agents et des heures
de bureau de l'échange.
- les coûts sont moindres parce que les dépenses de fonctionnement
courantes, en particulier les dépenses pour les fonctionnaires,
sont moindres. »
Le système des « taxation » a été
mis en place pour la première fois à Posen (aujourdhui
Poznan) en 1912, puis à Dresde en 1913.
Dresde est ainsi devenue une ville pionnière en Allemagne dans
l'automatisation du trafic téléphonique sur le réseau
local.
Cela se reflétait également dans le fait que le professeur
H. Barkhausen incluait la conférence « Fondements scientifiques
de la téléphonie et de la télégraphie
» dans le programme de conférences de la TH de Dresde
en 1912.

Après la reconstruction de 1910/12, le bâtiment de la
Poste impériale 1 n'était plus qu'un bureau de télégraphe
et de téléphone.

Plan d'ensemble du central de Dresde après 1939 (exploitation
entièrement automatique sans centraux du trafic semi-automatique)

Intégration dans le nud du réseau local de Dresde.
sommaire
1939 Siemens publie un ouvrage SIEMENS
FERNMELDE TECHNIK (en pdf) qui présente son savoir faire
à cette époque
Depuis la fondation de la première entreprise
en 1847 par le jeune « Werner von Siemens » et le mécanicien
berlinois « Johann Georg Halske », Siemens & Halske
a joué un rôle important dans le développement
du réseau télégraphique en Allemagne en fournissant
les autorités télégraphiques prussiennes. Werner
von Siemens servit comme officier dans l'armée prussienne et
devint à ce titre le plus haut fonctionnaire de la télégraphie,
tandis que sa société obtenait en même temps le
contrat de construction de la ligne télégraphique de
Berlin à Francfort. De cette façon, la relation avec
le maître de poste « Heinrich von Stephan » sest
progressivement renforcée. La relation entre Siemens et la
Reichspost s'est également approfondie dans le secteur téléphonique
après 1905, lorsque la Reichspost a décidé de
construire la première installation de commutation automatique
à Hildesheim. Cependant, comme déjà indiqué,
le contrat a été attribué au groupe Loewe, qui
détenait une licence pour le brevet américain Strowger
et dont l'usine d'armes - la « Karlsruhe Weapons and Ammunition
Factory » - était considérée comme adaptée
à la production en série.
Cependant, il est rapidement apparu qu'il y avait un manque de connaissances
dans le domaine de l'électrotechnique et une expérience
insuffisante dans la production en série. Georg von Siemens
a décrit les employés de Loewe comme :
« un groupe de nouveaux venus qui avaient été
formés par les professeurs du Reichspost, mais qui étaient
complètement dépassés par les tâches spéciales
d'installation électrique qu'il fallait maîtriser pour
adapter la technologie américaine au réseau d'Hildesheim.
»
En fin de compte, Loewe a exprimé son désintérêt
pour d'autres tâches. En 1907, la Reichspost propose à
Siemens de devenir membre d'un groupe d'étude dont le but est
de renforcer les capacités de l'industrie allemande. Siemens
a accepté à condition qu'il reprenne la direction technique
de cette société, la Société de téléphonie
automatique. Siemens a repris les licences de la technologie Strowger
du groupe Loewe et a embauché le personnel technique de l'usine
d'armes et de munitions de Karlsruhe qui avait auparavant travaillé
sur le projet d'Hildesheim. Cela a créé les conditions
pour que Siemens devienne le principal fournisseur pour l'automatisation
du réseau téléphonique allemand.
En 1909, l'administration postale bavaroise a également chargé
Siemens de construire le premier système de commutation entièrement
automatique avec alimentation électrique par batterie centrale
à Schwabing, près de Munich. Amsterdam suivit en 1911,
puis Dresde un an plus tard.
Il ne faut pas oublier que la Reichspost disposait déjà
en 1888 d'un petit département d'ingénierie technique
avec des scientifiques, le « Telegraph Engineering Office ».
Vers 1900, il fut rebaptisé « Telegraph Experimental
Office » et en 1920 « Telegraph Technical Office ».
Le « Reichsamt » a été renommé. Ces
institutions et Siemens ont toujours travaillé en étroite
collaboration. En 1896, le Dr. Adolf Franke, ancien employé
du bureau d'ingénierie télégraphique de la Reichspost,
a rejoint la société Siemens, un coup de chance, comme
il s'est avéré.
Les pages suivantes contiennent des rapports sur le bureau d'échange
local d'Hildesheim qui sont parus dans les éditions de l'époque
du « Journal électrotechnique ».
sommaire
Lorsque la Première Guerre mondiale éclata
en 1914, ce programme de modernisation fut interrompu et ne fut repris
que dans les années 1930. L'armée s'attribua une grande
partie du leadership, non seulement pour coordonner les mouvements
de ses troupes, mais aussi parce que le programme Hindenburg orienta
à partir de 1916 toute la production industrielle et toute
la vie économique vers la guerre. Cela signifiait qu'il fallait
davantage de communications et, comme il y avait trop peu de personnel
qualifié disponible pour la télégraphie et que
le trafic de lettres s'effondrait partiellement en raison d'un manque
de capacité de transport (trains), des exigences élevées
étaient désormais imposées à la Reichspost.
Pour la technologie de commutation, cela signifiait qu'il y avait
moins d'argent disponible, car l'armée en guerre était
bien sûr principalement intéressée par l'amélioration
des lignes longue distance.
Pendant la Première Guerre mondiale , des moteurs rotatifs
de conception avancée et inhabituelle sont produits sous la
marque Siemens-Halske, comme les Siemens-Halske Sh.I et Sh.III . Siemens
& Halske produit également un grand nombre de mitrailleuses
MG08/15 déployées au service des forces impériales
du Kaiser pendant la Première Guerre mondiale . Plus tard,
Siemens crée plusieurs filiales pour lesquelles Siemens &
Halske AG fonctionne comme une société holding.
Deux filiales de Siemens, Siemens-Schuckert et Siemens & Halske,
collaborent pour réaliser une série de chasseurs dont
le plus connu est le Siemens-Schuckert D.III. Siemens-Schuckert fabrique
les cellules et Siemens & Halske fabrique les moteurs. Ces appareils
à hautes performances ne réalisent toutefois pas la
brillante carrière qu'on aurait pu espérer, en raison
des problèmes de mise au point du moteur.
Les téléphones ont été
améliorés au fur et à mesure que les inventeurs
ont résolu les problèmes de la nouvelle invention.
l'entreprise, Siemens Schuckert Werke,
créée en 1903 pour gérer l'activité de
fabrication de chemins de fer électriques, devint plus tard
le principal producteur de matériel d'électricité.
Le marché européen hautement compétitif et nationaliste
qui se développa à la fin des années 1800 obligea
Siemens & Halske à établir des succursales à
l'étranger pour commercialiser ses produits et poursuivre sa
croissance. Les ventes à l'étranger furent assez fructueuses.
S&H fournissait par exemple toute sa gamme au Japon nouvellement
industrialisé au début des années 1900. Les ventes
furent si fructueuses qu'une coentreprise locale fut créée,
Siemens-Schuckert Denki Kabushiki Kaisha. Cette entreprise continua
d'exister pendant les deux guerres mondiales et fut rebaptisée
Fujitsu en 1967. À cet égard, S&H fut l'une des
rares entreprises à investir dans les pays étrangers
plutôt que de simplement revendre sur leurs marchés.
Usine de câbles
Siemens & Halske à Berlin- Siemensstadt.
Les perfectionnements apportés à la bobine de chargement
de Pupin et leur expérience antérieure dans la fabrication
de câbles leur ont permis de devenir les leaders mondiaux dans
le domaine des câbles longue distance, les câbles sous-marins
étant également devenus une spécialité.
En Grande-Bretagne, William (Wilhelm) Siemens avait même conçu
un navire câblier, le « Faraday », spécialement
conçu pour les câbles sous-marins. Ils ont posé
le deuxième câble sous-marin d'Australie entre le continent
et la Tasmanie.
En 1907 et en 1911, Siemens pose les câbles téléphoniques
reliant la France et l'Angleterre, à partir d'Audresselles.
Ces câbles sont encore en parfait état, car protégés
de l'oxydation. Ils ont ensuite fabriqué une gamme de téléphones
dotés du cadran inhabituel à 11 trous Strowger.
En 1923, Siemens a également été
à l'origine du premier central téléphonique longue
distance entièrement automatique au monde, dans la petite ville
de Weilheim, en Haute-Bavière.
La priorité absolue pour le trafic longue distance était
initialement daméliorer la technologie de transmission.
Cependant, l'automatisation croissante des réseaux locaux a
développé une certaine dynamique qui lui est propre
: comme les petites villes ont été entièrement
automatisées, les bureaux de change locaux ont été
fermés et le personnel a été réduit. Pour
garantir que les appels longue distance puissent continuer à
être effectués à partir de ces endroits, leurs
réseaux ont été connectés à des
bureaux dans des villes plus grandes, créant ainsi des unités
de réseau plus grandes. Les réseaux locaux individuels
ont ainsi été regroupés en réseaux centraux.
Dans un certain sens, il y avait une contrainte dutiliser un
réseau en étoile.
sommaire
Finalement, le système Strowger a été adopté
par rapport aux systèmes concurrents, et Siemens & Halske
a entrepris de le modifier et de l'améliorer pour une production
à grande échelle.
La technologie de commutation automatique a été fournie
par Siemens, qui fabriquait également les pièces essentielles
des centraux téléphoniques pour l'administration télégraphique
du Reich. L'administration télégraphique du Reich à
Berlin a travaillé en étroite collaboration avec l'administration
télégraphique bavaroise sur l'automatisation. Cela signifiait
que les expériences des deux administrations étaient
mutuellement disponibles, ce qui avait également un impact
positif sur le développement ultérieur et était
probablement la seule solution judicieuse, en particulier pour un
fournisseur de systèmes.
Ils n'avaient pas le marché pour eux seuls, car le gouvernement
exigeait que la technologie soit partagée entre un certain
nombre de coentreprises.
L'automatisation du réseau téléphonique allemand
a accéléré la progression inexorable du téléphone.
1930
1924

Woolwich : Des ouvriers de l'usine Siemens Brothers à Charlton
chargent des téléphones automatiques pour l'expédition.
Les embouts ont été retirés pour éviter
d'être endommagés pendant le transport.
Introduit en 1930, le Neophone était l'un des
premiers téléphones à avoir un boîtier
moulé.
Lors de la montée en puissance d'Adolf Hitler
en 1932, Siemens est l'une des premières grandes entreprises
allemandes à investir des fonds dans sa campagne. Siemens,
à compter de 1934, fournit aux autorités nazies les
premiers exemplaires modernes d'appareils Télex, qui serviront
notamment aux organes de répression allemande à transmettre
les ordres d'arrestations des opposants aux nazis puis les ordres
de déportations des populations juives et des résistants
dans l'Europe occupée par les forces nazies, entre 1939 et
1945.
Dans le cadre du projet nazi de « l'extermination par le travail
», Siemens employait de la main-d'uvre puisée parmi
les déportés. Elle possédait une usine au sein
même du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz
(Auschwitz-Birkenau). Selon Marcel Tuchman, rescapé d'Auschwitz,
il s'agissait de travail forcé, mais cela lui a sauvé
la vie.
En face du camp de concentration de Ravensbrück, une immense
usine Siemens exploitait le travail forcé des détenues.
Durant la Seconde Guerre mondiale l'entreprise Siemens située
dans la ville de Graz en Autriche s'appelait « Simmering Graz
und Paucker A.G. » et elle employait les prisonniers de guerre
français que le gouvernement de Vichy fournissait aux nazis
pour le travail dans les usines, usines dont les travailleurs allemands
étaient mobilisés en tant que combattants au sein de
l'armée allemande sur le front russe.
La maison Siemens, comme on appelait collectivement
les entreprises, connut une expansion considérable sous le
Troisième Reich (1933-1945). Toutes les usines tournèrent
à plein régime pendant la Seconde Guerre mondiale et
furent dispersées dans tout le pays pour éviter les
frappes aériennes en 1943-1944. À la fin de la guerre,
Hermann von Siemens, le chef du groupe, fut brièvement interné,
et les responsables de Siemens furent accusés d'avoir recruté
et employé de la main-d'uvre esclave des nations captives
et d'avoir participé à la construction et à l'exploitation
du camp d'extermination d' Auschwitz et du camp de concentration de
Buchenwald . Jusqu'à 90 % des usines et équipements
des entreprises dans la zone d'occupation soviétique de l'Allemagne
furent expropriés. Les puissances occidentales supprimèrent
et détruisirent également certaines installations jusqu'à
ce que la guerre froide suscite l'intérêt de l'Occident
pour la reconstruction économique et la coopération
de l'Allemagne de l'Ouest .
Sur la situation de l'industrie des télécommunications
après 1945 :
Berlin, autrefois centre du réseau téléphonique
allemand et siège de l'industrie des télécommunications
avec ses installations de recherche, était administrée
conjointement par les quatre puissances victorieuses et se trouvait
comme une île dans le secteur soviétique. Siemens a déménagé
à Munich. Siemens devait conserver sa position dominante dans
lAllemagne daprès-guerre. L'entreprise était
la seule entreprise allemande à disposer de laboratoires de
recherche dans lesquels de nouveaux systèmes de commutation
étaient développés conformément aux spécifications
de la poste fédérale allemande (DBP) nouvellement fondée.
D'autres sociétés allemandes telles que Standard Elektronik
Lorenz (SEL, filiale d'ITT), Telefonbau Normalzeit (AEG), Tekade (Philips)
et DETEWE (Siemens) fabriquaient sous licence. Siemens a développé
divers systèmes de numérotation basé sur le Strowger.
Les points forts techniques comprenaient l'introduction du commutateur
à moteur à sélecteur unique en métal noble
en 1954 et du système à commande électronique
avec champs de couplage magnétique en 1955. Au cours des années
1950, depuis son siège en Allemagne de l'Ouest, la maison Siemens
a progressivement étendu sa part du marché de l'électricité
en Europe et à l'étranger, de sorte que dans les années
1960, elle était à nouveau l'une des plus grandes entreprises
d'électricité au monde .
Adaptations du Strowger par Siemens &
Halske
Siemens & Halske avaient commercialisé
leurs premiers PABX dès 1912. Poole mentionne dans son
livre de 1912 « Ils ont équipé environ six
ou plus de grands centraux sur le continent, et un pour 17 000
lignes est actuellement en cours de construction à Dresde
».
A gauche le Sélecteur standard, à droite le sélecteur
N°16
Le sélecteur unidirectionnel Siemens n° 16 est un
commutateur à 10 points utilisé comme sélecteur
unidirectionnel primaire et secondaire dans les commutateurs
Siemens n° 16. Le sélecteur unidirectionnel primaire
est un commutateur de retour à la position initiale et
le sélecteur unidirectionnel secondaire est un commutateur
de non-retour à la position initiale. L'aimant d'entraînement
n'est pas auto-interrompu ; il est entraîné par
des impulsions fournies par des interrupteurs entraînés
par la machine, qui donnent aux sélecteurs unidirectionnels
une vitesse de 32 pas par seconde. Des curseurs à triple
extrémité espacés de 120° sont utilisés,
donnant 30 pas par tour. Ces commutateurs diffèrent sur
le principe d'entraînement "en avant" qui est
utilisé, les curseurs étant entraînés
par le cliquet pendant que l'armature fonctionne.
Le système 22 fut le premier
système de numérotation uniforme et produit en
série de la Reichspost allemande, qui fut utilisé
à plus grande échelle dans les grandes villes
de 1922 à 1927 environ.
Sélecteurs Strowger de Siemens & Halske, et à
droite une baie S22.
Le châssis est équipé de sélecteurs
et de jeux de relais qui étaient habituellement logés
dans des racks séparés dans un central local vers
1925 : présélecteur, sélecteur de groupe
et sélecteur de ligne ainsi que des compteurs de charges.
À partir de 1922, le système 22 fut utilisé
pour standardiser l'automatisation du trafic téléphonique
local en Allemagne. Siemens & Halske avait révisé
le sélecteur Strowger à cet effet. Le système
22 comprenait également pour la première fois
des numéroteurs locaux longue distance ; Cela signifie
que dans le trafic longue distance qui n'était pas encore
automatisé, un participant pouvait être contacté
directement depuis le bureau longue distance.
Ce système est équipé de sélecteurs
rotatifs relevables ou HDW basés sur le brevet
d'Almon Brown Strowger
(1839 - 1902) .
Le système de commutation pourrait être étendu
indéfiniment. À Dresde, les centraux de
Neustadt et Süd ont fonctionné avec cette technologie
jusqu'après la chute du mur. Veuillez noter les trois
bras de broyage sur les sélecteurs Strowger. Ce sont
eux qui sont la principale cause des crépitements et
des parasites dans les appels, et non la sécurité
de l'État. Bien entendu, des modifications ont été
apportées aux circuits du système depuis 1922.
Le principe du sélecteur Hebdreh ou Strowger n'a pas
changé au fil des années.

Un autre composant de ce système est le présélecteur
(VW). Le présélecteur est de construction beaucoup
plus simple et n'effectue qu'un simple mouvement de rotation.
On l'appelle donc également sélecteur rotatif.
Chaque abonné téléphonique avait sa propre
présélection. Habituellement, 100 présélectionneurs
étaient regroupés dans un cadre de présélection.
La société Autofabag a fabriqué le même
système 22 en termes de circuits avec des sélecteurs
rotatifs de levage similaires au sélecteur Strowger,
mais dans une conception plus petite. Nous pouvons en montrer
un rack avec des sélecteurs de ligne.
Il s'agissait d'un système de présélection
dans lequel des électeurs de groupe (GW) et des électeurs
de ligne (LW) étaient utilisés.
Il existait également un petit central 22 d'une capacité
maximale de 100 connexions téléphoniques destiné
aux zones rurales, où la densité d'abonnés
ne dépassait généralement pas 100 connexions.
Leur système n° 16 a également été
installé et évalué par la Poste britannique
dans des installations à Édimbourg, Sheffield,
Brighton et Leicester. Il se peut également qu'il s'agisse
du modèle qui a équipé le nouveau central
téléphonique de Brisbane en 1929.

Fig. 4. Sélecteur Strowger . Fig. 5. Sélecteur
à mouvement rectangulaire.
Contrairement au commutateur pas à pas, qui n'a que dix
options de connexion, le sélecteur rotatif de levage
inventé par Strowger et développé par Siemens
& Halske avait une centaine d'options de connexion (voir
Fig. 4). Le sélecteur rotatif de levage se composait
essentiellement d'un aimant de levage et d'un aimant rotatif.
Dans le sens vertical, dix marches superposées pourraient
être sélectionnées ; Il existe également
dix options de connexion différentes dans le sens horizontal.
Selon l'usage de l'électeur (électeur de groupe
ou électeur de ligne), le vote vertical était
contrôlé et le vote horizontal était libre
ou également contrôlé. Avec ce sélecteur,
une fois la touche finale reçue, il a été
facile de construire des centres de contrôle fonctionnels
et de toute capacité de connexion.
Un développement ultérieur du sélecteur
Strowger a conduit au sélecteur dit quadrilatère
(Fig. 5).
Les bras de commutation de ce sélecteur effectuent d'abord
un mouvement de levage puis un mouvement de rotation pour le
réglage. Lorsqu'ils sont déclenchés, les
bras de commutation continuent de tourner dans la décennie
au-delà de la dernière lame de contact, tombent
jusqu'à leur position la plus basse et le sélecteur
Strowger devient par la suite le sélecteur à mouvement
rectangulaire .
Les bras de cet appareil exécutent d'abord un mouvement
d'ascension, puis un mouvement de rotation. A la fin de la communication,
ils continuent à tourner à l'intérieur
de la décade jusqu'à la dernière lamelle
de contact, puis tombent à la position la plus basse
où ils retournent, par-dessous le banc de contacts, à
la position initiale. C'est ce mouvement «rectangulaire»
qui a donné son nom au sélecteur.
Le système n° 17, développé
à partir de ce modèle dans les années 1930,
comportait un sélecteur unidirectionnel à moteur
à grande vitesse capable de 200 pas par seconde. Un seul
commutateur compact permettait 200 circuits à quatre
fils.
Le sélecteur à moteur N°17

Le sélecteur à moteur est un élément
de commutation absolument différent du sélecteur
pas à pas (voir fig. 6). Il est entraîné
de manière à ne plus progresser pas à pas,
mais suivant un mouvement de rotation régulier et a ainsi
une marche plus douce, ce qui est important sous le rapport
du bruit. Dans toutes les nouvelles constructions, on cherche
à libérer les communications téléphoniques
des bruits qui peuvent les affecter. Des mesures de bruit faites
dans des centraux équipés de sélecteurs
à moteur ont prouvé que le niveau du bruit y est
très bas. Ce n'est pas là le seul avantage du
sélecteur à moteur. Son moteur est construit de
manière que le porte- balais stoppe en un instant extrêmement
bref. On a pu ainsi augmenter la vitesse de rotation et la porter
à 200 pas par seconde. Comme on cherche, dans les nouvelles
constructions, à abréger autant que possible le
temps de commutation, la vitesse de rotation des sélecteurs
joue un rôle important; c'est particulièrement
le cas lorsque, en sélection libre, le sélecteur
doit chercher une sortie libre.
En Suisse, seuls les sélecteurs de moteur sont utilisés
dans les nouveaux systèmes de tableaux publics construits
selon le système Siemens.
Le système S 29 C'est un développement ultérieur
des systèmes 22 et 27, dans lesquels un HDW plus petit
et amélioré a été utilisé.
Ce sélecteur s'appelle HDW 27. Sur la photo se trouve
une rangée de racks avec un groupe de centaines (100
participants) construits dans une conception mixte composée
de 80 présélecteurs.

Les systèmes de numérotation 22 et 29 sont des
systèmes dits à présélection, c'est-à-dire
que chaque abonné téléphonique se voit
attribuer un relais avec les relais R et T associés ainsi
qu'un compteur d'appels.
Après avoir décroché le combiné,
cette opération a pour tâche de rechercher une
entrée libre dans le système de numérotation
pour le 1er sélecteur de groupe. Le 1er GW évalue
le premier chiffre du numéro de téléphone
et transmet les chiffres suivants aux étapes de numérotation
suivantes. Il lance également le décompte des
conversations. Ce système de numérotation 22/29
est conçu pour les numéros de téléphone
à quatre chiffres, ce qui signifie que le 1er GW évalue
le premier chiffre, le 2ème GW le deuxième et
le LW les troisième et quatrième chiffres du numéro
de téléphone. Ce système est un système
à contrôle direct. Cela signifie que vous contrôlez
le GW et le LW directement avec le commutateur numérique
(le « cadran »). Ces systèmes de numérotation
22 présenté proviennent de Halle/Saale (1ère
VW, 2ème GW et LW) et de Zittau/Oberlausitz (1ère
GW) et ont fonctionné jusqu'en 1995 environ. Les 2e GW
et LW de Halle/Saale sont de type 22, ce qui signifie que cette
technologie a été utilisée à partir
de 1916, mais a été adaptée au système
22 par Siemens & Halske de 1938 à 1944.
Deux nouveaux systèmes ont été introduits
dans les années 1950 pour succéder au cadran rotatif
de Siemens :
EMD = Sélecteur rotatif de moteur en métal
précieux
EMK = Sélecteur de coordonnées de moteur
en métal précieux
Deux centraux téléphoniques automatiques ont été
construits pour tester le système EMK à Berlin
en 1952. Cependant, la Deutsche Bundespost s'est prononcée
en faveur du système EMD.
Le système EMD était le dernier système
de commutation électromécanique en Allemagne.
Le système EMK na alors plus été
développé.
Le système S 50 à mouvement rectangulaire.
Ce système rotatif HDW Siemens
& Halske a été utilisé par
la Deutsche Bundespost de 1927 à 1950.
Cette technologie remonte aux sélecteurs dits carrés,
créés en 1924 et qui ont entraîné
une réduction significative de la taille de la technologie.
Alors que le sélecteur Strowger avait besoin de sa propre
bobine magnétique pour passer en position de repos, l'aimant
rotatif était utilisé pour le sélecteur
carré. Cela a permis de réduire considérablement
l'usure des contacts glissants.

Si une connexion avec l'abonné 47 est souhaitée,
l'appelant compose d'abord le numéro 4. Il génère
ainsi quatre impulsions de numérotation avec son cadran,
qui agissent sur l'aimant de levage de l'électeur de
telle sorte que son cliquet de poussée soulève
les bras de l'électeur. dans la quatrième décennie.
Les impulsions de composition du chiffre 7 atteignent ensuite
l'aimant rotatif, qui utilise son cliquet pour faire tourner
les bras de l'électeur de sept pas. Ces deux mouvements
(levée et rotation) placent les bras sélecteurs
vers la sortie du banc de contacts auquel l'intervenant 47 est
connecté.
Contrairement au commutateur pas à pas, qui n'a que dix
options de connexion, le sélecteur rotatif de levage
inventé par Strowger et développé par Siemens
& Halske avait une centaine d'options de connexion. Le sélecteur
rotatif de levage se composait essentiellement d'un aimant de
levage et d'un aimant rotatif. Dans le sens vertical, dix marches
superposées pourraient être sélectionnées ;
Il existe également dix options de connexion différentes
dans le sens horizontal. Selon l'usage de l'électeur
(électeur de groupe ou électeur de ligne), le
vote vertical était contrôlé et le vote
horizontal était libre ou également contrôlé.
Avec ce sélecteur, une fois la touche finale reçue,
il a été facile de construire des centres de contrôle
fonctionnels et de toute capacité de connexion. Un développement
ultérieur du sélecteur Strowger a conduit au sélecteur
dit quadrilatère .
Les bras de commutation de ce sélecteur effectuent d'abord
un mouvement de levage puis un mouvement de rotation pour le
réglage. Lorsqu'ils sont déclenchés, les
bras de commutation continuent de tourner dans la décennie
au-delà de la dernière lame de contact, tombent
jusqu'à leur position la plus basse et le sélecteur
Strowger devient par la suite le sélecteur à mouvement
rectangulaire .
Les bras de cet appareil exécutent d'abord un mouvement
d'ascension, puis un mouvement de rotation. A la fin de la communication,
ils continuent à tourner à l'intérieur
de la décade jusqu'à la dernière lamelle
de contact, puis tombent à la position la plus basse
où ils retournent, par-dessous le banc de contacts, à
la position initiale. C'est ce mouvement «rectangulaire»
qui a donné son nom au sélecteur.
1955 L'introduction à grande échelle de
l'EMD conduit au système numérotation 55.
Ce sera le dernier système de numérotation électromécanique
avant la numérisation.
Le
sélecteur rotatif de moteur en métal précieux
(sélecteur EMD) 
Le sélecteur EMD peut être considéré
comme un développement ultérieur du sélecteur
de moteur. Il possède le même moteur d'entraînement
que le sélecteur de moteur ordinaire, mais présente
également des perfections constructives très remarquables
(voir Fig. 7). Par exemple, les balais parlants et les bancs
de contacts associés sont plaqués de métal
précieux (palladium).
Mais maintenant que le sélecteur est décrit plus
haut, il y a certaines améliorations d'intérêt
. Par exemple, les balais des circuits de conversation et les
bancs de contacts correspondants sont recouverts de métal
rare (palladium). Le palladium n'ayant pas la même résistance
mécanique que l'acier ou le bronze, les balais pour les
fils de conversation ne doivent pas passer sur les bancs de
contacts. Ils ne sont pressés que lorsque la brosse de
test a « testé » et que le chariot à
brosses (Fig. 8) est à l'arrêt. De cette manière,
l'usure du métal précieux est évitée
car les contacts en métal précieux ne fonctionnent
pas comme des contacts glissants, mais uniquement comme des
contacts à pression.
Une autre amélioration réside
dans le multiple sans joint de soudure (Fig. 9).
Alors qu'avec tous les autres sélecteurs, la commutation
multiple des sorties s'effectue à l'aide de câbles
plats, avec le sélecteur EMD, le multiple est constitué
d'une « seule pièce ». Il s'agit de bandes
de bronze conçues pour former des bancs de contacts de
manière à s'emboîter de manière appropriée
à l'avant. A l'arrière, là où les
câbles plats sont normalement soudés, les bandes
sont à nouveau entrelacées et continuées
jusqu'au sélecteur suivant. Quiconque est confronté
à des problèmes de câbles plats peut juger
des avantages d'un tel joint de soudure et d'un multiple sans
câble plat.
L'entraînement par friction a été remplacé
par des disques d'engrenage flexibles, et les viseurs et sélecteurs
ont été conçus de manière à
offrir une sécurité de fonctionnement maximale.
Le premier bureau automatique d'Allemagne est mis en service
entre Lörrach et Bâle.
Les Systèmes 55 et System 55v permettaient un
service automatique longue distance.
Le sélecteur EMD est également devenu un succès
à l'exportation, par exemple vers l'Italie, le Luxembourg
et d'autres pays.
En 1955, il a été décidé de n'utiliser
à l'avenir que le système EMD afin de parvenir
à une technologie uniforme.
Voici comment fonctionne un sélecteur rotatif moteur
(sélecteur EMD).
 
La banque de contacts du sélecteur EMD est constituée
de multiples barrettes. Pour des raisons de conception, les
112 sorties sont disposées en deux demi-cercles. La première
moitié des sorties se trouve dans le demi-cercle inférieur
et la seconde moitié dans le demi-cercle supérieur.
Si les sorties sont divisées en dizaines, les 5 premières
se trouvent dans la moitié inférieure et les 5
secondes dans la moitié supérieure du banc de
contacts. Si le sélecteur doit maintenant choisir le
numéro 47, lorsqu'il reçoit les premières
impulsions, il se tourne vers le début de la 4ème
dizaine et fait ensuite 7 autres petits pas au cours de cette
dizaine.Cela signifie qu'il occupe la sortie 47.
Multiple
sans soudure
Une autre amélioration réside
dans le multiple sans joint de soudure.
Alors qu'avec tous les autres sélecteurs, la commutation
multiple des sorties s'effectue à l'aide de câbles
plats, avec le sélecteur EMD, le multiple est constitué
d'une « seule pièce ». Il s'agit de bandes
de bronze conçues pour former des bancs de contacts de
manière à s'emboîter de manière appropriée
à l'avant. A l'arrière, là où les
câbles plats sont normalement soudés, les bandes
sont à nouveau entrelacées et continuées
jusqu'au sélecteur suivant. Quiconque est confronté
à des problèmes de câbles plats peut juger
des avantages d'un tel joint de soudure et d'un multiple sans
câble plat.
|
Après la Seconde Guerre mondiale, les sélecteurs
rotatifs motorisés en métaux précieux (EMD) ont
progressivement remplacé la technologie de commutation par
des sélecteurs rotatifs (HDW). Contrairement à ces sélecteurs,
ils tournent tout simplement, ils n'ont pas eu à effectuer
de mouvement de levage supplémentaire. Cela les rendait beaucoup
plus faciles à entretenir et plus silencieux. L'inconvénient
était cependant que tous les contacts devaient être logés
dans un seul plan, les surfaces de contact étaient donc nettement
plus petites que celles des sélecteurs rotatifs.
Les premières tentatives avec des sélecteurs rotatifs
motorisés ont échoué en raison de l'usure des
contacts.
Seuls de meilleurs matériaux de contact (alliages de métaux
précieux) ont permis une utilisation fiable (système
EMD 55 de la Poste fédérale).
À court de devises étrangères pour les métaux
précieux, l'économie est-allemande ne pouvait pas fournir
des quantités suffisantes de tels matériaux de contact.
C'est pourquoi le Système 50 à sélecteur rotatif
a continué à y être construit dans les années
1950 et au début des années 1960. Ce n'est qu'au début
des années 1960 qu'une technologie de remplacement nécessitant
peu d'entretien est devenue disponible sous la forme du commutateur
de coordonnées .
En Occident, les cadrans sélecteurs en métaux précieux
ont continué à être utilisés, mais n'ont
été remplacés que lentement par la technologie
de commutation numérique au milieu des années 1980 (bureaux
de l'EWSD). Jusqu'alors, il y avait encore des bureaux avec le Système
50.
À l'Est, il n'y avait que quelques bureaux numériques
(partiels) jusqu'à la réunification. Cependant, le seul
type de système numérique à grande échelle
jamais produit en Allemagne de l'Est (OZ100) n'a été
exporté qu'en Union soviétique. Deutsche Post n'en voulait
pas pour des raisons de qualité. Jusqu'à la réunification,
le système 50 était le système de sélection
dominant en Allemagne de l'Est, mais certains bureaux du système
22 ont également survécu aux décennies.
Système 22 - sélecteur à tige
; à partir de 1922; Siemens & Halske
Système 34 - sélecteur rotatif ; à partir de
1934; Siemens & Halske et autres
Système 50 - sélecteurs rotatifs ; à partir de
1950; Siemens, Nordfern et autres
System 55 - sélecteur rotatif motorisé en métal
précieux ; à partir de 1955; Siemens & Halske et
autres
Système 58 - sélecteurs rotatifs motorisés ;
à partir de 1958; Système RFT
65 - commutateur de coordonnées ; à partir de 1965;
RFT
OZ 100 - système numérique ; RFT
EWSD - entièrement numérique ; à partir de 1979;
Siemens
sommaire
Bataille sur le monopole commercial
Après la première guerre mondiale, l'importance
des autocommutateurs privés augmenta d'année en année
en Allemagne.
Les appareils des administrations locales et nationales se développèrent
à un rythme effréné, de même que les services
d'approvisionnement ; la fusion des unités industrielles donna
naissance à des entreprises de plus en plus grandes ; pendant
la période d'inflation, les banques elles-mêmes ne furent
pas épargnées par la même influence et là
où autrefois un seul téléphone suffisait, il
en fallait désormais plusieurs. Les centraux privés
comptant plusieurs centaines de connexions se comptaient par dizaines
dans chaque grande ville et, à Siemensstadt, la société
avait son propre central privé pour un nombre initial de 600
postes depuis 1913. Au bout de 25 ans, ce nombre était passé
à 12 500. Il n'est donc pas surprenant que l'attention particulière
des succursales de Siemens & Halske ait été attirée
sur l'importance des autocommutateurs privés.
Lors d'une conférence des représentants extérieurs
à Berlin, on se plaignit qu'il était devenu pratiquement
impossible de contrer la concurrence de Fuld,
qui fonctionnait avec des contrats de location qui, malgré
les obligations qu'ils impliquaient, étaient préférés
par beaucoup en raison du moindre investissement. On demanda donc
à Siemens de se lancer également dans le secteur de
la location, ce que la société avait jusqu'à
présent refusé.
Les dirigeants de Wernerwerk étaient réticents. En raison
des pratiques mises en place par Fuld, le secteur de la location ne
semblait pas correspondre aux principes généraux de
Siemens. Mais maintenant que Fuld opérait depuis plusieurs
années, la perspective d'un changement semblait douteuse.
Entre-temps, les autres sociétés, déterminées
à empêcher que l'ensemble des petites et moyennes entreprises
ne tombe entre les mains de Fuld, adoptèrent la même
politique et la maison décida de reprendre une société
de location récemment créée, fortement endettée
envers Siemens & Halske, et de la gérer sous un autre nom.
L'objet de cette société était donc de faire
des affaires dans le cadre de contrats de location de postes téléphoniques.
Les acheteurs potentiels des appareils devaient être remis à
Siemens & Halske et vice versa.
C'était le point de départ d'une comédie comme
on n'en avait jamais vu dans la longue histoire de la société.
Le vendeur de la société de location conseillait vivement
au client potentiel de ne pas acheter un autocommutateur privé,
car il pouvait utiliser l'équipement à des conditions
beaucoup plus favorables en vertu du contrat de location. Quelques
jours plus tard, le représentant de Siemens & Halske de
la succursale le mettait en garde contre toute participation à
un contrat de location.
Toutes les exhortations de la hiérarchie à travailler
main dans la main restaient sans effet.
Cela était dû non seulement au fait que la commission
du vendeur était en jeu, mais bien plus encore à l'agacement
des ingénieurs de Siemens & Halske dans les succursales
face à ce qu'ils considéraient comme une concurrence
déloyale. Les querelles entre vendeurs s'étendirent
jusqu'aux échelons supérieurs du Wernerwerk, où
chaque partie avait ses partisans et où l'on tenta à
plusieurs reprises de trouver une formule qui mettrait fin à
ces interminables querelles. Il y avait en outre la difficulté
que la fusion des deux groupes aurait entraîné le licenciement
ou la rétrogradation du personnel en surnombre, ce qu'on voulait
éviter comme étant immérité. Ce n'est
qu'avec la grande dépression et la promulgation de nouvelles
réglementations de la Poste concernant les centraux privés
qu'il devint inévitable de réunir les deux services
dans le cadre des bureaux de poste. Une expérience malheureuse
fut ainsi mise à terme ; le résultat démontra
que toute tentative d'introduire un organisme étranger dans
la maison Siemens est susceptible de provoquer une réaction
explosive.
Lorsqu'en 1928, après vingt ans de vente systématique,
on fit le compte du chiffre d'affaires des installations téléphoniques
automatiques, on constata que le nombre de centraux fournis aux pouvoirs
publics et ceux-ci seuls couvrait environ un million
d'abonnés. Cela représentait environ un quart de la
production mondiale. Dans ce chiffre, on comptait environ 400 000
abonnés à l'étranger. Comme ce secteur de l'activité
était aussi important que difficile, il est proposé
de lui consacrer quelques mots supplémentaires à ce
stade.
L'année 1920 vit la création à New York de la
" International Telephone and Telegraph Corporation " avec
le soutien vigoureux de J. P. Morgan & Co. et de la National City
Bank. L'objectif était de construire ou d'acquérir,
mais en tout cas d'exploiter, des lignes télégraphiques
et téléphoniques, soit avec fil, soit sans fil, principalement
en Amérique centrale et du Sud, mais aussi dans d'autres pays.
Quelques années plus tard, la société acheta
la " International Western Electric Corporation of New York "
et changea son nom en " International Standard Electric Corporation
of New York ".
Ce faisant, la société acquit un certain nombre d'usines
fabriquant des composants télégraphiques et téléphoniques,
et parmi elles, la " Bell Telephone Manufacturing Co. "
à Anvers.
La très puissante I.T.T. Siemens & Halske était
l'un des deux principaux concurrents américains avec lesquels
Siemens & Halske devait se battre sur le marché mondial,
l'autre étant l'" International Automatic Telephone Co.
", une filiale de la Strowger Co. de Chicago.
Avant la seconde guerre, Siemens & Halske avait conclu des accords
de licence avec cette firme, ainsi qu'avec l'International Western
Electric. Ces anciennes relations furent rétablies après
la guerre, ce qui aboutit à une certaine entente entre les
trois firmes dans le but d'atténuer la concurrence. Mais au
lieu de cela, il en résulta une série de conflits acharnés,
qui se prolongeèrent pendant des années et aboutirent
finalement à un procès devant la Cour d'appel de Londres.
La méthode suivie dans l'industrie électrique depuis
les premiers jours de son expansion, c'est-à-dire vers la fin
du XIXe siècle, consistait à créer des usines
à l'étranger. Une branche industrielle, dans laquelle
le capital étranger était généralement
investi, avec des représentants du pays en question au conseil
d'administration, employant principalement de la main-d'uvre
locale et payant des impôts comme toute autre, ne pouvait guère
être reprochée de ne pas faire partie de l'économie
nationale. Ainsi, en 1922, Siemens & Halske acheta pour ses représentants
suisses une usine à Albisrieden près de Zurich, la «
Siemens Electrical Products », et l'aménagea pour la
fabrication d'appareils de communication, principalement de téléphones.
En 1924, l'entreprise fut rebaptisée « Telephonwerke
Albisrieden » et en 1935 « Albiswerk A.G. Zurich ».
Avec le soutien de cette usine, la maison zurichoise de la firme fit
bientôt campagne avec un succès éminent contre
ses concurrents, en particulier l'usine anversoise de la société
« Standard ». En 1935, une deuxième société
fut fondée au Japon, en liaison avec la Fusi Denki K. K. déjà
existante, pour équiper une usine de téléphonie
à Kawasaki. Elle fut connue sous le nom de Fusi Tsushinki Seizo
K. S. Aux besoins déjà importants de l'économie
nationale en expansion s'ajoutait la nécessité de compenser
les pertes dues au tremblement de terre de 1923. Comme la maison Siemens
était solidement implantée au Japon depuis plusieurs
années et qu'elle avait aussi activement participé au
développement du réseau téléphonique à
grande distance, l'activité téléphonique se révéla
ici aussi très satisfaisante.
Enfin, en 1930, la société " Electrotedma A.G.
für Sämachstromtechnik " fut fondée à
Prague, à l'instigation du gouvernement tchécoslovaque,
avec un capital de 16 millions de couronnes. L'entreprise possédait
une usine à Prague-Karolinenthal avec un effectif initial d'environ
600 ouvriers et sa propre organisation commerciale. FrançaisSur
le plan technique, elle était dirigée depuis Berlin
et son objectif n'était pas seulement de desservir le marché
tchécoslovaque, mais de couvrir ceux des autres pays d'Europe
de l'Est. Le plus important d'entre eux était la Yougoslavie,
où le marché des équipements téléphoniques
et des câbles Siemens semblait particulièrement prometteur.
D'autre part, l'I.T.T. et sa filiale, l'International Standard Electric
Corporation (à laquelle les usines appartenant à l'I.T.T.
furent transférées) avaient entre-temps continuellement
augmenté leur capacité de production dans des pays hors
des États-Unis. Outre l'usine d'Anvers mentionnée ci-dessus,
elles possédaient de grandes usines similaires à Paris
et à Londres, en plus de petits ateliers dans presque toutes
les capitales européennes, qui ne fabriquaient que des composants
ou se limitaient à des travaux d'assemblage. En Allemagne aussi,
elles s'étaient forgé une forte position en achetant
des usines existantes. L'I.T.T. Français avait fondé
à Berlin la « Standard Elektriziatsgesellsdiall »,
dont la fonction était d'être une société
holding et de contrôler les différentes firmes absorbées,
à savoir : A.G. Mix & Genest, Berlin ; Telephonfabrik Berliner
A.G., Berlin-Südheim ; Ferdinand Südheimhardt, Berliner
Fernsprech- und Telegraphenwerk A.G., Berlin, et Sieddeutsche Apparatefabrik
GmbH, Nuremberg. En outre, en 1930, la I.T.T. acquit la C. Lorenz
A.G., Berlin, qu'elle garda sous son contrôle immédiat.
Un deuxième facteur dans le commerce international des communications
était l'activité du grand entrepreneur travaillant dans
le cadre d'une concession. Le centre de gravité des affaires
de la I.T.T. se trouvait dans la région de l'Amérique
centrale et de l'Amérique du Sud, à savoir le Mexique,
Porto Rico, La Havane, le Pérou, le sud du Brésil, l'Argentine
et le Chili. Siemens & Halske ont donc dû suivre cette voie,
à moins de renoncer d'emblée à des activités
très lucratives. Cette évolution est comparable à
celle du secteur de l'énergie électrique au cours de
la dernière décennie du siècle dernier.
Dans les provinces du nord de l'Argentine, limitrophes
du Paraguay, une petite entreprise fabriquait et installait des téléphones,
mais elle se trouva en mesure de fournir le capital nécessaire
à la modernisation et à l'extension de l'usine. En achetant
les actions, Siemens & Halske put acquérir les droits des
concessionnaires. Le nom de l'entreprise fut changé en "Compañia
Internacional de Teléfonos", et elle prospéra bientôt
grâce au renouvellement des réseaux locaux et au développement
des réseaux longue distance. Un peu plus tard, Siemens &
Halske réussit à acheter une petite branche de la "Deutsch-Atlantische
Telegraphengesellschafk" (la seule compagnie télégraphique
transatlantique allemande subsistant après la guerre de 1914-1918),
à savoir la Compañia Telegráfica-Telefonos del
Plata. Cette société exploitait un câble sous-marin
entre Buenos Aires et Colonia à travers l'estuaire du Rio de
la Plata, reliant les capitales de l'Argentine et de l'Uruguay. Bien
que le trafic sur ce câble fût insignifiant et en déclin,
une base avait été obtenue sur les deux rives de la
Plata, ce qui permit finalement à la société
de s'établir à Montevideo et d'obtenir le contrat pour
la conversion du système téléphonique en exploitation
automatique. Simultanément, la société put acheter
les droits majoritaires de la Montevideo Telephone Co., qui fut alors
fusionnée avec la Compañia Internacional. Les activités
de concession furent étendues aux provinces du sud de l'Uruguay
jusqu'à ce que, finalement, le système de La Plata représente
une entreprise assez importante. Plus tard, la I.T.T. obtint une participation
dans l'entreprise pour assurer des relations amicales avec sa filiale,
la River Plate Telephone Co., à Buenos Aires.
En 1930, Siemens & Halske réussit à obtenir du gouvernement
et du parlement grecs la concession pour la fourniture et l'installation
de réseaux téléphoniques locaux ; un contrat
simultané couvrait les lignes et centraux à longue distance,
dont les autorités se réservaient l'exploitation. Après
quelques difficultés initiales que la société
chargée de l'exploitation des réseaux a su surmonter,
la nouvelle installation s'est révélée un grand
succès. Une grande partie du capital nécessaire a cependant
dû être fournie par Siemens & Halske. Comme ce fut
le cas pour les concessions argentines, les concessions grecques sont
devenues propriété de l'État après la
Seconde Guerre mondiale. En soi, bien sûr, cela est inhérent
à la conception même d'une concession : le but est d'éduquer
les pouvoirs publics à l'utilisation de nouvelles méthodes
techniques jusqu'à ce qu'ils aient acquis suffisamment de connaissances
pour pouvoir exploiter seuls. Il est cependant injuste de faire payer
au concessionnaire les fautes de son partenaire, l'État.
Dans le cas de concessions exploitées en collaboration avec
de grandes entreprises industrielles, il existe toujours le risque
que les entreprises industrielles fassent pression sur les concessionnaires
pour qu'ils présentent à leurs clients les toutes dernières
nouveautés dès qu'elles apparaissent et qu'ils subordonnent
le bien-être de l'entreprise à leur intérêt
à augmenter le chiffre d'affaires. Pour faire face à
cette éventualité, Siemens & Halske ouvrit un «
Bureau central des affaires de concessions » sous la direction
de Richard Diercks, membre du conseil d'administration. On l'appelait
en plaisantant la « Société anonyme sur papier
», car elle fonctionnait comme une entreprise complètement
indépendante. Elle disposait d'un comité, appelé
« Le Conseil », au sein duquel les services concernés,
en particulier le service des finances et le service central de la
comptabilité, avaient chacun un représentant. De cette
façon, on se servait de la sécurité pour éviter
que les projets de concession ne soient surchargés de plans
et de souhaits étrangers au point de mettre en danger leur
succès commercial.
Lorsqu'il s'agit de présenter au monde une nouvelle réalisation
technique telle que le téléphone avec son réseau
étendu, cette tâche ne peut être confiée
à de petites entreprises. Le récit précédent
a probablement montré clairement que la capacité de
traiter les problèmes techniques et les propositions commerciales
qui en découlent présuppose une vaste expérience
que seul le personnel qualifié d'une grande entreprise peut
posséder. En outre, un capital suffisant est essentiel. Il
semble inutile de dire que pour exister, de telles entreprises doivent
avoir une part de marché assez importante. Cette constatation
n'empêche cependant pas certains milieux de crier au monopole.
En Allemagne aussi, on avait déjà parlé d'un
monopole de fait de Siemens & Halske lors du développement
du réseau téléphonique allemand.
Il n'en fut rien, leur part des commandes de la Poste
avoisinait les 60 %. Néanmoins, Carl Friedrich von Siemens
saisit l'occasion de l'Assemblée générale annuelle
du 17 janvier 1930 pour évoquer ces allégations dans
les termes suivants : « Vous avez peut-être lu récemment
dans diverses publications que notre situation dans plusieurs domaines
équivaut à un monopole et doit donc être attaquée.
Lorsqu'un monopole industriel naît du travail acharné,
n'ayant pas été établi par la loi ou par un accès
exclusif aux matières premières, mais fondé uniquement
sur le principe de produire le meilleur au moindre coût possible,
je considère cela comme un phénomène industriel
très gratifiant. Si la performance se relâchait, la concurrence
se ferait immédiatement sentir. Je n'ai pas l'intention, à
ce propos, de discuter de l'utilité et de la nécessité
des anneaux ; il ne fait aucun doute, cependant, qu'un monopole qui
s'est développé grâce au travail et aux performances
est préférable à un anneau, dans lequel il faut
toujours prévoir la protection des membres les plus faibles...
»
Ceci caractérise les trois types de monopole commercial existants
: le monopole accordé par la loi ou par l'ordonnance (chemin
de fer, approvisionnement en énergie ou, à ne pas négliger,
position dominante d'une industrie face à la concurrence étrangère
fondée sur les droits d'importation) ; le monopole des matières
premières, généralement limité à
un domaine limité (exploitation de gisements de combustible
ou de sources d'énergie) ; le monopole fondé sur la
représentation. Avant d'attaquer ce dernier, il faut se rappeler
qu'il est le fruit d'une invention protégée par les
lois sur les brevets. Quiconque s'oppose au monopole de la représentation
doit d'abord abolir les brevets.
Il doit logiquement abolir ensuite le droit d'auteur, tant pour l'artiste
que pour l'écrivain. Ce n'est qu'après cela que ceux-ci
ont le droit de s'insurger contre le monopole de la représentation.
sommaire
Consultez la page spécifique de
présentation des différents modèles de téléphones
Siemens & Halske
sommaire
En novembre 1962, le premier central téléphonique
à commande électronique a commencé à fonctionner
à la Deutsche Bundespost à Munich. Les sélecteurs
mécaniques ont été remplacés par les champs
de couplage magnétiques, qui formaient également le
réseau de voies vocales. Le système a été
développé et fabriqué par Siemens. À partir
de 1972, tous les réseaux locaux allemands fonctionnaient de
manière entièrement automatique.
En 1966, toutes les sociétés constituantes
ont fusionné pour former la nouvelle société
Siemens AG.
L'entreprise a progressivement étendu ses activités
à l'échelle mondiale jusqu'à la fin du XXe siècle.
Au début du XXIe siècle, ses produits allaient des systèmes
d'imagerie diagnostique , des téléphones mobiles et
des prothèses auditives aux systèmes de transport en
commun , aux radars de mouvement au sol pour les aérodromes
et aux équipements de production d'énergie. L'entreprise
a également conçu, construit et exploité des
réseaux de télécommunications .
La numérisation apporte un saut quantique
Le 28 janvier 1972, Siemens crée le consortium Unidata,
projet européen destiné à permettre dans les
années 1970 l'émergence d'une grande industrie informatique
européenne à l'identique d'Airbus dans l'aéronautique.
Les compétences des trois participants étaient valorisées
: la Compagnie internationale pour l'informatique (CII) recevait la
maîtrise d'uvre de l'architecture des machines et le logiciel,
la technologie électronique revenait à Philips et Siemens
se chargeait des périphériques mécaniques. Siemens
vendait alors des machines de la société RCA, qui venait
d'être obligée d'abandonner l'informatique, pénalisée
par la décision d'IBM d'infléchir sa politique de compatibilité
de l'IBM 36024 tout en cassant les prix.
La fin des années 70 a été marquée
par un bond en avant dans le domaine de la téléphonie,
avec la numérisation. De nouveaux services sont devenus possibles
grâce à la conversion de signaux analogiques en codes
numériques. Le mot magique est ISDN, ou « Integrated
Services Digital Network ». En 1980, Siemens a lancé
la production en série du premier système de numérotation
assistée par ordinateur, EWSD. Résultat : les capacités
de transmission des lignes et des centraux ont augmenté de
plusieurs ordres de grandeur, permettant la transmission parallèle
du trafic vocal et des données. La numérisation a également
ouvert la voie au fax, c'est-à-dire à la transmission
de documents entiers sous forme de copie identique à l'original.
Les téléphones sans fil apportent
la liberté de mouvement
Dans les années 80, Siemens a développé les
premiers téléphones sans fil. Les progrès dans
d'autres domaines technologiques ont élargi la gamme des fonctions
offertes par les combinés. On compte désormais des mémoires
de numéros, des écrans, des dispositifs mains libres
et des microphones plus sensibles. Avec l'augmentation de la prospérité,
le design a pris de plus en plus d'importance. Le téléphone
n'est plus seulement un outil, mais devient un objet de mode et un
élément de décoration intérieure.
Au cours des cinq dernières années, la téléphonie
mobile a connu un essor que presque aucun expert n'avait prévu.
Siemens fait également figure de pionnier mondial. L'Allemagne
était déjà l'un des leaders technologiques des
réseaux analogiques A, B et C. Siemens a joué un rôle
déterminant dans le développement de la norme numérique
GSM (Global System for Mobile Communication) au début des années
90. Aujourd'hui, plus de 100 millions de personnes dans le monde téléphonent
via les réseaux D et E. Les téléphones portables
permettent désormais d'accéder aux services WAP (Mobile
Online Services). L'UMTS (Universal Mobile Telecommunications Systems)
marquera le début de l'ère de la téléphonie
mobile de troisième génération. Siemens se concentre
sur la stratégie Mobile Business : être connecté
au monde via le téléphone portable, pouvoir communiquer
avec les autres et rechercher des informations via Internet. La vision
de Bell est enfin devenue réalité : le rêve d'une
communication sans frontières.
Au cours des années 2000, Siemens s'est recentré
sur ses activités principales. Il a vendu son activité
d'analyse des matériaux par rayons X à son compatriote
Bruker en 1997, cédé en Bourse son activité semi-conducteurs
en 2000 (Infineon), vendu son activité téléphones
mobiles au taïwanais BenQ en 2005, regroupé ses activités
de réseaux de télécommunications mobiles avec
celles du finlandais Nokia en 2006, cédé son activité
équipements automobiles Siemens VDO à son compatriote
Continental AG en 2007, vendu sa filiale de hardware informatique
au japonais Fujitsu en 2009, vendu son activité de services
informatiques au français Atos Origin en décembre 2010,
vendu son activité centrales nucléaires à Areva
en avril 2011, et envisage de céder en Bourse une partie de
son activité éclairage Osram à l'automne 2011.
Le 18 juin 2006, Nokia et Siemens annoncent la fusion
de leurs activités de réseaux de télécommunication,
donnant ainsi naissance à un géant mondial : Nokia Siemens
Networks35.
Le 24 janvier 2007, la Commission européenne,
représentée par la commissaire à la Concurrence
Nelly Kroes, a condamné Siemens ainsi que neuf autres entreprises
opérant dans le secteur des appareillages de commutation pour
entente illégale qui viole les règles des traités
européens. Siemens a été condamnée à
verser une amende de 418 millions d'euros au budget européen36.
Le 29 novembre 2007, le groupe Siemens emploie 430
000 salariés à travers le monde. En juillet 2008, le
groupe annonce la suppression de 16 750 emplois dans le monde pour
répondre à ses objectifs de réduction des coûts37.
En décembre 2008, Siemens est condamnée,
par les justices fédérales américaine et allemande,
à payer une amende totale de 980 millions d'euros pour corruption
et lacunes dans son contrôle de gestion.
Le 7 octobre 2010, Siemens remporte la commande de
dix trains à grande vitesse auprès de la compagnie ferroviaire
transmanche Eurostar. Fin 2010, le groupe Siemens emploie 405 000
salariés à travers le monde. Présent dans 190
pays, il réalise un chiffre daffaires de 75,978 milliards
deuros. En décembre 2010, Siemens vend sa filiale Siemens
IT Solutions and Services (SIS) à la SSII française
Atos Origin pour 850 millions d'euros, et crée la plus importante
SSII d'Europe dont Siemens détient 15 %.
Siemens annonce en avril 2011 la cession de sa part
de 34 % dans le capital d'Areva NP, filiale du fabricant de centrales
électriques nucléaires français Areva. Cette
participation était issue du rapprochement des activités
nucléaires de l'allemand avec Framatome en janvier 2001. Cette
transaction ouvre la voie à Siemens pour une nouvelle coopération
dans les centrales nucléaires, cette fois avec le russe Rosatom.
En avril 2011, Siemens annonce la commande de trois cents trains à
grande vitesse ICx par la Deutsche Bahn, à livrer d'ici 2030,
pour environ six milliards d'euros. Siemens est actuellement le numéro
trois mondial des trains à grande vitesse avec 214 rames en
circulation dans le monde en 2010, derrière Alstom (611 rames
en circulation) et Hitachi-Kawasaki (345).
Siemens envisage d'introduire en Bourse à l'automne 2011 son
activité éclairage Osram, numéro deux mondial
de son secteur derrière Philips, mais devant General Electric.
Osram, 4,7 milliards d'euros de chiffre daffaires, appartient
à Siemens depuis 1920. C'est la seule activité de Siemens
n'en portant pas la marque. Le 18 septembre 2011, le groupe annonce
qu'il renonce à ses activités dans le domaine du nucléaire
civil pour se consacrer davantage aux productions d'énergies
renouvelables. Cette annonce fait suite à la panique de la
société civile et politique allemande au sujet des risques
nucléaires et à la catastrophe de Fukushima.
Fin novembre 2012, Siemens rachète la filiale
rail de Invensys pour 2,2 milliards d'euros, au même moment,
Siemens annonce son retrait des secteurs du bagage, du tri postal
et du colis.
En 2013, Siemens annonce l'arrêt de sa filiale
de production énergétique solaire, après l'échec
de sa mise en vente. Le 1er juillet 2013, Siemens a annoncé
vendre sa participation de 49,9 % dans Nokia Siemens Networks à
Nokia pour 1,7 milliard d'euros. En octobre 2013, Wood Group forme
une coentreprise avec Siemens, en possédant 51 % de cette structure
spécialisée dans les turbines à gaz.
En mai 2014, Siemens acquiert les activités
de turbines à gaz de Rolls-Royce pour 950 millions d'euros.
Siemens se restructure dans le même temps en neuf divisions
au lieu des quatre activités sectorielles de Siemens. Les activités
de santé deviennent autonomes au sein de Siemens sans être
scindées. Les activités en audiologie sont scindées.
Dans la foulée, Siemens annonce la suppression de 11 600 postes,
liée à la réorganisation de l'entreprise. Cette
annonce est ramenée à 7 800 emplois en février
201558. En juillet 2014, Siemens vend ses activités en microbiologie
à Danaher pour un montant inconnu. En août 2014, Siemens
vend son activité de management et de services informatiques
pour le secteur de la santé à Cerner pour 1,3 milliard
de dollars. En septembre 2014, Siemens acquiert l'entreprise américaine
d'équipement parapétrolier Dresser-Rand pour 7,6 milliards
de dollars, alors que celle-ci était engagée dans un
processus de fusion avec l'entreprise suisse Sulzer. L'objectif est
de préparer l'arrivée du gaz de schiste en Europe. Pour
financer cette opération, Siemens vend sa participation de
50 % dans la coentreprise BSH Hausgeräte à Bosch pour
trois milliards d'euros.
En mai 2015, Siemens annonce en plus de 7 800 suppressions
d'emploi annoncé en 2014, la suppression de 4 500 autres postes.
En août 2015, Siemens annonce de nouveaux investissements de
plusieurs centaines de millions deuros dans deux usines déquipements
pour léolien off-shore. Deux cents millions deuros
vont notamment être consacrés à une usine implantée
à Cuxhaven (Allemagne), dont la mise en service est prévue
mi-2017.
En janvier 2016, Siemens annonce l'acquisition de
CD-adapco, une entreprise spécialisée dans les logiciels
de simulation de produits d'ingénierie, pour environ un milliard
de dollars66. En juin 2016, Siemens et Gamesa annoncent la fusion
des activités de Siemens dans l'éolien avec Gamesa,
créant un nouvel ensemble détenu à 59 % par Siemens,
qui lancera un dividende extraordinaire d'un milliard d'euros aux
actionnaires de Gamesa. En novembre 2016, Siemens annonce le rachat
de Mentor Graphics pour 4,5 milliards de dollars.
Fin 2017 est annoncée la fusion d'Alstom avec
la branche mobilité de Siemens, Siemens Mobility. La nouvelle
entreprise prend le nom de Siemens-Alstom et Siemens en sera l'actionnaire
majoritaire. En octobre 2017, Siemens vend sa participation de 17
% dans Osram, pour 1,2 milliard d'euros, il n'est alors plus actionnaire
de cette dernière entreprise. En novembre 2017, Siemens annonce
la restructuration de ses activités dans le secteur énergétique
avec la suppression de 7 000 postes.
En mars 2018, Siemens introduit en bourse une participation
de 15 % dans ses activités médicales sous le nom de
« Siemens Healthineers », pour 4,2 milliards d'euros,
valorisant l'ensemble de ses activités à environ 28
milliards d'euros. Fin 2018, la commission européenne doit
statuer sur le mariage avec Alstom au début du mois de février
2019. Selon Bruno Le Maire, le ministre de l'économie français,
« plus rien » ne s'oppose à la fusion entre les
deux groupes. Début 2019, le projet est cependant rejeté
par les autorités de la concurrence européenne. En juin
2019, Siemens annonce la suppression de 2 700 emplois dans sa division
Power & Gas, division dont la scission est prévue avec
le reste du groupe.
En janvier 2020, Siemens annonce l'acquisition de
C&S Electric, une entreprise indienne qui emploie cinq mille personnes,
pour 267 millions d'euros. Fin septembre 2020, Siemens annonce la
scission de sa division Siemens Energy dans une introduction en bourse
d'une participation de 55 % qui a une valeur de l'ordre de 17 milliards
d'euros. Au moment de cette scission, la filiale compte 91 000 employés.
Siemens annonce qu'il souhaite à terme ne garder qu'une participation
de 25 %. En octobre 2020, Siemens annonce la vente de Flender, qui
emploie 8 600 personnes, au fonds d'investissement Carlyle Group pour
environ deux milliards d'euros.
En août 2021, Siemens annonce l'acquisition
de Sqills, une entreprise de logiciel spécialisée dans
le chemin de fer, pour 550 millions d'euros. En février 2022,
Siemens annonce la vente de sa filiale spécialisée dans
le courrier et le colis à Koerber pour 1,15 milliard d'euros.
Le même mois, Siemens annonce la vente à Valeo de sa
participation dans sa coentreprise Valeo Siemens Automotive pour trois
cents millions d'euros.
En 2024, Siemens remporte un appel d'offres portant
sur 10 rames pour la ligne à grande vitesse qui devrait relier
Los Angeles à Las Vegas d'ici 2028. En octobre 2024, Siemens
annonce l'acquisition pour 10,6 milliards de dollars d'Altair, une
entreprise américaine de logiciel industriel.
...
sommaire
SIEMENS en Suisse
Depuis la vente de la division électricité d'ABB en
2020, Siemens est le plus grand employeur industriel de Suisse.
En 1914, lensemble du trafic téléphonique
de service dans la gare centrale de Zurich et les liaisons avec les
gares environnantes sont automatisés. La dernière technologie
Siemens a été utilisée pour ce projet. Les CFF
ont été la première administration ferroviaire
en Europe à introduire une telle innovation révolutionnaire.
Le système a connu un tel succès quun grand nombre
dautres commandes ont été passées auprès
de Siemens.
1920: Ouverture du bureau technique à Berne
Le bureau technique de Berne a été fondé dans
le but daméliorer les contacts avec lAdministration
fédérale du télégraphe et du téléphone.
Les domaines des systèmes de commutation publics, des systèmes
de transmission, des systèmes de commutation dabonnés
et de la technique de signalisation télex et ferroviaire ont
été traités à partir de là. La
succursale de Berne employait au total 270 personnes, principalement
des ingénieurs et des techniciens.
Une liaison téléphonique a dû être établie
très rapidement entre le central téléphonique
de Lausanne et le nouveau siège genevois de la Société
des Nations. Siemens & Halske AG a obtenu le contrat et posé
un câble Pupin de 60 km de long. Cela a permis daméliorer
considérablement la qualité de la voix et la capacité
de transmission. Il sagissait à la fois du premier câble
souterrain longue distance en Suisse et dune partie de lidée
ambitieuse de relier la centrale fédérale par des câbles
posés dans des canalisations.
Cependant, au début des travaux de construction, on ne savait
pas exactement où les experts Siemens allaient tirer le câble
Pupin. Jusquen août 1920, la Société des
Nations navait pas encore trouvé de site convenable.
Lors de sa recherche de locaux adaptés, en août 1920,
le secrétaire général Eric Drummond a été
enthousiasmé par limposant Hôtel National, situé
directement sur le lac Léman. Le bâtiment, inauguré
en 1875, était resté vide pendant longtemps et avait
été rénové peu de temps auparavant. Les
architectes qui avaient été chargés de la rénovation
ont dû le modifier à la hâte. Juste à temps
avant la réunion plénière, Siemens a également
mis en service la nouvelle liaison Pupin. A lHôtel National,
les chambres avaient entre-temps été transformées
en bureaux, les salles de réception en salles de réunion
et les aires de service en locaux de stockage.
En 1919, le bureau technique de Zurich a réussi un coup audacieux:
les experts de Siemens ont rédigé à lintention
de lObertelegraphendirektion un mémorandum sur les systèmes
téléphoniques entièrement automatiques. De tels
systèmes étaient utilisés avec succès
à la Basler Lebensversicherung et à la gare centrale
de Zurich. La brochure a donné aux autorités bernoises
une nouvelle idée commerciale: elle souhaitait louer à
ses clients des postes téléphoniques automatiques privés.
Le 18 octobre 1920, Siemens a été en mesure dassembler
chez Gebrüder Sulzer AG, à Winterthur, le premier système
PTT entièrement automatisé, appartenant à ladministration.
Désormais, tout le monde pouvait utiliser son téléphone
pour traiter tous les appels internes et les communications officielles
externes. La demande a rapidement augmenté et Siemens a ouvert
le premier bureau technique dans la capitale fédérale,
au 7 de la Laupenstrasse.
Le 7 juin 1921, les performances, aux caractéristiques entièrement
nouvelles, de lusine Sulzer ont incité lObertelegraphendirektion
à déposer une demande pour la construction dun
central local entièrement automatisé et dun bureau
de télécommunications à Lausanne. Une semaine
plus tard, Siemens obtenait la commande. La centrale avec sélecteur
automatique de Strowger, comptant 8000 raccordements, est entrée
en service en 1923. Ce projet marque le début de lautomatisation
nationale du réseau téléphonique public en Suisse.
1922: Un cadran à 25 chiffres
11 481 francs, cest le prix du standard téléphonique
interne que Siemens installe en août 1922 chez Pfenniger &
Cie AG, une usine textile de Wädenswil. Le système disposait
de 25 raccordements chaque téléphone de bureau
avait donc 25 numéros sur le cadran.
Le central a fonctionné jusquen 1940 et se trouve aujourdhui
au musée Siemens à Albisrieden. Les usines textiles,
par contre, ont disparu.
Lusine de Pfenninger
Lindustrie textile de Wädenswil a pris de lampleur
au début du XXe siècle grâce au remplacement du
travail à domicile par le travail en usine. Puis, en raison
du déclin de lindustrie textile, lusine de Pfenninger
a cessé ses activités en 1976. En 1978, lautre
entreprise locale, lusine textile de Wädenswill, a également
dû fermer ses portes.
1922: Albisrieden devient important
En 1922, la société «Siemens Elektrizitätserzeugnisse
AG» (SEAG) est créée à Zurich, lui sont
intégrés les quatre bureaux techniques existants. La
même année, Siemens & Halske rachète la société
«Protos Telephonwerke AG» dAlbisrieden avec ses
60 collaborateurs. Cétait la première fois que
Siemens disposait dun site de production en Suisse. En 1924,
le nom est modifié en «Telephonwerke
Albisrieden AG» et en 1935 un an après
lintégration dAlbisrieden dans la ville de Zurich
la société est rebaptisée «Albiswerk
Zürich AG». Ses produits sont vendus dans toute la Suisse
par lintermédiaire du réseau de vente SEAG.
1932: Téléphone de larmée 32
Après que Siemens & Halske ait déjà livré
les premiers téléphones de campagne à larmée
suisse en 1906, Telefonwerke Albisrieden a développé
ces téléphones de terrain. Il sagit du premier
téléphone de campagne acheté par larmée
suisse en grandes quantités (plus de 11 000 unités)
et introduit comme modèle standard dans toutes les branches
de larmée. Il a été copié sous licence
par les sociétés Autophon, Hasler et Gfeller.
Au début des années 1930, le gouvernement
suisse a imposé de nombreuses restrictions douanières
pour protéger les producteurs de radio nationaux suite à
la grave récession. Avec Telefunken, Siemens était lun
des principaux fabricants de postes de radio et de tubes en Allemagne.
Afin de pouvoir continuer à exploiter lentreprise suisse,
il a été créé une succursale de Telefunken
GmbH à Zurich, en 1932, et la Telephonwerke Albisrieden a été
encouragée à produire des postes radio supplémentaires.
La production sous licence a débuté dans une ancienne
grande menuiserie dAlbisrieden, plus tard rebaptisée
Albiswerk Zürich AG.
Dès 1933, les deux premiers modèles de Telefunken Albis,
«Mozart» et «Parsifal», sont présentés
à lexposition radio de Zurich. Mais seul le modèle
suivant, le «Telefunken-Albis 460», a été
entièrement développé et fabriqué à
Albisrieden.
.
sommaire
SIEMENS en Grande-Bretagne
Lhistoire de la fabrication des télécommunications
par Siemens est une histoire qui peut difficilement être condensée,
mais la voici
La Grande-Bretagne et ses colonies étaient
considérées comme des marchés importants. Wilhelm
Siemens, le frère de Werner, s'était installé
en Grande-Bretagne en 1843 pour obtenir des brevets et des agences
pour le procédé de placage à l'or. À mesure
que la société mère grandissait, il développa
une agence complète dont l'activité principale à
l'époque était la vente de compteurs d'eau S&H.
En 1858, elle était devenue une société distincte,
Siemens, Halske & Co., avec ses propres ateliers de réparation.
Halske n'était pas d'accord avec cela, et cela a peut-être
conduit à son départ de l'entreprise quelques années
plus tard. Un atelier de câbles a été construit
à Woolwich en 1863 et en 1865, la société a été
rebaptisée Siemens Brothers.
En 1892, la société londonienne ouvre
un bureau de vente en Australie, vendant à nouveau des compteurs
d'eau et du matériel télégraphique, mais proposant
également toute la gamme de produits. En 1872, elle fournit
au gouvernement sud-australien tout l'équipement nécessaire
à la construction du télégraphe terrestre de
2 700 km reliant Adélaïde à Darwin. Le premier
tramway électrique de l'hémisphère sud est installé
par S&H à Hobart en 1909. Elle construit et exploite le
télégraphe indo-européen de 11 000 km entre Londres
et Calcutta en 1870. Elle vend également en Russie, par l'intermédiaire
d'une société fondée par un autre des frères
Siemens.
Deux frères de la famille Siemens ont démarré
leur entreprise d'électricité au milieu du XIXe siècle,
en créant des usines à Berlin (Allemagne) et à
Woolwich (Grande-Bretagne). Jusqu'à la Première Guerre
mondiale, les deux sociétés ont collaboré étroitement,
mais les hostilités ont entraîné une séparation
totale des deux entreprises. La société britannique
est devenue Siemens Brothers Ltd
et, bien que la société allemande ait rétabli
ses activités en Grande-Bretagne après la guerre, elle
a limité ses activités en Grande-Bretagne à la
fabrication et à la vente d'appareils à courant fort.
Les équipements de télécommunications d'origine
allemande étaient toujours importés en Grande-Bretagne,
mais par des agents, et non par l'une ou l'autre des sociétés
Siemens. Cependant, un accord d'assistance mutuelle à la conception
des technologies de télécommunications a été
maintenu entre les deux guerres.
Après la guerre, Siemens Brothers fut d'abord
absorbé par AEI
(vers 1960), puis par GEC
Ltd (en 1968) et le nom Siemens disparut de la scène des télécommunications
au Royaume-Uni.
Le retour de l'entreprise allemande sur le marché
britannique dans les années 1980 s'est fait par l'acquisition
d'une petite société basée à Luton, appelée
Norton Telecom (dans une précédente incarnation, la
société produisait des jeux télévisés
sous le nom de Sportel, tandis que l'activité principale de
Norton était l'exportation d'équipements de télécommunications
britanniques vers l'Afrique). Norton Telecom a profité de la
libéralisation du marché britannique des équipements
des locaux clients et a commencé à importer des PABX
d'Allemagne.
En 1989, la société allemande Siemens
décide de prendre une part importante du marché britannique
des télécommunications et achète 40 % de GPT.
L'une des conséquences de cette décision est que sa
propre activité de systèmes privés, lancée
quelques années plus tôt par le rachat de Norton Telecom,
fusionne avec GPT Communication Systems Ltd (à l'origine une
filiale d'ATE). De nouveaux locaux sont achetés, toujours à
Luton, et à partir de cette date, la nouvelle équipe
commence à « promouvoir » les produits fabriqués
en Allemagne bien plus que les équipements britanniques de
GPT. Cette décision est malavisée car dans la plupart
des cas, les équipements britanniques sont mieux spécifiés,
plus innovants et moins chers.
Cette union maladroite entre GEC et Siemens a finalement
pris fin lorsque GEC a racheté les parts de Siemens, permettant
à Siemens de vendre ses propres produits sans être gêné
par les employés de GEC. Siemens reconnaît désormais
sa tradition britannique remontant à 1858 et sponsorise désormais
l'ancienne Siemens Engineering Society (anglaise).
sommaire
Chronologie Siemens
30 juillet 1814 Naissance de Johann Georg Halske à
Hambourg, fils du courtier en sucre et conseiller municipal honoraire
Johann Heinrich Halske
13 décembre 1816 Naissance d'Ernst Werner von Siemens, quatrième
d'une fratrie de quatorze et fils de Ferdinand Siemens et de son épouse
Eleonore Henriette, née Deichmann à Lenthe près
de Hanovre. Il ne peut pas étudier l'ingénierie pour
des raisons financières, car il doit s'occuper de ses jeunes
frères et surs après le décès prématuré
de ses parents.
1845 Vers 1845, Werner Siemens découvre le télégraphe
à aiguille électrique construit par l'Anglais Wheatstone
à Berlin et construit un nouveau télégraphe à
aiguille
1846 Siemens présente « son » télégraphe
à aiguille à Halske & Boetticher.
1847 Construction de l'inducteur à glissière
1847 Halske se sépare de son partenaire Boetticher et se consacre
entièrement à la construction du télégraphe
Siemens.
2 janvier 1847 Les mécaniciens berlinois FM Bötticher
et Johann Georg Halske reçurent l'ordre de Werner Siemens,
alors lieutenant d'artillerie, de construire un télégraphe
à aiguille selon ses plans.
1er octobre 1847 Pour construire des télégraphes à
aiguille, Werner Siemens s'associa avec le mécanicien universitaire
exceptionnellement doué Johann Georg Halske (1814) de Hambourg
et fonda avec lui en octobre la « Société de construction
de télégraphes Siemens & Halske ». Halske
dirigeait auparavant le petit atelier Boetticher & Halske à
Berlin. Au départ plutôt sceptique quant aux idées
de Werner von Siemens, Halske s'est rapidement enthousiasmé
pour le système télégraphique simple mais fiable
de Siemens. La nouvelle société s'appelle « Telegraphen-Bauanstalt
von Siemens & Halske » et est installée dans un bâtiment
à l'arrière, au 19 de la Schöneberger Str. Le capital
de départ de 6 842 thalers fut apporté par un riche
cousin de Werner, le conseiller juridique Johann Georg Siemens.
12 octobre 1847 Siemens démarre ses activités d'atelier
dans des locaux loués au 19 de la Schöneberger Straße
(plus tard n° 33) avec 3 mécaniciens et 3 tours.
1er novembre 1847 Une semaine après la fondation de l'entreprise,
Werner Siemens et JG Halske ont breveté le design du télégraphe
à aiguille en Prusse.
Décembre 1847 Le premier atelier dans un bâtiment à
l'arrière de la Schöneberger Straße 19 comptait
10 employés à la fin de 1847
1848 Les veines de gutta-percha du premier réseau de câbles
télégraphiques prussiens de 1848 n'étaient pas
encore fabriquées en interne, mais par Fonrobert & Pruckner.
Siemens & Halske achetait initialement des câbles auprès
de RS Newall & Co. en Angleterre (jusqu'en 1853)
1848 Le succès de la jeune entreprise est tel que Werner se
retire de l'armée et se consacre entièrement à
l'entreprise.
1848 Construction de la première ligne télégraphique
longue distance en Europe, Berlin-Francfort/M. (achevée en
1849) comme la plus longue ligne télégraphique d'Europe
1849 Werner Siemens prend sa retraite honorable de l'armée
et se consacre pleinement à l'entreprise Siemens & Halske
1850 Werner Siemens développe une méthode permettant
de déterminer l'emplacement des défauts de câbles
grâce à des mesures de résistance.
16 mars 1850 Wilhelm Siemens crée une agence pour la société
berlinoise Siemens & Halske à Londres.
1851 Werner Siemens insère des veines de gutta-percha dans
des conduites en plomb et utilise avec succès de tels câbles
en plomb, par exemple pour les lignes de police et de pompiers à
Berlin. Ces câbles sont utilisés plusieurs fois au cours
des années suivantes. Elles résistent mieux, mais ne
parviennent pas à éliminer les préjugés
contre les voies souterraines.
1851 La méthode de Marshall consistant à tirer l'âme
du câble dans un tube de plomb avait déjà été
décrite pour les câbles en gutta-percha en 1851 par Werner
Siemens, qui fut le premier à produire un câble en plomb.
1851 Le premier système d'alarme incendie au monde est construit
1851 75 télégraphes à écrire sont livrés
pour la ligne télégraphique russe Saint-Pétersbourg-Moscou
1852 Les locaux étant trop petits, une maison séparée
est achetée au 94 Markgrafenstrasse, dans laquelle l'atelier
est transféré. Ces salles sont extensibles
1852-1855 Entre 1852 et 1855, Siemens et Halske construisent le réseau
télégraphique russe.
1853 Werner Siemens propose une couverture d'assurance en cas de maladie
1853 Siemens achète ses câbles chez Felten & Guilleaume
depuis 1853.
1853 Début de la construction d'un réseau télégraphique
longue distance russe. Il s'étend sur une longueur de 10 000
km, de la Finlande à la Crimée, et sera achevé
deux ans plus tard. L'entreprise conclut des contrats de maintenance
spéciaux avec le gouvernement russe, appelés «
remontage », et reçoit le titre officiel « Entrepreneur
pour la construction et le remontage de la ligne télégraphique
impériale russe »
1853 Carl von Siemens se rend à Saint-Pétersbourg et
dirige la filiale de Siemens & Halske AG
13 novembre 1853 Naissance d'Arnold von Siemens à Berlin, fils
aîné de Werner von Siemens
1854 Werner Siemens a l'intention d'utiliser sa « charrue à
taupe » pour creuser dans le lit de la rivière les câbles
fluviaux de la ligne aérienne Varsovie-Pétersbourg,
qui ont été achetés à Felten & Guilleaume.
Dans sa lettre du 21 janvier 1854, il écrit : « Nous
voulons utiliser une charrue pour enfoncer le fil à 3 pouces
sous le fond de la rivière, ce qui ne sera pas difficile puisqu'il
n'y a pas de pierres dans la Vistule. Je voudrais utiliser la même
chose pour les autres rivières. La charrue sera construite
selon notre brevet anglais. »
1854 Felten & Guilleaume livrent 33 km de câble fluvial
pour la Russie à Siemens & Halske
1855 Création de la succursale russe à Saint-Pétersbourg,
qui fonctionne avec ses propres actifs et comptes de bénéfices
depuis 1855. La direction est entre les mains de Carl Siemens.
1856 Invention de l'ancre double T. Il est utilisé dans les
inducteurs à manivelle des télégraphes à
aiguille ferroviaire et avec des aimants en acier et possède
une armature en double T en fer à noyau massif, induction à
entrefer de 2000 Gauss, conçue par Werner Siemens.
1857 Werner Siemens développe une théorie de pose de
câbles sous-marins
1858 Début de la distribution des primes d'inventaire (précurseur
du partage des bénéfices) [également indiqué
pour 1866]
1858 La succursale de Siemens à Londres est connue sous le
nom de « Siemens, Halske & Co. » travailleur indépendant.
Wilhelm Siemens est aux commandes
1859 Pose de câbles dans la mer Rouge
1859 Werner et Wilhelm Siemens sont nommés conseillers personnels
du gouvernement britannique dans le domaine des câbles sous-marins
1861 Werner Siemens contacte le futur baron Reuter au sujet d'un câble
russe sur la mer Baltique en rapport avec la ligne télégraphique
indo-européenne.
1861 Werner Siemens est co-fondateur du Parti progressiste allemand
1863 Une usine de fabrication de câbles est établie à
Woolwich près de Londres. Jusqu'aux années 1970, les
ventes de câbles de l'entreprise en Allemagne étaient
trop faibles pour justifier sa propre usine de câbles ; En 1870,
il n'était que de 71 888 marks, et en 1876, il était
de 32 348 marks.
1863 Mémorandum sur la loi sur les brevets
1864 four régénératif
1864 Acquisition de la mine de cuivre de Kedabeg dans le Caucase
1er décembre 1864 Le premier câble sous-marin autoproduit
(à Woolwich) est posé en Méditerranée
occidentale
1865 Wilhelm Siemens négocie également la ligne télégraphique
indo-européenne avec Reuter, qui veut construire une ligne
via le Danemark à travers la mer Baltique jusqu'en Russie jusqu'à
Téhéran, dans la continuité de son câble
de Norderney ; La guerre germano-autrichienne interrompt ces négociations.
Les frères Siemens reprirent alors eux-mêmes le projet
d'une ligne reliant l'Angleterre à la Perse. Premièrement,
ils prévoient de poser un câble sous-marin depuis Tönningen
(Westerhever), sur la côte du Schleswig, jusqu'à l'Angleterre.
Finalement, ils décidèrent de ne pas construire leur
propre câble vers l'Angleterre et louèrent plutôt
une ligne du câble sous-marin Norderney-Lowestoft. Siemens &
Halske construit la ligne aérienne à travers la Russie
et la Perse, tandis que Siemens Brothers fournit les câbles
fluviaux et sous-marins. Des câbles fluviaux sont nécessaires,
entre autres, à travers le Bug à Nikolaïev et à
travers le Dniepr à Berislav, ainsi qu'un câble sous-marin
pour traverser le détroit de Yenikale (Kertch). Ces trois câbles
sont tripolaires, dotés d'âmes cerclées et renforcés
par des fils de fer solides.
1866 Johann Siegmund Schuckert se rend également chez Siemens
& Halske à Berlin
1866 Machine dynamo auto-excitée avec aimants en fer doux,
armature double T en fer à noyau massif, induction par entrefer
4000 - 5000 Gauss, inventée et conçue par Werner Siemens.
16 septembre 1866 au 20 septembre 1866 Werner Siemens découvre
le principe dynamoélectrique : Dans l'après-midi du
16 au 20 septembre, Werner Siemens s'adresse au contremaître
Carl Müller pour discuter des détails techniques. A cette
occasion, il attira l'attention de Müller sur le fait que l'effet
d'un inducteur serait nettement plus grand si ses aimants permanents
en acier étaient remplacés par un électro-aimant
dont les enroulements seraient alimentés par le courant de
la batterie. Müller s'attelle à sa tâche avec beaucoup
d'enthousiasme. A peine l'appareil terminé et la première
série de tests effectuée que Siemens, au milieu de l'expérience,
eut l'idée de couper le courant de la batterie, de tester l'inversion
du courant et d'alimenter l'électro-aimant de l'appareil avec
du courant auto-généré. Il fait immédiatement
le changement dans ce sens. Leffet est étonnamment bouleversant.
1867 Projet de métro aérien électrique à
Berlin
867 En raison de divergences d'opinion avec les frères Siemens,
Halske démissionne de l'entreprise et se consacre à
l'administration de la ville et au développement du Musée
des Arts Décoratifs en tant que conseiller municipal de Berlin.
Halske est resté ami avec Werner von Siemens jusqu'à
sa mort.
1868 Werner Siemens pose les bases de la création d'un régime
de retraite
1868 Première utilisation pratique d'une machine à courant
alternatif plus grande sans commutateur avec une machine d'excitation
plus petite avec un commutateur par Werner Siemens. Armature AC en
fer à noyau massif avec refroidissement par eau.
28 janvier 1868 Dans la mer Noire, dans le cadre de la ligne télégraphique
indo-européenne, un câble sous-marin doit être
posé le long de la côte de Djuba (Dzhubsk) jusqu'au fort
Ad1er à l'embouchure de la Mesunta afin de contourner les sections
montagneuses difficiles du rivage circassien. Werner Siemens est partisan
d'un câble renforcé par des fils de fer, Wilhelm veut
utiliser son câble à bandes de cuivre sur le modèle
du câble Carthagène-Oran, comme le montre la correspondance
suivante entre les deux frères : Werner à Wilhelm, 28
janvier 1868 : ..Câble en fer renforcé ; « Avec
toute autre option, nous rencontrerions une grande résistance
en Russie. »
30 mai 1868 Lettre de Wilhelm à Werner Siemens datée
du 30 mai 1868 concernant la ligne télégraphique indo-européenne
: « ... Barlow est résolument en faveur des câbles
en cuivre et j'espère que Lüders (le colonel v. Lüders,
chef du télégraphe d'État russe) donnera également
son accord. Je serais favorable à leur pose à environ
200 brasses de profondeur et à l'utilisation d'extrémités
solides en fer. »
13 juin 1868 Lettre de Werner à Wilhelm Siemens datée
du 13 juin 1868 (à propos des câbles sous-marins de la
ligne télégraphique indo-européenne) : «
Le câble en cuivre renforcé et les extrémités
plus épaisses du câble côtier entraînent
des coûts supplémentaires importants. » Finalement,
Werner Siemens cède. Le gouvernement russe exige une redevance
de 18 000 roubles pour l'exploration du tracé du câble.
Mais lorsque la Prusse proposa de fournir un navire aux frères
Siemens, les sondages furent effectués par un navire de guerre
russe sur ordre de l'empereur de Russie.
1869 Achèvement de la ligne télégraphique indo-européenne
Londres - Karachi
janv.-10.07.1869 Début juillet, Wilhelm Siemens a posé
le câble sous-marin de la ligne télégraphique
indo-européenne avec le vapeur « Hull », suivi
du câble à travers le détroit de Kertch, puis
des câbles fluviaux.
1869 Machine magnéto-électrique modèle M avec
armature à tambour et 50 aimants en acier en forme de V (1869
- 1884).
12 avril 1870 Après trois ans de construction, la ligne télégraphique
indo-européenne entre Londres et Calcutta, d'une longueur de
plus de 11 000 kilomètres, entre en service (en construction
depuis 1868).
1871 Présentation du bloc de voie ferrée électromécanique
développé par C. Frischen
1872 Invention de l'ancre à tambour par Friedrich v. Hefner-Alteneck.
1872 Introduction du système de cylindre avec armature fixe
en fer pour éviter les pertes par courants de Foucault. Mis
en service à l'Exposition de Vienne en 1873.
1872 Même après sa retraite, Johann Georg Halske est
resté engagé envers l'entreprise qu'il a cofondée,
par exemple à travers sa participation financière au
fonds de pension Siemens fondé en 1872.
12 octobre 1872 Werner Siemens fait don du fonds de pension. Même
après sa retraite, Johann Georg Halske est resté engagé
envers l'entreprise qu'il a cofondée, notamment par sa participation
financière au fonds de pension Siemens.
1873 introduction de la journée de travail de neuf heures
1873 Première machine dynamo à induit à tambour
et châssis en fer forgé, version 1 - 14 CV, modèle
horizontal D (1873 - 1885). Conçu par Friedrich v. Hefner-Alteneck.
1874 Avec l'aide de ses frères, Siemens commence à poser
le premier câble transatlantique direct entre l'Irlande et les
États-Unis. Pour poser les câbles, il a construit un
navire spécial, le « Faraday », propriété
de la compagnie.
1875 Siemens décrit le principe d'une cellule photoélectrique
au sélénium
1875 Machines à ancrer à anneau plat modèle n°
NI, puissance requise 1 CV, 600 tr/min, 535 kg.
1875 L'armature massive des machines électriques est remplacée
par un tambour à fil pour réduire les pertes par courants
de Foucault.
15 septembre 1875 Le trafic sur le « Direct United States Cable
» (câble transatlantique vers les USA) est ouvert.
1876 Dr. Werner Siemens propose d'utiliser une gaine en aluminium
autour de la gaine en gutta-percha comme protection contre l'induction
pour les nouveaux câbles télégraphiques.
1876 Ce n'est que lorsque les plans du réseau allemand de câbles
à gutta-percha ont donné l'espoir de commandes plus
importantes en 1876 que le Dr. Werner Siemens a décidé
de démarrer la production de câbles à Berlin parce
que le directeur général des Postes, le Dr. Stephan
attache une grande importance au fait que les câbles allemands
soient également fabriqués en Allemagne. Les premiers
câbles pour la ligne Berlin-Hambourg transférés
à Siemens & Halske ont été obtenus auprès
de Woolwich. Toutefois, les prix sont fixés comme si la livraison
avait lieu depuis Berlin ; Les frais de transport Woolwich-Berlin
sont à la charge de l'entreprise de livraison. Pour Siemens
& Halske, c'est également un avantage financier de fabriquer
les câbles à Berlin le plus rapidement possible.
1876 ruisseau de Niagara
1876 Machine à induit à anneau plat avec deux anneaux
plats à des fins électrolytiques.
1er octobre 1876 au 31 décembre 1876 Lorsque le projet de réseau
télégraphique souterrain allemand promettait des livraisons
plus importantes, le Dr. À l'automne, Werner Siemens a construit
une usine de câbles dans ses locaux de la Markgrafenstrasse
94 à Berlin. C'était la première et à
l'époque la seule en Allemagne qui, en plus de toronner et
de renforcer les fils, produisait également les fils de gutta-percha
eux-mêmes.
13 octobre 1876 Compte tenu de l'ampleur des systèmes de câbles
télégraphiques prévus, Stephan a l'intention
d'impliquer Felten & Guilleaume et Siemens & Halske à
parts égales dans la livraison et informe le Dr. Werner Siemens
a parlé plus en détail de ses projets le 13 octobre
(lettre de Werner à Karl Siemens du même jour). Werner
Siemens se consacre à cette tâche avec son énergie
habituelle. À l'origine, il avait l'intention d'acheter les
câbles prêts à l'emploi auprès de l'usine
de câbles Siemens Brothers, fondée à Woolwich,
près de Londres, au début des années 1960. Depuis
que le Dr. Mais comme Stephan attache une grande importance à
ce que les câbles soient fabriqués en Allemagne, dans
la mesure du possible, il décide de créer sa propre
usine de câbles à Berlin.
1877 L'oiseau préhistorique « Archaeopteryx Siemensii
», vieux de 150 millions d'années, découvert près
d'Eichstätt, est acquis par le Musée d'histoire naturelle
de Berlin avec le soutien financier de Werner von Siemens.
1877 Grande dynamo D3 pour l'extraction du cuivre dans le Kgl. Kommunionhüttenamt
Oker avec 1000 A à 3,9 V, 610 tr/min.
1877 Machines à armature annulaire plate modèles Gl,
G2, Ni, N2, modèle TL 1 - 5 (lumière divisionnaire),
modèle .EL 1/2 - 4 (lumière simple) et modèle
G 0 - 3.
1877 Machine à induit annulaire plat, initialement sans fer
(à partir de 1889 avec noyau en fer) d'après v. Col
Hefner-A1te. Machine excitatrice avec armature à tambour.
1877 La production de téléphones commence. Un maximum
de 700 pièces sont produites quotidiennement.
Décembre 1877 Le Conseil fédéral et la Direction
des télégraphes suisses effectuent des tests avec deux
téléphones portables commandés à Siemens
& Halske à Berlin
1878 Les tests en Suisse avec un téléphone portable
amélioré de Siemens & Halske se poursuivent
1878 Amélioration fondamentale du téléphone par
Werner Siemens grâce à l'introduction de l'aimant en
fer à cheval.
1878 La lampe à arc différentiel selon Friedrich von
Hefner-Alteneck (concepteur en chef chez Siemens & Halske) est
prête à l'emploi : grâce au principe de contrôle
différentiel, les tiges de carbone brûlées ne
sont pas réglées manuellement, mais par un système
de contrôle automatique. Plusieurs lampes peuvent être
connectées à un générateur.
1878 Construction de machines électriques universelles.
1878 Machines à induit plat de 2 à 16 pôles, à
cadre fermé, modèle IL 1/2 - 5 (lumière à
incandescence), comme machine shunt pour 110 V, pour l'alimentation
de lampes Edison.
1878 Machine électrique sur pied modèle D (1878 - 1888)
avec des puissances jusqu'à 14 CV en générateur.
1879 Fondation de la filiale autrichienne de Siemens à Vienne
par le fils aîné Arnold Siemens
1879 Fondation de l'usine viennoise de Siemens & Halske sous la
direction d'Arnold Siemens (1853 - 1918)
1879 Moteur ferroviaire de 2,2 kW pour le premier chemin de fer électrique
avec alimentation externe de Werner Siemens (D-machine). Présenté
à la foire de Berlin.
1879 Modèle N 1/2 de machine électrique pour le nickelage
avec 2 générateurs de courant, modèle G 1/2 pour
le cuivrage électrolytique avec un générateur
de courant.
1879 Son père Werner von Siemens lui confie, avec son frère
Wilhelm von Siemens, la direction de la succursale de Vienne
printemps 1879 Premiers essais au monde sur l'utilisation de la première
locomotive électrique au Stadtgrube de Senftenberg, largeur
de voie : 490 mm, disposition des roues 1A sous la direction du directeur
ferroviaire à la retraite Carl Westphal. Il sera présenté
au salon de Berlin en mai, suivi d'expositions à Bruxelles,
Londres, Copenhague et Francfort. - Depuis 1905, il est (recalibré
à 550 mm) au Deutsches Museum de Munich.
31 mai 1879 L'entreprise Siemens & Halske présente avec
succès la première locomotive électrique au monde
sur une voie de 300 m de long à la foire commerciale de Berlin,
à la Lehrter Bahnhof.
31 mai 1879 Mise en service de la première locomotive électrique
utilisable et puissante sur la voie d'exposition de la Foire de Berlin.
Il tire un train de trois wagons, chacun avec six passagers, sur un
circuit de 300 mètres de long. La locomotive est équipée
d'un moteur série à courant continu bipolaire de 2,2
kW et 150 V ; Vitesse : 6 - 7 km/h. alimentation électrique
par le rail central
1880 Machine unipolaire pour la génération de courant
continu sans harmoniques. Les cylindres tournent autour d'un pôle.
Conçu et construit par Werner Siemens et GR Kirchhoff.
1880 Les machines shunt et composées (1882) prévalent
chez S&H sur la machine à courant principal, car une tension
uniforme est nécessaire pour les lampes à filament.
1880 Georg Wilhelm Siemens rejoint l'entreprise de son père
« Siemens & Halske ».
16 septembre 1880 Werner Siemens présente le premier ascenseur
électrique au monde à l'exposition Pfalzgau à
Mannheim. Il dispose d'un entraînement CC sans engrenage [???],
puissance : 3 CV (machine D ; axe vertical). Il grimpe sur une tour
d'observation de 20 m de haut (tour du bureau principal des douanes)
à une vitesse de 0,5 m/s. Il s'agit d'une plate-forme ouverte
entourée de balustrades sur trois côtés. La conduite
se fait sans corde [selon. [Figure] via une transmission à
vis sans fin et deux engrenages sur une crémaillère
d'échelle. 8 000 visiteurs de l'exposition utilisent l'ascenseur.
1881 Le premier éclairage électrique arrive à
Stuttgart grâce à Siemens.
1881 Première machine à courant continu à pôles
internes de S&H exposée à Paris.
15 avril 1881 Le premier chemin de fer électrique commence
son exploitation expérimentale à Groß-Lichterfelde,
près de Berlin. Le chemin de fer a été construit
par la société Siemens & Halske.
12 mai 1881 Des essais de conduite pour le premier tramway électrique
au monde ont lieu à Lichterfelde. Werner von Siemens écrit
que les spectateurs sont particulièrement surpris lorsque la
voiture se met immédiatement en mouvement à une vitesse
d'environ 30 km/h.
15 mai 1881 Le premier tramway électrique au monde de Siemens
& Halske est officiellement inauguré. L'alimentation électrique
se fait initialement par le rail. Le premier itinéraire mène
de Groß-Lichterfelde (gare d'Anhalt) à l'école
principale des cadets.
16 mai 1881 Siemens inaugure le tramway de Lichterfelde, près
de Berlin, le premier chemin de fer électrique à fonctionner
en continu. L'énergie est fournie par les rails. Le parcours,
d'une longueur de 2,5 km, relie la gare de Lichterfelde de l'Anhalt
Railway à l'Institut Major Cadet de Berlin. À une vitesse
de 30 km/h, il transporte plus de 12 000 personnes au cours des trois
premiers mois
1881 Siemens présente le premier chemin de fer électrique
à caténaires au Salon de l'électrotechnique de
Paris
1882 Fondation de la première usine d'ampoules électriques
en Allemagne
1882 Construction de la ligne de tramway Charlottenburg - Spandauer
Bock
1882 Introduction du premier éclairage public électrique
permanent
1882 Construction de l'usine de câbles Siemens & Halske
à Saint-Pétersbourg
1882 Machines à induit à anneau plat pour courant continu,
modèles G 0 - 5 et modèles N 1/2 - 4.
1882 4 générateurs DO de 7 kW chacun, 650 V, 550 tr/min,
entraînés par des moteurs à gaz, pour le coin
central de Prinz-Albrecht/Wilhelmstraße pour l'éclairage
de la Leipziger Straße, Berlin.
1882 La grande percée de l'ampoule électrique d'Edison
eut lieu lors de l'exposition d'électricité de Munich,
organisée par l'ingénieur Oskar von Miller. Bien quelle
bénéficie dune large approbation parmi les autorités,
elle est accueillie avec scepticisme par lindustrie établie.
C'est surtout l'entreprise de construction télégraphique
« Siemens & Halske », leader incontesté du
secteur, qui a refusé de participer, ce qui a permis à
de jeunes entreprises comme la Société d'études
de Rathenau de se faire un nom. - Cependant, le consortium d'éclairage
n'a pas osé créer une deuxième entreprise électrique
en concurrence directe avec « Siemens & Halske » car
Siemens est beaucoup trop fort.
08.1882 La première locomotive minière est mise en service
dans la mine de charbon de Zauckerode. Il a une puissance de 3,7 kW
et transporte un train de 15 tonnes composé de 20 wagons de
charbon à 12 km/h. Tension de fonctionnement : 90 V DC ; Alimentation
par contact coulissant.
1883 L'usine de Charlottenburg est fondée en tant que première
usine extensible de production à haute tension
1883 Siemens & Halske pour le rouleau de contact pour la collecte
du courant de la caténaire sur une ligne ferroviaire industrielle
à Brannenburg
1883 Une autre locomotive minière électrique de Siemens
est utilisée à Neustaßfurt un an après
Zauckerode ; également dans une mine de charbon en Haute-Silésie
1883 L'ensemble du département haute tension et de la production
de câbles sera transféré au Salzufer de Charlottenburg.
1883 Machines à induit à anneau plat pour courant continu,
modèles N 1/2 - 1, modèles NN 1/2 - 2 et modèles
GN 1/2 - 4.
1883 La succursale de Vienne démarre sa propre production.
03.1883 Un contrat de fourniture est conclu entre Thomas Alva Edison,
les sociétés américaine et française Edison,
le consortium bancaire allemand et la société «
Siemens & Halske ». Par la suite, DEG obtient le droit de
fabriquer des lampes à incandescence, mais doit acheter des
lampes à arc, des machines à dynamo, des moteurs, des
câbles et des fils à « Siemens & Halske ».
Siemens s'abstient de construire des systèmes d'éclairage
complets. La décision de Werner Siemens de démissionner
était délibérée, car outre les considérations
économiques, la consolidation de sa propre position de pouvoir
au sein de l'entreprise était sa priorité absolue ;
transformer son entreprise en société par actions était
hors de question pour lui.
17/22 octobre 1883 La première partie du chemin de fer local
Mödling-Hinterbühl est ouverte jusqu'à Klausen ;
Constructeur : Siemens & Halske. 500 volts, ligne aérienne
avec tubes en fer fendus et navettes de contact.
1884 Construction de la ligne de tramway Sachsenhausen - Offenbach
1884 Octroi d'un brevet sur les câbles coaxiaux à usage
téléphonique
1884 Le modèle F est dérivé de la machine D en
introduisant des aimants de grande section moulés d'une seule
pièce avec la plaque de base.
1884 Georg Wilhelm Siemens devient copropriétaire de «
Siemens & Halske »
4 février 1884 Début de la construction (?) d'une machine
à vapeur par G. Kuhn, Stuttgart-Berg.
25 février 1884 Début de la construction (?) d'une machine
à vapeur par G. Kuhn, Stuttgart-Berg.
7 juin 1884 Extension de la série de modèles NN et GN
avec NN 1/3 et GN 1/3. La millième machine dynamo est achevée
le 7 juin 1884.
1885 Installation d'une chaudière à vapeur. Fabricant
: G. Kuhn, Stuttgart-Berg
1885 Six machines dynamos de 28 kW, 120 V, 900 tr/min chacune et 12
machines dynamos de 47 kW, 120 V, 900 tr/min chacune pour la première
centrale à vapeur à courant continu d'Allemagne à
Markgrafenstrasse, Berlin.
1885 Extension de la série de modèles EL, TL et IL pour
inclure les modèles EL 1/2, TL 1/2 et IL 1/2 (sans enroulement
composé), ainsi que TL 6 et IL 6 - 9.
1885 Fer à cheval type H (1885 - 1896) 1 - 90 CV, fin du système
de poteaux suivants (seulement 2 poteaux au lieu de 4). Avec cadre
en fonte, induit à tambour lisse et collecteur avec isolation
à air selon C. Hoffman. (Frais de port et de manutention)
1885 G. Frölich (physicien chez S&H) développe la
théorie de la dynamo, mais aucune prédiction pour une
puissance donnée n'est encore possible.
1886 Construction du bateau Spree "Elektra" avec entraînement
par hélice électrique. (1891 à l'Exposition internationale
d'électricité de Francfort/M.)
1886 création d'établissements de restauration
1886 Les frères Hopkinson ont établi les lois du circuit
électromagnétique pour une utilisation pratique ; les
calculs sont désormais possibles. (Wilhelm von Siemens l'a
développé indépendamment, mais plus tard).
1886 Perfectionnement de la machine à pôle intérieur
selon le modèle J par v. Hefner-Alteneck et C. Hoffmann. Hautes
performances possibles, pour un fonctionnement vapeur immédiat.
Modèle J (1886 - 1900) avec des puissances de 20 à 900
kW. (Frais de port et de manutention)
1886 Une machine dynamo de 28 kW, 105 V, 900 tr/min et six de 47 kW,
650 V, 900 tr/min chacune pour la Zentrale Mauerstrasse, Berlin. Pour
la première fois, les générateurs fonctionnent
sur un jeu de barres d'alimentation commun. Plus tard, 8 types J 136
OBK de 420 kW chacun (le plus grand type jusqu'en 1890) ont été
installés.
1886 Tentatives d'alimentation de moteurs à courant continu
en série à des fins ferroviaires avec du courant alternatif.
1887 Installation de 3 chaudières à vapeur. Fabricant
: G. Kuhn, Stuttgart-Berg
1887 Premiers moteurs à courant continu modèle K de
S&H : Tyl Kl - K4 (1887 - 1903), 1/10 - 1 CV. Types de pôles
extérieurs bipolaires avec ancrage annulaire selon PL. C. Hoffmann,
soutenu seulement par un camp.
1887 Premier moteur Siemens pour grue électrique installé
par Stuckenholz, Wetter ad Ruhr pour Blohm & Voß, Hambourg.
1887 La société Städtische Elektricitäts-Werke
AG connaît des difficultés financières et menace
d'entraîner la DEG dans la faillite. Siemens aurait désormais
la possibilité de se débarrasser de son ambitieux concurrent,
et il a d'ailleurs l'intention de reprendre l'entreprise elle-même.
Mais cela échoue, car Rathenau assure la survie de l'usine
électrique municipale en achetant toutes les actions avec le
soutien des banques.
1887 Après de longues négociations, la base contractuelle
entre DEG et « Siemens & Halske » est révisée.
1887 Le consortium bancaire DEG dirigé par la Deutsche Bank
augmente le capital d'AEG à douze millions de marks. La Deutsche
Bank et la Bankhaus Delbrück reprendront chacune des actions
d'une valeur de deux millions de marks, tandis que d'autres actionnaires
- dont Siemens - reprendront chacun des actions d'une valeur d'un
million de marks.
1888 Werner Siemens reçoit la noblesse héréditaire
1888 Livraison d'une machine à vapeur par G. Kuhn, Stuttgart-Berg.
1888 Première nomination d'un médecin d'entreprise chez
Siemens : Werner von Siemens doit remplacer son médecin de
famille, le Dr. Friedrich Körte a été appelé
pour prodiguer des soins médicaux à son maître
artisan.
1888 Machine à pôles internes sans commutateur spécial
(machine OBK) selon C. Hoffmann.
1888 Machine à pôles internes J36 65 V, 150 A, 150 tr/min
pour Villa Siemens, Berlin.
1888 Type Manchester bipolaire 120 V, 800 VA, 540 tr/min pour système
trois fils.
1889 Walter Reichel conçoit le pantographe pour les chemins
de fer électriques
1889 Machine à pôle intérieur J 136 de 420 kW
chacun pour le siège de la Berliner Elektrizitätswerke
à Markgrafenstraße.
1889 Machine dynamo-électrique à fonctionnement manuel
IL 1/3 avec 50 V, 3 A ou 25 V, 6 A. Extension de la série de
modèles IL et IL 10 et 11.
1889 Carl von Siemens devient le directeur général de
l'ensemble de l'entreprise à Berlin (jusqu'en 1904).
1889 transformation en société en commandite simple
1889 Démonstration publique du téléphone électrodynamique
selon Werner Siemens comme haut-parleur à la Société
polytechnique de Berlin par C. Frischen.
16 octobre 1889 L'ingénieur berlinois Walter Reichel (Siemens
& Halske) reçoit le brevet DRP 53738 pour le pantographe
pour chemins de fer électriques. Ce pantographe a été
utilisé pour la première fois sur le tramway de Lichterfelde.
1890 Werner Siemens transmet la direction de l'entreprise en pleine
croissance à son frère Carl et à ses fils aînés
Arnold et Wilhelm
1890 Mise en service du tramway électrique de Lichterfelde
avec un pantographe de Reichel
1890 Le tramway de Lichterfelde sera converti du rail électrique
à la ligne aérienne à l'occasion de son extension
1890 Ouverture du premier bureau technique interne de Siemens &
Halske à Munich (auparavant : coopération avec des sociétés
représentatives)
1890 Modèle 0 (1890 - 1894) pour accouplement direct aux machines
à vapeur, principalement pour usage embarqué.
1890 Modèle LH (1890 - 1902) comme une refonte de la machine
H avec des surfaces polaires agrandies. Pour vitesses élevées,
avec armature laminée. Puissance : 5,5 - 30 kW.
1890 Machines à dynamo modèle IL, désormais également
à partir du modèle IL 7 comme machines de shunt, nouveau
petit modèle IL 1/5, tous les modèles IL 1/5 à
IL 11 également comme moteurs électriques. 1/5 à
170 CV, 110 V, 15 à 9000 kg.
1890 Le modèle E (machine électrique) sort
1890 Modèle IL 14 avec 230 kW, 150 tr/min, puissance motrice
300 ch. Pour la première fois, boîtier fermé en
fonte avec 2 x 14 noyaux magnétiques coulés, diamètre
de l'anneau 2,4 m, diamètre du collecteur environ 1,9 m.
1890 Générateur à pôle intérieur
élargi J 136 avec 767 kW, 260 V, 2950 A, 85 tr/min pour couplage
direct comme plus grand générateur S&H pour la gare
centrale de Copenhague-Gotersgade, Danemark.
1890 Six machines à pôles internes J58/34 en conception
à cinq fils, chacune de 81 kW, 540 V, 265 tr/min pour la centrale
électrique de Trente, en Italie.
1890 Machines expérimentales modèles P et Q, cette dernière
pour l'Exposition électrotechnique internationale de Francfort/M.
Parmi les autres modèles, il existe un modèle de 500
ch à 100 tr/min, 2 kV, 60 pôles et une roue polaire d'un
diamètre de 3,7 m comme machine polaire interne.
1890 Création d'un bureau technique Siemens à Cologne
1890 Création d'un bureau technique Siemens à Düsseldorf
1890 Après avoir terminé ses études, Friedrich
Natalis a rejoint le département des chemins de fer électriques
de Siemens & Halske pendant un an.
1890 Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires,
Wilhelm Kübler a travaillé pendant un an comme stagiaire
chez « Siemens & Halske » à Berlin.
18 mars 1890 Décès de Johann Georg Halske à Berlin
1891 Livraison d'une machine à vapeur par G. Kuhn, Stuttgart-Berg.
1891 La journée de travail normale de huit heures et demie
(semaine de 50 heures) est introduite
1891 Le bateau « Elektra », équipé d'un
système d'entraînement par hélice électrique,
sera présenté au Salon international de l'électricité
de Francfort/Main. émis
1891 Les moteurs SK 0,15 - 10 CV (avec palier à peigne) et
BK (avec variante AK) 0,2 - 13 CV sont en plus montés dans
la culasse magnétique par rapport au modèle K. (Frais
de port et de manutention)
1891 Premier générateur triphasé Type R, en même
temps premier moteur triphasé expérimental (avec induit
en court-circuit) de S&H. Bague extérieure en tôle
de fer, bague intérieure en fonte ou en tôle de fer.
Approches des pôles en fonction de la taille et du nombre de
tours. Fréquence normale 50 Hz. Le générateur
triphasé produit 40 pour cent de puissance en plus qu'avec
le courant alternatif.
1891 Développement du premier moteur à collecteur triphasé
par H. Görges. L'enroulement du rotor reçoit le courant
de l'enroulement du stator via un commutateur rotatif (connexion série).
Accord de fréquence du rotor et du stator à toutes les
vitesses.
1891 Création d'un bureau technique Siemens à Mannheim
1891 Création d'un bureau technique Siemens à Dresde
1891 Création d'un bureau technique Siemens à Hanovre
1891 Une machine à vapeur de 500 CV de la Maschinenfabrik Buckau
est exposée avec un générateur Siemens à
l'exposition électrotechnique internationale de Francfort.
1891 La société Frankl devient représentante
du district de Mannheim
31 août 1891 Attribution de la représentation du district
Siemens & Halske à la société L. Frankl de
Mannheim
1892 Les tests commencent dans l'usine Siemens & Halske avec un
véhicule d'essai triphasé équipé d'un
moteur de 17,5 kW. Il entraîne un essieu d'un véhicule
à deux essieux avec une structure en forme de boîte via
un engrenage à vis sans fin. tension du fil de contact 500
- 600 V
1892 Construction de la centrale électrique triphasée
d'Erding par Siemens & Halske
1892 La tentative de Werner von Siemens de conquérir le marché
américain reste infructueuse. La succursale « Siemens
& Halske Electric Company of America », fondée à
Chicago en 1892, a été fermée après seulement
quelques années.
1892 Moteur de 9 CV pour l'entraînement électrique d'un
convoyeur à câble.
1892 Jusqu'en 1892 construction de cinq modèles différents
W, WO, Wl, W2, W3, W6 avec 6 - 27 cv, 500 tr/min. Principalement utilisé
pour alimenter les bougies Jablochkoff.
1892 Deux générateurs triphasés R 26/54 chacun
de 40 kVA, 3 x 1,5 kV, 750 tr/min, 50 Hz avec enroulements de bobine
pour la première centrale électrique triphasée
d'Erding.
1892 Deux générateurs de courant alternatif Q 43, chacun
de 30 kVA, cos phi = 0,8, 500 tr/min, 50 Hz pour Grosseto a. Ombrone,
Italie.
1892 Générateur triphasé de 220 kW, 100 tr/min
pour l'alimentation électrique des gares de Dresde.
1892 Générateur triphasé multipolaire 44 kV avec
étoile à roue polaire interne, enroulement aléatoire
dans les encoches d'un stator laminé en fer par C. Hoffmann
et H. Görges.
1892 Moteurs asynchrones en conception ouverte avec rotor à
bagues collectrices 0,37 - 15 kW, modèle R. Enroulement de
bobine dans le stator avec 9 - 12 encoches par pôle dans des
encoches semi-fermées, dans le rotor un enroulement de bobine
avec bagues collectrices. On utilise principalement des starters liquides.
Première opération d'envergure dans les gares de Dresde.
1892 Deux générateurs triphasés R 26/100 de 99
KVA chacun, 250 V, 750 tr/min et deux types R 32/20 de 33 kVA chacun,
250 V, 500 tr/min pour la première centrale à vapeur
triphasée de Soden/Taunus de S&H.
1892 AEG et « Siemens & Halske » acquièrent
conjointement « Akkumulatorenfabrik AG, Hagen »
1892 Création d'un bureau technique Siemens à Essen
1892 Création d'un bureau technique Siemens à Francfort
(Main)
18 juillet 1892 Après avoir travaillé comme directeur
de chantier gouvernemental à la direction des chemins de fer
de Francfort et avoir effectué un voyage d'études aux
États-Unis (bourse), Robert Pfeil rejoint le département
de sécurité ferroviaire de S&H. Outre les sonnettes
électriques, on fabrique ici principalement des boîtiers
d'interrupteurs et de signalisation mécaniques, développés
au début des années 1860 par Werner Siemens, v. Hefner-Alteneck
et Carl Frischen.
6 décembre 1892 Werner von Siemens décède à
Charlottenburg
1893 À l'Exposition universelle de Chicago, le moteur triphasé
de la locomotive expérimentale Siemens a fait sensation.
1893 Modèle AS, arbre avec demi-bride pour accouplement, plaque
de base et 1 seul roulement à billes, principalement construit
pour les navires.
1893 Machine à pôles internes J93 110 V, 1820 A (machine
OBK) pour usine de tissage mécanique CG Hoffmann, Neugersdorf.
(toujours en activité en 1936).
1893 Introduction de l'ancre cylindrique lisse selon 0. von Goeben
à la place de l'ancre annulaire plate.
1893 Premières installations à grande échelle
avec 280 et 600 moteurs à courant continu de S&H mises
en service en Saxe.
1893 Siemens & Halske construit plusieurs centrales électriques,
notamment au Guatemala (deux générateurs R 97/10 de
425 kVA chacun, cos phi= 0,8, 3x350 V, 200 tr/min, 50 Hz) et à
Mexico pour 10 kV, ainsi qu'à Johannesburg, en Afrique du Sud
avec 4 machines de 975 kVA chacune, des transformateurs et 270 km
de lignes aériennes
1893 Générateur R 65/32 de 80 kVA, cos phi = 0,87, 3x120
V, 300 tr/min, 50 Hz pour Elgoibar-Eibar [centrale hydroélectrique
sur la Deva ?]
1893 Générateur triphasé DR ?35/40 avec 900 kW,
2000 - 2200 V, 110 tr/min pour la centrale de Chemnitz.
1893 Les moteurs multipolaires à courant alternatif à
pôles externes modèle DM 3 - 300 kW, 1 - 3 kV, peuvent
également être utilisés comme générateurs.
1893 Modèles Dm, par exemple B. Moteur Dm10/15/1500 de 3,7
kW. Depuis 1895 DM. (machines asynchrones)
1893 Petits moteurs pour la maison et les petites entreprises (ventilateurs,
machines à coudre, établis, etc.) Modèle H-1/15,
environ 1/30 CV, 110 V, 0,6 A, 1200 tr/min.
20 avril 1893 Préparation d'un appel d'offres pour une centrale
électrique à Pforzheim avec trois machines à
vapeur verticales
1er août 1893 Conclusion d'un contrat de bail pour la centrale
électrique municipale de la ville de Chemnitz. Durée
jusqu'en 1903 avec garantie d'intérêts et d'amortissement
ainsi que paiement d'une certaine part du bénéfice net
1894 Une succursale de Siemens & Halske est ouverte à Stuttgart.
1894 Le premier enclenchement électromécanique Siemens
est mis en service à Prerau (Moravie) sur le chemin de fer
du Nord Prince Ferdinand
1894 Modèle AF 500 avec 500 kW, 600 V, 110 tr/min, puissance
motrice 750 CV ou 350 kW, 1500 V, 110 tr/min, puissance motrice 580
CV. Nouvelle série de modèles ZH pour tensions plus
élevées : ZH 6 - 7 de 750 - 3000 V, 6 - 70 kW, 1100
- 400 tr/min disponibles en générateurs ou moteurs.
36 pièces AF 370 pour 2400 A, 100 V, 90 tr/min pour électrolyse,
de même 7 pièces AF 370 pour 540 A, 360 V, 90 V pour
électrolyse livrées en Espagne.
1894 Construction d'un transformateur à courant continu IL
6, machine n° 5346 comme convertisseur rotatif.
1894 Moteur ferroviaire encapsulé avec palier à pattes
et carter articulé, type B avec carter divisé en diagonale,
puissance 11 kW. Type D ultérieur avec quatre pôles inclinés
et boîtier divisé horizontalement.
1894 Cinq générateurs R 130/90 chacun 640 kVA cos phi
= 0,86, 3 x 450-500 V, 150 tr/min, 50 Hz pour Wynau, Suisse.
1894 Moteur asynchrone triphasé avec connexion de compteur.
1894 Moteur de métier à tisser AF 1/3 avec 1/3 CV, 110
V.
1894 Moteur de pompe à arbre AF 19 avec 25 CV, 110 V.
1894 Après de longues négociations, AEG et « Siemens
et Halske » ont convenu d'annuler le contrat de 1887. Les deux
sociétés sont désormais autorisées à
construire et à exploiter des stations centrales.
1894 Carl Köttgen rejoint « Siemens & Halske »
à Berlin et travaille au « Bureau de transmission d'énergie
».
1895 Le frère de Werner, Carl Siemens, est élevé
à la noblesse finlandaise par le tsar russe.
1895 Les modèles EA et LA remplacent le modèle 0 (types
A à fonctionnement lent pour fixation directe aux machines
à vapeur). Moteurs spéciaux KA pour Krupp.
1895 Série de modèles AF 1/20 - 110 pour basses tensions
jusqu'à 220 V. Série de modèles AFm 1/20 - 110
pour moyennes tensions de 220 - 1000 V. Moteurs à usage commercial
AF 1/20 - 1 et modèles H 1/20 - 1/10 pour l'industrie domestique.
Générateurs pour modèles de galvanoplastie et
d'électrochimie AG 1/10 - 6 (bipolaires). Pour usages marins
: AS 19 - 53. Dynamos et moteurs pour l'éclairage et la propulsion
: modèles H, AF, AFm, AS et ZH de 1/20 - 150 CV, ou 1/2 - 110
kW.
1895 Deux dynamos AF 1000, 1000 kW, 2 x 110 V pour Elektrizitätswerk
Hamburg.
1895 26 juillet 10 000. Dynamo pour 100 kW, 750 CV de puissance motrice,
120 tr/min, modèle AF 500 à 12 pôles.
1895 Dynamo double A 20.
1895 Trois générateurs 1 R 195/80 chacun 960 kVA, 2000
2200 V, 100 tr/min pour la plus grande centrale électrique
avant le début du siècle à Moscou, URSS.
1895 Moteurs de 1 CV et moins, à usage commercial et industrie
domestique : modèles AF 1/20 - 1, vitesse normale et élevée,
également avec ventilateur à vis ; Modèle H 1/20
- 1/10 également en combinaison avec ventilateur mural et de
table. Moteur de polissage pour l'industrie de la bijouterie en or
protégé légalement.
À partir de 1895 Les premiers plans concrets sont élaborés
pour convertir le Chiemsee Railway de la vapeur à l'électricité.
Siemens & Halske à Berlin prépare des esquisses
pour la conversion des voitures particulières en autorails
électriques.
1895 Création d'un bureau technique Siemens à Stuttgart
1895/96 Peu avant la foire commerciale de Berlin, un poste d'aiguillage
Siemens & Halske conçu par Robert Pfeil sera mis en service
à la gare de Westend. - Elle est en activité jusqu'à
la reconstruction de la gare en 1923.
1896 Deux machines dynamo UA 22/43 chacune de 65 kW, 680 tr/min, 220
- 280 V pour le plus grand centre de moteurs à gaz d'éclairage
d'Allemagne, Greiz i. Pays des Vogts.
1896 Moteur à double bobinage 90 CV pour entraînement
de bobine de convoyeur.
1896 Moteur à double ancre avec deux enroulements séparés,
26 CV, 110 1 V, 680 tr/min et 13 CV, 110 V, 340 tr/min. Contrôle
de champ pour augmenter la vitesse de 15 % et contrôle du courant
principal pour réduire la vitesse jusqu'à 50 %, pour
entraîner une calandre dans une usine à papier.
1896 Chariot d'éclairage avec phare et dynamo modèle
TL (transportable) : TL 3/4 -_J2, 100 - 1500 V, 0,8 - 12 kW, 1400
- 700 tr/min. Extension de la série de modèles AF AF
130 - 580.
1896 Moteurs d'alimentation monophasés et polyphasés
avec embrayage à friction et hydraulique 0,18 - 0,36 kW avec
rotor à cage d'écureuil et 0,7 - 15 kW avec rotor à
bagues collectrices.
1896 Les derniers liens contractuels entre AEG et « Siemens
& Halske » sont dissous. Les entreprises sont désormais
en concurrence dans tous les domaines de lélectrotechnique.
1896 Introduction du commutateur multiple pour les centraux téléphoniques.
Démonstration d'un central téléphonique à
champs multiples à la Foire de Berlin. Volets à réarmement
électrique comme signaux d'appel et de fin.
1896 Adolf Franke rejoint Siemens, où il devient l'assistant
du physicien August Raps (18651920) à l'usine de Charlottenburg.
24 mars 1896 Six mois après la découverte des rayons
X par Wilhelm Conrad Röntgen, la société Siemens
& Halske a reçu son premier brevet (DRP 91028) pour un
tube à rayons X à vide réglable destiné
à des fins médicales.
05.1896 Siemens inaugure le métro de Budapest (le premier du
continent européen) après seulement deux ans de construction.
Il a transporté plus de 4 millions de passagers au cours de
sa première année.
1897 Livraison d'une machine à vapeur par G. Kuhn, Stuttgart-Berg.
1897-1900 Siemens effectue des essais avec du courant triphasé
sur une piste d'essai électrique de 1,8 km de long entre Groß
Lichterfelde et Zehlendorf avec des tensions de service de 750 V,
2000 V et 10 000 V à 45 Hz
1897 Achat d'un terrain de 210 000 m² entre Spandau et Charlottenburg,
un site non aménagé sur la Nonnenwiesen
1897 Modèle FA (2 pôles, 0,25 - 3,5 CV) et modèle
UA
1897 Moteurs pour vitesse variable par régulation shunt : Modèle
AF 1 - 110 pour fonctionnement continu pour triplement de la vitesse,
Modèle AF 1 - 110 pour fonctionnement temporaire pour quadruplement
de la vitesse, similaire pour le modèle Aft 1 - 110. Augmentation
de puissance pour fonctionnement temporaire (sans spécification
de temps) i a. 4% Dynamo AF 500 pour 120 tr/min
1897 Moteur 3,2 kW, 110 Vf 1070 tr/min, pour entraînements de
fraisage.
1897 10 générateurs chacun de 1650 kVA, cos phi = 0,98,
11 kV, 187 tr/min, 50 Hz pour Vizzola, Italie.
1897 Moteur réglable 4,3 CV pour fraiseuse verticale en conception
spéciale.
1897 Arnold von Siemens devient président de Siemens AG, qui
a été transformée en société par
actions.
1897 Création d'un bureau technique Siemens à Dortmund
1897 Création d'un bureau technique Siemens à Leipzig
1897 Carl Köttgen devient chef de département chez «
Siemens & Halske »
18 juin 1897 Transformation de la société "Siemens
& Halske", qui existait depuis 1847 (société
en commandite simple depuis 1889), en société par actions
avec le soutien du directeur de la Deutsche Bank, Georg von Siemens,
neveu de Werner von Siemens. L'associé principal Carl von Siemens
devient son premier président. Le capital s'élève
à 35 millions de marks et les actions sont détenues
presque exclusivement par la famille.
12 octobre 1897 La famille Siemens fait don d'un montant important
au capital social du fonds de pension, des veuves et des orphelins
1898 La construction de véhicules à batterie est incluse
dans le programme de production
1898 Le modèle GA de 4 à 11 kW remplace le modèle
A.
1898 Entraînement de machine à papier avec moteur à
simple induit connecté à un réseau à courant
continu à trois fils, réglable 1:4.
1898 La plus grande machine J (800 kW, 750 V) avec commutateur spécial
pour la centrale électrique de la Berlin Hochbahn. (Frais de
port et de manutention)
1898 Modèles 1 AF 1130 - 800 pour 130 - 800 kW, 370 90 tr/min,
6,1 - 47 t comme générateurs. De même comme moteur
pour 196 - 1110 ch. Disponible pour différents modèles.
1898 À la suggestion de Wilhelm v. Construction par Siemens
de machines expérimentales à pôles inverseurs
(connues depuis 1884) pour éteindre l'auto-induction des bobines
: prévention des feux de broussailles. Introduit en 1903, initialement
pour les machines lourdes.
1898 6 générateurs chacun de 1100 kVA, cos phi = 1,5
kV, 150 tr/min, 45 Hz pour Hafslund, Norvège.
1898 Création d'un bureau technique Siemens à Hambourg
1898 Carl Köttgen devient signataire autorisé chez «
Siemens & Halske »
1899 Carl Friedrich von Siemens rejoint Siemens & Halske
1899 Série de modèles A 165 - 900 : comme générateurs
370 - 100 tr/min, puissance d'entrée 243 - 1315 CV ; comme
moteurs 230 - 1200 CV, vitesse la plus basse à 700 V tension
d'excitation : 320 - 25 tr/min.
1899 Moteurs pour grues à 3 moteurs : AK (AF) 1 - 10 ou AKm
(AFm) 1 - 10 (bipolaire), K (A) 15 - 70 ou Km (Am) 15 - 70. En moteurs
série et shunt.
1899 Les moteurs GM de 0,01 à 1,5 CV, petits moteurs à
haut rendement, remplacent les moteurs A. Cadre magnétique
bipolaire moulé, armature en tôles rainurées avec
enroulement de gabarit.
1899 Machine à courant continu modèle GA (grand).
1899 Pour l'exploitation économique et la recherche ultérieure
sur la cyanamide, Caro a fondé une entreprise avec Adolph Frank,
Dr. F. Rothe, Deutsche Bank, Siemens & Halske et la Deutsche Gold-
und Silber-Scheideanstalt, anciennement Roessler Frankfurt, la «
Cyanidgesellschaft mbH ».
1899 Introduction du signal de saut comme signal d'appel à
la place des touches aux standards. Le signal final retentit automatiquement
et indépendamment des sonnettes des participants.
1899 Construction d'un central téléphonique public pour
Rio de Janeiro utilisant le système de signalisation sautante
de "Siemens & Halske"
1er juillet 1899 À partir du milieu de l'année 1899,
des essais ferroviaires triphasés furent effectués chez
Siemens sous la direction de W. Reichel sur un véhicule d'essai
à deux essieux, qui reçut en 1900 une carrosserie de
locomotive avec une cabine de conduite centrale. G= 16 t, P= 44,1
kW à 650 V, 295 kW à 850 V, v= 40 - 60 km/h, selon la
transmission
08.1899 L'usine de câbles de Westend est le premier bâtiment
d'usine à être construit sur Nonnendamm, et la production
commence en août
1900 À l'Exposition universelle de Paris, les produits Siemens
reçoivent de nombreux Grands Prix et médailles d'or.
1900 Jusqu'à présent, 6 067 locomotives ferroviaires
ont été construites chez S&H.
1900 Générateurs modèles A 1/5 - 140, modèles
S 2 1/2 - 140 et modèles ZH 6 - 75.
1900 Nouveau modèle série N pour l'entraînement
des presses d'impression (basse vitesse). Modèles N 5 - 100,
0,9 41 CV, 220 V, 150 tr/min. De même Modèle Vs 5
1900 Dynamo A 900 750 kW, 500 V> 1500 A, 14 pôles, 45 t pour
l'Exposition universelle de Paris.
1900 Première production de balais de carbone en cuivre.
1900 Commutation automatique des balais en position sans étincelles
dans les moteurs réversibles (DRP 107 446 du 13.4.1899).
1900 Générateurs modèle BA. Remplacer les grands
modèles GA
1900 Voiture d'éclairage avec dynamo AF 12 comme machine composée
90 A, 80 V, 500 tr/min, bipolaire, similaire à AF 10 70 A,
80 V, 500 tr/min.
1900 Générateurs modèle DG, par exemple B. DG66/40
850 kVA, 50 Hz. À partir de 1901 également MDG.
1900 Générateur triphasé multipolaire 900 kVA,
5 kV. Machine à pôles internes avec bobines d'excitation
individuelles, enroulement aléatoire du stator dans des fentes
rondes, boîtier en deux parties et roue polaire.
1900 Le plus grand générateur synchrone du monde 2 MW,
2,2 kV à l'Exposition universelle de Paris.
1900 Deux générateurs chacun de 2,5 MVA, cos phi = 0,88,
5,5 kV, 50 Hz pour Kykkelsrud, Norvège.
1900 Moteurs synchrones multipolaires 10 - 370 kW, également
pour haute tension jusqu'à 5 kV.
1900 Moteur pour grue du port franc de Hambourg.
1900 Nouveau modèle U 1/10 avec 0,0f5 CV, 110 V, entrée
0,12 CV, 1800 tr/min, fonctionnement normal, 5 A, 25 kg ; 0,07 CV,
110 V, entrée 0,14 CV, 2000 tr/min, haute vitesse, 6 ampères.
1900 Début du développement des petits moteurs (1,5
kW à quelques watts) en conception bipolaire dans un département
spécial. Les modèles BA remplacent les grandes machines
GA.
1900 A la suite d'un appel d'offres pour la construction des installations
électriques et de l'alimentation électrique du tramway
de Mannheim (vers 1900), les sociétés Siemens &
Halske à Berlin et Brown, Boveri & Cie. à Mannheim
la course. Ils se regroupent pour former un consortium et fournissent
les voitures, y compris l'équipement électrique, construisent
la ligne aérienne et construisent l'usine de conversion de
Keplerstrasse. Les hommes du service des travaux publics de la ville
posent les nouveaux rails, qui sont fournis par l'entreprise Georgsmarienhütte
et Bergwerks-Verein d'Osnabrück, principalement sous forme de
lignes à double voie.
1900 Central téléphonique public VI a à Berlin
basé sur le système de signaux sautants : bureau expérimental
ZB avec signaux sautants (Adlershof près de Berlin) de "Siemens
& Halske". - À cette époque, des centraux téléphoniques
comptant plus de 25 000 connexions ont été construits
en utilisant le système de signalisation à saut de Siemens.
1901 Construction de trois centrales hydroélectriques pour
la « Sociedad Electrica de Arequipa » au Pérou,
en collaboration avec JM Voith, Heidenheim
1901 développement de la bobine de Pupin
1901 Carl Friedrich von Siemens dirigera la division haute tension
de « Siemens Brothers & Co. » à Londres jusqu'en
1908.
1901 Moteurs d'avance A 1/3 - 20, moteurs shunt réglables A
1 1/2 - 85 pour plage de réglage 1:2. La plus grande machine
à courant continu A 1750. Modèle V (multipolaire) comme
machine série ou shunt : V 4 - 14, comme générateur
2,4 - 87,5 kW, comme moteur 3,1 - 127 CV.
1901 Dynamo AF 500 à arbre vertical 500 kW, 300 V, 120 tr/min,
également AF 580 580 kW, 300 V, 111 tr/min pour entraînement
de turbine hydraulique.
1901 Les machines à courant continu modèles GM, PGM,
UPGM et ZGM (petites, 2 pôles) remplacent toutes les machines
BA et GA.
1901 Moteur de laminoir renforcé 420 CV, 350 - 450 tr/min pour
l'entraînement d'une voie rapide trio au laminoir Peiner.
1901 Modèle AF 7 avec coulisseau de serrage vertical.
1901 Moteur pour perceuse à roche : modèle AKm 2 avec
2 CV, 110 V, 1450 tr/min.
1901 Premier turbogénérateur triphasé : machine
à 2 pôles externes, 170 kW, 3000 tr/min, 575 V, 50 Hz.
1901 Moteurs avec dispositif de court-circuit et de levage des balais,
premier moteur à changement de pôle pour 750/375 tr/min
1901 Moteurs torpilles ZH 6 et ZH 75 pour la marine suédoise.
1901 Moteur de forage J 1 avec environ 3 CV pour perceuse rotative,
type T et perceuse diamantée type
1901 Perceuse à colonne avec moteur de 2 CV.
1901 Compresseur d'air portable de 210 tr/min avec moteur A 1 1/2,
2 CV, 1200 tr/min.
1901 Moteur de treuil pour monte-charges et monte-classes.
1901 Moteur de treuil à munitions et à charbon pour
navires de guerre.
1901 Support moteur AF 10, quatre pôles, fermé.
1901 Moteur de grue K 9 avec ventilation et deux tuyaux, 6,9 CV continu,
110 V, 1050 tr/min. De même Moteurs de grue K 4 1 1 5 CV, 1160
tr/min et K 11 4,5 CV, 960 tr/min.
1901 Petit moteur L pour 0,04 CV.
1901 AR Frank et H. Freudenberg proposent le cyanamide calcique nouvellement
découvert comme engrais sous le nom de « cyanamide calcique
». Une lettre « strictement confidentielle » du
père Adolph Frank à la société partenaire
« Siemens & Halske » à Berlin, correspondant
à cette suggestion, représente le « certificat
de naissance » du cyanamide calcique.
1901 Construction de centraux privés sans batterie propre avec
alimentation électrique à partir du bureau public
1901 Brevet de présélecteur, DRP n° 132 674, qui
constitue la base du présélecteur pas à pas utilisé
depuis longtemps.
1902 Moteur automobile à courant continu avec transmission
à engrenages encapsulés, frein à bande et engrenage
différentiel ainsi qu'un interrupteur d'entraînement
et un compteur de courant-tension combiné.
1902 Le système Ilgner-S&H (machine à courant continu
avec volant d'inertie depuis 1891) est introduit dans le fonctionnement
des machines de levage du puits principal par Köttgen. Le système
Ilgner avec convertisseur Leonard est utilisé pour des charges
utiles allant jusqu'à 5600 kg et des profondeurs allant jusqu'à
500 m. La première grande machine à double pôle
réversible pour la mine Zollern II avec 2 x 990 kW de puissance
de pointe, 300/345 tr/min ; mise en service en 1903.
1902 Machine de convoyage avec interrupteur marche/arrêt pour
exposition à Düsseldorf.
1902 Le modèle SGM remplace les machines EA et LA (machine
GM à usage marin).
1902 Moteur shunt A 1/10 1,4 A, 110 V, 2430 tr/min pour l'entraînement
des centrifugeuses à beurre.
1902 Modèle B_i comme dynamo 8,5 kW, 110 V, 1250 tr/min, comme
moteur 10,2 CV, 110 V, 1050 tr/min. Modèles Ac 165 - 900 comme
dynamos 200 - 1090 kW, comme moteurs 280 - 1530 ch.
1902 Entraînement de machine à papier avec commutation
marche/arrêt, réglable de 1:8 à 1:10, pour l'usine
à papier Nokia, Finlande.
1902 Moteur de convoyeur AF 200, 500 V, 115 tr/min, 6 pôles.
1902 Utilisation de machines à courant continu comme «
machines d'équilibrage » (DRP) en parallèle avec
des groupes de batteries pour leur utilisation uniforme (Exposition
de Düsseldorf 1902).
1902 Perceuses électriques à main modèles HBU,
HBS, HBL pour 65 - 110 V, 200 - 1500 tr/min.
1902 Modèles de moteurs G, U, A, ZH, GK, GKm et Km. Puissances
de sortie de 0,065 CV à 220 CV. Versions encapsulées
et ouvertes. Tous les modèles G avec roulements de support,
tous les modèles K avec roulements de protection, modèles
de générateur U, G, At GS, S et ZH. Puissances de sortie
de 0,08 à 154 kW.
1902 Modèles U 1/10 comme générateurs : 0,08
- 0,11 kW, 2 - 20 V, 0,2 - 0,25 CV, 2000 tr/min, 25 kg.
1902 Perceuse électrique à main.
1902 Compresseur mobile à entraînement électrique
pour perceuses pneumatiques et à percussion.
1902 L'entreprise Helios, basée à Cologne, a besoin
d'une restructuration. AEG et « Siemens & Halske »
les achètent ensemble et les ferment.
1902 Construction d'un central téléphonique à
deux fils avec panneaux sautants (Neustadt/Hardt) par "Siemens
& Halske". Dans ce système, les champs de vérins
ont une capacité allant jusqu'à 20 000 vérins
en deux parties contre 10 000 vérins en trois parties.
1902 Développement d'un sélecteur à tige ou à
chaîne dans lequel les bras de commutation sont déplacés
au moyen d'une chaîne le long d'un champ de contact disposé
verticalement. - Cette banque de contact linéaire et ce mouvement
de brosse linéaire peuvent être retrouvés dans
des développements ultérieurs ailleurs.
1902 Installation du premier « rideau de fer » à
commande électrique au Théâtre national de Mannheim
1902 Robert Pfeil est nommé membre adjoint du conseil d'administration
de S&H.
17 février 1902 Depuis le 17 juin, la locomotive Siemens, disposition
d'essieux (1A)(A1) de 676 kW, est testée sur le chemin de fer
militaire Marienfelde-Zossen par la « Studiengesellschaft für
elektrische Schnellbahnen ».
1er novembre 1902 Jusqu'au 1er novembre Les lignes aériennes
de tramway de Mannheim et de Ludwigshafen sont entretenues par Siemens
& Halske puis reprises par les villes.
13 novembre 1902 Siemens & Halske créent un bureau d'installation
à Brunswick sur la Wilhelmsplatz (aujourd'hui Domplatz). Le
bureau est un bureau annexe et a été créé
pour soutenir le siège social de Magdebourg. La tâche
principale est l'installation de systèmes d'éclairage.
C'est la première fois qu'un bureau Siemens indépendant
est établi à Brunswick.
1903 La société "Elektrizitäts-AG de Schuckert
& Co." et « Siemens & Halske » fondent les
« Siemens-Schuckertwerke »
1903 introduction de la lampe au tantale
1903 Construction de l'automotrice express triphasée pour les
déplacements sur la ligne ferroviaire militaire Marienfelde-Zossen
1903 Le bureau d'installation de Siemens & Halske déménage
avec un nouveau bureau de Siemens-Schuckertwerke à Bruchtorwall
à Brunswick.
1903 En collaboration avec AEG, la société « Gesellschaft
für elektrische Telegraphie mbH » a été fondée.
L'entreprise travaille initialement comme société de
développement et de vente, la production ayant lieu dans les
usines des propriétaires.
1903 Adolf Franke et Karl Ferdinand Braun ont développé
un ondesmètre de résonance appelé « ondesmètre
Franke-Dönitz », le premier analyseur de fréquence
capable de déterminer simultanément les capacités,
les inductances, les facteurs de couplage et les atténuations.
1903 Adolf Franke devient membre adjoint du conseil d'administration
de « Siemens & Halske »
23 mars 1903 La production de courant haute tension de « Siemens
& Halske » et « Elektrizitäts-Aktiengesellschaft
vorm. Schuckert & Co. » est résumé dans «
Siemens-Schuckert Werke GmbH ».
25 novembre 1903 Le véhicule d'essai Siemens atteint une vitesse
de 210,2 km/h sur la ligne ferroviaire militaire Marienfelde-Zossen
lors des essais de vitesse de la « Studiengesellschaft für
elektrische Schnellbahnen »
1904 Fondation des Rheinische Schuckertwerke
1904 Des tentatives commencent à permettre le fonctionnement
de télégraphes à grande vitesse (Murray, Baudot
et Siemens) sur des câbles en gutta-percha. Des mesures spéciales
(utilisation de courant double, relais à résistance
d'enroulement plus faible, division des câbles par transmissions
en sections d'environ 250 km de longueur) en liaison avec l'amélioration
décrite de l'état des câbles permettent enfin
l'introduction permanente de télégraphes à grande
vitesse, même en exploitation bidirectionnelle.
1904 Carl von Siemens démissionne de son poste de président
du conseil de surveillance de Siemens & Halske. Arnold von Siemens
devient son successeur
1904 Construction d'une ligne téléphonique avec branchement
parallèle, batterie centrale et appel en courant alternatif.
1904 Ouverture du bureau d'installation de la nouvelle société
"Rheinische Siemens-Schuckertwerke GmbH" à Mannheim
1904 À partir de 1904, Robert Pfeil dirigea, avec l'inspecteur
des bâtiments Dihlmann, le « Comité d'entreprise
» créé conjointement par S&H et la SSW pour
traiter des questions de politique sociale.
1905 La lampe au tantale (première lampe à filament
métallique à succès) entre en production en série
1er janvier 1905 Ouverture de la ligne principale Murnau-Oberammergau
de la Lokalbahn Aktiengesellschaft, équipée électriquement
par Siemens & Halske en courant alternatif monophasé
1905 Construction du Wernerwerk pour la technologie basse tension
1905 Mise en service de la gare « Fürstenbrunn »
sur la ligne Berlin-Lehrter pour le développement des nouvelles
usines de Nonnendamm
1905 Siemens cherche à prendre contact avec son concurrent
« Westinghouse » et conclut un accord pour se partager
le marché mondial.
1905 Construction d'un central téléphonique à
deux fils pour 20 000 abonnés
1905 Construction de lignes d'entreprise avec exploitation OB
1905 Robert Pfeil est nommé au conseil d'administration de
S&H.
1906 Construction d'usines sur Nonnendamm pour la construction de
machines à grande échelle
1906 création d'une bibliothèque d'usine
1906 Le premier aspirateur Siemens, appelé « pompe à
poussière », arrive sur le marché. Il s'agit d'une
unité de pompage mobile pesant trois cents livres sur un traîneau
avec un filtre à eau installé en amont
1906 Heinrich von Buol rejoint Siemens & Halske à Berlin
1906 Le laboratoire de physico-chimie est le premier laboratoire de
recherche central à être établi sur le site de
ce qui deviendra plus tard Siemensstadt.
1906 Construction d'un central téléphonique à
deux fils avec relais de ligne à armature basculante
1906 Avec l'avènement des tubes amplificateurs en 1906, Adolf
Franke a étudié les principes de la technologie haute
fréquence.
21 mars 1906 Décès de Carl von Siemens à Menton
1907 Développement du moteur à rouleaux à double
armature
1907 Les Archives Siemens sont fondées à Berlin.
1907 Début de la production des bureaux électoraux selon
le système Siemens
1907 Achèvement de trois centrales hydroélectriques
pour la « Sociedad Electrica de Arequipa » au Pérou
(turbines JM Voith, Heidenheim)
1908 création de la caisse d'assurance maladie d'entreprise
1908 Création de l'« Administration centrale d'outre-mer
», issue du « Bureau des exportations ». Il est
dirigé par Carl Friedrich von Siemens
1908 introduction du système de vote terrestre
1908 Adolf Franke devient membre à part entière du conseil
d'administration de « Siemens & Halske »
16 mars 1908 Le chemin de fer de marchandises Siemens est mis en service.
10 juillet 1908 Le premier central téléphonique automatique
public d'Allemagne est mis en service à Hildesheim. Le système
a été construit par l'ingénieur de Reichspost
August Krukkow en coopération avec Siemens & Halske (?)
et dispose de 900 connexions d'abonnés.
1909 Naissance du Bureau Technique de Mannheim
1909 Le premier central téléphonique automatique urbain
de grande taille (avec composeurs Strowger à aimant de déclenchement)
en tant que premier central téléphonique central d'Europe
(2500 connexions) est mis en service à Munich-Schwabing. L'état
de cette technologie est caractérisé par : le fonctionnement
ZB ; Étape de présélection avec présélecteurs
pour sauvegarder les sélecteurs de groupe I ; Comptage des
appels individuels, où seuls les appels qui ont réellement
eu lieu sont comptabilisés ; premier appel immédiat
après vérification de la connexion sur la ligne sélectionnée
; Alarme "appel manquant", c'est-à-dire signalisation
lorsque le courant d'appel n'est pas envoyé, permettant ainsi
une surveillance automatique des boucles de courant d'appel et des
lignes d'abonnés.
1909 Livraison du premier petit central rural avec fonctionnement
par ligne commutée pour Dallmin (Westprignitz) avec 17 connexions.
Première utilisation du présélecteur Siemens.
1909 Brevet pour de multiples domaines sur les armoires de commutation
avec chevauchement
1909 Notions de base pour compter les appels à la fin de l'appel
: d'abord compter, puis déclencher
1909 Introduction dun formulaire délecteur qui
sappuie sur le formulaire de base de lélecteur
Strowger. - Ce sélecteur rotatif 10x10 pièces a été
utilisé dans certaines modifications entre 1909 et 1926 dans
tous les bureaux Siemens ou bureaux électoraux construits selon
le système Siemens.
1910 La nouvelle maison de vacances Ettershaus à Bad Harzburg
pour les employés de Siemens est ouverte
1910 Brevet de base pour le comptage multiple (comptage de zones),
DRP 256 239)
1910 Brevet de base pour la connexion de connexions autorisées
différemment (telles que les connexions autorisées par
échange et sans échange).
1911 Construction d'un dirigeable non rigide et d'un hangar à
dirigeables rotatif
1911 Usine d'eau à l'ozone de Saint-Pétersbourg et de
Paris
1911 Livraison d'un bureau d'inscription des électeurs pour
Amsterdam par « Siemens & Halske ». Premier bureau
en Europe et à l'époque le plus grand bureau au monde
pour le transport semi-automatique.
1911 Poste de groupe entièrement automatique avec trafic interne
(dix postes d'interphonie et une ligne de connexion au central)
1911 Siemens & Halske fournit une locomotive à la société
minière péruvienne Fernandini
1911/12 Construction de la centrale électrique d'Arequipa II
au Pérou
27 mai 1911 Fondation de la société « Hamburger
Hochbahn AG » en collaboration avec AEG
1912 Télégraphe à grande vitesse de Siemens
1912 Siemens s'attaque au "câble téléphonique
rhénan" pupinisé entre Berlin et Cologne (ouvert
en 1921). Avec sa longueur de 600 km, il est considéré
comme le précurseur du réseau téléphonique
européen.
1912 Siemens & Halske, AEG, Felten & Guilleaume et Telefunken
reprennent les droits du tube amplificateur inventé par Lieben
et forment le consortium Lieben
1912 Brevet sur les mécanismes de suivi dans les systèmes
de numérotation
1912 Brevet pour les autocommutateurs privés à commutation
semi-automatique
1912 Livraison du bureau électoral de Rome-Prati (système
de contrôle de la terre sans interrupteur), probablement. par
"Siemens & Halske"
1912 Livraison du plus grand bureau électoral du monde à
l'époque (17 000 connexions) pour Dresde par « Siemens
& Halske »
1912 Adolf Franke développe le télégraphe à
grande vitesse de Siemens (jusqu'à 1000 caractères/minute)
1913 Mannheim devient un siège social indépendant
1913 L'administration suit son propre « Werk-Stadt » à
la limite nord-ouest de Berlin (Siemensstadt),
1913 La colonie de Nonnendamm reçoit le nom officiel de «
Siemensstadt » [ou 1914]
1913 Trafic longue distance via Wähler (Munich) avec séparation
obligatoire des communications locales au profit des liaisons longue
distance
1913 Introduction des circuits mixtes et décalés
1915 Utilisation de locomotives électriques Siemens sur la
ligne ferroviaire Riksgränsen Kiruna-Narvik pour le transport
de minerai
1915 Heinrich von Buol devient directeur du département télégraphie
sans fil et instruments de mesure chez Siemens & Halske.
1915 Première introduction des contacts doubles en argent.
Cette forme de contact réduit le nombre dinterruptions
de contact à 1/40 des cas survenus auparavant. - Il sera largement
adopté au cours des prochaines décennies.
1916 CD Harries devient membre du conseil de surveillance et directeur
du laboratoire scientifique central de Siemens & Halske
1916 Fondation Siemens Ring
1916 W. Schottky développe le tube Lieben en un tube amplificateur
à filet protecteur
13 décembre 1916 À l'occasion du 100e anniversaire de
Werner von Siemens, la maison historique Siemens à Goslar est
rachetée. Désormais, la famille du fondateur de l'entreprise
s'y réunit tous les trois ans.
1917 La tour de l'horloge de Siemensstadt (70 m de haut) est construite.
Conception par H. Hertlein
1917 Heinrich von Buol reçoit une procuration chez Siemens
& Halske.
1918 Wilhelm von Siemens prend la présidence du conseil de
surveillance
1918 La station de radio Nauen émet dans le monde entier
29 avril 1918 Décès d'Arnold von Siemens à Berlin
25 novembre 1918 Dr. Hermann von Siemens entre. Il a d'abord travaillé
pour « Gebr. Siemens & Co. », puis dans différents
départements de la Wernerwerk.
1919 Siemens a fondé Osram GmbH avec d'autres sociétés
électriques
1919 Fondation d'Osram GmbH KG par Siemens & Halske, AEG et Deutsche
Gasglühlicht AG (Auer-Gesellschaft)
1919 Carl Friedrich von Siemens devient président des conseils
de surveillance de S&H et SSW
1919 création du département de la politique sociale
1919 Carl Friedrich von Siemens devient président du conseil
de surveillance de « Siemens & Halske AG »
Avril 1919 Ouverture d'un bureau purement Siemens-Schuckertwerke à
Brunswick, dans l'Einhornhaus de la Münzstraße 9. Le traitement
des affaires Siemens & Halske et le déploiement des monteurs
s'effectuent exclusivement depuis le bureau principal de Magdebourg.
1920-1922 Siemens étend l'ensemble du réseau téléphonique
de la Reichsbahndirektion.
1920 Siemens & Halske développent un dispositif à
six voies pour la télégraphie à courant alternatif
(WT) et testent le WT entre Berlin et Brunswick.
1920 Siemens et le groupe Stinnes concluent une joint-venture pour
plusieurs années : Siemens-Rheinelbe-Schuckert-Union
1920 Fondation de la filiale Siemens « Gesellschaft für
elektrische Apparate GmbH » (Gelap) ; depuis 1933 sous le nom
de société « Siemens Apparate und Maschinen GmbH
»
1920 Afin de lutter contre la concurrence étrangère,
AEG, Siemens & Halske et Deutsche Gasglühlicht-A.-G. (Auer-Gesellschaft)
se sont sentis obligés de regrouper leur production d'ampoules
électriques et de fonder ensemble « Osram GmbH KG »
(abréviation Osram, composée des mots osmium et tungstène).
Ce faisant, AEG sassure une influence suffisante sur la production
et la gestion. - La fusion porte bientôt ses fruits : Osram
devient non seulement le premier fabricant européen d'ampoules.
1920 Développement du Railway System I pour les grands systèmes
téléphoniques ferroviaires avec sélecteurs rotatifs
pas à pas, sélecteurs rotatifs à levage (type
Strowger) et relais ronds. Sélecteur de ligne avec interrupteur
de commande. Alimentation du microphone à partir du sélecteur
de groupe L et du sélecteur de ligne, inclusion de la technologie
d'extension moderne.
1921 Association sportive Siemens
1921 Fondation de la filiale Siemens « Siemens Bauunion GmbH
»
1921 Achèvement du câble téléphonique rhénan
Berlin-Cologne (en construction depuis 1912), ancêtre du réseau
câblé longue distance européen
1921 Début de la construction du lotissement industriel sur
le Rohrdamm à Siemensstadt, où jusqu'en 1929 un total
de 1 500 maisons unifamiliales et multifamiliales furent construites,
en partie par l'entreprise elle-même et en partie avec la participation
de sociétés de construction indépendantes.
1921 Heinrich von Buol devient responsable du département de
mesure chez Siemens & Halske avec les départements d'instruments
de mesure électriques et thermiques, où il est particulièrement
fasciné par la technologie des rayons X.
1921 Achèvement du câble téléphonique rhénan
Berlin-Cologne (en construction depuis 1912)
1921 Adolf Franke fut président du conseil d'administration
de « Siemens & Halske » de 1921 à 1932
28 novembre 1921 Dr. Hermann von Siemens devient le représentant
autorisé de l'entreprise
1922 L'Eleonorenheim est ouvert à Neuhof près de Heringsdorf
pour les enfants des employés de Siemens ayant besoin de repos
1922 Achat de la société « Protos AG » de
Schwerizer et changement de nom en « Telefonwerke Albisrieden
»
1922 Développement du Reichspostsystem 22 (Siemens System A)
avec sélecteurs rotatifs pas à pas (jeu de contacts
et aimant d'entraînement côte à côte). Sélecteurs
rotatifs (type Strowger) et relais ronds avec jeu de ressorts horizontaux.
Sélecteur de ligne avec interrupteur de commande. Sélecteur
de lignes locales longue distance avec connexion aux lignes de connexion
occupées localement, déconnexion des connexions locales
au profit des connexions longue distance, appel et appel par l'opérateur
longue distance.
1922 Robert Pfeil se retire de la direction du « comité
d'entreprise » de Siemens pour des raisons de santé.
1923 Fondation de la filiale japonaise de Siemens Fusi Denki Seizo
KK à Tokyo
1923 Début de la production de récepteurs radio à
tubes
1923 Test du premier central téléphonique longue distance
automatique avec collecte automatique des frais dans le groupe de
réseaux de Weilheim par Siemens & Halske
1923 Le premier groupe de réseau entièrement automatique
au monde à Weilheim (Haute-Bavière) avec communication
automatique entre les participants de différents endroits et
facturation automatique en fonction de la distance et de la durée
de l'appel à l'aide d'un compteur de fuseaux horaires (brevet
Siemens pour le comptage multiple de 1910).
1923 technologie de redirection dans la numérotation longue
distance
22 mars 1923 Dr. Hermann von Siemens devient signataire autorisé
24 juin 1923 Siemens emménage dans sa nouvelle maison, la Siemenshaus
à Mannheim, N7
29 juillet 1923 Le premier réseau téléphonique
automatique de Suisse est mis en service à Lausanne. Il est
construit par Siemens & Halske et équipé de sélecteurs
Strowger
1924 Fondation de la filiale « Berliner Einheitszeit GmbH »
1924 Production du premier aspirateur ventilateur portatif et mise
en place de l'ensemble de flux pour l'aspirateur "Protos"
; il est considéré comme « un travail fluide à
sa plus haute perfection ». Il sera bientôt possible d'assembler
125 aspirateurs par jour.
1924 Le « Siemens D-Zug », un poste radio à tubes
à trois étages avec haut-parleur à pavillon,
est présenté à la première grande exposition
radiophonique allemande à Berlin
1924 Siemens & Halske ouvre son propre bureau d'installation avec
deux monteurs seniors et deux monteurs dans le bâtiment du bureau
technique de Siemens-Schuckertwerke à Münzstraße
9.
9 février 1924 La télégraphie à courant
alternatif à six voies de Siemens & Halske est mise en
service entre Berlin et Francfort-sur-le-Main.
1925 L'entreprise Siemens-Reiniger-Werke est née de la fusion
du département électromédical de Siemens &
Halske et de l'ancienne entreprise spécialisée d'Erlangen
Reiniger, Gebbert & Schall
1925 Fondation de la filiale de Siemens et de la société
d'Erlangen Reiniger, Gebbert & Schall « Siemens-Reiniger-Veifa
Gesellschaft fürmedizinische Technik mbH », initialement
en tant qu'association commerciale (précurseur de Siemens-Reiniger-Werke
AG, ceci à partir de 1932)
1925 Pour le compte de la ville de Brunswick, Siemens & Halske
construit un système d'horloge publique et peut ainsi engager
des installateurs supplémentaires.
1925 Contrôlez le système de numérotation locale
sans commutateur pour Berne (Suisse) de « Siemens & Halske
». Première utilisation du grand sélecteur carré.
1925 Introduction de la numérotation longue distance à
courant alternatif sur lignes scellées pour les lignes de numérotation
longue distance influencées (Weilheim ; en coopération
avec l'administration postale bavaroise) par « Siemens &
Halske », initialement pour les lignes à trafic unidirectionnel
1925 Groupes de réseaux téléphoniques entièrement
automatiques (numérotation longue distance) en Suisse (Lausanne,
Bienne, Berne) selon le système Siemens
1926 Construction du premier système de feux tricolores en
Allemagne sur la Potsdamer Platz à Berlin (en tant que «
tour de signalisation »)
1926 Présentation du système de contrôle inductif
des trains « Indusi » basé sur le système
de résonance à trois fréquences
1926 Émission d'obligations en or d'un montant de 4 904 550,00
RM (initialement 12 000 000,00 $), avec un taux d'intérêt
fixe de 6,5 % et un taux d'intérêt supplémentaire
limité jusqu'en 1936 (pour l'exercice 1934/35) à un
tiers du pourcentage par lequel le taux d'intérêt moyen
sur le capital total éligible aux dividendes de S & H et
Siemens-Schuckertwerke Aktiengesellschaft dépasse le taux de
7 %. Dates d'intérêt : 1er mars, 1er septembre. Le remboursement
est prévu pour le 1er septembre 1951, par la constitution d'un
fonds d'amortissement dont le montant sera de 3 % par an du montant
maximum émis. Si le prix de marché des obligations est
de 101 % ou plus selon les déterminations de l'agent fiscal
à New York, seuls 20 % du montant prévu seront transférés
au fonds d'amortissement.
1926 Acquisition de la participation majoritaire dans « Reiniger,
Gebbert & Schall » à Erlangen [cf. [1925]
1926 Développement des centraux de télécommunication
du système postal bavarois 26 (système Siemens B) et
en version spéciale pour le système postal impérial
de Berlin 26 B (système Siemens D) avec sélecteurs rotatifs
pas à pas (aimant rotatif devant le jeu de contacts), grands
sélecteurs carrés et relais ronds avec jeu de ressorts
verticaux. Sinon similaire au Système 22.
1926 Transport longue distance entièrement automatisé
en Hollande selon le système Siemens
1926 Ligne longue distance à courant alternatif sur la Reichsbahn
entre Munich et Ratisbonne
1926 Hans G. Rittermann à Lima devient représentant
de S&H au Pérou (jusqu'en 1940)
28 août 1926 Début des expériences de télégraphie
à sous-transmission (UT) par Siemens & Halske entre Berlin
et Magdebourg.
1927 Système de télégraphie à images Siemens-Karolus-Telefunken
1927 La production de l'ancienne usine de compteurs Isaria, située
dans la Hofmannstrasse à Munich, sera convertie en produits
de télécommunication.
1927/29 Nouveau central de télécommunication : Reichspostsystem
27 et 29 (Siemens System A) et en version spéciale pour Berlin
Reichspostsystem 29 B (Siemens System D) avec sélecteurs rotatifs
pas à pas réduits, sélecteurs carrés réduits
et petits relais plats et relais ronds (Système 27 comme forme
transitoire) ou uniquement de grands relais plats (Système
29 et 29 B). Sinon similaire au système 22 et 26 ou 26 B.
1927 Introduction d'un système de numérotation sans
commutateur de commande pour les systèmes de numérotation
téléphonique publique à l'étranger (Siemens
System F) avec sélecteurs rotatifs pas à pas, sélecteurs
carrés et relais plats. Connexion aux connexions locales et
longue distance (offertes par l'opérateur distant), possibilité
de déconnexion uniquement pour les connexions locales, appel
automatique lorsque l'abonné est libre, ainsi que les appels
de suivi et les interjections par l'opérateur distant.
1927 Intégration d'Arnhem dans le trafic longue distance entièrement
automatique selon le système Siemens
1927 Indicateur de frais avec tambour numérique pour postes
d'appel d'abonnés
Décembre 1927 Les premiers systèmes définitifs
de transmission télégraphique sur double fil de Siemens
& Halske sont entrés en service entre Berlin et Hambourg
en décembre 1927. Peu à peu, presque toutes les lignes
câblées longue distance sont équipées d'installations
de télégraphie subordonnée.
1928 L'usine de produits à base de charbon de « Gebr.
Siemens & Co. » à Berlin est fusionnée avec
l'usine Rütgerswerke de Haute-Silésie et transformée
en filiale Siemens-Planiawerke
1928 Le gratte-ciel Schaltwerk à Siemensstadt est en construction
1928 Création de la filiale « Vereinigte Eisenbahn-Signalwerke
GmbH » (VES) par fusion de la Deutsche Eisenbahnsignalwerke
AG, fondée en 1917, en 1926 avec la Signalbauanstalt Max Jüdel
AG (Braunschweig) et en 1928 avec les briqueteries de Siemens &
Halske et la Signalbauanstalt d'AEG (depuis 1941 en propriété
exclusive de Siemens)
1928 Fondation de la société « Klangfilm GmbH
» en tant que filiale de Siemens
1928 Construction du "Protos Turbo Washer", une machine
à laver à tambour non chauffante avec essoreuse. Prix:
650 RM
1928 Développement du système ferroviaire III pour les
grands systèmes téléphoniques ferroviaires avec
sélecteurs rotatifs pas à pas, sélecteurs carrés
et relais plats. Sélecteur de ligne avec interrupteur de commande.
Alimentation du microphone à partir du premier sélecteur
de groupe et du sélecteur de ligne.
1928 Introduction de la numérotation longue distance en courant
alternatif sur lignes scellées pour les lignes à numérotation
longue distance influencées pour les lignes à trafic
bidirectionnel
1928 Introduction de la numérotation longue distance à
fréquence tonale (500 Hz) sur de longues distances (Berlin
- Mannheim, numérotation longue distance pour les fonctionnaires)
1928 Mise en marche automatique des amplificateurs dans les connexions
à deux fils (Reichsbahn ; Würzburg)
18 février 1928 Décès du directeur de l'usine
de blocs Siemens, Robert Pfeil, après une courte et grave maladie
due à une pneumonie.
23 février 1928 Dr. Hermann von Siemens (*09.08.1885) est nommé
membre suppléant du directoire par décision du conseil
de surveillance.
Octobre 1928 Acquisition d'Isaria Zählerwerke AG (depuis mai
chez SSW)
01.1929 L'Allgemeine Elektrizitätsgesellschaft et C. Lorenz AG
construisent également des appareils à courant alternatif.
Siemens & Halske ont étendu leur appareil 9125 à
un appareil douze fois plus puissant ; Côté émission,
les émetteurs à tubes sont remplacés par des
machines à courant alternatif (roues phoniques) avec chaînes
de filtrage. Les premiers essais avec cet appareil ont été
effectués en juin et juillet 1928 entre Berlin et Francfort
(Main), en janvier 1929 il a été introduit définitivement
et bientôt d'autres appareils ont été achetés.
1929 Fonctionnement automatique du télex dans le réseau
interne de Siemens (fondamental pour le futur réseau télex
allemand)
1929 Centrales téléphoniques rurales semi-automatiques
de "Siemens & Halske" : groupe de réseaux semi-automatiques
de Saint-Malo (France) selon le système Siemens avec postes
d'interphonie ZB et OB.
1930 Émission d'obligations en or d'un montant de 600 400,00
$ = 2 521 680,00 RM (initialement 14 000 000,00 $). Portant intérêt
à un taux lié au taux de dividende respectif des actions
ordinaires de Siemens & Halske AG conformément aux articles
2000 à 700, mais au moins 6 %. Date de paiement des intérêts
: 1er avril de chaque année). Les créanciers ont le
droit de résilier l'obligation à sa valeur nominale
à partir de 2005 à n'importe quelle date d'intérêt
jusqu'à l'échéance finale de l'obligation en
2930. En cas de résiliation par la société, exclue
jusqu'en 1942 mais autorisée après cette date à
n'importe quelle date d'intérêt en totalité ou
en montants partiels d'au moins 2 000 000,00 €, les créanciers
ont droit à un prix de remboursement qui correspond au prix
moyen des obligations à la Bourse de New York au cours des
six années précédant la résiliation. mois
calendaires, mais au moins au remboursement au prix d'émission
majoré d'une prime de 15 %, qui diminue avec la durée
et cesse d'être applicable après le 1er avril 1960. Les
obligations sont admises à la négociation sur les bourses
de Boston et dAmsterdam.
1930 Émission dobligations en or fin dun montant
de 10 000 000,00 RM. Portant intérêt à un taux
lié au taux de dividende respectif des actions ordinaires de
Siemens & Halske AG comme en 2000 à 700, section) mais
au moins 6 %. Intérêts et intérêts additionnels
payables le 1er avril de chaque année (pour la première
fois le 1er avril 1931). Droit de résiliation des créanciers
pour la première fois à compter du 1er avril 2005, droit
de résiliation du débiteur à compter du 2 avril
1942 pour le montant total ou pour des montants partiels d'au moins
2 000 000 RM ; Amortissement à la résiliation par les
créanciers au pair, à la résiliation par le débiteur
au taux moyen semestriel, mais au moins au prix d'émission
de 175 9/o majoré d'une prime de 15%, décroissante avec
l'échéance et cessant après le 1er avril 1960.
Ces obligations - comme la portion américaine de 14 000 000,00
$ - ont été émises conformément à
la résolution du conseil d'administration du 21 mars 1930.
L'Assemblée Générale du 21 mars 1930 approuva
ensuite l'émission. Les obligations partielles sont proposées
à la souscription par l'intermédiaire de la Deutsche
Bank à Berlin et des détenteurs d'actions ordinaires
de telle manière que pour chaque 7 000,00 RM d'« actions
ordinaires », 700,00 RM d'obligations partielles peuvent être
achetées à un prix de 175 % moins 1,05 RM pour chaque
100,00 RM en guise de compensation pour les intérêts
au prorata et les intérêts supplémentaires jusqu'au
31 mars 1930.
1930 Fondation du Bureau central des bureaux techniques à Berlin
1930 Développement du Railway System IV pour les petits systèmes
téléphoniques ferroviaires. Sélecteur de ligne
sans interrupteur de commande. Les deux postes d'appel sont alimentés
par le sélecteur de ligne.
1930 Numérotation inductive sur lignes scellées pour
la numérotation et la numérotation longue distance (Siemens
& Halske). Première utilisation de systèmes de numérotation
inductive : Chemin de fer du Toggenburg (Suisse)
1930 Introduction de la numérotation à distance par
induction à la Deutsche Reichsbahn
1930 Début du développement de nouveaux types de sélecteurs
(sélecteurs à moteur Siemens) avec un grand nombre de
bras, en tenant compte notamment des tâches dans le trafic automatique
longue distance (par exemple, dispositifs de zonage, connexion traversante
à quatre fils)
1931 Négociations entre AEG et Siemens & Halske concernant
le rachat de Maffei-Schwartzkopff-Werke
1931 Le premier aspirateur-traîneau super silencieux Protos
pour les exigences les plus élevées arrive sur le marché.
Il a une puissance d'aspiration beaucoup plus élevée
et est principalement utilisé dans les hôtels, restaurants
et autres établissements commerciaux.
1931 Moteur à induit oscillant pour moulin à café
Protos.
1931 Démarreur léger pour véhicules automobiles.
1931 Introduction de la numérotation longue distance à
fréquence tonale (500 Hz) entre Hambourg et Berlin
1931 Circuit d'essai de la Reichspost Munich - Nuremberg - Würzburg
- Kissingen pour amplificateurs en connexions à deux fils
1931 Études sur la décomposition du réseau de
transport longue distance en niveaux de réseau
1er avril 1931 Acquisition de 50% du capital social de Norddeutsche
Seekabelwerke à Nordenham. Les intérêts de Siemens
et de Felten & Guilleaume dans les câbles sous-marins sont
regroupés à Nordenham.
1932 Le groupe Siemens lance avec succès sur le marché
le rasoir Siemens « Sirama ».
1932 Siemens & Halske déplace la majeure partie de sa production
de technologie médicale à Erlangen. La nouvelle société
s'appelle « Siemens-Reiniger-Werke AG » et possède
son siège social à Berlin et un centre de production
à Erlangen.
1932 Le « Protos Power Washer » (coût : 400 RM)
arrive sur le marché
1932 Moteurs miniatures avec diamètre d'induit de 16 mm 1 pour
110 et 220 V, 1 W, 3000 - 10 000 tr/min
1932 Moteurs fermés OR6.6 - 26 avec 0,08 - 0,33 kW, 1500 tr/min
1932 Début de la planification de la conversion de l'ensemble
du réseau de la Reichsbahn au trafic longue distance par ligne
directe par abonné
1933 Fondation de la filiale « Siemens Apparate und Maschinen
GmbH (SAM) Feldfernsprecher » pour la fabrication de produits
spéciaux de la Wehrmacht. Il sert également de bureau
de vente central pour les activités Wehrmacht de Siemens.
1933 Développement du téléimprimeur Siemens-Hell
(inventé par R. Hell)
1933 Micromoteur 4 V pour rasoirs, vaporisateur de parfum "Rotognom",
appareil de massage "Vibrognom" etc.
1934 contrôle d'avion par pilote automatique
1934 Métro de Moscou
1934 Les câbles coaxiaux sont prêts à l'emploi.
200 appels longue distance et une chaîne de télévision
peuvent être transmis simultanément [ou 1936 ?].
1934 Micromoteurs repensés : désormais avec boîtiers
fermés en tôle d'acier.
1934 Émission d'obligations Reichsmark à 4,5 pour cent
(obligations en dollars de 1926 converties). À payer en 1951.
Dates d'intérêts : 1er mars, 1er septembre. Pour nom.
1 000,00 obligations à 6,5 pour cent de 1926 seront échangées
contre des nom. 3 000,00 RM des obligations RM ci-dessus ont été
accordées aux résidents. Les conditions de remboursement
et les dates de remboursement correspondent à celles des obligations
à 6,5% de 1926. Les garanties sont les mêmes que celles
des obligations à 6,5% de 1926 déposées à
la Deutsche Golddiskontbank (annulées le 1er mars 1944).
1934 Développement du système standard pour les systèmes
d'autoconnexion ferroviaire (standard Basa) pour les grands et petits
systèmes téléphoniques ferroviaires avec une
attention particulière au trafic longue distance par numérotation
directe des abonnés.
1934 Utilisation à grande échelle de la numérotation
à distance inductive dans le réseau de la Reichsbahn
1935 Résumé de la publicité de Siemens dans un
service de publicité principal
1935 Création du premier aspirateur à main « Siemens-Protos-Rapid
»
1935 Les paliers lisses pour petits moteurs offrent des dimensions
plus petites et un fonctionnement silencieux.
1935 Le contrat « Telefunken » arrive à expiration.
Des années de négociations s'ensuivent avant qu'un nouveau
contrat puisse être conclu avec une durée allant jusqu'en
1945, dont aucune des deux parties n'est satisfaite jusqu'à
ce qu'une solution soit trouvée pour Telefunken en 1941 (transfert
à AEG).
1935 Développement du compte au cours de la conversation
1935 Activation des premiers nuds du grand réseau de
télécommunications de la Deutsche Reichsbahn
6 avril 1935 Les 30 000 ouvriers et employés des usines Siemens
de Berlin promettent à la « direction de l'usine »
nationale-socialiste que ni eux ni les membres de leur famille n'achèteront
dans les magasins juifs.
1936 Service de télévision de Berlin-Leipzig
1936 Fondation de l'usine de câbles et de lignes à Neustadt
près de Cobourg
1936 Développement de l'imprimante de feuilles de service (Taxograph)
pour la facturation écrite des honoraires
1936 Première utilisation du comptage lors de la conversation
à Vevey (Suisse) avec du courant alternatif via le fil C. -
Comptage ultérieur en courant continu via le fil B pour le
trafic à deux fils ; premier déploiement en Yougoslavie
(Siemens & Halske)
1936 Activation de la numérotation directe des abonnés
entre les six premières directions de la Reichsbahn (groupes
de réseaux de la Reichsbahn)
1938 W. Schottky développe sa théorie de la couche limite,
qui revêt une grande importance pour la technologie des semi-conducteurs.
1938 Émission d'obligations en Reichsmark à 4,5 pour
cent (la moitié des obligations en Reichsmark échangées
de 1934 d'un montant total de 9 000 000,00 RM moins 294 000,00 RM
non encore émises) ; Échange à la valeur nominale
plus 3 % de compensation en espèces au 2 juin 1938). Échéance
le 1er septembre 1951 au pair. Remboursement anticipé possible,
mais pas avant le 1er mars 1944, à la valeur nominale. Dates
de paiement des intérêts : 1er mars, 1er septembre. Pièces
de 1 000,00 RM (oblitérées le 1er mars 1944).
1938 Introduction d'un système de vote motorisé par
« Siemens & Halske » conformément aux conditions
du Reichspostsystem 29 (Bureau électoral public de la Reichspost
allemande à Eisenberg, Thuringe).
1938 Début du développement de bureaux de vote à
distance sans fil avec connexion à quatre fils via un composeur
motorisé
1939 Le microscope électronique avec un grossissement de 30
000x (développé par E. Ruska et B. v. Borries) est prêt
pour la production en série
1939 Les premiers « assistants électriques »
1939 Moteur asynchrone pour nouveau réfrigérateur à
compresseur Siemens.
1939 Première utilisation de l'imprimante à bordereaux
de conversation Siemens (Taxograph) à Vienne
1940 transition vers une économie de guerre
1940 Fondation de l'usine d'équipements aéronautiques
de Hakenfelde. Notamment pour le développement et la production
en « pilote automatique »
1940 Moteurs de mesure ou d'intégration avec aimant externe.
Moteurs à collecteur à courant continu avec excitation
à aimant permanent et induit en forme de cloche sans fer. Couple
de serrage : 30 ... 40 cmp, constante de temps 10 ms, type DMal (lAB1).
1940 Développement du système postal Reichspostsystem
40 sans commutateur de commande (Siemens-System G) pour le traitement
du trafic local du trafic longue distance, c'est-à-dire sans
connexion, déconnexion et appel par l'opérateur longue
distance (code standard).
jusqu'en 1940 environ Jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale,
c'est-à-dire pendant la période de développement
et de planification tranquilles, Siemens & Halske a livré
plus de 6 millions de connexions pour des systèmes de numérotation
de différentes tailles dans toutes les parties du monde.
17 octobre 1940 Assemblée générale extraordinaire
des actionnaires d'AEG à l'occasion de la sanction d'une démarcation
globale des intérêts avec Siemens.
1941 Hermann von Siemens, président des conseils de surveillance
de S & H et SSW
1941 Hermann von Siemens prend la présidence des conseils de
surveillance de Siemens & Halske et de Siemens-Schuckertwerke
1941 Siemens & Halske cède la part de 50 % de la société
Telefunken à AEG et acquiert ses parts dans d'autres sociétés
(par exemple Vereinigte Eisenbahn-Signalwerke)
1941 Les Vereinigte Eisenbahn-Signalwerke (fondées en 1928)
deviennent la propriété exclusive de Siemens & Halske
(en contrepartie Telefunken est vendue à AEG)
1941 Siemens & Halske reprend les parts d'AEG dans Vereinigte
Eisenbahn-Signalwerke GmbH. Grâce à un accord de fusion
ultérieur, Siemens détient désormais 100 pour
cent de l'ancienne Max Jüdel AG à Braunschweig, dans l'Ackerstrasse.
Cela signifie qu'en plus du bureau d'installation de Siemens &
Halske et du bureau de Siemens Schuckertwerke, une troisième
division indépendante est désormais implantée
à Brunswick.
1941 En raison de la division des intérêts avec Siemens,
certaines sociétés qui étaient auparavant exploitées
conjointement seront scindées. En compensation du rachat de
Telefunken par AEG, Siemens reprend les parts d'AEG dans « Bergmann
Elektrizitätswerke AG », « Klangfilm GmbH »
et « Vereinigte Eisenbahn-Signalwerke AG ».
1941 Poursuite du développement de la base de l'unité.
En plus de l'utilisation de sélecteurs carrés pour la
connexion à deux fils. Utilisation du sélecteur de moteur
pour la commutation à quatre fils dans le trafic commuté
longue distance.
10 juillet 1941 Décès de Carl Friedrich von Siemens
à Heinersdorf (Potsdam)
01.01.1942 au 01.05.1945 Depuis 1942, la guerre des bombardements
frappe durement les sites de Siemens, notamment à Berlin et
à Nuremberg
1942 K. Clusius, H. Welker et E. Holz déposent un brevet pour
un dispositif de redressement d'ondes électromagnétiques
très courtes, utilisant le germanium comme semi-conducteur.
Sur cette base, Siemens lance la production de conducteurs de guidage
en germanium
1942 AEG transfère sa division de technologie de signalisation
à Siemens dans le cadre d'un échange d'actions.
27 mars 1942 Le bilan au 30 septembre 1941 est corrigé par
résolution du Conseil de Surveillance du 27 mars 1942, conformément
à l'Ordonnance sur le paiement des dividendes du 12 juin 1941.
La résolution du Conseil de surveillance est prise sur la base
d'une proposition du Directoire visant à augmenter le capital
social de 260 000 000,00 RM à 400 000 000,00 RM, à condition
que la valeur nominale des actions acquises au cours de l'exercice
1940/41 soit augmentée en conséquence. 6 500 000,00
RM actions privilégiées avec droit de vote, plus ses
propres avoirs nominaux. RM 6 090 000,00 actions ordinaires et nominatives.
4 501 000,00 RM d'actions privilégiées sans droit de
vote seront rachetées aux frais de la réserve spéciale.
23 avril 1942 La réduction du capital social de RM 157 091
000,00 de RM 17 091 000,00 à RM 140 000 000,00 a été
décidée lors de l'assemblée générale
annuelle du 23 avril 1942. Après les actions ordinaires n°
94 500 000,00 RM d'alors. Français 6.650.000,00 Reichsmarks,
soit les actions n° 1-9500, ont été converties en
actions privilégiées avec six fois le droit de vote
conformément à l'article 4 des statuts, les actions
ordinaires restantes non corrigées d'un montant nominal. Reichsmark
87.850.000,00 par RM 163.150.000,00 à Reichsmark 251.000.000,00,
les nouvelles actions à droit de vote multiple d'un montant
nominal. RM 6 650 000,00 par RM 12 350 000,00 nominatif. RM 19 000
000,00 et le montant nominal restant. Reichsmark 45 500 000,00 actions
privilégiées sans droit de vote pour nom. RM 84 500
000,00 nominatif. RM 130 000 000,00 corrigé. La correction
est faite de telle manière que contre la présentation
d'une action nominative. RM 700,00 deux nouvelles actions d'une valeur
nominale de 1 000,00 RM seront dépensés. Sur le montant
total requis pour effectuer l'ajustement du capital, y compris l'impôt
forfaitaire résultant de 272 278 324,60 RM, 28 091 000,00 RM
seront prélevés sur la réserve légale,
9 500 000,00 Reichsmarks sur la réserve de prime d'émission,
22 297 000,00 Reichsmarks sur la réserve de prime d'émission,
141 916 289,20 Reichsmarks sur la réévaluation des investissements
et 70 474 035,40 RM sur d'autres postes du bilan.
1er mai 1942 La régularisation du capital selon l'assemblée
générale du 24 avril 1942 (sd) est inscrite au registre
du commerce le 1er mai 1942.
1943 Délocalisation des installations de production de Berlin
à la suite des bombardements aériens massifs
1943 Essai à grande échelle de numérotation longue
distance à fréquence tonale entre Hambourg, Berlin et
Munich
23 mars 1943 Dernière Assemblée Générale
Annuelle jusqu'en 1943/44
1944 L'accélérateur d'électrons Betatron de 6
MeV est terminé et mis en service
1944 Développement d'un moteur à puissance spécifique
particulièrement élevée avec une caractéristique
de vitesse rigide et un enroulement de compensation (pour la première
fois dans un petit moteur). Micro moteur DC 24 V, 3 W, 15 000 tr/min
±10 % pour une température ambiante accrue et une durée
de vie de 5 s.
15/16 février 1944 Dans la nuit du 15 au 16 février,
Berlin connaît le raid aérien le plus violent de la Seconde
Guerre mondiale. Plus de 800 bombardiers de l'armée de l'air
britannique larguent 2 643 tonnes de bombes explosives et incendiaires
sur des zones résidentielles et sur les usines Daimler-Benz
et Siemens.
1945 Création d'une direction de groupe en dehors de Berlin
1945 Pertes de guerre et démantèlement, perte d'entreprises
d'Allemagne de l'Est et d'Allemagne centrale (la perte de substance
s'élève à environ 80 %)
1945 programme de production et de réparation d'urgence
1945 Après la remise en service des premières installations,
les bureaux de Brunswick reçoivent à nouveau des commandes
plus importantes et plus intéressantes. Siemens & Halske
équipe les autorités et les grandes industries en systèmes
de téléphonie, de mesure et de contrôle.
1945 Le bureau de Braunschweig s'occupe des affaires avec les mines
de charbon de Braunschweig, qui étaient auparavant gérées
depuis Magdebourg. Siemens & Halske fournit des systèmes
de mesure et de contrôle pour plusieurs grandes chaudières
de la centrale électrique d'Offleben.
fin avril 1945 Lorsque les Russes occupèrent Berlin fin avril,
Heinrich von Buol ne quitta pas « sa société »
Siemens & Halske et fut déporté à Moscou.
1946 Friedrich Carl Siemens, fils du frère de Werner, Friedrich
Siemens, reprend la présidence des conseils de surveillance
de Siemens & Halske et de Siemens-Schuckertwerke au nom de Hermann
von Siemens jusqu'en 1948
1946 Perfectionnement de la perception automatique des péages
dans le trafic longue distance à numérotation directe
pour le comptage pendant la communication : 1946 transmissions centralisées
de comptage de temps et de comptage individuel (version simplifiée)
1947-1950 La succursale de l'Alleenstraße est reconstruite en
1947/50.
1947 Les exportations de Siemens, initialement paralysées par
les conséquences de la guerre, commencent à se développer
à nouveau
1948 Le premier enclenchement de schéma de voie développé
par Siemens & Halske est mis en service à la gare de Düsseldorf-Derendorf
1948 Première utilisation du comptage lors de la conversation
par la Deutsche Bundespost (Wuppertal)
1948 Service d'appel longue distance simplifié par numérotation
directe avec transmissions de comptage individuelles pour le comptage
pendant l'appel à la Deutsche Bundespost
1949 Facturation automatique du trafic longue distance en numérotation
directe pour comptage pendant l'appel : commutations de zones individuelles
; premier déploiement dans la région de la Sarre.
1949 Facturation automatique du trafic longue distance en numérotation
directe pour comptage pendant l'appel : centralisation des facilités
de zonage
Avril 1949 Déménagement du siège social de Siemens
& Halske de Berlin à Munich. Berlin reste le deuxième
siège social de l'entreprise
1950 Transformation du bureau d'installation de Siemens & Halske
en bureau technique de Braunschweig. Dans le même temps, le
bureau technique de Hanovre est transformé en succursale.
1950 Démarrage de la production dans la nouvelle usine d'équipements
d'installation Siemens à Ratisbonne
1950 Développement du système postal fédéral
50 (système Siemens K) : raccordement aux connexions locales
par l'opérateur distant, blocage à distance pour les
connexions longue distance à numérotation directe et
à commutation manuelle, raccordement exceptionnel aux connexions
longue distance pour l'opérateur distant, aucune possibilité
de déconnexion, appels nécrologiques par l'opérateur
distant. Signalisation modifiée (signal impulsionnel de début
et de fin d'appel ; introduction d'un signal de fin de numérotation
ainsi que d'un retour d'information sur la voie et l'abonné
occupé). En plus du « comptage multiple après
l'appel », également du « comptage multiple pendant
l'appel ».
1950 Développement du système de numérotation
amélioré pour les systèmes de numérotation
téléphonique publique à l'étranger (Siemens
System Fl). Connexion aux connexions locales et longue distance (offertes
par l'opérateur distant), possibilité de déconnexion
uniquement pour les connexions locales, appels nécrologiques
par l'opérateur distant. En plus du « comptage multiple
après l'appel », également du « comptage
multiple pendant l'appel ».
1951 composés semi-conducteurs A III - BV
1951 Le partage des bénéfices pour les employés
de Siemens est réintroduit
1951 Le système de numérotation longue distance du pays,
que Siemens prépare techniquement depuis 1923, est activé
par les services postaux de la République fédérale
d'Allemagne.
1951 ? Délocalisation de la production de systèmes de
signalisation ferroviaire de Bruchsal à Brunswick
1951 Introduction de l'indicateur de frais pour la soumission de documents
écrits
1951 Sélection de fréquence de tonalité à
deux fréquences 2040/2040 Hz selon les recommandations CCIF
1951 En collaboration avec Siemens-Schuckert-Werke, un accord est
conclu avec la « Corporation Comercial Sudamericana SA »
par l'intermédiaire d'une agence au Pérou
1952 Les boîtiers des aspirateurs sont actuellement découpés
à partir de 2 circuits imprimés, les deux parties sont
embouties et soudées au boîtier. Une feuille de métal
découpée à la taille appropriée est ensuite
laminée, le joint est soudé et le boîtier est
formé sur un dispositif de cambrage spécialement développé.
économie de matière de 50%
1952 Développement d'un système de sélection
de moteur avec sélecteurs de coordonnées de moteur en
métal précieux (Siemens System L). Système berlinois
adapté au système postal fédéral 50. Utilisation
des composeurs EMK comme localisateurs d'appels, composeurs de groupe
et composeurs de lignes. Construction de cadre entièrement
encapsulée.
1952 Télépéage automatique dans le trafic longue
distance par ligne directe par « Siemens & Halske »
: système de zonage à commande électronique ;
Déploiement au siège principal de Ratisbonne
1952 Télépéage automatique dans le trafic longue
distance à numérotation directe : multiplexage centralisé
par zones
1952 Première utilisation de la numérotation bifréquence
2040/2040 Hz pour le trafic longue distance par numérotation
directe d'abonné sur le réseau public allemand entre
Düsseldorf et Francfort
1952 Développement d'une sélection de fréquence
de tonalité monofréquence 3000 Hz
1953 Présentation du sélecteur rotatif de moteur en
métal précieux
1953 Développement du procédé de tirage de zone
pour la production de silicium hyperpur
1953 Création de représentations étrangères
(jusqu'en 1956)
1953 Petits variateurs pour raccordement au courant alternatif monophasé
: Moteurs universels de types A 2620 ... 6265, 6,3 - 400 W à
4500 tr/min. Moteurs monophasés avec enroulement auxiliaire
court-circuité de types ME-9.1 ... 21b,- 12 - 120 W. Moteurs
à condensateur avec enroulement biphasé de types MEC
9.1 ... 21b, 25 - 400 W ; REC 29n ... 39c, 0,65 - 1,8 kW; OREC 6.9
... 29d, 0,1 - 1,2 kW. Moteurs à condensateur avec enroulement
triphasé de types MD lls ... 21b, 0,05 - 0,32 kW ; R 29n ...
39n, 0,64 - 1,2 kW; OU 6,9 ... 29c, 0,1 - 0,8 kW. Moteurs monophasés
avec résistance de phase auxiliaire de types REX 29n ... 39c,
0,45 - 1,3 kW. Moteurs monophasés avec condensateur de démarrage
phase auxiliaire de types REXC 29n ... 39c, 0,45 - 1,3 kW. Moteurs
monophasés avec condensateur de démarrage et de fonctionnement
de types REXCC 29n ... 39c j5 - 1,8 kW. Toutes les performances sont
référencées à 1500 tr/min.
1953 Développement d'un système de sélection
de moteur avec sélecteurs rotatifs de moteur en métal
précieux pour la Poste fédérale allemande conformément
aux exigences du système 50 (Siemens System K-Mo) et pour les
pays étrangers (Siemens System F2). Utilisation d'électeurs
EMD de 100 et 200 pièces à toutes les étapes
de vote. Construction de cadre entièrement encapsulée.
1953 Première utilisation de la numérotation à
fréquence unique à 3000 Hz pour la numérotation
longue distance à l'Exposition des transports de Munich. -
Par la suite, leur utilisation dans le réseau public allemand
1953 Composeur à distance sans fil avec connexion à
quatre fils via un cadran rotatif à moteur en métal
précieux. Utilisation pratique de la numérotation longue
distance au salon des transports de Munich
1953 Composeur à distance sans fil avec connexion à
quatre fils via un cadran rotatif à moteur en métal
précieux. Utilisation pratique de la numérotation longue
distance au salon des transports de Munich
1953 Numérotation AC avec comptage pendant l'appel
1953 Développement de la sélection de canal pour les
systèmes de fréquence porteuse par « Siemens &
Halske » ; première utilisation en 1952 [sic] entre Helsinki
et Hyrilä
1953 Répéteur d'impulsions pour les appels longue distance.
Rappel gratuit des séries de numérotation enregistrées.
Stockage et récupération simultanés.
1954 contrats avec Westinghouse
1954 début du développement du traitement des données
1954 Moteur d'intégration DMal (moteur à courant continu
avec enroulement en forme de cloche tournant sur un noyau en fer fixe)
et potentiomètre fin comme éléments de base pour
les modèles de boucle de régulation.
1954 Développement ultérieur du système d'unités
ferroviaires grâce à l'introduction du sélecteur
rotatif à moteur en métal précieux
1954 Développement d'une sélection de fréquence
de tonalité monofréquence 2280 Hz pour les lignes de
câbles basse fréquence ; dont la première utilisation
la même année entre Cologne et Berlin
1954 Sélection de canal pour les systèmes de fréquence
porteuse entre Hanovre et Hildesheim
1955 L'équipement électrique de la tour de télévision
de Stuttgart est fourni
1955 levée de l'interdiction de recherche
1955 Petits moteurs Asyk 50 et Syk 52, 53, 10, 13 avec 2,6 - 3 W,
6 - 52 cmg.
1955 Petits moteurs synchrones à hystérésis :
SHI à régime lent de 4 mW (puissance de sortie), SH2
(lAF1, lAF2) de 10 mW, SH21 (lAF3) de 10 mW, 375 tr/min. Également
disponible en moteur à armature coulissante. Moteur à
grande vitesse SH3 (lAH1) avec 150 mW (puissance de sortie), SH4 (lAH2)
avec 430 mW, 3000 tr/min. Moteurs à grande vitesse avec phase
auxiliaire à condensateur comme moteurs réversibles
: SH5 (lAJ1) avec 300 mW (puissance de sortie), SH6 (lAJ2 ouvert,
1AJ6 encapsulé) avec 500 mW. Nous avons également développé
des boîtes de vitesses complémentaires pour les machines
à grande vitesse.
1955 Micromoteurs asynchrones, construction comme les micromoteurs
synchrones à grande vitesse, mais rotor à cage d'écureuil
: Types AJ3 (IAR1) avec 0,3 W (puissance de sortie), AJ4 (IAR1) avec
0,5 W, AJ31 (IAR3) moteur de ventilateur avec 0,4 W, AJ41 (IAR4) avec
1,3 W. Version agrandie : Types AJ7 avec 2,8 W, AJS avec 5,2 W, AJ91
(IAS10) avec 1,75 W, AJ92 (IAS20) avec 2,7 W, AJ93 (IAS30) avec 3,9
W. Moteurs asynchrones réversibles avec phase auxiliaire à
condensateur : Types AJ5 (IAV1) avec 0,1 W, AJ6 (IAV2 ouvert, IAV6
encapsulé) avec 0,25 - 0,5 Wi. Également utilisé
comme moteur de suivi (moteur zéro). Boîte de vitesses
complémentaire en 4 modèles.
1955/1958 Fusion organisationnelle des succursales et bureaux techniques
de S&H et SSW
1955 Introduction générale des cadrans rotatifs à
moteur en métaux précieux dans les bureaux locaux de
la Poste fédérale sous le nom de « Système
de numérotation 55 ».
1955 Premier service longue distance interétatique à
numérotation directe entre l'Allemagne (Lörrach) et la
Suisse (Bâle) (développé par « Siemens &
Halske »)
1956 Ernst von Siemens succède à Hermann von Siemens
à la présidence des conseils de surveillance de S &
H AG et SSW AG
1956 Micromoteurs à courant continu avec commutateur et aimant
de champ Al-Ni-Co puissant. Types : DMa2 (lAC2) avec 0,4 W (puissance
de sortie), lAC4 avec 0,4 - 0,5 W.
1958 Création de la Fondation Carl-Friedrich-von-Siemens
1958 Un stimulateur cardiaque est implanté pour la première
fois en Suède
1959 Le système de blocs de construction électroniques
pour le contrôle, « Simatic », est introduit. Il
devient un élément important de la technologie d'automatisation
de Siemens
1959 Réacteur Siemens Argonaut de Garching
1959 Le « Siemens 2002 », premier ordinateur universel
entièrement transistorisé produit en série, est
livré aux universités
1960 Nouvelle gamme de micromoteurs auto-démarrants, synchrones
et asynchrones. 24 - 500 V. Moteurs biphasés avec phase auxiliaire
ou comme moteur à pôles ombragés.
1962 Mise en service du central téléphonique à
commande électronique à Munich
1962 Développement d'un micromoteur à courant continu
avec commutation électronique via des générateurs
Hall avec max. 60 000 tr/min à des fins dentaires.
1962 Développement des petits moteurs standards OR2 0,06 -
0,75 kW terminé.
1963 Les réacteurs d'enseignement sont fournis aux universités
à des fins d'enseignement
1963 Micromoteurs synchrones polarisés avec moteur synchrone
à démarrage automatique avec rotor interne. Coureur
lent n = 375 tr/min. Types : SPO (lAK10) avec 28 mW (puissance de
sortie), SP23 (lAK23) avec 96 mW. Ahbaugetriebe avec 4 modèles.
1963 Contrôle de vitesse pour moteurs électroniques.
Moteurs à courant continu sans commutateur avec rotor à
aimant permanent et commutation électronique de l'enroulement
du stator.
1963 Peter von Siemens, président de la ZVEI (Association centrale
des fabricants d'équipements électriques et électroniques),
inaugure le pavillon allemand à la 3e Foire internationale
du Pacifique à Lima, à laquelle participent S&H
et SSW avec un stand
1964-1965 Siemens Stuttgart a réalisé un chiffre d'affaires
d'environ 220 millions de DM en 1964/65.
1964-1965 En 1964/65, Siemens employait 2 500 personnes à Stuttgart.
1964 Sinumerik
1964 Début de la construction d'une station terrestre à
Raisting près de Munich, qui deviendra la plus grande station
terrestre de satellites au monde (avec 5 systèmes d'antennes)
1964 SIMATIC N comme système de circuit basse fréquence
avec semi-conducteurs en silicium pour entraînements à
courant continu à vitesse contrôlée.
1964 Nouveau moteur frein encapsulé antidéflagrant 4
pôles avec 0,1 kW, 6 pôles avec 0,05 kW à 50 Hz
et les tensions habituelles.
1965-1966 La succursale du centre-ville de Stuttgart était
pleine à craquer en 1965/66.
1965 La sonde martienne Mariner IV avec triode à disque Siemens
envoie des images de la surface martienne (sur environ 220 millions
de kilomètres)
1965 ouverture du centre de recherche d'Erlangen
1965 Circuits intégrés monolithiques
1965 Moteurs de mesure ou d'intégration avec aimant permanent
interne et induit en forme de cloche. Couple de serrage : 80 cmp,
constante de temps : 30 ms. Tapez DMa5 (lAB5).
1965 Moteurs électroniques comme micromoteurs avec commutation
électronique par signalisation de position du rotor au moyen
de générateurs Hall. Pour petits lecteurs, magnétophones
et dictaphones, tourne-disques, matériel de bureau, etc. Type
DMc3 : 6,3 - 10 V, 3000 tr/min, 10 M 170 mA.
1966 Fusion de Siemens & Halske AG, Siemens-Schuckertwerke AG
et Siemens-Reiniger-Werke AG pour former Siemens AG. Ernst von Siemens
devient président du conseil de surveillance (jusqu'en 1971)
1966 Micromoteur à courant continu sans balais avec une puissance
d'arbre d'environ 1,5 W. Le champ rotatif d'un rotor à aimant
permanent commande deux générateurs Hall, qui commutent
cycliquement les enroulements de champ du stator via des transistors.
(Euh)
1966 Micro moteur sans balais avec des puissances allant jusqu'à
1,5 kW.
1966 Motoréducteur série 2Lgll de 0,25 à 45 kW
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