Il était une fois le téléphone dans "la petite maison dans la prairie"
Le téléphone vers 1881
Des images qui nous reviennent quand on évoque l'arrivée du téléphone dans l'Ouest des Etat-Unis, tellement ce feuilleton était populaire,
Il racontait la vie des pionniers Amércains, la modernisation ...
Mais 5 ans auparavant c'est Alexandre Graham Bell qui était à l'honneur


L'histoire du téléphone commence avec Alexander Graham BELL
est un scientifique, un ingénieur et un inventeur britanno-canadien, qui est surtout connu pour l'invention du téléphone, pour laquelle l'antériorité d'Antonio Meucci a depuis été officiellement reconnue le 11 juin 2002 par la Chambre des représentants des États-Unis.
Alexandre Bell est né à Édimbourg en Écosse le 3 mars 1847, il avait deux frères : Melvin James Bell (1845-1870) et Edward Charles Bell (1848-1867), tous deux morts de la tuberculose.
Son père Alexander Melville Bell était professeur, et sa mère était Eliza Grace (née à Symonds).
Alexandre, alors âgé de 10 ans, réclama à son père de pouvoir porter un deuxième prénom, comme ses frères.
Son père accepta et lui permit, à l'occasion de son 11e anniversaire, le deuxième prénom "Graham".
Il choisit ce prénom en raison de son admiration pour Alexandre Graham, un interne Canadien soigné par son père, qui devint un ami de la famille.

Pour ceux qui préfèrent découvrir en himage, regarez le film The Story of Alexander Graham Bell (1939)
Beaucoup d'inventions marquèrent la vie d'Alexander Graham Bell : les travaux exploratoires en télécommunications optiques, l'hydroptère en aéronautique. En 1888, il devint l'un des membres fondateurs de la National Geographic Society

Premières inventions
Dès son plus jeune âge, Bell disposait d'une grande curiosité pour le monde qui l'entourait, il fit ainsi collection d'espèces de plantes et réalisa déjà ses premières expériences. Son meilleur ami était Ben Herdman, un voisin, dont la famille travaillait dans un moulin. Alexandre et Ben allaient souvent au moulin. Le jeune Alexandre demanda ce qui devait être amélioré au moulin. On lui expliqua que le blé devait être décortiqué à l'aide d'un procédé complexe et laborieux. Alexander, à l'âge de 12 ans, construisit un appareil qui combinait des palettes tournantes et un ensemble de brosses à ongles, inventant ainsi une simple machine pour le décorticage du grain.
Cette machine fut utilisée avec succès, et ce pendant plusieurs années. En retour, John Herdman donna aux deux garçons un petit atelier où « inventer ».
Prise de conscience
Bell montra également très jeune un vif intérêt, et un talent, pour l'art, la poésie et la musique, intérêts encouragés par sa mère. Il apprit le piano sans professeur ni manuel, et devint le pianiste familial. Bien que d'un naturel calme et introspectif, il faisait couramment des "blagues vocales" et de la ventriloquie pour divertir la famille. Bell fut très affecté par la surdité graduelle de sa mère (elle commença à perdre l'audition quand Bell avait 12 ans) et apprit un petit manuel de langue des signes. Ainsi, il pouvait s'asseoir à côté d'elle et converser silencieusement dans le salon familial. Il développa également une technique de parler par des sons clairs et modulés directement sur le front de sa mère, ce qui lui permettait d'entendre son fils relativement clairement. La préoccupation de Bell au sujet de la surdité de sa mère, le conduisit à étudier l'acoustique.

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Sa famille était depuis longtemps associée à l'enseignement de l'élocution : son grand-père, M. Alexandre Bell, à Londres, son oncle à Dublin et son père à Édimbourg étaient professeurs de diction. Son père a publié énormément à ce sujet, et nombre de ses travaux sont encore bien connus actuellement, surtout son "The Standard Elocutionist", apparu dans 168 éditions britanniques et vendu à plus de 250 000 exemplaires aux États-Unis . Dans ce traité, son père explique les méthodes qu'il a développées pour apprendre aux sourds-muets (appellation de l'époque) à articuler les mots et lire sur les lèvres des autres afin de comprendre les messages qui leur étaient adressés. Le père d'Alexandre lui avait expliqué ainsi qu'à ses frères de ne pas seulement écrire mais aussi identifier chaque symbole et le son l'accompagnant. Alexandre devint si doué qu'il fut l'assistant de son père lors de démonstrations publiques où il étonna l'assistance par ses facultés à déchiffrer les symboles du latin, du gaélique et du sanskrit.

Comme ses frères, Bell reçut très jeune des cours à la maison par son père. Il fut également enrôlé très tôt à la Royal High School, Édimbourg, Écosse, qu'il quitta à l'âge de 15 ans, finissant seulement les 4 premières années. Il ne fut pas un brillant élève, sa scolarité ayant plus été marquée par l'absentéisme et des résultats ternes. Son principal intérêt restait dans les sciences, et plus particulièrement en biologie, alors qu'il traitait des autres sujets d'école avec indifférence, à la plus grande consternation de son père. Après avoir quitté l'école, Bell déménagea à Londres pour vivre avec son grand-père, Alexandre Bell. Il prit goût à l'enseignement durant les années qu'il passa avec son grand-père, grâce aux longues et sérieuses discussions mais aussi de nombreuses heures d'études. Son grand-père fit de gros efforts pour que son petit-fils parle clairement et avec conviction, qualités nécessaires pour qu'il puisse être un bon enseignant.
À l'âge de 16 ans, Bell fut nommé étudiant-professeur de diction et de musique à la Weston House Academy (Elgin, Moray, Écosse). Il était lui-même étudiant en latin-grec, mais donnait des cours pour 10 $ la session. L'année suivante, il rejoignit son frère Melville à l'université d'Édimbourg.

Alexander Graham Bell est initialement attiré par la musique. Il s’en détourne cependant au profit d’études sur la phonétique, suivant les traces de son père et probablement touché par les problèmes de surdité dont souffrait sa mère.
Après des études à l'université d'Oxford (Angleterre), il s’établit au Canada en 1870, puis aux États-Unis d’Amérique un an plus tard.
Il fonde en 1872 une école pour les malentendants et débute ses travaux qui aboutiront au téléphone.


Le père de Bell encouragea l'intérêt de son fils pour la parole et, en 1863, l'emmena voir un automate développé par Sir Charles Wheatstone. Cet automate était basé sur les précédents travaux de Baron Wolfgang von Kempelen. "L'homme mécanique", très rudimentaire, simulait une voix humaine. Alexandre fut fasciné par cette machine. Il obtint une copie de l'ouvrage de von Kempelen (en allemand) et la traduisit péniblement. Il construisit alors avec son frère Melville leur propre automate (une tête). Leur père, très intéressé par ce projet, leur paya toutes les fournitures et pour les encourager, leur promit un "prix" s'ils réussissaient ce projet. Alors que son frère construisait la gorge et le larynx, Alexandre surmonta la difficile tâche de recréer un crâne réaliste. Ces efforts furent récompensés car il créa une tête aussi vraie que nature, capable de prononcer seulement quelques mots. Les garçons ajustèrent précautionneusement les "lèvres" et quand un soufflet d'air forcé passa à travers la trachée, un très reconnaissable "maman" se fit entendre, au plus grand plaisir des voisins qui vinrent voir l'invention du fils Bell.
Intrigué par les résultats de cet automate, Bell continua ses expériences sur un sujet vivant, le Skye Terrier de la famille "Trouve". Après qu'il lui apprit à faire des grognements continus, Alexandre manipula les lèvres et les cordes vocales de son chien pour produire un son brut "Ow ah oo ga ma ma". Avec un peu de volonté, les visiteurs pouvaient croire que le chien articulait "How are you grandma?" (« Comment allez-vous grand-mère ? »). Bell était assez joueur et ses expériences ont convaincu plus d'un visiteur d'avoir affaire à un chien parlant. Quoi qu'il en soit, ces premières expériences avec les sons encouragèrent Bell à entreprendre ses premiers travaux sérieux sur le son en utilisant une fourchette modifiée pour étudier la résonance.
À l'âge de 19 ans, il écrivit un rapport sur son travail et l'envoya au philologue Alexander Ellis, un collègue de son père qui sera plus tard décrit comme le professeur Henry Higgins dans Pygmalion". Ellis lui répondit immédiatement lui expliquant que ses travaux étaient similaires à ceux existant en Allemagne. Consterné d'apprendre que le travail exploratoire avait déjà été entrepris par Hermann von Helmholtz qui avait transporté des voyelles avec une fourchette modifiée semblable à la sienne, il étudia de manière approfondie le livre du scientifique allemand (Sensations of Tone). Travaillant sur sa propre mauvaise traduction de l'édition originale allemande, Alexandre fit fortuitement la déduction qui fut la ligne directrice de tous ses futurs travaux sur la transmission du son, reportant : "Sans en connaître beaucoup sur le sujet, il me semblait que si les voyelles pouvaient être produites par de l'électricité, les consonnes pourraient également l'être, et ainsi il serait possible de reproduire la parole", et il remarqua aussi plus tard : "Je pensais qu'Helmholtz l'avait fait ... et que mon échec était seulement dû à ma méconnaissance de l'électricité. Ce fut une erreur constructive ... Si j'avais été capable de lire l'allemand en ce temps-là, je n'aurais sans doute jamais commencé mes expériences".

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Premières expériences avec le son

Une grande partie du travail de Bell consiste en une série d'observations découlant l'une de l'autre. Son intérêt combiné pour le son et la communication donnent naissance à un intérêt pour l'amélioration du télégraphe, lui-même à l'origine de son succès avec le téléphone.
En 1872, il lit un article de journal portant sur une somme substantielle payée par la Western Union Company à l'inventeur d'un système de télégraphe qui pourrait transmettre deux messages en même temps sur le même fil.

Ces possibilités l'enthousiasment et, inspiré par des conférences publiques entendues au Massachusetts Institute of Technology, il cherche à reproduire certaines des expériences d'Herman Helmholtz avec le courant électrique.
Le télégraphe existe déjà depuis plus de 30 ans. Malgré la réussite du système, le télégraphe se limite à envoyer et à recevoir un message à la fois à l'aide du code Morse.
Même avant de venir au Canada, Bell est intrigué par l'idée d'utiliser un phénomène musical bien connu pour transmettre simultanément des messages téléphoniques multiples. Il sait que tout a une fréquence naturelle (la rapidité des vibrations) et que le ton dépend de la fréquence du son. En chantant dans un piano, il découvre qu'en modifiant le ton de sa voix, il peut faire vibrer différentes cordes du piano. Ses observations mènent à l'idée d'envoyer de nombreux messages différents sur le même fil, mais modulés par des diapasons réglés à des fréquences différentes à chaque bout du fil pour envoyer et recevoir le signal, un système qu'il appelle le « télégraphe harmonique ».

Au cours de l'été 1874, tout en se détendant près de la maison de sa famille en Ontario Canada, Bell a eu une révélation, c’est pendant une visite estivale à Brantford, le 26 juillet 1874, que l’inspiration lui vient, alors qu’il observe le courant de la rivière Grand, il se met à songer à la manière dont les ondes sonores voyagent dans l’air et se rend compte que grâce à l’électricité, « il devrait être possible de transmettre tous les sons » en réglant l’intensité du courant. Inspiré par cette nouvelle réflexion, il dessine les plans d’un téléphone primitif.
Plusieurs notions comme le langage, le son, le magnétisme ... qui s'étaient accumulées au fond de son esprit se sont transformées en une nouvelle idée de concevoir: "un téléphone". Parmi les influences importantes de sa pensée était le phonautographe, un dispositif qui utilisait une oreille de cadavre pour tracer les ondes sonores sur le verre fumé.
Cela a donné à Bell la conviction que les sons de complexité arbitraire pourraient être réduits à un point passant par l'espace, comme le courant passant par un fil.

Un homme d'affaire et aussi marchand de cuir Thomas Sanders, père d'un des élèves de Bell s'est associé à Bell pour financer ses recherches, car Bell vivotait sur son métier d'apprentissage du langage aux malentendants. Métier qui l'aménera à cotoyer Gardiner Greene Hubbard pour s'occuper de sa fille Mabel devenue sourde dans son enfance suite à la scarlatine qui ne se soignait pas à l'époque.
Hubbard était à la tête de nombreuses affaires et en partenariat avec la Western Union Telegraph Compagny.

Toute cette période conduit BELL à sa découverte et à la compétition avec Elysa Gray qui travaille aussi sur un brevet de télégraphe multiplex.
Il faut aussi savoir que Elysa Gray le 10 juillet 1874 publia un article dans le New York Time intitulé "musique via le télégraphe" dans lequel apparait le mot téléphone bien qu'i n'y ait pas eu transmission de la parole : "L'appareil qui a permis cette prouesse a été bpabtisé par Mr Gray le téléphone ..."

Bell a découvert qu'il pouvait utiliser ses anches vibrantes non seulement pour ouvrir et fermer rapidement un circuit comme un télégraphe, mais lorsque cette anche était déplacée dans un champ magnétique, cela générait réellement un courant ondulatoire dans le circuit.

En novembre 1874 Bell dépose un caveat à Boston et le transforme rapidement en trois demandes de brevets distincts déposés entre le 25 février et le 10 mars sous les conseilks des avocats Pollok et Bailey, missionnés aussi par Hubbard de tenter de briser le monopole exercé par la Western Union.
(Un caveat était un document décrivant une invention qui n'avait pas encore fait l'objet d'une application et qui devait être transformé en demande de brevet dans un temps imparti ).
Watson, le nouvel assistant de Bell

Début 1875,
Thomas Watson construit un premier modèle téléphonique sur ce principe : un diaphragme qui, en vibrant dans le champ d'un électro-aimant, a produit un courant ondulatoire dans le circuit de l'aimant. Cet appareil a réussi à transmettre une sorte de sons vocaux étouffés.

Les recherches de Bell continue avec beaucoup de succès, il informe son futur beau-père Gardiner Greene Hubbard, de la possibilité du télégraphe multiple.
A la suite d'une expérience le 19 février 1875 dans la résidence de Hubbard à Washington Bell parvient à réaliser deux transmissions avec deux recepteurs et deux émetteurs sur une seule et unique ligne en la présence de William Orton le patron de Western Union Telegraph Compagny. Suite à ce succès en présence d'ingénieurs de la Western Union, Bell raccorde son dispositif au réseau relant New York à Philadelphie en rebouclant cette ligne à Philadelphie. Les ingénieurs demandent à Bell de conserver le dispositif pour d'autres test, mais en fin d'apès-midi lorsque Bell vient reprendre ses appareils, Orton retourne la situation et signifie clairement à Bell qu'il ne veut pas traiter avec un chercheur indépendant préferant les travaux de son protégé Elisa Gray !!!
Hubbard vient de payer son action menée contre la Western Union Telegraph Company de détenir le monopole des communications.
Hubbard s'associe à Sanders et donnent à Bell le soutien financier dont il a besoin en incluant le salaire de son nouvel assistant Thomas Watson chargé de transformer les théories et croquis de Bell en appareils fonctionnels. Ensemble ils explorent l'idée d'un dispositif qui pourrait transmettre la voix sous forme électrique.
Malgré un emploi du temps chargé cumulant dans la journée les cours particuliers et les conférences destinées à promouvoir le "Langage Visuel", Bell consacre une grande partie de ses nuits à la poursuite de ses expériences en télégraphie dans le sous-sol de la maison de Salem transformée en véritable laboratoire.

En mars 1875, Bell rencontre aussi Joseph Henry, directeur de la Smithsonian Institution, pour discuter des idées concernant le téléphone.
Hubbard n'est pas particulièrement impressionné par la transmission de la voix par fil et il croit que le travail de Bell retarde le développement du télégraphe multiple.
Il lance donc à Bell un ultimatum : choisir entre travailler à la transmission électrique de la voix et Mabel, sa fille et future femme du jeune homme.
Bell est résolu à avoir les deux et écrit à Hubbard le 4 mai 1875 au sujet de ses théories voulant qu'un courant d'électricité continue qui passe dans un fil en vibration devrait induire une action pulsatoire du courant.
Hubbard est conquis par la détermination de Bell et furieux du retournement de position de la Western Union,

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Du télégraphe multiplex au téléphone

Pour comprendre les choses de façon chronologique, je vous invite à lire auparavant les biographies de Reiss, Gray et Meucci et de poursuivre cette belle histoire.

1875, Bell travaille avec Thomas Watson, le jeune électricien devenu son assistant, et Charles Williams qui tient un magasin d'électricité à Boston
Bell poursuit toujours ses essais sur le télégraphe multiplex sur un ensemble de trois stations télégraphiques, (voir shéma ci dessous inclus dans le brevet) chacune contenant un transmetteurs dans une pièce et deux récépteurs dans une autre pièce. Chaque transmetteur est maintenu en vibration et oscille, les coupures plus ou moins longues forment les points et les traits du code morse ...

Le 2 juin 1875 alors que Watson signale qu'un récepteur est resté bloqué, Bell coupe l'alimentation et demande à Watson de débloquer le récepteur. Par chance à cet instant Bell constate que l'armature du transmetteur correspondant entre en vibration alors que le circuit n'est plus alimenté, il se précipite dans l'autre pièce et demande à Watson de répèter son geste. Watson répète l'opération sur chaque récepteur et de l'autre côté chaque transmetteur correspondant entre en vibration. Lorsque Bell approche son oreille de la bobine il perçoit un faible son.
La découverte est d'importance, elle signifie qu'un faible courant alternatif induit par la vibration de la palette d'un éléctro aimant dans le noyau légeremnt aimenté de façon résiduelle, a été suffisant pour produire des effets audibles à distance.
Bell réalise qu'il vient de franchir une nouvelle étape et décide d'abandonner le télégraphe multiplex pour se consacrer à la transmission de la parole à distance.
Il réalise alors un croquis de ce que va être son premier téléphone
et charge Watson de le réaliser. Les premiers essais sont décevants.

Quelques semaines plus tard le Premier juillet 1875, les essais reprennent avec de nouveaux appareils, le transmetteur équipé d'une menbrane plus épaisse et d'une armature plus légère, est installé au premier étage et est relié au recepteur posé au rez de chaussé.
Bell parle et chante au plus prêt de la membrane du transmetteur, lorsqu'il fut interrompu par Watson tout exité "Monsieur je vous ai entendu, faiblement, mais je vous ai entendu" et Watson de répéter les mots qu'il a distingués.
Les deux hommes intervertissent les rôles , Bell colle son oreille au récépteur, mais les résultats sont décevants, Bell ne parvient pas à comprendre les mots prononcés par Watson.
Malgré tout, Bell décide d'entreprendre une première rédaction de spécifications en vue de déposer une demande de brevet.
Dans la foulée, il fait état de l'avancement de ses travaux dans une lettre à Sarah Fuller : " Grande déouverte en télégraphie aujourd'hui. La voix humaine transmise pour la première fois ... "

En vacance chez ses parents au Canada, Bell pria le ministre des États du Canada, M. Brown, qui au mois de septembre 1875, se disposait à partir pour l'Europe, de prendre, en Angleterre comme au Canada un brevet en son nom, pendant que lui-même en prendrait un autre en Amérique car l'accord conclu avec Hubbard et Sanders ne couvre que les travaux sur la télégraphie multilpe, il est donc libre de disposer de ses droits sur ses futurs brevets à l'étranger et en Amérique.
Le 29 décembre 1875 Bell apprenant que Mr Brown n'est pas encore parti, lui fit une seconde visite à Toronto et lui remit les dessins de son appareil, avec un mémoire à l'appui de sa demande de brevet. Le 25 Janvier 1876 Brown rencontre Bell et Hubbard à New York pour une dernière mise au point embarque pour l'Europe le lendemain.

Arrivé à Londres Mr Brown, soumet à des électriciens le mémoire et les dessins de Bell, mais ces savants ne trouvèrent pas que l'invention fût sérieuse, de sorte que M Brown hésitait à faire la demande du brevet. Bell écrivait lettres sur lettres à son compatriote, pour le presser d'exécuter sa promesse.
Evenement tragique, Bell reçut une dépêche télégraphique, lui annonçant que le ministre du Canada M Brown, avait été assassiné dans une rue de Londres.
Il est pourtant évident qu'en 19 jours Brown n'a pas pu faire la traversée de l'atlantique et de se rendre à Londres et de contacter un expert conformément à la loi anglaise sur les brevets.
Cela voulait dire que Bell fut dans l'impossibilité d'obtenir, aussitôt qu'il l'aurait voulu, son brevet en Europe.


Heureusement sans demander l'avis de Bell, Hubbard fait déposer à Washington la demande de brevet.
Le Brevet 174 465 d'émetteur-recepteur télégraphique

Le Brevet 174,465 Document complet en pdf
Le Brevet 174,465 , Page 1 et Page 2 (clic pour agrandir) et le facsimile : maintained at the Library of Congress, of the first drawing Alexander Graham Bell made of a telephone .


Dépot du brevet d'émetteur-recepteur télégraphique le 14 février 1876
Ce même jour, il se produisit un fait étrange, et peut-être unique dans l'histoire des découvertes scientifiques. A peine un homme était-il sorti du bureau des brevets (alors que Bell est à Boston, ce ne pouvait être qur Hubbard ou les avocats Pollok ou Bailey) pour déposer le dossier de Bell, qu'un autre physicien, M. Elisha Gray, déposait un caveat (démarche avant la demande de brevet) pour la même invention, et remettait, avec son mémoire, deux appareils, pouvant très bien fonctionner pour la transmission de la parole, quoiqu'ils différassent totalement de celui de M. Graham Bell.
Bien que la demande de M. Graham Bell eût été déposée deux heures avant celle de M. Elisha Gray, il n'y en eut pas moins contestation pour le droit de priorité, et comme conséquence, un procès entre les parties.

Quelle étonnante coincidence avec la demande de CAVEA de Elisha Gray déposée le même jours 2 heures plus tard que Bell.
Comparaison des shémas Bell et Grey :
Controverses à propos de l'invention du téléphone
Alexander Graham Bell et Elisha Gray inventèrent chacun de leur côté, et à la même période, la technique de conversation par téléphone.
Gray déposa son Cavea deux heures avant Bell mais c'est ce dernier qui reçut la gloire et la fortune, au grand malheur de Gray. Lire la petite histoire de Gray

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Obtention du brevet 174 465 le 7 mars 1876

(clic pour zoomer) Et dans la presse le meme jour on lisait :

Quelques jours après l'obtention du brevet, BELL reprend ses essais
, tous les appareils on été tansférés au dessus de l'atelier de Charles Wiliams à son domicile.
Entre le 7 et le 10 Mars 1876, Bell et Watson réalisent une série d'expériences avec un nouveau transmetteur non pas de type éléctromagnétique comme décrit dans le brevet mais un transmetteur à résistance variable à eau acidulée entrainant une variation de résistance du circuit lorsque la membrane entre en vibration.

L'émetteur (micro liquide à acide) et le récepteur

La première conversation téléphonique de l'histoire est effectuée le 10 mars 1876, à Boston entre Bell et son assistant Watson qui se trouvait alors dans une autre pièce.

En soirée du 10 Mars 1876 , Bell installe le recepteur dans une pièce et le transmetteur dans une autre pièce à quelques mètres. A la suite d'une nième tentative, Bell ajoute de l'acide dans le transmetteur et en renverse sur son patalon le faisant s'exclamer ;
Mr watson i want to see you
(M. Watson, j'ai besoin de vous)

De son côté Watson entend la voix de Bell dans l'appareil et se précipte dans l'autre pièce et déclare qu'il avait entendu et compris ce que Bell disait. Bell demande de répéter les mots. Watson a répondu, "Vous avez dit "M. Watson, j'ai besoin de vous" Fou de joie il se mirent à danser une danse mohawh.
...


En changeant de place Bell a pu écouter tandis que M. Watson lisait quelques passages d'un livre dans l'embouchure, les mots étaient à peine audible mais la parole venait d'être transmise pour la première fois, si on ne tient pas compte de l'histoire de Meucci
Le soir même Bell écrit à son père qu'il est enfin parvenu à transmettre la parole.


Extrait du film The Story of Alexander Graham Bell (1939)

 

 


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Sur le site carnet d'expérimentaion de A.G BELL jour après jour on peut lire les commentaires sur ses recherches qui ont servit à déposer son premier brevet
.

Extrait page 40 du NOTEBOOK de Bell


Fin avril 1876
Bell laisse de côté le premier transmetteur à résistance variable et revient à des expérimentations éléctromagnétiques, le concept original.

Les prototypes se succèdent
l'appareil devient de plus plus performant.



Bell fait des démonstartions publiques, et le 10 Mai 1876 il réalise une conférence devant l'Américan and Sciences de Boston à l'Athenaeum
C'est l'entousiasme.

Quelques jours plus tard une démonstration est réalisée au MIT avec le même succès.

Le téléphone va prendre son essor avec l'Exposition du centenaire des Etats-Unis à Philadelphie en juin 1876.

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Gardiner Hubbard (futur beau père) qui a pris conscience du potentiel commercial du téléphone, sait que ses démonstrations ne sont qu'une étape.
Une opportunité se présente avec l'Exposition Internationale célébrant le centenaire des Etats-Unis à Philadelphie en juin 1876, Hubbard a réservé des emplacements pour présenter les travaux de sun futur gendre.


Description publiés dans "L'engineering" du 22 décembre 1876.
(l'intégral du journal en pdf)


Modèle présenté à l'Exposition du centenaire des Etats-Unis à Philadelphie
en juin 1876


L'émetteur (Reproduction)

Le réepteur (Reproduction)

Parmi les personnalités présente à cete exposition, figurent Don Pedro, empereur du Brésil et SirWilliam Thomson, physicien anglais.
Ils se montrent enthousiasmés par la présentation de Bell.
Bell récite le fameux monologue d'Hamlet de Shakespeare « To Be or Not to Be ».
Sir William Thomson écrit à un journal de Londres : " je viens de trouver à l'Exposition la merveille des merveilles en télégraphie ".
Sur le vieux continent, c'est d'abord en Angleterrre en 1877, que WH Preece éléctricien du "British Post-Office" de retour de l'Exposition de Philadelphie et Sir W.Thomson, qui montra au public de l'Association Britanique à Plymouth le téléphone Bell qu'il venait d'apporter des Etats Unis.
Don Pedro, s'arrête dans la pièce ou se tenait Bell et prend le téléphone en main et s'exclame : "Mon dieu, mais cette chose parle ".
Pour la petite histoir : Elisha Gray, qui exposait un modèle de télégraphe miltiple à cette exposition, essaya le téléphone de Bell peu après.
Il fut donc un des premiers utilisateur du téléphone qu'il n'avait pas réussi à fabriquer. Le soir même il visita Bell à son hôtel et lui proposa une aliance pour éviter que leurs inventions ne tmbent sous l'empire de Western Union.


Bell de retour à Brandford au Canada passer l'été chez son père, et imagine qu'il serait mieux de faire une communication un peu plus longue que entre deux pièces, et comme réaliser soit même une ligne pour une expérience serait trop couteuse, il en profite pofite pour écrire à Toronto au directeur de Dominion Telegraph Thomas Swinyard, pour louer penant une heure la ligne télégraphique entre Brandford et Paris dans Ontario à 13 km.
Swinyard s'exclama " encore une t^te brulée ", et ajouta à l'intention du du direteur de bureau de Toronto Lewis McFarlane : "à classer au paniers" . McFarlane finit par convaicre Swinyard et apporta le onocours de Dominion Telegraph pour l'expérience. (McFarlane plus trad à été le président de Téléphone ompagny du Canada).
Bell a travaillé sur sa fameuse invention au 94, chemin Tutela Heights à Brandford, et il a fait le premier appel interurbain au monde à partir de cet endroit.
Il y a eu trois essais réussis; du Homestead au magasin général de Mount Pleasant, juste au sud de Brantford, de Brantford à la Bell Homestead, et d'une boutique du village de Paris à la Homestead.
Le 3 août 1876, trois essais sont faits, dans un sens seulement avec le matériel primitif comme à l'exposition de Philadelphie, ont lieu à Brandford et Mount Pleasant à 5 km, on récite des tirades, on chante .... tout marche.
Dans la nuit du 10 août 1876, Alexander Graham Bell transmettait des voix humaines au moyen de fils électriques de Brantford, à Paris, Ontario, Canada, sur une distance de 13 km, établissant fermement le téléphone électrique comme moyen efficace de la communication.

Les notes de musique, la voix humaine, et les chansons parlées et chantées étaient clairement audibles à l'autre extrémité.
C'était une communication à sens unique, les bruits de Brantford étaient audibles à Bell à Paris. C'était le point culminant de plusieurs «essais de distance» que Bell avait effectués en Ontario.
Bell utilisait les fils télégraphiques de la Dominion Telegraph Company entre son bureau de Brantford et son bureau de Paris. Comme la puissance de la batterie disponible à Brantford était faible pour les téléphones à membrane de Bell, la Dominion Telegraph Company fournissait de l'électricité à partir de Hamilton et de Toronto, en Ontario. Bell a branché son téléphone à membrane et son triple embouchure aux fils du bureau de Brantford, puis, au bureau de Paris, il a branché son récepteur de boîte en fer. Grâce à des sons bouillonnants et crépitants, Bell pouvait entendre les voix de Brantford. En utilisant des bobines électromagnétiques à haute résistance à chaque extrémité de la ligne, les sons étaient transmis et reçus si distinctement que Bell pouvait reconnaître les voix des haut-parleurs.
Le maire et tout le village écoutent pendant une heure Macbeth, puis à l'heure de fin convenue, ils refuseront de quitter le bureau, il faudra télégraphier pour demander une ralonge de temps.

De retour à Boston ou Bell retouve Watson, il abandonne le transmetteur voltaique et revient à l'idée initiale, il ne cesse alors de perfectionner ses prototypes et réussi à mettre au point un dispositif bidirectionnel, et en remplaçant la membrane par un disque de fer, des éléctro-aimants par des aimants permanents, l'appareil ne nécessite plus de source de courant.
L'appareil est constitué d'une bobine entourant un aimant permanent. Devant cet aimant vibre une membrane en fer doux.
Les vibrations communiquées par la parole à la membrane du transmetteur (la partie où l'on parle), entraînent des variations de flux magnétique du barreau aimanté.et rapidement un autre modèle fera l'objet d'un nouveau brevet , la "BOX" qui est un appareil réversible, il sert aussi bien de transmetteur que de recepteur.

En septembre 1876, le magazine Scientific Américan publie un article consaré au téléphone , expliquant comment construire un appareil, le succès est foudroyant.
Partout des amateurs fabriquent des téléphones en Amérique et aussi en Europe dont Allemagne, Les ventes augmentèrent, début 1877 Watson avait déjaà construit et vendu plus de 1000 appareils,
Le problème n'était pas un manque d'intérêt des gens mais la réaction des hommes d'affaires qui considéraient cet instrument comme un jouet.
à la page 163, voir en pdf


En octobre 1876, Bell réussit à établir une conversation réciproque avec Watson, au moyen de la ligne télégraphique reliant Boston à East Cambridge, dans la ville voisine.

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Le deuxième brevet : la box
Les avocats de Bell le pressent de rédiger des spécifications et le 15 janvier 1877, il dépose à Washington son deuxième brevet sur le téléphone incluant les différentes améliorations. Il lui est attribué deux semaines plus tard sous le no 186 787 dont voici une reproduction :
et ( en pdf )
Jusque la, le téléphone de Bell nécessitait toujours une batterie pour alimenter les éléctro-aimants du circuit. Avec la BOX, l'appareil fonctionne sans batterie, aussi bien en tant que récepteur que émetteur, il était réversible et on pouvait enfin parler et/ou écouter avec l'unique appareil.


Ce téléphone volumineux est une encore une boite disgracieuse, de plus il n'y avait pas encore de dispositif tel qu'une sonnerie ou un avertisseur sonore pour attirer l'attention de la personne à la réception de la ligne. Les appelants tapaient avec un crayon sur le diaphragme ou hurlaient devant l'embouchure.
Son utilisation était désagréable: il fallait prendre la boite et crier, puis la porter à l'oreille pour écouter.
Malgré ces problèmes, Bell et son groupe ont décidé de commercialiser entièrement l'invention.


Encouragé par ce succès, l'inventeur multiplie les essais et les démonstrations publiques comme celle réalisée le 17 mars 1877 sur une ligne télégraphique de la compagnie sur 9 km qui relie Boston et Malden.

Le 12 février 1877, Bell parle de Boston et se fait entendre à 22 kilomètres plus loin, à l'institut d'Essex


l'intégral du scientific American du 31 Mars 1877

Le "Télégraphique journal", assure du reste qu'une conversation a été échangée de cette manière entre les villes de Boston et de Salem (Massachusett), éloignées l'une de l'autre de 18 milles, et, cette fois, si la chose est vraie, il n'y a plus qu'à s'incliner devant un résultat aussi merveilleux...

Pour Bell vendre le téléphone est la conséquence logique de son invention, il partagera les droits avec ses deux associées, Watson et Hubard.
Une nouvelle répartition sera effectuée pour donner 10% à Watson à condition qu'il quitte son emploi chez Williams pour se consacrer à la fabrication des appareils téléphoniques. Il hésita et finit par acccepter la proposition car à cette époque, chez Williams Watson gagnait un salaire de compagnon de 3,00 $ par jour et faisait la queue pour devenir contremaître.

Sur ordre de Bell, Watson, passa à Williams la première commande pour 25 box et 50 téléphones (handphone).

Hiver 1876-77 la fortune des assoiés ne suffit plus à soutenir le rytme de fabriation, Hubbard offre les droits sur le téléphone à Wesern Union pour 100 000 dollars, que Western Union refusa.

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A savoir : En 1877 Amos Dolbear, professeur de physique ed d'astronomie apporte deux améliorations importante au téléphone de Bell
- l'utilisation d'aimants permanets dans les transmetteurs et les récepteurs, ce qui permet de s'affranchir de la batterie dans le circuit.
- le remplacement de la menbrane par un disque en acier
C'est en septembre 1876 que lui vient cette idée mais il tarde à la mettre en pratique.
En janvier 1876 Dolbear apprend que Bell a déposé une demande le 15 janvier 1877 de brevet le concernant, mais ne donne pas de suite sur ce point
mais édite un livre "The Telephone" en 1877


Reproduction
Prototype tel qui est photographié dans le livre "The Telephone" de A.E Dolbear , le premier livre sur le telephone publié en 1877.

En 1880 Dolbear déposera une demande de brevet pour un type de téléphone élétrostatique, différents du téléphone éléctromagnétique. Il obtiendra son brevet en 1881 .
Bell réagira et déposa une plainte pour contrefaçon. Au procès les avocats de Dolbear ont eut la mauvaise idée d'amener un téléphone de Reiss pour lui en donner la patérnité, ce qui priverait Bell de ce privilége. Mais l'appareil refuse de fonctionner.
Dans le jugement en 1883 le juge décrète que Bell a breveté la véritable idée de transmission de la parole par l'électricité ....

Bell avait il été au courant de cette améloiration et en a t'il tiré parti ?

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Entre temps le avril 1877, la première ligne téléphonique privée à usage pratique a été installée entre la salle de vente (et usine) de C. Williams à Boston et sa maison à Somerville.

Un croquis d'artiste du bureau privé de Charles Williams. et la salle de ventes dans son usine au 109, rue Court à Boston, Massachusetts
Dans cette scène, ET Holmes regarde Williams "crier" dans son téléphone.

Le premier client au monde était un ami de Williams, Roswell C. Downer, un banquier de Salem
Le 1er mai 1877, Downer a loué deux téléphones qui ont été mis sur une ligne privée entre son bureau de State Street et la maison de Downer à Somerville.

Le premier client payant était James Emery, le 30 mai 1877, pour 20 dollars sur un bail d'un an
20 dollars
, Williams les mis dans sa poche pendant un moment jusqu'à ce qu'il puisse demander à Gardiner Hubbard quoi faire, car à cette époque, seule une «association de brevets» de Bell, Sanders, Hubbard et Watson existait.

En Amérique, la première ligne commerciale privée est mise en service le 1er mai 1877, elle relie le bureau d'un homme d'affaires de Boston, Charles William, et sa maison à Somerville : c'est le début de la commercialisation du téléphone.

En Mai 1877 Graham Bell présente alors au public son invention sous une nouvelle forme imaginée par le professeur Pierce : "the Hand Telephone" ou "Téléphone à Main" aussi appelé butterstamp car sa forme évoquait bien les tampons pour mouler le beurre.



l'intégral du scientific American du 6 octobre 1877, le monde découvre le Hand Téléphone

C'est ce modèle de téléphone qui va rapidement faire le tour du monde et sera même copié juste avec les explications et photos lus dans la presse.

En photo ci dessous, les quatre premiers modèles commerciaux de récepteurs téléphonique "hand telephone" aux USA
Ces récepteurs ont tous été fabriqués en 1877, et sont classés par ordre chronologique de gauche à droite .
Le corps des quatre modèles étaient en bois, en noyer noir pour le premier. En acajou pour le second modèle.
On utilisait des aimants permanents unipolaire et des diaphragmes en fer. Dans les trois premiers modèles, une bobine de fil isolé est placée sur l'extrémité du barreau en fer. Dans le quatrième modèle, la bobine a été placée sur une pièce polaire en fer doux qui est fixée à l'extrémité de l'aimant permanent. A droite une affiche pour une démonstration le 20 novembre 1877.


En Amérique on installe les premiers téléphones dès fin 1877


Le bouton-poussoir envoie un courant qui tape sur le boîtier de la membrane du téléphone émetteur, produisant un son sur le téléphone de réception.
C'était le premier moyen utilisé pour avertir le correspondant.

Ces téléphones étaient facilement installés sur les réseaux de sonneries privées pour communiquer d'une pièce à l'autre ou vers un autre poste via une ligne télégraphique.




Plus tard en 1878 , la simple planche sera remplacée par un boitier appelé le "Coffin Téléphone " (oui son boîtier fait penser un peu à un cercueil) voir la photo ci dessous équipé de 1 ou 2 hand-téléphone pour écouter et parler.
Le Coffin est équipé d'un générateur à magnéto entraîné par une manivelle à main qui envoie du courant alternatif sur la ligne pour alimenter un dispositif de sonnerie reliée soit à un téléphone directement au bureau central , pour alerter un opérateur, ou à l'autre correcpondant en point à point.
Watson a déposé le brevet de la sonnerie , le 1er Août , 1878.

Le 9 juillet 1877 création de la société Bell Telephone Company à Boston, au Massachusetts par le beau-père d'Alexander Graham Bell, Gardiner Greene Hubbard, qui a également aidé à organiser une société sœur: Telegraph Company , Hubbard devient l'administrateur (association même pas constituée en société). Son capital est de 500 o000 dollars, dès le lendemain Bell cédera 75% de ses droits canadiens à son père Melville et 25% à C.Williams, fabricant. ancien patron de Watson à condition de fournir 1000 téléphones à Meleville. .
La compagnie de téléphone Bell a été créée pour détenir des «brevets potentiellement valables», principalement le brevet de téléphone de Bell n ° 174465.

Les deux sociétés fusionnèrent le 17 février 1879 pour former deux nouvelles entités, la National Bell Telephone Company de Boston, et la International Bell Telephone Company, créée peu après par Hubbard et dont le siège social se trouvait à Bruxelles, en Belgique.

Le 11 juillet 1977
Bell épouse Mabel Gardiner Hubbard
, la fille de son mécène Gardiner Greene Hubbard (premier président de la National Geographic Society), sourde à la suite d'une scarlatine, et élève de Graham Bell. Le couple aura quatre enfants.

Alexander Melville Bell, père d'Alexandre Bell, en 1877, ayant obtenu 75 pour-cent des brevets Canadiens relatifs au téléphone, engage des agents pour promouvoir la location d'appareils à relier avec des lignes privées appartenant aux locataires.
Incapable de trouver des acheteurs canadiens pour ses brevets, il les vend à National Bell (États-Unis) en 1880.

1877 en Amérique à New Haven , le premier centre téléphonique manuel ouvre : (le standard)
Le 9 juillet 1877, The Electric Telephone Company
était organisée comme une «association bénévole» sans personnalité morale, sans capitalisation.
Un accord formel n'a été établi que le 1er août 187
8, donnant à Williams les droits exclusifs de fabrication. Il s'agissait d'un contrat de trois pages écrit à la main.

La compagnie de téléphone Bell a convenu d'acheter tous ses téléphones à Williams, en lui payant 1,60 $ pour chaque téléphone à main, et 2,45 $ pour chaque téléphone Box.
Williams a numéroté les instruments en série, les baux ont été étroitement surveillés, et Watson personnellement expédié tous les instruments.
Williams fabriquait des téléphones au rythme de 25 par jour. Ce mois-ci, Williams a promis d'augmenter sa production de 25 à 50 par jour, bien qu'il encourrait des dépenses de production importantes. La compagnie Bell, à court de capital, s'est fortement appuyée sur le crédit accordé par Williams.
Courant Juillet la compagnie posséde 200 lignes, mises en service (point à point) avec 2 postes et une ligne.

Hubbard décide d'appliquer une politique de location au lieu de vente des téléphones pour 20 dollars l'an à un particulier, 40 à une société, les premiers clients sont des sociétés, banques, journaux ... sur de courte distances. Fin 1877 la Bell Compagny aura plus de 600 abonnés relié point à point.
(carte commerciale)
Dès ses balbutiements le téléphone vise le grand public, la question du centre téléphonique se pose très vite.
Un des premiers essais connu est celui d'E.T.Holmes qui posédait à Boston une entreprise de systèmes d'alarme ou les maisons à protéger étaient reliées par un système de sonnerie éléctriques. En mais 1877 il installa des téléphones chez certains de ses clients qui demandèrent bientôt de communiquer entre eux.
A la même époque, I.Smith, pharmaien à Hartford Connecticut, installa un réseau téléphonique entre son officine, les cabinets de médecins en ville et les écuries. Il avait fabriqué lui même un standard primitif qui permettait aux médecins de communiquer entre eux en cas d'urgence avec les palefreniers.
Ce système connu son petit succès et fût étendu à d'autres personnes.


G.W.Coy
George W. Coy inspiré par la conférence d'Alexander Graham Bell au Skiff Opera House à New Haven le 27 avril 1877 ouvre le premier service commercial de téléphonie en janvier 1878 à New Haven, Connecticut.

Le 3 novembre 1877, Coy a demandé et obtenu une concession de la Compagnie de téléphone Bell pour les comtés de New Haven et de Middlesex.
George W. Coy, avec Herrick P. Frost et Walter Lewis, créent la District Telephone Company de New Haven le 15 janvier 1878.

Le 28 janvier 1878 dans une vitrine du Boardman Building à New Haven, était ouvert le premier système commercial au monde qui permettait à de nombreux clients de communiquer entre eux,
G.W Coy, Carte de visite de 1877 Agrandir

Sans même être au courant des premières expériences de réseaux, George W. Coy a conçu et construit le tout premier tableau de distribution à usage commercial, ce concept sera le fondement de tous les centraux manuels dans le monde entier.
Ce tableau désservait des cabines publiques qui avaient jusque là abrité de l'équipement télégraphique, 21 postes étaient branchés.Cet équipement continua à fonctionner en paralléle au téléphone et servait à signaler le début et la fin de la communication téléphonique
Deux personnes étaient nécessaires, un assistant recevait les signaux télégraphiques et prévenait par bordereau de papier le téléphoniste qui établissait la communication. Pas très commode mais c'était un succès foudroyant, ensuite Watson amène la touche pratique avec la sonnerie , Brevet du 1er Août , 1878
Deux ans plus tard il y avait 138 centraux aux USA, en 1908 il y en avait 408
.

Ce tableau a été conçu et construit par M. Coy, en décembre 1877, avec l'aide d'un charpentier local, le tableau formait une partie de la cloison qui séparait le bureau de la salle des batteries. Il permettait établir 8 communications simultanées.
A cette époque une ligne pouvait relier 12 abonnés en moyenne sur deux fils, le tableau pouvait donc déservir une centaine de clients.

Pour autant qu'on le sache, aucune photographie n'a été prise, et quand la cloison a été enlevée, le standard n'a plus existé.
Sur l'étagère il y avait une grande bobine d'induction avec un dispositif d'appel connu comme le «squealer de Watson» et aussi comme «le poulet de Coy», pour le grincement aigu qu'il envoyait sur la ligne, il pouvait être entendu dans toutes les parties d'une grande pièce.

Pour l'usage de ses abonnés à New Haven, M. Coy a fixé le téléphone manuel en acajou sur un crochet en acier vissé dans un panneau en noyer qui était fixé au mur de la chambre ou du bureau de l'abonné.
Qutre vis pour les connexions des fils à chaque coin de ce panneau, un parafoudre.un bouton-poussoir pour appeler le «Central».
Sous le bouton poussoir était inscrit le numéro du téléphone.

Ce plan est l'un de plusieurs plans que G.W.Coy fit après l'installation initiale du standard, pour pouvoir breveter son invention.



Partout dans le monde on installe des Switchboard (centre manuel) avec de opérateurs pour mettre en relation les clients.
Dans ce modèle il est nécessaire d'alimenter le circuit avec des piles installés chez le client, en 1894, la compagnie de téléphonie et de télégraphie de Nouvelle-Angleterre installa le premier standard alimenté par batterie centrale à Lexington au Massachusetts.

On trouvera plus tard en 1892 un Brevet de Leroy B. Firman Multiple Switch Board for Telephone Exchanges

Les démonstrations se multiplient aux quatres coins du pays, certaines villes commencent à installer des appareils, comme à Chiago en 1877, quelques mois après qu'un petit groupe d'investisseurs du Massachusetts ait décidé de commercialiser la remarquable invention d'Alexander Graham Bell.
Comme nous l'avons vu, si les circonstances avaient été différentes, il est concevable que Chicago et non Boston, serait aujourd'hui le berceau de l'industrie du téléphone avec la Western Electric, important fabricant d'équipements électriques.
Chicago regorgeait d'un grand nombre de bricoleurs techniquement formés qui étaient familiers avec les derniers développements de la science électrique. L'un des plus prolifiques de ces inventeurs était le président de Highland Park, Elisha Gray.pour qui sa demande de brevet est parvenue au gouvernement seulement deux heures après une application similaire de celle de Bell.
La malchance de Gray a contribué à garantir que l'histoire de la téléphonie à Chicago serait longtemps dominée par des entreprises qui ont ramené leur lignée à Bell. Ces entreprises comprenaient Chicago Telephone Company, la société dominante de Chicago au tournant du XXe siècle, et Illinois Bell, qui a absorbé Chicago Telephone en 1920. Ces deux entreprises étaient des piliers du "Bell System", le réseau téléphonique national qui était coordonné après 1900 par American Téléphone et Télégraphe (AT & T).

Dans les premières années, le téléphone était principalement utilisé pour faciliter les communications dans une ville ou une région métropolitaine.
Le système Bell demeura l'épine dorsale de l'infrastructure de communications américaine des années 1870 jusqu'à la dissolution d'AT & T en 1984.
Le premier demi-siècle de la téléphonie à Chicago fut une période de croissance rapide, et même souvent extraordinaire.

Pour pouvoir joindre les clients il faut recourir à l'annuaire, le botin,


On trouve trace du tout premier annuaire dans le Butland Daily Globe du 15 Février 1877. La compagnie de téléphone du district de New Haven est entrée en activité avec seulement vingt et un abonnés, qui ont payé 1,50 $ par mois.

Le premier annuaire de la New Haven du 21 février 1878 consistait en une seule feuille énumérant les noms de 50 abonnés, selon la tradition.
La première publication de numéros de téléphone : c'était à peine un livre, elle ne contenait que 50 noms et tenait sur une seule page de carton . Elle a été imprimée le 21 février 1878 à New Haven
Bien qu'il existe de nombreuses réimpressions de ce fameux document, sur les 150 exemplaires initialement imprimés, seul un survit. conservé au Centre de recherche Thomas J. Dodd de l'Université du Connecticut.


LIST OF SUBSCRIBERS.
New Haven District Telephone Company. OFFICE 219 CHAPEL STREET.
February 21, 1878.

Residences.
Rev. JOHN E. TODD.
J. B. CARRINGTON.
H. B. BIGELOW.
C. W. SCRANTON.
GEORGE W. COY.
G. L. FERRIS.
H. P. FROST.
M. F. TYLER.
I. H. BROMLEY.
GEO. E. THOMPSON.
WALTER LEWIS.

Physicians.
DR. E. L. R. THOMPSON.
DR. A. E. WINCHELL.
DR. C. S. THOMSON, Fair Haven.

Dentists.
DR. E. S. GAYLORD.
DR. R. F. BURWELL.

Miscellaneous.
REGISTER PUBLISHING CO.
POLICE OFFICE.
POST OFFICE.
MERCANTILE CLUB.
QUINNIPIAC CLUB.
F. V. McDONALD, Yale News.
SMEDLEY BROS. & CO.
M. F. TYLER, Law Chambers.


Stores, Factories, &c.
O. A. DORMAN.
STONE & CHIDSEY.
NEW HAVEN FLOUR CO. State St.
" " " " Cong. ave.
" " " " Grand St.
" " " Fair Haven.
ENGLISH & MERSICK.
NEW HAVEN FOLDING CHAIR CO.
H. HOOKER & CO.
W. A. ENSIGN & SON.
H. B. BIGELOW & CO.
C. COWLES & CO.
C. S. MERSICK & CO.
SPENCER & MATTHEWS.
PAUL ROESSLER.
E. S. WHEELER & CO.
ROLLING MILL CO.
APOTHECARIES HALL.
E. A. GESSNER.
AMERICAN TEA CO.

Meat & Fish Markets.
W. H. HITCHINGS, City Market.
GEO. E. LUM, " "
A. FOOTE & CO.
STRONG, HART & CO.

Hack and Boarding Stables.
CRUTTENDEN & CARTER.
BARKER & RANSOM
.

Bien qu'il y ait eu des listes antérieures qui montraient les abonnés commerciaux des compagnies de téléphone, ceci est considéré comme le premier annuaire téléphonique parce qu'il énumère les personnes qui ont eu un service téléphonique.
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Fait divers, en 2008 une autre impression a été retrouvée, la deuxième officiellement, publiée en novembre 1878 et qui a été vendue par Christie's pour 170 500 $ aux enchères. Voir le site Christie's de cette vente
,20 pages , 391 abonnés au service téléphonique. On y trouve aussi des informations sur la façon de faire et de recevoir les appels : Il n'y avait toujours pas de numéros de téléphone répertoriés, tous les appels devaient être connectés via l'opérateur. Tous les appels étaient limités à 3 minutes. Tous les fils étaient connectés à un bureau central et, comme l'expliquait la Connecticut District Telephone Company dans son premier annuaire, 400 à 500 abonnés s'étaient inscrits au cours des neuf premiers mois, les fils s'étendaient maintenant sur plus de 50 milles vers différents quartiers de la ville.

Peu après à New York,le premier annuaire téléphonique fut publié le 23 octobre 1878, par la Bell Telephone Company de New York,
il énumérait les noms et adresses (toujours pas de numéros) des 256 abonnés.
Dans les listes on y trouvait 46 banques et banquiers, 26 bijoutiers, 27 producteurs de produits, de coton, de pétrole et de commission, 21 importateurs,
19 négociants en médicaments, de produits chimiques et d'huiles essentielles ... , 10 hôtels, 10 compagnies d'assurance, 9 «soie et dentelle», 6 sociétés de transfert,
et de nombreux vendeurs de bagages, coffres-forts, alarmes antivol, cigares, billets de chemin de fer, gants, colliers et manchettes, fournisseurs et fournisseurs de «partout partout»
Quelques-unes des entreprises énumérées sont encore des noms familiers: E. Remington & Sons et C. Pfizer & Co., par exemple.
Le service d'incendie Fire Patrol a été un des premiers à adopter la nouvelle technologie, avec cinq adresses répertoriées dans le répertoire.

Dès le lancement initial des téléphones en 1878, les abonnés étaient identifiés par leur nom et les opérateurs téléphoniques employés étaient appelés à savoir quelle ligne était attribuée au nom..
Cependant, en peu de temps, il est devenu évident que cette méthode devint inefficace.
C'était un cas de rougeole à Lowell, Massachusetts en 1879 qui a éclairé un des médecins de la ville pour suggérer un changement dans la façon dont les abonnements téléphoniques ont été assignés.
Dr. Moses Greeley Parker savait que les opérateurs employés à leur central téléphonique étaient les seuls familiers avec les noms des abonnés. Ainsi, si des opérateurs de remplacement étaient amenés à les remplacer,ils n'auraient aucune idée de la prise téléphonique du standard qui appartenait à qui.
Par conséquent, il n'y aurait pas d'accès au service téléphonique si tous les standardistes de la ville étaient infectés par la rougeole.
Par conséquent, il serait judicieux de mettre en place un nouveau système d'affectation qui serait simple à prendre en charge par les opérateurs de substitution afin de maintenir le fonctionnement de l'échange.

C'était aussi la suggestion du Dr Parker de convertir à un système de numéro de téléphone à la place.
Et bien que la première réaction de la compagnie de téléphone ait été négative parce qu'ils envisageaient leurs abonnés de trouver cette nouvelle méthode dégradante, ils se sont rapidement rendu compte que le docteur avait un très bon point.
Le nouveau système de numéros de téléphone a été immédiatement mis en place et est en vigueur depuis.



Les inventions vont bon train :
Tivadar Puskás Tivadar Puskás ingénieur et inventeur Hongrois qui après avoir étudié le droit à Vienne, des études d'ingénieur à l'université de Budapest qui en 1866 émigre à Londres, puis en 1873 part travailler aux États-Unis, où il collabora avec Thomas Edison et son équipe, il crée le « Telegraph Exchange », un multiplex qui aboutit à la construction du premier centre manuel téléphonique expérimental à Boston.
Il fut inauguré par la Bell Telephone Company à Boston en 1877
.
En
tant que détenteur d'une licence d'Edison, en 1879 il revint en Hongrie et, en collaboration avec son frère (Ferenc), il construisit des centraux manuels sur le territoire de l'empire austro-hongrois, puis il construit le premier véritable centre téléphonique manuel de grande envergure en 1879 à Paris le premier en Europe, puis à Marseille, à Budapest ... .

La légende raconte que le mot « Allô ! » (ou « ha-lo ! ») utilisé internationalement pour les appels téléphoniques vient du hongrois, parce que le pionnier du téléphone Tivadar Puskás lors de son premier essai répondit : « Je vous entends », ce qui se dit en hongrois : hallom, et les étrangers qui assistaient à cette expérience reprirent ce mot sous la forme d'une onomatopée, qui devint internationale — à l'exception des Italiens qui disent pronto!, des Portugais qui disent estou?/estou, sim?, ou des Japonais qui disent mushi mushi.

En 1878, la première compagnie Bell a commencé ses activités avec seulement 75 téléphones.

Mi 1878, la Boston Telephone Dispatch company commença à engager des garçons comme opérateurs téléphoniques.
Ceux-ci avaient été très efficaces comme opérateurs télégraphiques, mais leur attitude (manque de patience) et leur comportement (farces...) étant inacceptables pour des contacts téléphoniques instantanés, les entreprises commencèrent donc à employer des femmes pour les remplacer.
Ainsi le 1er septembre 1878, la Boston Telephone Dispatch engagea Emma Nutt. C'était la première femme opératrice.
Les petites villes avaient traditionnellement leur standard téléphonique installé dans la maison de l'opérateur pour qu'il ou elle puisse répondre aux appels 24 heures sur 24.
Les hommes ont été rapidement remplacés et ne sont pas revenus avant le début des années 1970, lorsque la loi fédérale exigeait l'égalité des chances.

New York’s central telephone exchange office.

Seulement un an après M Coy à New Haven, En 1879 Daniel et Thomas Connolly avec J.McTighe en Grande Bretagne, mettent au point le premier commutateur téléphonique automatique au monde. (brevet automatic telephone-exchange 22.458) perfetionné en 1881, breveté en 1883.

modèle exposé à l'exposition universelle de Paris en 1881

Avec tous ces perfectionnements dès 1878, le développement et le commerce du téléphone s'étend dans le monde entier.
On peut suivre le début de cette évolution dans les parties :
Histoire du téléphone
en France,
les Réseaux et Centraux en France.
Histoire du téléphone au Royaume unis.

Durant dix sept ans, 600 procès vont opposer les avocats de Bell aux différentes compagnies concurentes.
Après es années 1878-79, la compagnie Bell remporte des centaines de poursuites judiciaires en matière de brevets, ce qui fait la fortune d’Alexander Graham Bell avant ses 35 ans. Al’époque, toutefois, il s’est déjà éloigné de la compagnie pour se consacrer à d’autres champs d’intérêt.
Les Bell ont deux filles, Elsie May Bell (1878-1964) et Marian Hubbard « Daisy » Bell (1880-1962), ainsi que deux fils, Edward (1881) et Robert (1883), qui meurent tous deux en bas âge

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A la conquête de l'Europe :

Ca commence en Angleterre en septembre 1876, William Thomson (plus tard sera Lord Kelvin) qui était présent à l'Exposition du centenaire des Etats-Unis à Philadelphie en juin 1876, présente le téléphone de Bell à l'Association britannique pour l'avancement des sciences à Glasgow en septembre. Il l'a décrit comme "la plus grande de toutes les merveilles du télégraphe électrique"

En juillet 1877 , M. WH Preece, qui devint plus tard Sir William Preece, ingénieur en chef de la poste, introduisit dans ce pays la première paire de téléphones pratiques vus en Grande-Bretagne.
Plus tard dans la même année, le type de téléphone perfectionné de Bell fut exposé lors d'une réunion de la British Association à Plymouth.


En Angleterre, la société The Telephone Company Ltd (brevets de Bell) a été enregistrée le 14 juin 1878 avec un capital de 100 000 £.
Ses locaux étaient situés au 36, rue Coleman. Il avait une capacité de 150 lignes et ouvert avec seulement 7 ou 8 abonnés.
L'une des premières lignes téléphoniques érigées dans les environs de Londres était de Hay's Wharf, au sud de la Tamise, à Hay's Wharf Office, sur la rive nord.
Le premier essai de la téléphonie longue distance en Grande-Bretagne à titre de proposition commerciale a eu lieu le 1er novembre avec un appel entre Cannon Street à Londres et Norwich - une distance de 115 miles - en utilisant un émetteur Edison sur un fil télégraphique.

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Pour la petite histoire, en Janvier 1878, Bell recoit un télégramme de Sir T.Bidduph serétaire privé de la reine Victoria d'Angleterre pour faire une démonstration à Osborne House, résidence royale familiale dans l'ile de Whight. Bell accepte mais il y sera reçu seul sans sa Mabel très déçue de cette réponse.
Une liaison est établie entre Osborne House et la ville de Cowes située à un kilométre.
Le 14 janvier en soirée Bell commence sa présentation et contacte Sir T.Biddulph dans son cottage, la reine Victoria pris l'appareil et dialogua avec son secrétaire ... la démonstartion dure trois heures.
La reine a consigné dans son journal (voir site) cet événement et Sir Thomas Biddulph demanda à Bell dans une lettre, que la reine Victoria était très intéressée à acquérir un ensemble de téléphones pour le palais (photo ci dessous).Voir aussi les correspondances.


Correspondance concernant l'achat de téléphones par la reine Victoria pour la maison d'Osborne.
Osborne 16 janvier 1878

Année 1880 au Canada, Tarif de La compagnie de téléphone "Victoria & Esquimalt Telephone Co", crée en mai 1880 par la British Columbia Telephone Company

Exemple de tarif (Agrandir) Liste de 1880

 

 

Par la suite aux USA


Les démonstrations et installations commencèrent dans tout le pays comme par exemple à Helena Montana en février 1878 par Herbert Percy Rolfe.

Rolfe était le surintendant des écoles de Helena, et agissait en tant qu'agent du Montana pour la Bell Telephone. Il fit installer quelques fils expérimentaux, dont un entre la tour des pompiers et la salle des machines, et s'arrangea avec Western Union pour expérimenter des téléphones sur leurs fils télégraphiques.
Une ligne était également tendue entre Helena et Deer Lodge ...


Selon les archives des journaux, la liaison téléphonique entre la tour et la remise était toujours utilisée en novembre 1881, mais en janvier 1882, le service d'incendie était revenu à un système de d'alerter pour les incendies.
Helena était la deuxième ville du Montana à avoir un service téléphonique commercial. Le bureau de distribution de Helena se trouvait au-dessus d'un salon sur Main Street. Butte était la première ville du Montana, plus tôt de la même année.

En 1879 Frederick O. Vaille, fondateur et président de Denver Dispatch Company a overt le service téléphonique à Denver pour 161 clients .c'était le 17ème centre manuel à ouvrir, et était l'un des plus grands du monde à l'époque.


Au moment de l'émission de ce certificat, Vaille possédait 6 193 actions de la Colorado Company

....

Francis Blake, officier dans le US Coast Survey de 1866 à 1878, a développé un émetteur basé sur les expériences du professeur Hughes.
Blake a offert son émetteur à Bell qui l'a accepté comme un rival pratique et fiable de l'émetteur d'Edison qui était supérieur à celui de Bell.
Les compagnies de Bell du monde entier, y compris en Grande-Bretagne, ont utilisé l'émetteur Blake dans leurs téléphones pendant 20 ans.

À ce moment-là, Theodore Vail a repris ses activités, devenant une figure centrale de sa croissance rapide et de son succès commercial.

Février 1878 la New England Telephone Company fut créée parceque la soièté fidulaire Bell Telephone Company et son investisseur Sanders n'avait enore pas touché un sou. Il fallait trouver de l'argent.
Alors en Mars 1879, la Bell Telephone Company fusionna avec la New England Telephone Company pour former une nouvelle entreprise la National Bell Telephone Company, dont le président, William H. Forbes, gendre de Ralph Waldo Emerson , devint l'un des plus importants.

La nouvelle entreprise reçu en dotation les brevets de Bell et les droits d'exploiter le téléphone en Nouvelle-Angleterre en échange d'une participation de 50%
C'était le succès qui servira de modèle pour le "Bell System", jusqu'en 1894

En 1879 Gardiner Hubbard fonde l'International Bell Telephone Company afin de promouvoir la vente de son équipement téléphonique dans toute l'Europe.
Lors de sa tournée sur le continent, le gouvernement belge lui a offert les meilleures incitations financières pour établir le siège de sa filiale européenne dans son pays. L'International Bell Telephone Company (IBTC) est rapidement devenue une société de portefeuille pour ses différentes divisions de service téléphonique et de production, dont la principale entreprise manufacturière est la Bell Telephone Manufacturing Company (BTMC), fondée à Anvers, en Belgique, le 26 avril 1882. BTMC a été créée en tant que coentreprise par International Bell Telephone Company de New York et Western Electric Company de Chicago, Illinois.
BTMC a ensuite créé la Compagnie Belge du Téléphone Bell la même année que sa filiale belge d'exploitation de services téléphoniques, l'une des nombreuses sociétés qui fournissaient ce service dans le pays, les autres ayant principalement évolué à partir de transporteurs télégraphiques.

Entre temps la concureence joue sur ce marché titubant, quelques mois après avoir négligé le téléphone, le géant Western Union avait ommené à relier par téléphone ses principaux clients aux bureaux télégraphiques, sans tenir compte du sucès des centraux téléphoniques.
Western Union créa une filiale l'American Speaking Telephone Company qui chargera Elisha Gray de construire un téléphone différent de celui de Bell. Celui ci achetera le brevet de Thomas Edison pour 100 000 dollars l'hiver 1876-77.


20 mars 1880 A court d'argent, La National Bell Telephone Company de Hubbard-Sanders fusionne avec American Speaking Telephone Company, pour former l'American Bell Telephone Company, également de Boston, Massachusetts.
Le directeur général était Théodore Newton Vail ancien directeur des Postes Américaines, qui commença par continuer les poursuites judiciaires contre la Western Union. Ensuite il transformera la société pour en faire une firme avec le droit d'émettre des actions et éviter les éventuelles faillites.
En 1880, la compagnie Bell Telephone avait le droit de desservir tout le Connecticut et l'ouest du Massachusetts. Au fur et à mesure de son expansion, l'entreprise a été rebaptisée Connecticut Telephone, puis Southern New England Telephone en 1882.


En 1880, la direction d'American Bell avait créé ce qui allait devenir AT & T Long Lines. Le premier projet du genre de créer un réseau interurbain national

En 1881, American Bell avait acquis une participation majoritaire dans Western Electric Company auprès de Western Union.
Seulement trois ans plus tôt, Western Union avait rejeté l'offre de Gardiner Hubbard de lui vendre tous les droits au téléphone pour 100 000 $ US (environ 2,54 millions de dollars). En quelques années seulement, le président de Western Union reconnut qu'il s'agissait d'une erreur commerciale sérieuse, qui a presque fait que son entreprise a failli être engloutie par le nouveau géant des télécommunications dans lequel Bell Telephone allait évoluer. Western Union a été sauvé de la mort seulement par les interventions antimonopoles du gouvernement américain.

En mars 1884, la première liaison interurbaine entre Boston et New York est établie.

En 1885, la compagnie américaine de téléphone et de télégraphe a été formée pour conquérir les lignes interurbaines à travers les États-Unis pour le système de Bell.
Ce projet a commencé par l'État de New York sous le nom de American Telephone and Telegraph Company le 3 mars 1885. Partant de New York, le réseau téléphonique interurbain a atteint Chicago, Illinois, en 1892 , avec ses multitudes de centres manuels locaux qui continuaient de s'étendre de plus en plus chaque année, créant un système téléphonique à l'échelle du continent.

L'American Bell Telephone Company est devenue AT & T, devint une des plus grande compagnie de téléphone au monde

En 1892, Almon Brown Strowger (1839 - 26 mai 1902) est un entrepreneur Américain de pompes funèbres américain. (Strowger en détail)
Il est le premier inventeur à déposer un brevet exploitable destiné à la téléphonie automatique.
Entrepreneur américain de pompes funèbres à Kansas City (Missouri), il est persuadé que l'épouse de son concurrent, employée comme opératrice du téléphone au central téléphonique manuel de la société de téléphone locale, participe à un détournement de trafic des clients en deuil au profit de son mari.
Il entreprend alors des études afin d'éliminer les opérations manuelles lors de l'établissement d'une communication.
Il conçoit alors un sélecteur qui, en imitant en quelque sorte le mouvement de sélection des opératrices, est l'objet de son brevet.

Almon B. Strowger déposa un premier brevet exploitable industriellement en 1891 (US Patent No. 447918 10/6/1891) sur un "Commutateur automatique" destiné à établir, sans l'aide d'un opérateur humain une liaison entre deux abonnés d'un central téléphonique.
Ce commutateur lui permet le 3 novembre 1892, de mettre en service le premier central téléphonique automatique aux USA de près de 75 abonnés extensible à 99 dans la ville de La Porte dans l'Indiana.
Ce central fut construit avec ses associés Joseph B. Harris et Moses A. Meyer par leur société "Stowger Automatic Telephone Exchange Compagnie" fondée en octobre 1891.
Après l'ouverture dans les premières publicités, le centre automatique était annoncé comme "le téléphone sans femme, sans appel, sans ordre et sans attente"

En 1893, les États - Unis étaient considérablement en retard sur la Suède, la Nouvelle Zélande, la Suisse et la Norvège en densité de téléphone par habitant.
Les États-Unis sont devenus le chef de file mondial de la télédensité avec la montée de nombreuses compagnies de téléphone indépendantes après l'expiration des brevets de Bell en 1893 et 1894


En 1893, le premier central téléphonique à batterie centrale commença à fonctionner à Lexington, Massachusetts.
Cet aménagement commun de batterie a fourni l'électricité à tous les téléphones contrôlés par le bureau central concerné.
Le téléphone de chaque client avait auparavant besoin de sa propre batterie pour fournir de l'énergie à la parole (micro) et pour la sonnerie.
La batterie commune a eu de nombreuses conséquences, y compris la modification de la conception du téléphone. Chez les clients, les grands et volumineux ensembles muraux avec des batteries humides pourraient être retirés.

Dans les années 1890, un nouveau style de téléphone fut introduit, le téléphone "candlestick" ou "chandelier"

L'émetteur se tenait sur un support, connu sous le nom de "chandelier" pour sa forme, d'où le nom. Lorsqu'il n'était pas utilisé, le récepteur était accroché à un crochet avec un interrupteur, connu sous le nom de «crochet commutateur».
Les téléphones précédents exigeaient que l'utilisateur actionne un commutateur séparé pour connecter la voix ou la sonnerie, une magnéto et une pile ou batterie locale. Avec ce nouveau téléphone et l'évolution des centres manuels, il n'avait plus besoin de batterie et de magnéto.

vention, manivelle, cadran et combiné. Ils sont passés, respectivement, de 1876 à 1893, de 1877 à 1943, de 1919 à 1978 et de 1924 à nos jours.

En 1895 pour améliorer l'utilisation de son invention, Strowger, avec ses associés, les ingénieurs de la compagnie de Strowger A. E. Keith et les frères J. et C. J. Eriksson, mettent au point un sélecteur à deux mouvements ( l'un de translation verticale, l'autre de rotation horizontale ) et, l'année suivante, l'invention de la numérotation au cadran pour que la commutation automatique pût se développer dans de bonnes conditions.
Pour améliorer l'utilisation de son invention, Strowger, avec ses associés, mettent au point, en 1896, le cadran de numérotation à dix chiffres .

Selecteur cadran Téléphone

Téléphone de modèle de table de Strowger, fabriqué par Automatic Electric Company, Chicago, États-Unis, entre 1901 et 1910.

Le système Strowger
a commencé à être déployé aux Usa et il faudra attendre 20 ans pour que la France et l'Angleterre choississent massivement ce système.

Dans un premier temps Bell a étudié et a été très rétissant d'adopter de tels commutateurs pour plusieurs raisons :
- Sa domination sur le marché de l'époque, un grand nombre de téléphones étaient déjà installé par sa compagnie et un fort pourcentage d'appels nécessitant un acheminement entre les villes.
-A sa demande des études ont montré que les commutateurs Strowger étaient plus lents que les commutateurs manuels
- De plus, Bell devait faire en sorte que les innovations de commutation soient compatibles avec ses commutateurs existants.


Le 30 décembre 1899
, les actifs d'American Bell ont été transférés dans sa filiale American Telephone and Telegraph Company (anciennement AT & T Long Lines); C'était parce que les lois corporatives du Massachusetts étaient très restrictives et limitaient la capitalisation à dix millions de dollars, prévenant ainsi la croissance future d'American Bell. Avec ce transfert d'actifs du deuxième au dernier jour du XIXe siècle, AT & T est devenu le parent d'American Bell et du système Bell.
Pendant la plus grande partie du XXe siècle, AT & T détenait le monopole du service téléphonique aux États-Unis et au Canada par l'intermédiaire d'un réseau de sociétés appelé Bell System. A cette époque, l'entreprise était surnommée Ma Bell.
Les brevets originaux sur le téléphone expirent. Au cours de la prochaine décennie, 6 000 compagnies de téléphone commenceront à opérer dans les zones locales du pays. En 1899, American Telephone devient la société de portefeuille du système de Bell

En 1904, plus de trois millions de téléphones aux États-Unis étaient interconnectés par des commutateurs téléphoniques manuels.
En 1914, les États-Unis étaient le leader mondial de la densité téléphonique et avaient plus de deux fois la télédensité de la Suède, de la Nouvelle-Zélande, de la Suisse et de la Norvège. La relativement bonne performance des États-Unis s'est produite malgré la concurrence des réseaux téléphoniques non interconnectés.

Entre 1894 et 1904, plus de 6000 compagnies de téléphone indépendantes avaient été formées.

En 1905, il y avait plus de 100 000 clients au téléphone; en 1930, 1,26 million.
Par habitant, cela se traduit par un téléphone pour 3,7 habitants, l'un des ratios les plus élevés au monde.

Le 30 avril 1907, Theodore Newton Vail devint président d'AT & T.
Vail croyait à la supériorité d'un système téléphonique et AT & T adoptait le slogan «Une politique, un système, un service universel». Ce sera la philosophie de l'entreprise pour les 70 prochaines années.
AT & T a commencé à acheter de nombreuses petites compagnies de téléphone, y compris le télégraphe de Western Union.] Ces actions ont attiré l'attention des régulateurs antitrust. Soucieux d'éviter des poursuites antitrust de la part du gouvernement, AT & T et le gouvernement fédéral ont conclu un accord connu sous le nom d'engagement de Kingsbury, qui a permis à AT & T de continuer à fonctionner en tant que monopole.
Alors qu'AT & T faisait périodiquement l'objet d'un examen minutieux de la part des régulateurs, cet état de fait s'est poursuivi jusqu'à la dissolution de l'entreprise en 1984.


AT & T et Western Electric, sa filiale d'équipement, ont entrepris des recherches sur des modèles de commutateurs automatiques de rechange à ceux de Strowger , mieux adaptés aux besoins urbains.
La première percée fut l'invention du traducteur par l'ingénieur AT & T Edward C. Molina en 1905.
Le traducteur, ou l'expéditeur en tant que version améliorée, devint connu, introduisit le concept de contrôle indirect. C'est-à-dire que les impulsions provenant du cadran téléphonique seraient traduites en un code électromécanique différent qui pourrait commander une plus grande unité de commutation.
Ceci a permis à un téléphone d'abonné de choisir parmi un plus grand nombre de circuits possibles, et pour la séparation du circuit utilisé pour établir l'appel à partir du circuit utilisé pour l'appel lui-même.
Ceci à son tour a conduit au développement préliminaire de deux types de commutateurs de contrôle indirect: le panneau et le rotatif.
Le commutateur de panneau était un dispositif extrêmement complexe, avec de grands panneaux couverts de 500 rangées de terminaux.
Chaque panneau avait un moteur électrique, pour conduire ses sélecteurs par des embrayages à commande électromagnétique.
Le sélecteur se déplaçait continuellement plutôt que par étapes, et les sélecteurs établissant des points de contact pouvaient se déplacer sur une distance considérable. Des cadres séparés ont été utilisés pour les différentes parties du processus d'appel téléphonique.

Vers 1910, Western Electric a transféré d'autres travaux sur le commutateur rotatif à sa division européenne, après avoir déterminé que les compagnies de téléphone gérées par le gouvernement européen s'intéressaient davantage à lui.
En Europe, les échanges urbains ont eu tendance à avoir moins de téléphones et donc moins d'inter-services que dans le modèle Américain.
Diverses versions du commutateur rotatif sont entrées en service dans les grandes villes d'Europe, principalement après la Première Guerre mondiale.
Aux États-Unis, Western Electric a poursuivi le développement du commutateur à panneau, mieux adapté aux grandes villes ayant des volumes importants d'appels interurbains.
1910 Plus de 90 pour cent des appels locaux à New York concernaient des téléphones connectés aux différents centraux locaux.
Le plan initial du système de Bell était le fonctionnement semi-automatique, où les abonnés devaient toujours appeler les opérateurs, qui à leur tour entraient le numéro désiré de l'abonné.

Vingt ans après l'expérimentation timide du centre Strowger de LaPorte (1892) , en 1912 les 350 abonnés au téléphones d'Epsom Surrey, sont devenus les premiers des USA à passer des appels sans parler à un opérateur.
Pour la petite histoire on dit que la ville a été choisie pour ce projet, en partie parce que les abonnés locaux étaient considérés moins susceptibles pour accepter le «travail» supplémentaire consistant à composer un numéro de téléphone.
Une maison mitoyenne à Station Road, Epsom - maintenant Upper High Street - est devenue le central téléphonique local lorsque le système «Strowger» a été installé.


1913 dans la presse

En 1913 J.N. Reynolds de Western Electric invente le sélecteur crossbar, dans lequel un petit nombre d'aimants actionnait un grand nombre de contacts de relais dans un réseau de coordonnées. Cela signifiait qu'il n'y avait que de petits mouvements mécaniques et aucun des grands mouvements de glissement requis dans le panneau et les commutateurs Strowger.
Cependant, le sélecteur de barre transversale s'est avéré trop cher à ce moment pour être mis en service
À peu près au même moment, Gotthief A. Betulander de Televerket, l'administration suédoise des postes, des télégraphes et des téléphones, commença à travailler sur un commutateur tout relais. Comme le commutateur type panneau Américain, il avait des circuits séparés pour la sélection et la connexion.


En 1915 Deux commutateurs semi-automatiques ont été installés à Newark (New Jersey).
Mais Bell a rapidement décidé de passer à la commutation entièrement automatique, en partie parce que la multiplication des téléphones rendait plus difficiles les liaisons inter-services manuelles et l'évolution des conditions de travail.
Avec la croissance du réseau téléphonique, le recrutement et l'emploi d'un nombre suffisant d'opérateurs sont devenus de plus en plus problématiques.


En 1916 Le passage à la commutation urbaine entièrement automatique a été rendu possible grâce à un plan élaboré par W. G. Blauvelt, ingénieur AT & T.
Il a permis le passage à la numérotation automatique sans exiger que chaque abonné obtienne un nouveau numéro de téléphone en plus d'obtenir un nouveau téléphone avec un cadran.
Blauvelt a simplement ajouté des lettres aux chiffres sur le cadran. Les numéros de téléphone dans les grandes villes, comme New York, comprenaient le nom du centre et un numéro à quatre chiffres.
Ainsi, au lieu de demander à l'opérateur pour Pennsylvania 5000, l'abonné composerait PEN 5000. Cela a également facilité la connexion entre les centraux téléphoniques automatiques et manuels, puisque le numéroteur pourrait composer le numéro entier, et un opérateur pourrait recevoir le numéro et connaître l'échange manuel à laquelle il devrait être transmis.


En 1916, AT & T a acquis une licence d'Automatic Electric pour la fabrication de petits commutateurs, non-urbains, afin de fabriquer des commutateurs pas-à-pas Strowger, il a également conclu un accord pour l'achat de ces commutateurs.

En 1918 Betulander (Suède) a appris le brevet de Reynold.
Découvrant qu'il nécessitait moins de relais, il l'a combiné avec la section de connexion de son design, inventant ainsi l'interrupteur crossbar.
Il a vendu son invention à la société suédoise L. C.

En 1919 Le premier commutateur pas à pas du système Bell est entré en service à Norfolk, en Virginie, avecc des téléphones à cadran.
Cadran à impulsion, utilisé dans les systèmes de commutation des centraux téléphonique, fabriqué par la Western Electric Company.

Les derniers téléphones nécessitant l'assistance d'un opérateur seront progressivement retirés en 1978.

En décembre 1921 AT & T installa son premier commutateur de panneaux à Omaha, Nebraska, et son deuxième à New York en Pennsylvanie en octobre 1922.

AT & T a commencé à travailler sur une alternative au commutateur de panneau avant même que le premier commutateur de panneau ait été installé.

Ericsson, qui avait les moyens de la préparer pour la fabrication. Ericsson développait également sa propre variante du commutateur rotatif, l'interrupteur 500, et en 1921, Televerket choisissait ce dernier pour une utilisation dans les villes suédoises. Cependant, Televerket a maintenu en vie une version du système de barre transversale, en utilisant le sélecteur crossbar conjointement avec les commutateurs Strowger dans les petits centres ruraux, où ils fournissaient un service fiable sans maintenance sur site.

2 août 1922 Bell décéde des complications du diabète, dans son domaine privé de Beinn Bhreagh, en Nouvelle-Écosse, à l'âge de 75 ans.
Le 4 août 1922, dès la conclusion de l'enterrement de Bell, " tous les téléphones sur le continent de l'Amérique du Nord ont été réduits au silence pendant une minute en l'honneur de l'homme qui avait donné à l'humanité les moyens de communication directe à distance".

En cette année 1922, il y avait 13 millions de téléphone dans le monde.

Vers le milieu des années 1920, les coûts élevés de fabrication, d'installation et d'entretien des commutateurs de panneaux continuaient d'être recherchés par AT & T pour les grandes villes, mais ses chercheurs n'avaient pas été en mesure de produire une conception plus rentable.
Puis, en 1930, W. R. Mathies, de la division de recherche et développement d'AT & T, maintenant connue sous le nom de Bell Telephone Laboratories, se rendit en Suède et y vit les sélecteurs crossbar utilisés dans les échanges ruraux.
Convaincu que de tels sélecteurs pourraient être adaptés à de grands commutateurs, Mathies a fait reprendre son travail à son groupe.
Après avoir rejeté l'idée de simplement remplacer les sélecteurs sur la conception des panneaux existants, ils ont développé, à partir de 1934, un commutateur entièrement nouveau pour usage urbain.

En 1930, chaque téléphone de Manhattan relié à un central téléphonique était un téléphone à commutation numérique relié à un commutateur.
Des transitions semblables se sont produites dans les principales régions métropolitaines du pays, mais en raison de son coût, de sa complexité et de ses exigences élevées en matière d'entretien, le commutateur n'a jamais été adopté à l'extérieur des États-Unis.

Les deux premiers commutateurs crossbar sont entrés en service en 1938 à New York.

Le commutateur à barres transversales a atteint son objectif de réduction des coûts de fabrication et de maintenance, et il comportait de nombreuses caractéristiques innovantes qui lui conféraient une conception plus flexible et adaptable que les commutateurs de panneau ou de Strowger.
Une caractéristique importante était que le bloc de base du commutateur de barre transversale, le cadre du relais de liaison, nécessitait seulement de petits mouvements. En raison de sa flexibilité globale, la barre transversale urbaine a été nommée la barre transversale n ° 1, en prévision du développement de commutateurs crossbar pour d'autres applications.
Les unités utilisées pour établir un appel n'étaient pas seulement séparées de celles utilisées pour le chemin d'appel réel, comme elles l'avaient été dans le panneau, mais étaient des unités de commande communes. Cela signifiait que tous les cadres de sélection étaient accessibles à tous les téléphones, et après un appel, ils étaient libérés pour être utilisés sur d'autres appels.
Ces "marqueurs", comme ils sont devenus connus, étaient rapides, réduisant ainsi le temps de connexion.Il était également significatif que la barre transversale était le premier commutateur où le trafic d'origine et le trafic de destination étaient combinés sur le même ensemble de commutateurs de ligne.
Cela a rendu possibles des connexions plus simples des téléphones aux commutateurs, et a également permis d'adapter la barre transversale, comme cela a été le cas, aux commutateurs tandem, c'est-à-dire aux commutateurs spécialisés utilisés pour acheminer les appels entre plusieurs centraux urbains.
Les tandems de barre transversale pour la première fois ont permis le routage alternatif automatique, quand la route directe entre les échanges n'était pas disponible. Les commutateurs de barre transversale ont été câblés pour permettre la séparation des deux directions de la transmission.

Ces caractéristiques combinées rendent le commutateur très adaptable, facile à modifier pour les nouvelles applications et l'ajout de périphériques pour les nouvelles fonctionnalités.
Ainsi, il s'est avéré facile pour Bell Labs d'adapter le commutateur crossbar pour l'utiliser comme premier commutateur automatique dans le réseau longue distance. Auparavant, tous les appels interurbains nécessitaient un ou plusieurs opérateurs sur les standards interurbains manuels; un abonné a composé 211 pour obtenir un opérateur longue distance.
En 1943 Le premier crossbar longue distance, la barre transversale n ° 4, a été installé à Philadelphie en Pennsylvanie .
Quatre supplémentaires n ° 4 ont été installées dans d'autres zones métropolitaines au cours des cinq prochaines années.
(Le projet de produire la barre transversale n ° 2 a été annulé, et la désignation «barre transversale n ° 3» a été ignorée pour des raisons qui restent floues.)


Centraux pour les Lignes téléphoniques longue distance

L'équipement du système téléphonique des États-Unis pour les appels interurbains composés par le client nécessitait plusieurs innovations supplémentaires.
- Il devait y avoir un plan national de numérotation; la norme d'indicatif régional à trois chiffres plus un numéro local à sept chiffres a été utilsée.
- Un dispositif permettant aux commutateurs de reconnaître les indicatifs régionaux et de déterminer automatiquement si un appel local ou interurbain était tenté était également requis.
- Enfin, la barre transversale n ° 4 devait avoir un nouvel appareil qui traduirait l'indicatif régional et le préfixe d'échange en un autre code pour désigner l'itinéraire que l'appel devait prendre.
Ce commutateur de très grande taille se compose de plusieurs unités de commutation crossbar individuelles et d'autres composants.
Le plan de numérotation s'est avéré le plus facile à concevoir, mais le plus complexe à administrer, car il fallait pour la première fois que tous les numéros de téléphone, même dans les petites villes.
Le second était un nouveau composant pour le commutateur crossbar, appelé prétraducteur, qui réagissait après avoir reçu les trois premiers chiffres composés. Comme aucun numéro local n'avait 0 ou 1 (puisqu'il n'y avait pas de lettres au-dessus des 0 et 1 sur le cadran), tous les codes de zone avaient soit 0 soit 1 pour le deuxième chiffre. Ainsi, le prétraducteur pourrait réagir au deuxième chiffre.
Un nouvel appareil pour la barre transversale # 4, connu sous le nom de traducteur de carte, attaché à la barre transversale pour exécuter la fonction. Western Electric a nommé ce design modifié la barre transversale # 4A, et a installé le premier à Albany, New York en 1950.
Les barres transversales # 4A se sont rapidement répandues dans tout le système.
AT & T a installé la 182 ième et dernière barre transversale 4A à Madison, Wisconsin en 1976.
Vingt autres barres transversales # 4A ont été installées par des sociétés américaines indépendantes, ainsi qu'en Alaska et au Canada.


Nouvelles versions du commutateur crossbar
Bell Labs a également réaménagé la barre transversale en tant qu'interrupteur plus petit à utiliser dans les circonscriptions de banlieue et autres circonscriptions non urbaines, où elle a remplacé les interrupteurs pas à pas.
Ce nouveau commutateur, la barre transversale n ° 5, est entré en service à Media, en Pennsylvanie, en 1948 et a été le premier à être conçu et installé avec un prétraducteur intégral pour la numérotation des appels longue distance.

Le premier appel interurbain aux États-Unis a été passé en 1951 entre un téléphone de Englewood (New Jersey) et Alameda (Californie).
Au cours des années suivantes, le système Bell a largement déployé des barres transversales no 5 et des versions ont été produites par d'autres pour des compagnies de téléphone indépendantes.
Les prétraducteurs ont également été ajoutés aux barres transversales # 1.

Alors que l'utilisation du commutateur de tableau et de la barre transversale reste largement confinée aux États-Unis, la conception de la barre transversale n ° 5 a suscité un intérêt considérable à l'échelle mondiale à partir du milieu des années 1950
Une version en particulier, le Pentazona d'ITT / France, introduit en 1964, était employé dans plus de 70 pays.
Au début des années 1970, les barres transversales étaient communes partout, et avec des commutateurs plus anciens, principalement des commutateurs Strowger, ont formé l'épine dorsale du téléphone du monde


En 1965, AT & T avait installé le premier commutateur électronique, le système de commutation électronique n ° 1 dans une bourse locale à Succasunna, New Jersey.
Dans ces centraux il n'y avait aucun mouvement mécanique, les commutateurs électroniques étaient plus rapides et plus faciles à entretenir.
Les commutateurs électroniques étaient simplement des ordinateurs spéciaux, plus flexibles et pouvaient permettre des fonctions avancées telles que l'appel en attente.
Les années 1970-80 annoncent la fin de la commutation éléctromécanique.

En 1974 Le ministère de la Justice des États-Unis a ouvert l'affaire "AT & T" . Soupçonné qu'AT & T utilisait les bénéfices monopolistiques de sa filiale Western Electric pour subventionner le coût de son réseau, une violation de la loi anti-trust.
Un règlement de cette affaire a été conclu en 1982, ce qui a mené à la division de la compagnie le 1er janvier 1984 en sept compagnies régionales de Bell, communément appelées Baby Bells.
Ces entreprises étaient:
- Ameritech, acquise par SBC en 1999 et maintenant membre d'AT & T Inc.
- Bell Atlantic (maintenant Verizon Communications), qui a acquis GTE en 2000
- BellSouth, acquise par AT & T Inc. en 2006
- NYNEX, acquis par Bell Atlantic en 1996, maintenant partie de Verizon Communications
- Pacific Telesis, acquise par SBC en 1997, qui fait maintenant partie d'AT & T Inc.
- Southwestern Bell (plus tard SBC, maintenant AT & T Inc.), qui a acquis AT & T Corp. en 2005
- US West, acquise par Qwest en 2000, qui à son tour a été acquise par CenturyLink en 2011
Après le démantèlement, l'activité principale de l'ancienne société mère était maintenant AT & T Communications, qui se concentrait sur les services interurbains, et avec d'autres activités non rattachées à RBOC.

Le 31 janvier 2005, la société «Baby Bell» SBC Communications a annoncé son intention d'acquérir AT & T Corp. pour 16 milliards de dollars.
SBC a annoncé en octobre 2005 qu'elle abandonnerait la marque «SBC» et prendrait la marque AT & T avec le symbole «T» NYSE.
L'approbation de la fusion a été conclue le 18 novembre 2005

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Quelques autres réferences :

En 1913 Watson écrit un livre BIRTH and BABYHOOD OF THE TELEPHONE , traduit sommairement en Français, qui racconte à sa manière son histoire.
Une allocution prononcée avant le troisième congrès annuel des Telephone Pioneers of America à Chicago, le 17 octobre 1913
Une tradution Google de ce doument

Pour découvrir l'histoire de BELL plus en détail, je vous invite à lire le livre de Jean-Serge Bernault " Alexander Graham Bell"

A.G BELL était un homme qui écrivait beaucoup, les archives nationales des USA permettent de consulter sa correspondance on y retroupe toutes ses recherches sur le téléphone.

Vous pouvez consultez le mémoire lu par BELL à la société des ingénieurs télégraphistes de Londres le 31 octobre 1877 et qui a été reproduit clans le journal de la société. :
The Telephone. A Lecture Entitled Researches in Electric Telephony, By Professor Alexander Graham Bell, Delivered Before The Society of Telegraph Engineers, October 31st, 1877 .
Premier document à être publié dans le pays natal de Bell.

Récit repris par Th Du Moncel qui écrit dans la presse scientifique Française : "Extrait de l'exposé de l'électricité de TH Du Moncel" (en pdf avec les gravures)

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