L'histoire du téléphone commence avec Alexander Graham BELL

Bell est un scientifique, un ingénieur et un inventeur britanno-canadien, qui est surtout connu pour l'invention du téléphone, pour laquelle l'antériorité d'Antonio Meucci a depuis été officiellement reconnue le 11 juin 2002 par la Chambre des représentants des États-Unis.
Alexandre Bell est né à Édimbourg en Écosse le 3 mars 1847, il avait deux frères : Melvin James Bell (1845-1870) et Edward Charles Bell (1848-1867), tous deux morts de la tuberculose.
Son père Alexander Melville Bell était professeur, et sa mère était Eliza Grace (née à Symonds).
Alexandre, alors âgé de 10 ans, réclama à son père de pouvoir porter un deuxième prénom, comme ses frères.
Son père accepta et lui permit, à l'occasion de son 11e anniversaire, le deuxième prénom "Graham".
Il choisit ce prénom en raison de son admiration pour Alexandre Graham, un interne Canadien soigné par son père, qui devint un ami de la famille.

Pour ceux qui préfèrent découvrir en himage, voir le film The Story of Alexander Graham Bell (1939)
Beaucoup d'inventions marquèrent la vie d'Alexander Graham Bell : les travaux exploratoires en télécommunications optiques, l'hydroptère en aéronautique.
En 1888, il devint l'un des membres fondateurs de la National Geographic Society

Premières inventions
Dès son plus jeune âge, Bell disposait d'une grande curiosité pour le monde qui l'entourait, il fit ainsi collection d'espèces de plantes et réalisa déjà ses premières expériences. Son meilleur ami était Ben Herdman, un voisin, dont la famille travaillait dans un moulin. Alexandre et Ben allaient souvent au moulin. Le jeune Alexandre demanda ce qui devait être amélioré au moulin. On lui expliqua que le blé devait être décortiqué à l'aide d'un procédé complexe et laborieux. Alexander, à l'âge de 12 ans, construisit un appareil qui combinait des palettes tournantes et un ensemble de brosses à ongles, inventant ainsi une simple machine pour le décorticage du grain.
Cette machine fut utilisée avec succès, et ce pendant plusieurs années. En retour, John Herdman donna aux deux garçons un petit atelier où « inventer ».
Prise de conscience
Bell montra également très jeune un vif intérêt, et un talent, pour l'art, la poésie et la musique, intérêts encouragés par sa mère. Il apprit le piano sans professeur ni manuel, et devint le pianiste familial. Bien que d'un naturel calme et introspectif, il faisait couramment des "blagues vocales" et de la ventriloquie pour divertir la famille. Bell fut très affecté par la surdité graduelle de sa mère (elle commença à perdre l'audition quand Bell avait 12 ans) et apprit un petit manuel de langue des signes. Ainsi, il pouvait s'asseoir à côté d'elle et converser silencieusement dans le salon familial. Il développa également une technique de parler par des sons clairs et modulés directement sur le front de sa mère, ce qui lui permettait d'entendre son fils relativement clairement. La préoccupation de Bell au sujet de la surdité de sa mère, le conduisit à étudier l'acoustique.

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Sa famille était depuis longtemps associée à l'enseignement de l'élocution : son grand-père, M. Alexandre Bell, à Londres, son oncle à Dublin et son père à Édimbourg étaient professeurs de diction. Son père a publié énormément à ce sujet, et nombre de ses travaux sont encore bien connus actuellement, surtout son "The Standard Elocutionist", apparu dans 168 éditions britanniques et vendu à plus de 250 000 exemplaires aux États-Unis . Dans ce traité, son père explique les méthodes qu'il a développées pour apprendre aux sourds-muets (appellation de l'époque) à articuler les mots et lire sur les lèvres des autres afin de comprendre les messages qui leur étaient adressés. Le père d'Alexandre lui avait expliqué ainsi qu'à ses frères de ne pas seulement écrire mais aussi identifier chaque symbole et le son l'accompagnant. Alexandre devint si doué qu'il fut l'assistant de son père lors de démonstrations publiques où il étonna l'assistance par ses facultés à déchiffrer les symboles du latin, du gaélique et du sanskrit.

Comme ses frères, Bell reçut très jeune des cours à la maison par son père. Il fut également enrôlé très tôt à la Royal High School, Édimbourg, Écosse, qu'il quitta à l'âge de 15 ans, finissant seulement les 4 premières années. Il ne fut pas un brillant élève, sa scolarité ayant plus été marquée par l'absentéisme et des résultats ternes. Son principal intérêt restait dans les sciences, et plus particulièrement en biologie, alors qu'il traitait des autres sujets d'école avec indifférence, à la plus grande consternation de son père. Après avoir quitté l'école, Bell déménagea à Londres pour vivre avec son grand-père, Alexandre Bell. Il prit goût à l'enseignement durant les années qu'il passa avec son grand-père, grâce aux longues et sérieuses discussions mais aussi de nombreuses heures d'études. Son grand-père fit de gros efforts pour que son petit-fils parle clairement et avec conviction, qualités nécessaires pour qu'il puisse être un bon enseignant.
À l'âge de 16 ans, Bell fut nommé étudiant-professeur de diction et de musique à la Weston House Academy (Elgin, Moray, Écosse). Il était lui-même étudiant en latin-grec, mais donnait des cours pour 10 $ la session. L'année suivante, il rejoignit son frère Melville à l'université d'Édimbourg.

Alexander Graham Bell est initialement attiré par la musique. Il s’en détourne cependant au profit d’études sur la phonétique, suivant les traces de son père et probablement touché par les problèmes de surdité dont souffrait sa mère.
Après des études à l'université d'Oxford (Angleterre), il s’établit au Canada en 1870, puis aux États-Unis d’Amérique un an plus tard.
Il fonde en 1872 une école pour les malentendants et débute ses travaux qui aboutiront au téléphone.


Le père de Bell encouragea l'intérêt de son fils pour la parole et, en 1863, l'emmena voir un automate développé par Sir Charles Wheatstone.
Cet automate était basé sur les précédents travaux de Baron Wolfgang von Kempelen. "L'homme mécanique", très rudimentaire, simulait une voix humaine. Alexandre fut fasciné par cette machine.
Il obtint une copie de l'ouvrage de von Kempelen (en allemand) et la traduisit péniblement. Il construisit alors avec son frère Melville leur propre automate (une tête). Leur père, très intéressé par ce projet, leur paya toutes les fournitures et pour les encourager, leur promit un "prix" s'ils réussissaient ce projet. Alors que son frère construisait la gorge et le larynx, Alexandre surmonta la difficile tâche de recréer un crâne réaliste.
Ces efforts furent récompensés car il créa une tête aussi vraie que nature, capable de prononcer seulement quelques mots.
Les garçons ajustèrent précautionneusement les "lèvres" et quand un soufflet d'air forcé passa à travers la trachée, un très reconnaissable "maman" se fit entendre, au plus grand plaisir des voisins qui vinrent voir l'invention du fils Bell.
Intrigué par les résultats de cet automate, Bell continua ses expériences sur un sujet vivant, le Skye Terrier de la famille "Trouve".
Après qu'il lui apprit à faire des grognements continus, Alexandre manipula les lèvres et les cordes vocales de son chien pour produire un son brut "Ow ah oo ga ma ma". Avec un peu de volonté, les visiteurs pouvaient croire que le chien articulait "How are you grandma ?" (« Comment allez-vous grand-mère ? »).
Bell était assez joueur et ses expériences ont convaincu plus d'un visiteur d'avoir affaire à un chien parlant. Quoi qu'il en soit, ces premières expériences avec les sons encouragèrent Bell à entreprendre ses premiers travaux sérieux sur le son en utilisant une fourchette modifiée pour étudier la résonance.
À l'âge de 19 ans, il écrivit un rapport sur son travail et l'envoya au philologue Alexander Ellis, un collègue de son père qui sera plus tard décrit comme le professeur Henry Higgins dans Pygmalion.
Ellis lui répondit immédiatement lui expliquant que ses travaux étaient similaires à ceux existant en Allemagne.
Consterné d'apprendre que le travail exploratoire avait déjà été entrepris par Hermann von Helmholtz qui avait transporté des voyelles avec une fourchette modifiée semblable à la sienne, il étudia de manière approfondie le livre du scientifique allemand (Sensations of Tone).
Travaillant sur sa propre mauvaise traduction de l'édition originale allemande, Alexandre fit fortuitement la déduction qui fut la ligne directrice de tous ses futurs travaux sur la transmission du son, reportant : "Sans en connaître beaucoup sur le sujet, il me semblait que si les voyelles pouvaient être produites par de l'électricité, les consonnes pourraient également l'être, et ainsi il serait possible de reproduire la parole", et il remarqua aussi plus tard : "Je pensais qu'Helmholtz l'avait fait ... et que mon échec était seulement dû à ma méconnaissance de l'électricité.
Ce fut une erreur constructive ... Si j'avais été capable de lire l'allemand en ce temps-là, je n'aurais sans doute jamais commencé mes expériences.

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Premières expériences avec le son
Une grande partie du travail de Bell consiste en une série d'observations découlant l'une de l'autre. Son intérêt combiné pour le son et la communication donnent naissance à un intérêt pour l'amélioration du télégraphe, lui-même à l'origine de son succès avec le téléphone.
En 1872, il lit un article de journal portant sur une somme substantielle payée par la Western Union Company à l'inventeur d'un système de télégraphe qui pourrait transmettre deux messages en même temps sur le même fil.
Ces possibilités l'enthousiasment et, inspiré par des conférences publiques entendues au Massachusetts Institute of Technology, il cherche à reproduire certaines des expériences d'Herman Helmholtz avec le courant électrique. Le télégraphe existe déjà depuis plus de 30 ans.
Malgré la réussite du système, le télégraphe se limite à envoyer et à recevoir un message à la fois à l'aide du code Morse.
Même avant de venir au Canada, Bell est intrigué par l'idée d'utiliser un phénomène musical bien connu pour transmettre simultanément des messages téléphoniques multiples. Il sait que tout a une fréquence naturelle (la rapidité des vibrations) et que le ton dépend de la fréquence du son.
En chantant dans un piano, il découvre qu'en modifiant le ton de sa voix, il peut faire vibrer différentes cordes du piano.
Ses observations mènent à l'idée d'envoyer de nombreux messages différents sur le même fil, mais modulés par des diapasons réglés à des fréquences différentes à chaque bout du fil pour envoyer et recevoir le signal, un système qu'il appelle le « télégraphe harmonique ».

Le New York Time le 10 juillet 1874 publie un article sur les travaux d'Elysa Gray ou on peut y lire : transmettre la "musique via le télégraphe" et dans lequel apparait le mot téléphone bien qu'i n'y ait pas eu transmission de la parole, que "L'appareil qui a permis cette prouesse a été bpabtisé par Mr Gray le téléphone ..."

Bell a eu une révélation, au cours de l'été 1874, tout en se détendant près de la maison de sa famille en Ontario Canada.
c’est pendant une visite estivale à Brantford, le 26 juillet 1874, que l’inspiration lui vient, alors qu’il observe le courant de la rivière Grand, il se met à songer à la manière dont les ondes sonores voyagent dans l’air et se rend compte que grâce à l’électricité, « il devrait être possible de transmettre tous les sons » en réglant l’intensité du courant. Inspiré par cette nouvelle réflexion, il dessine les plans d’un téléphone primitif.
Plusieurs notions comme le langage, le son, le magnétisme ... qui s'étaient accumulées au fond de son esprit se sont transformées en une nouvelle idée de concevoir: "un téléphone". Parmi les influences importantes de sa pensée était le phonautographe, un dispositif qui utilisait une oreille de cadavre pour tracer les ondes sonores sur le verre fumé.
Cela a donné à Bell la conviction que les sons de complexité arbitraire pourraient être réduits à un point passant par l'espace, comme le courant passant par un fil.

Un homme d'affaire et aussi marchand de cuir Thomas Sanders, père d'un des élèves de Bell s'est associé à Bell pour financer ses recherches, car Bell vivotait sur son métier d'apprentissage du langage aux malentendants. Métier qui l'aménera à cotoyer Gardiner Greene Hubbard pour s'occuper de sa fille Mabel devenue sourde dans son enfance suite à la scarlatine qui ne se soignait pas à l'époque.
Hubbard était à la tête de nombreuses affaires et en partenariat avec la Western Union Telegraph Compagny.

Bell a découvert qu'il pouvait utiliser ses anches vibrantes non seulement pour ouvrir et fermer rapidement un circuit comme un télégraphe, mais lorsque cette anche était déplacée dans un champ magnétique, cela générait réellement un courant ondulatoire dans le circuit.

Toute cette période conduit BELL à sa découverte et à la compétition avec Elysa Gray qui travaille aussi sur un brevet de télégraphe multiplex.

En novembre 1874 Bell dépose un caveat à Boston et le transforme rapidement en trois demandes de brevets distincts déposés entre le 25 février et le 10 mars sous les conseilks des avocats Pollok et Bailey, missionnés aussi par Hubbard de tenter de briser le monopole exercé par la Western Union.
(Un caveat était un document décrivant une invention qui n'avait pas encore fait l'objet d'une application et qui devait être transformé en demande de brevet dans un temps imparti ).


Début 1875,
Thomas Watson construit un premier modèle téléphonique sur ce principe : un diaphragme qui, en vibrant dans le champ d'un électro-aimant, a produit un courant ondulatoire dans le circuit de l'aimant. Cet appareil a réussi à transmettre une sorte de sons vocaux étouffés.

Les recherches de Bell continue avec beaucoup de succès, il informe son futur beau-père Gardiner Greene Hubbard, de la possibilité du télégraphe multiple.
A la suite d'une expérience le 19 février 1875 dans la résidence de Hubbard à Washington Bell parvient à réaliser deux transmissions avec deux recepteurs et deux émetteurs sur une seule et unique ligne en la présence de William Orton le patron de Western Union Telegraph Compagny.
Suite à ce succès en présence d'ingénieurs de la Western Union, Bell raccorde son dispositif au réseau relant New York à Philadelphie en rebouclant cette ligne à Philadelphie. Les ingénieurs demandent à Bell de conserver le dispositif pour d'autres tests, mais en fin d'apès-midi lorsque Bell vient reprendre ses appareils, Orton retourne la situation et signifie clairement à Bell, qu'il ne veut pas traiter avec un chercheur indépendant préferant les travaux de son protégé Elisha Gray !!!
Hubbard vient de payer son action menée contre la Western Union Telegraph Company de détenir le monopole des communications.

Hubbard s'associe à Sanders donnent à Bell le soutien financier dont il a besoin en incluant le salaire de son nouvel assistant Thomas Watson chargé de transformer les théories et croquis de Bell en appareils fonctionnels. Ensemble ils explorent l'idée d'un dispositif qui pourrait transmettre la voix sous forme électrique.
Malgré un emploi du temps chargé cumulant dans la journée les cours particuliers et les conférences destinées à promouvoir le "Langage Visuel", Bell consacre une grande partie de ses nuits à la poursuite de ses expériences en télégraphie dans le sous-sol de la maison de Salem transformée en véritable laboratoire.

En mars 1875, Bell rencontre aussi Joseph Henry, directeur de la Smithsonian Institution, pour discuter des idées concernant le téléphone.
Hubbard n'est pas particulièrement impressionné par la transmission de la voix par fil et il croit que le travail de Bell retarde le développement du télégraphe multiple.
Il lance donc à Bell un ultimatum : choisir entre travailler à la transmission électrique de la voix et Mabel, sa fille et future femme du jeune homme.
Bell est résolu à avoir les deux et écrit à Hubbard le 4 mai 1875 au sujet de ses théories voulant qu'un courant d'électricité continue qui passe dans un fil en vibration devrait induire une action pulsatoire du courant. Hubbard est conquis par la détermination de Bell et furieux du retournement de position de la Western Union,

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Du télégraphe multiplex au téléphone

Pour comprendre les choses de façon chronologique, je vous invite à lire auparavant les biographies de Reiss, Gray et Meucci et de poursuivre cette belle histoire.

1875
, Bell travaille avec Thomas Watson, le jeune électricien devenu son assistant, et Charles Williams qui tient un magasin d'électricité à Boston
Bell poursuit toujours ses essais sur le télégraphe multiplex sur un ensemble de trois stations télégraphiques, (voir shéma ci dessous inclus dans le brevet) chacune contenant un transmetteurs dans une pièce et deux récépteurs dans une autre pièce. Chaque transmetteur est maintenu en vibration et oscille, les coupures plus ou moins longues forment les points et les traits du code morse ...

Le point de rencontre des pionniers en télégraphie EDISON, WATSON et BELL était dans le magasin de CHARLES WILLIAMS

Williams fabricant important d'instruments de télégraphe, a commencé par offrir ces services uniquement pour gagner sa vie et celle de ses machinistes.
En fin de compte, il est devenu un pionnier dans la fabrication de téléphones et l'un des premiers millionnaires téléphoniques aux États-Unis.

Edison inventeur en télégraphie à son début, a travaillé la nuit pour la Western Union et, pendant ses heures de repos, il travaillait sur ses projets à la boutique Williams.
Williams lui a donné l’espace dont il avait besoin et les crédits pour des matériaux et la main d'oeuvre d'ouvriers dont il avait besoin. Il travaillait parfois après que Williams soit rentré chez lui.
Pendant son séjour à Boston, Edison a travaillé sur un certain nombre de projets, notamment un relais à réglage automatique, une imprimante de stock et son propre télégraphe d'alarme incendie.
En octobre 1868, Edison déposa son premier brevet, un enregistreur de votes pour les organes législatifs.
En décembre 1868, il publia sa première publicité pour l'une de ses inventions et inscrivit le magasin Williams comme son adresse
Le plus célèbre des ouvriers de Charles Williams était Thomas Watson.
Au début de 1874, alors qu'il travaillait sur un appareil de Farmer's, Alexander Graham Bell entra dans le magasin de Williams et se présenta directement à Watson.
Il cherchait à modifier un émetteur et un récepteur de son télégraphe harmonique.
Sa conception consistait à envoyer 6 à 8 messages à différents simultanément sur un fil et à les recevoir sur des récepteurs accordés.

Williams


Edison pub

En janvier 1875, Watson s'est associé avec Bell, en plus de travailler avec d'autres inventeurs
pour le compte de Williams
.
Dans le grenier du magasin de Williams, le 2 juin 1875, Bell et Watson poursuivaient leurs expériences avec des émetteurs et des récepteurs afin d’envoyer plusieurs messages télégraphiques simultanés sur une seule ligne ... c'est la que l'on reboucle avec l'histoire de Bell et le téléphone.

Watson, le nouvel assistant recruté par Bell chez Williams

Le 2 juin 1875 Pendant les travaux, alors que Watson signale à Bell qu'un récepteur est resté bloqué, Bell coupe l'alimentation et demande à Watson de le débloquer. Par chance à cet instant Bell constate que l'armature du transmetteur correspondant entre en vibration alors que le circuit n'est plus alimenté, il se précipite dans l'autre pièce et demande à Watson de répèter son geste. Watson répète l'opération sur chaque récepteur et de l'autre côté chaque transmetteur correspondant entre en vibration. Lorsque Bell approche son oreille de la bobine il perçoit un faible son.
La découverte est d'importance, elle signifie qu'un faible courant alternatif induit par la vibration de la palette d'un éléctro aimant dans le noyau légeremnt aimenté de façon résiduelle, a été suffisant pour produire des effets audibles à distance.
Bell réalise qu'il vient de franchir une nouvelle étape et décide d'abandonner le télégraphe multiplex pour se consacrer à la transmission de la parole à distance.
Il réalise alors un croquis de ce que va être son premier téléphone
et charge Watson de le réaliser. Les premiers essais sont décevants.

Quelques semaines plus tard le Premier juillet 1875, les essais reprennent avec de nouveaux appareils, le transmetteur équipé d'une menbrane plus épaisse et d'une armature plus légère, est installé au premier étage et est relié au recepteur posé au rez de chaussé.
Bell parle et chante au plus prêt de la membrane du transmetteur, lorsqu'il fut interrompu par Watson tout exité "Monsieur je vous ai entendu, faiblement, mais je vous ai entendu" et Watson de répéter les mots qu'il a distingués.
Les deux hommes intervertissent les rôles , Bell colle son oreille au récépteur, mais les résultats sont décevants, Bell ne parvient pas à comprendre les mots prononcés par Watson.
Malgré tout, Bell décide d'entreprendre une première rédaction de spécifications en vue de déposer une demande de brevet.
Dans la foulée, il fait état de l'avancement de ses travaux dans une lettre à Sarah Fuller : " Grande déouverte en télégraphie aujourd'hui. La voix humaine transmise pour la première fois ... "

En vacance chez ses parents au Canada, Bell pria le ministre des États du Canada, M. Brown, qui au mois de septembre 1875, se disposait à partir pour l'Europe, de prendre, en Angleterre comme au Canada un brevet en son nom, pendant que lui-même en prendrait un autre en Amérique car l'accord conclu avec Hubbard et Sanders ne couvre que les travaux sur la télégraphie multilpe, il est donc libre de disposer de ses droits sur ses futurs brevets à l'étranger et en Amérique.
Le 29 décembre 1875 Bell apprenant que Mr Brown n'est pas encore parti, lui fit une seconde visite à Toronto et lui remit les dessins de son appareil, avec un mémoire à l'appui de sa demande de brevet.
Le 25 Janvier 1876 Brown rencontre Bell et Hubbard à New York pour une dernière mise au point embarque pour l'Europe le lendemain.
Arrivé à Londres Mr Brown, soumet à des électriciens le mémoire et les dessins de Bell, mais ces savants ne trouvèrent pas que l'invention fût sérieuse, de sorte que M Brown hésitait à faire la demande du brevet.
Bell écrivait lettres sur lettres à son compatriote, pour le presser d'exécuter sa promesse. Survint un évenement tragique, Bell reçut une dépêche télégraphique, lui annonçant que le ministre du Canada M Brown, avait été assassiné dans une rue de Londres.
Il est pourtant évident qu'en 19 jours Brown n'a pas pu faire la traversée de l'atlantique et de se rendre à Londres et de contacter un expert conformément à la loi anglaise sur les brevets.
Cela voulait dire que Bell fut dans l'impossibilité d'obtenir, aussitôt qu'il l'aurait voulu, son brevet en Europe.


En janvier 1876, Bell décida de garder son appareil expérimental à l’écart jusqu’à ce qu’il obtienne des brevets, ce qui n’était pas possible au magasin de Williams. Il s'inquiétait des possibles espions d'Elisha Gray de Western Electric Mfg. Co., qui travaillait également dans ce domaine. Bell a loué deux chambres à 800 mètres du magasin de Williams dans le grenier du 5 Exeter Place. Bell dormit dans l'une et Watson installa un laboratoire dans l'autre.
La plupart des expériences pour les deux années suivantes ont été effectuées là-bas jusqu'à ce que le téléphone soit en pleine production.
Watson a apporté des modifications aux instruments dans le magasin de Williams et les a ensuite transportés vers Exeter Place.
Les hommes de Williams ont érigé une ligne extérieure entre Williams Shop et Exeter Place peu après le début des travaux expérimentaux. C'était 12 fils galvanisés, d'un demi-mille de long qui couraient sur les sommets des maisons.
Cette ligne resta constamment utilisée jusqu'à son abandon en juillet 1877. Watson passa des heures la nuit à écouter les courants parasites sur cette ligne avec les récepteurs primitifs

LE BREVET :

Heureusement sans demander l'avis de Bell, Hubbard fait déposer à Washington la demande de brevet.
Le Brevet 174 465 d'émetteur-recepteur télégraphique

Le Brevet 174,465 Document complet en pdf
Le Brevet 174,465 , Page 1 et Page 2 (clic pour agrandir) et le facsimile : maintained at the Library of Congress, of the first drawing Alexander Graham Bell made of a telephone .


Dépot du brevet d'émetteur-recepteur télégraphique le 14 février 1876
Ce même jour, il se produisit un fait étrange, et peut-être unique dans l'histoire des découvertes scientifiques. A peine un homme était-il sorti du bureau des brevets (alors que Bell est à Boston, ce ne pouvait être qur Hubbard ou les avocats Pollok ou Bailey) pour déposer le dossier de Bell, qu'un autre physicien, M. Elisha Gray, déposait un caveat (démarche avant la demande de brevet) pour la même invention, et remettait, avec son mémoire, deux appareils, pouvant très bien fonctionner pour la transmission de la parole, quoiqu'ils différassent totalement de celui de M. Graham Bell.
Bien que la demande de M. Graham Bell eût été déposée deux heures avant celle de M. Elisha Gray, il n'y en eut pas moins contestation pour le droit de priorité, et comme conséquence, un procès entre les parties.

Quelle étonnante coincidence avec la demande de CAVEA de Elisha Gray déposée le même jours 2 heures plus tard que Bell.
Comparaison des shémas Bell et Gray :
Controverses à propos de l'invention du téléphone
Alexander Graham Bell et Elisha Gray inventèrent chacun de leur côté, et à la même période, la technique de conversation par téléphone.
Gray déposa son Cavea deux heures avant Bell mais c'est ce dernier qui reçut la gloire et la fortune, au grand malheur de Gray. Lire la petite histoire de Gray

L'histoire de Gray et du téléphone est, en effet, un remarquable exemple d'invention parallèle, mais surtout, elle montre comment deux hommes, à partir d'un acquis différent, abordèrent de façon différente un même problème et une même invention. En outre, elle permet de voir comment l'un de ces deux hommes devint un héros populaire, avec tous les mythes que cela suppose, alors que l'autre resta un inventeur obscur.

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Obtention du brevet 174 465 le 7 mars 1876

(clic pour zoomer) Et dans la presse le meme jour on lisait :

Quelques jours après l'obtention du brevet, BELL reprend ses essais
, tous les appareils on été tansférés au dessus de l'atelier de Charles Wiliams à son domicile.
Entre le 7 et le 10 Mars 1876, Bell et Watson réalisent une série d'expériences avec un nouveau transmetteur non pas de type éléctromagnétique comme décrit dans le brevet mais un transmetteur à résistance variable à eau acidulée entrainant une variation de résistance du circuit lorsque la membrane entre en vibration.

L'émetteur (micro liquide à acide) et le récepteur

Watson dans ses dernières années, tenant le téléphone original de Bell
La première conversation téléphonique de l'histoire est effectuée le 10 mars 1876, à Boston entre Bell et son assistant Watson qui se trouvait alors dans une autre pièce.

En soirée du 10 Mars 1876 , Bell installe le recepteur dans une pièce et le transmetteur dans une autre pièce à quelques mètres. A la suite d'une nième tentative, Bell ajoute de l'acide dans le transmetteur et en renverse sur son patalon le faisant s'exclamer ;
Mr watson i want to see you
(M. Watson, j'ai besoin de vous)

De son côté Watson entend la voix de Bell dans l'appareil et se précipte dans l'autre pièce et déclare qu'il avait entendu et compris ce que Bell disait. Bell demande de répéter les mots. Watson a répondu, "Vous avez dit "M. Watson, j'ai besoin de vous" Fou de joie il se mirent à danser une danse Mohawh (tribue indienne).
...


En changeant de place Bell a pu écouter tandis que M. Watson lisait quelques passages d'un livre dans l'embouchure, les mots étaient à peine audible mais la parole venait d'être transmise pour la première fois, si on ne tient pas compte de l'histoire de Meucci
Le soir même Bell écrit à son père qu'il est enfin parvenu à transmettre la parole.


Extrait du film The Story of Alexander Graham Bell (1939)

 

 


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Sur le site carnet d'expérimentaion de A.G BELL jour après jour on peut lire les commentaires sur ses recherches qui ont servit à déposer son premier brevet
.

Extrait page 40 du NOTEBOOK de Bell


Fin avril 1876
Bell laisse de côté le premier transmetteur à résistance variable et revient à des expérimentations éléctromagnétiques, le concept original.

Les prototypes se succèdent
l'appareil devient de plus plus performant.



Bell fait des démonstartions publiques, et le 10 Mai 1876 il réalise une conférence devant l'Américan and Sciences de Boston à l'Athenaeum
C'est l'entousiasme.

Quelques jours plus tard une démonstration est réalisée au MIT avec le même succès.

Watson a construit un ensemble d’instruments dans le magasin de Williams en utilisant du bronze plutôt que du bois et en les polissant comme des miroirs.

Le téléphone va prendre son essor avec l'Exposition du centenaire des Etats-Unis à Philadelphie en juin 1876.

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Gardiner Hubbard (futur beau père) qui a pris conscience du potentiel commercial du téléphone, sait que ses démonstrations ne sont qu'une étape.
Une opportunité se présente avec l'Exposition Internationale célébrant le centenaire des Etats-Unis à Philadelphie en juin 1876,
Hubbard a réservé des emplacements pour présenter les travaux de sun futur gendre.


Description publiés dans "L'engineering" du 22 décembre 1876.
(l'intégral du journal en pdf)


Modèle présenté à l'Exposition du centenaire des Etats-Unis à Philadelphie
en juin 1876


L'émetteur (Reproduction)

Le réepteur (Reproduction)

Parmi les personnalités présente à cete exposition, figurent Don Pedro, empereur du Brésil et SirWilliam Thomson, physicien anglais.
Ils se montrent enthousiasmés par la présentation de Bell.
Bell récite le fameux monologue d'Hamlet de Shakespeare « To Be or Not to Be ».
Don Pedro, s'arrête dans la pièce ou se tenait Bell et prend le téléphone en main et s'exclame : "Mon dieu, mais cette chose parle ".

Sir William Thomson écrit à un journal de Londres : " je viens de trouver à l'Exposition la merveille des merveilles en télégraphie ".
Sur le vieux continent, c'est d'abord en Angleterrre en 1877, que WH Preece éléctricien du "British Post-Office" de retour de l'Exposition de Philadelphie et Sir W.Thomson, qui montra au public de l'Association Britanique à Plymouth le téléphone Bell qu'il venait d'apporter des Etats Unis.

Pour la petite histoir : Elisha Gray, qui exposait un modèle de télégraphe miltiple à cette exposition, essaya le téléphone de Bell peu après.
Il fut donc un des premiers utilisateur du téléphone qu'il n'avait pas réussi à fabriquer.
Le soir même il visita Bell à son hôtel et lui proposa une alliance, mais sans suite, pour éviter que leurs inventions ne tombent sous l'empire de Western Union.

Bell de retour à Brandford au Canada passer l'été chez son père, et imagine qu'il serait mieux de faire une communication un peu plus longue que entre deux pièces, et comme réaliser soit même une ligne pour une expérience serait trop couteuse, il en profite pofite pour écrire à Toronto au directeur de Dominion Telegraph Thomas Swinyard, pour louer penant une heure la ligne télégraphique entre Brandford et Paris dans Ontario à 13 km.
Swinyard s'exclama " encore une tête brulée ", et ajouta à l'intention du du direteur de bureau de Toronto Lewis McFarlane : "à classer au paniers" . McFarlane finit par convaicre Swinyard et apporta le concours de Dominion Telegraph pour l'expérience. (McFarlane plus trad à été le président de Téléphone compagny du Canada).
Bell a travaillé sur sa fameuse invention au 94, chemin Tutela Heights à Brandford, et il a fait le premier appel interurbain au monde à partir de cet endroit.
Il y a eu trois essais réussis; du Homestead au magasin général de Mount Pleasant, juste au sud de Brantford, de Brantford à la Bell Homestead, et d'une boutique du village de Paris à la Homestead. Essais dans un sens seulement avec le matériel primitif comme à l'exposition de Philadelphie.
Le 3 août 1876, trois autres essais sont faits de Brandford et Mount Pleasant à 5 km, on récite des tirades, on chante .... tout marche.
Puis dans la nuit du 10 août 1876, Alexander Graham Bell transmettait la voix humaine au moyen de fils électriques de Brantford, à Paris, Ontario, Canada, sur une distance de 13 km. Les notes de musique, la voix humaine, et les chansons parlées et chantées étaient clairement audibles à l'autre extrémité.
C'était le point culminant de plusieurs «essais de distance» que Bell avait effectués en Ontario.

Bell utilisait les fils télégraphiques de la Dominion Telegraph Company entre son bureau de Brantford et le bureau à Paris.
Comme la puissance de la batterie disponible à Brantford était trop faible pour les téléphones à membrane de Bell, la Dominion Telegraph Company lui fourni l'énergie à partir de Hamilton et de Toronto, en Ontario. Bell a branché son téléphone émétteur à membrane aux fils du bureau de Brantford, puis, le récepteur (sorte de boîte en fer) au bureau de Paris.
Bell pouvait entendre les voix de Brantford en grâce aux bobines électromagnétiques à haute résistance sur chaque extrémité de la ligne, les sons étaient transmis et reçus si distinctement que Bell pouvait reconnaître les voix des haut-parleurs.
Le maire et tout le village écoutent pendant une heure Macbeth, puis l'heure de fin convenue arriva, et ils refusaient de quitter le bureau, il fallu télégraphier à la Dominion Telegraph Company pour demander une ralonge de temps sinon les fils auraient été débranchés.

De retour à Boston ou Bell retouve Watson, il abandonne le transmetteur voltaique et revient à l'idée initiale, il ne cesse alors de perfectionner ses prototypes et réussi à mettre au point un dispositif bidirectionnel, et en remplaçant la membrane par un disque de fer, des éléctro-aimants par des aimants permanents, l'appareil ne nécessite plus de source de courant.
L'appareil est constitué d'une bobine entourant un aimant permanent. Devant cet aimant vibre une membrane en fer doux.
Les vibrations communiquées par la parole à la membrane du transmetteur (la partie où l'on parle), entraînent des variations de flux magnétique du barreau aimanté.
Rapidement un autre modèle fera l'objet d'un nouveau brevet , la "BOX" qui est un appareil réversible, il sert aussi bien de transmetteur que de recepteur.

En septembre 1876, le magazine Scientific Américan publie un article consaré au téléphone , expliquant comment construire un appareil, le succès est foudroyant.
Partout des amateurs fabriquent des téléphones en Amérique et aussi en Europe dont l'Allemagne.
Les ventes augmentèrent, début 1877 Watson avait déjaà construit et vendu plus de 1000 appareils,
Le problème n'était pas un manque d'intérêt des gens mais la réaction des hommes d'affaires qui considéraient cet instrument comme un jouet.
à la page 163, voir en pdf


En octobre 1876, Bell réussit à établir une conversation réciproque (dans les deux sens) avec Watson, au moyen de la ligne télégraphique reliant Boston à East Cambridge, dans la ville voisine.

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Le deuxième brevet : la box
Les avocats de Bell le pressent de rédiger des spécifications et le 15 janvier 1877, il dépose à Washington son deuxième brevet sur le téléphone incluant les différentes améliorations. Il lui est attribué deux semaines plus tard sous le no 186 787 dont voici une reproduction :
et ( en pdf )


Ce téléphone volumineux est une encore une boite disgracieuse (sauf pour les collectionneurs), de plus il n'y avait pas encore de dispositif tel qu'une sonnerie ou un avertisseur sonore pour attirer l'attention de la personne à la réception d'un appel. Il fallait taper fortement avec un crayon sur le diaphragme ou hurler devant l'embouchure. Son utilisation était désagréable: il fallait prendre la boite et crier, puis la porter à l'oreille pour écouter.
Malgré ces problèmes, Bell et son groupe ont décidé de commercialiser entièrement l'invention.


Le 17 mars 1877 Encouragé par ce succès, l'inventeur multiplie les essais et les démonstrations publiques comme celle réalisée sur une ligne télégraphique de la compagnie sur 9 km qui relie Boston et Malden.

Le 12 février 1877, Bell parle de Boston et se fait entendre à 22 kilomètres plus loin, à l'institut d'Essex


l'intégral du scientific American du 31 Mars 1877

Le "Télégraphique journal", assure du reste qu'une conversation a été échangée de cette manière entre les villes de Boston et de Salem (Massachusetts), éloignées l'une de l'autre de 18 milles, et, cette fois, si la chose est vraie, il n'y a plus qu'à s'incliner devant un résultat aussi merveilleux...

Pour Bell vendre le téléphone est la conséquence logique de son invention, il partagera les droits avec ses deux associées, Watson et Hubbard.
Une nouvelle répartition sera effectuée pour donner 10% à Watson à condition qu'il quitte son emploi chez Williams pour se consacrer à la fabrication des appareils téléphoniques. Il hésita et finit par acccepter la proposition car à cette époque, chez Williams Watson gagnait un salaire de compagnon de 3,00 $ par jour et faisait la queue pour devenir contremaître.

Sur ordre de Bell, Watson, passa à Williams la première commande pour 25 box et 50 téléphones (handphone).

Hiver 1876-77
la fortune des assoiés ne suffit plus à soutenir le rythme de fabriation, Hubbard voulu offrir les droits sur le téléphone à Western Union pour 100 000 dollars, offre que Western Union refusa.

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A savoir : En 1877 Amos Dolbear, professeur de physique et d'astronomie apporte deux améliorations importante au téléphone de Bell
- l'utilisation d'aimants permanets dans les transmetteurs et les récepteurs, ce qui permet de s'affranchir de la batterie dans le circuit.
- le remplacement de la menbrane par un disque en acier
C'est en septembre 1876 que lui vient cette idée mais il tarde à la mettre en pratique.
En janvier 1876 Dolbear apprend que Bell a déposé une demande le 15 janvier 1877 de brevet le concernant, mais ne donne pas de suite sur ce point
mais Dolbear édite son livre "The Telephone" en 1877


Reproduction
Prototype tel qui est photographié dans le livre "The Telephone" de A.E Dolbear , le premier livre sur le telephone publié en 1877.

En 1880 Dolbear déposera une demande de brevet pour un type de téléphone élétrostatique, différents du téléphone éléctromagnétique.
Il obtiendra son brevet en 1881 .
Bell réagira et déposa une plainte pour contrefaçon. Au procès les avocats de Dolbear ont eut la mauvaise idée d'amener un téléphone de Reiss pour lui en donner la patérnité, ce qui priverait Bell de ce privilége. Mais l'appareil refuse de fonctionner. C'était encore un système de type télégraphique à rupture du courant et non pas courant de modulation produit par la voix.
Dans le jugement en 1883 le juge décrète que Bell a breveté la véritable idée de transmission de la parole par l'électricité ....
Bell avait il été au courant de cette améloiration et en a t'il tiré parti ?

Durant dix sept ans, 600 procès vont opposer les avocats de Bell aux différentes compagnies concurentes.
Après les années 1878-79, la compagnie Bell remporte des centaines de poursuites judiciaires en matière de brevets, ce qui fait la fortune d’Alexander Graham Bell avant ses 35 ans. A l’époque, toutefois, il s’est déjà éloigné de la compagnie pour se consacrer à d’autres champs d’intérêt.
Les Bell ont deux filles, Elsie May Bell (1878-1964) et Marian Hubbard « Daisy » Bell (1880-1962), ainsi que deux fils, Edward (1881) et Robert (1883), qui meurent tous deux en bas âge

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L'histoire de A.G. BELL devient l'histoire du téléphone dans le monde, les améliorations affluent.

Entre temps le 1er Mai 1877, la première ligne téléphonique privée à usage pratique a été installée entre Boston et Somerville.

Croquis d'artiste du bureau privé de Charles Williams. et la salle de ventes dans son usine au 109, rue Court à Boston, Massachusetts .
Dans cette scène, ET Holmes regarde Williams qui parle dans son téléphone.


Le premier client au monde était un ami de Williams, Roswell C. Downer, un banquier de Salem, le 1er mai 1877, Downer a loué deux téléphones qui ont été mis sur une ligne privée entre son bureau de State Street et sa résidence à Somerville.

Le premier client payant était James Emery, le 30 mai 1877, pour 20 dollars sur un bail d'un an.
Les 20 dollars, Williams les mis dans sa poche pendant un moment jusqu'à ce qu'il puisse demander à Gardiner Hubbard quoi faire, car à cette époque, seule une «association de brevets» existait, il n'y avait pas encore de socièté commerciale déclarée.

En Mai 1877 Graham Bell présente alors au public son invention sous une nouvelle forme imaginée par le professeur Pierce : "the Hand Telephone" ou "Téléphone à Main" aussi appelé butterstamp car sa forme évoquait bien les tampons pour mouler le beurre.



l'intégral du scientific American du 6 octobre 1877, le monde découvre le Hand Téléphone

C'est ce modèle de téléphone qui va rapidement faire le tour du monde et sera même copié juste avec les explications et photos lus dans la presse.

Le 9 juillet 1877 création de la société Bell Telephone Company à Boston, au Massachusetts par le beau-père d'Alexander Graham Bell, Gardiner Greene Hubbard, qui a également aidé à organiser une société sœur: Telegraph Company , Hubbard devient l'administrateur (association même pas constituée en société). Son capital est de 500 o000 dollars, dès le lendemain Bell cédera 75% de ses droits canadiens à son père Melville et 25% à C.Williams, fabricant. ancien patron de Watson à condition de fournir 1000 téléphones à Meleville. .
La compagnie de téléphone Bell a été créée pour détenir des «brevets potentiellement valables», principalement le brevet de téléphone de Bell n ° 174465.

Les deux sociétés fusionnèrent le 17 février 1879 pour former deux nouvelles entités, la National Bell Telephone Company de Boston, et la International Bell Telephone Company, créée peu après par Hubbard et dont le siège social se trouvait à Bruxelles, en Belgique.

Le 25 Juillet 1877 Bell dépose son brevet no 119626 en France , "pour des perfectionnements dans la téléphonie életrique ou la transmission des sons comme dépêches télégraphiques, ainsi que dans les appareils téléphoniques"

Le 11 juillet 1977
Gardiner Hubbard
(premier président de la National Geographic Society), n'a plus de raison de repousser le mariage de sa fille Mabel avec Bell. Mabel sourde à la suite d'une scarlatine, était élève de Graham Bell. Les jeunes gens se marient le 11 juillet, en dote Bell lui offrit un magnifique collier de perles et la majorité des actions de la nouvelle société. Le couple aura quatre enfants.
Aussitôt ils partent en voyage de noce à Brantford voir les parents de Bell, reviennent en aout à Boston ou Bell partiipera à la première réunion des actionnaires de la "Bell Téléphone".
Le 4 Août 1877, poursuivant leur voyage de noce, ils embarquent pour l'Angleterre, pays natal de Bell qu'il a quitté 7 ans plus tôt.

Arrivé en Angleterre Bell, en profite pour faire des démonstrations promotionnelles de son invention. Première présentation à Londres,
P our organiser la logistique de ses conférences Bell, fait appel à Fréderic Gower, jeune éditeur du journal "Providence Press",
Deuxième présentation à Glasgow avec denombreux journalistes et scientifiques comme le Français TH.Du Moncel, "Extrait de l'exposé de l'électricité de TH Du Moncel"
Sir William Thomson qui était présent à l'Exposition du centenaire des Etats-Unis à Philadelphie en juin 1876, en Septembre 1876, invite Bell à la réunion annuelle de la "British Association For The Advancement Of Sciences" à Plymouth. Etait présent le Français A. Niaudet de la maison Bréguet qui repartent avec une paire de téléphones et introduiront à leur tour le téléphone en France.
...
Un autre but de son séjour en Angleterre était d'assurer la mise en plae d'une société d'exploitation du téléphone, l'Electric Telephone Compagny of Great Britain avec l'aide e son associé le Colonel William Reynolds arrivé en Septembre.

Mabel enceinte pendant ce séjour oblige le couple à rester sur le sol britanique, ils s'installent à Londres ou Bell reonstitue un laboratoire pour poursuivre ses travaux.
Bell en profite pour établir la première
liaison téléphonique intercontinentale (36 Km) entre Douvres et Calais sur un seul fil et retour par la terre.
Dans
l'univers illustré page 754
du 1 décembre 1877 , nous lisons en France que le téléphone vient de fonctionner entre la France et l'Angleterre.
Deux cornets acoustiques aimantés ont élé placés la semaine dernière a Saint-Margaret, sur la côle anglaise, près de Douvres, et a Sangaite, près de Calais, puis reliés entre eux par un fil métallique. Des conversations ont été échangées ainsi à travers le détroit, les résultats obtenus ont paru très satisfaisants aux inspecteurs des lignes de Douvres et de Calais.

Les téléphones qui ont servis à cet événement sont aujourd'hui chez un collectionneur Australien
.

Alexander Melville Bell, père d'Alexandre Bell, en 1877, ayant obtenu 75 pour-cent des brevets Canadiens relatifs au téléphone, engage des agents pour promouvoir la location d'appareils à relier avec des lignes privées appartenant aux locataires.
Incapable de trouver des acheteurs canadiens pour ses brevets, il les vend à National Bell (États-Unis) en 1880.

Entre temps un premier réseau fut établi à New-York en 1877, mais ce n'est que vers le milieu de l'année suivante que l'emploi du téléphone commença à se généraliser.
A partir de ce moment, son développement fut rapide. Plusieurs autres sociétés se formèrent dans les différentes contrées de l'Amérique.

En photo ci dessous, les quatre premiers modèles commerciaux de récepteurs téléphonique "hand telephone" aux USA
Ces récepteurs ont tous été fabriqués en 1877, et sont classés par ordre chronologique de gauche à droite .
Le corps des quatre modèles étaient en bois, en noyer noir pour le premier. En acajou pour le second modèle.
On utilisait des aimants permanents unipolaire et des diaphragmes en fer. Dans les trois premiers modèles, une bobine de fil isolé est placée sur l'extrémité du barreau en fer. Dans le quatrième modèle, la bobine a été placée sur une pièce polaire en fer doux qui est fixée à l'extrémité de l'aimant permanent. A droite une affiche pour une démonstration le 20 novembre 1877.


Le 1er août 1877, 778 téléphones fonctionnaient sans défaillance. Williams fabriquait des téléphones au rythme de 25 par jour.
Ce mois-ci, Williams a promis d'augmenter sa production de 25 à 50 par jour, même s'il encourait des frais de production importants.
La compagnie Bell, à court de capital, comptait beaucoup sur le crédit accordé par Williams.

L'accord de fabrication entre les détenteurs de brevets et Williams avait été informel jusqu'à présent. Un accord formel n'a été conclu que le 1er août 1878, conférant à Williams des droits de fabrication exclusifs. Il s'agissait d'un contrat écrit de trois pages.
La Bell Telephone Company a accepté d’acheter tous ses téléphones auprès de Williams, en lui versant 1,60 $ pour chaque téléphone portable et 2,45 $ pour chaque poste téléphonique.
Chacun a été soumis à l'inspection du surintendant de l'entreprise, Watson. Williams a numéroté les instruments en série, les baux ont été étroitement surveillés et Watson a personnellement envoyé tous les instruments.


Ces téléphones étaient facilement installés sur les réseaux de sonneries privées pour communiquer d'une pièce à l'autre ou vers un autre poste via une ligne télégraphique.


Modèle Mai 1877 avec bouton d'appel pour interpeller l'opératrice

Plus tard en 1878 , la simple planche sera remplacée par un boitier appelé le "Coffin Téléphone " (oui son boîtier fait penser un peu à un cercueil) voir la photo ci dessous équipé de 1 ou 2 hand-téléphone pour écouter et parler.
Le Coffin est équipé d'un générateur à magnéto entraîné par une manivelle à main qui envoie du courant alternatif sur la ligne pour alimenter un dispositif de sonnerie reliée soit à un téléphone directement au bureau central , pour alerter un opérateur, ou à l'autre correcpondant en point à point.
Watson a déposé le brevet de la sonnerie , le 1er Août , 1878.

De 1877 au printemps 1879, la compagnie Bell comptait exclusivement sur le magasin de Williams pour les téléphones et les appareils connexes.
Au début de 1879, Williams ne pouvait plus répondre à la demande. Les ouvriers de Williams n'étaient pas habitués à faire de la de production, ils étaient considérés comme des artisans, habitués à apporter des modifications à la volée aux inventeurs.
En outre, Williams a déclaré: «Presque tous les lots que nous avons trouvés étaient une amélioration par rapport aux précédents.
Le 7 février 1879, les employés de Williams travaillaient 11 heures par jour, mais la production ne pouvait atteindre que 35 téléphones par jour.


1877 en Amérique à New Haven , le premier centre téléphonique manuel ouvre : (le standard manuel)

Les démonstrations se multiplient aux quatres coins du pays, certaines villes commencent à installer des appareils;
L'un des plus prolifiques de ces inventeurs était le président de Highland Park, Elisha Gray.pour qui sa demande de brevet est parvenue au gouvernement seulement deux heures après une application similaire de celle de Bell.
La malchance de Gray a contribué à garantir que l'histoire de la téléphonie à Chicago serait longtemps dominée par des entreprises qui ont ramené leur lignée à Bell. Ces entreprises comprenaient Chicago Telephone Company, la société dominante de Chicago au tournant du XXe siècle, et Illinois Bell, qui a absorbé Chicago Telephone en 1920.
Ces deux entreprises étaient des piliers du "Bell System", le réseau téléphonique national qui était coordonné après 1900 par American Téléphone et Télégraphe (AT & T).

En 1878, la première compagnie Bell a commencé ses activités avec seulement 75 téléphones.

Janvier 1878 Bell, encore en Angleterre, recevra un télégramme de Sir T.Bidduph serétaire privé de la reine Victoria d'Angleterre pour faire une démonstration à Osborne House, résidence royale familiale dans l'ile de Whight. Bell accepte mais il y sera reçu seul sans sa Mabel très déçue de cette réponse.
Reynolds fera réaliser une liaison est établie entre Osborne House et la ville de Cowes située à un kilométre.et invite la journaliste Kate Field, du Times de Londres, du Now Yord Heraldet divers ...
Le 14 janvier en soirée Bell commence la présentation et la reine Victoria put prendre l'appareil pour dialoguer avec son secrétaire ... la démonstartion dure trois heures.
La reine a consigné dans son journal (voir site) cet événement et Sir Thomas Biddulph demanda à Bell dans une lettre, que la reine Victoria était très intéressée à acquérir un ensemble de téléphones pour le palais (photo ci dessous).Voir aussi les correspondances.


Correspondance concernant l'achat de téléphones par la reine Victoria pour la maison d'Osborne.

En Angleterre, sur le plan des affaires, c'est trise mine, Reynolds et Bell éprouvent des diffiultés pour mettre en plae la nouvelle société, pour trouver des capitaux ... les commandes n'arrivent pas, les britaniques bien équipés en télégraphes ne voient pas beaucoup d'interêts dans le téléphone.

Le 12 Février 1878
sous l'impulsion de Hubbard la New England Telephone Company fut créée parceque la soièté fidulaire Bell Telephone Company et son investisseur Sanders n'avait enore pas touché un sou. Il fallait trouver de l'argent. La bell Compagny céde des droits d'installation à une autre soiété. ...
En Mai Hubbard engage un jeune manager T.N. Vail en temps que direteur de la Bell Compagny. Aussitôt envoie à tous ses agents du térritoire une copie du brevet de Bell et d'une note pour combattre toute tentative d'implantation de téléphonique de la part de la Western Union.
le 12 septembre 1878 Hubbard et Vail assignent en justice Peter A Dowd, de la Speaking Telephone Compagny, pour détournement de brevet et contrefaçon.

Mai 1878 en Angleterre, Mabel donne jour à une petite fille Elie May.
Hubbard demande à son gendre Bell de revenir aux Usa. Mais Bell ne veut plus entendre parler du téléphone, il désire refaire de l'enseignement.
Le 31 octobre 1878, la petite famille Bell reprend le bateau jusqu'à Québec. A sa grande surprise l'attendait T.Watson son fidéle collaborateur, envoyé par Hubbard pour le convaincre de rentreR à washington au bureau des brevets. suite au procès intenté le 12 septembre par Hubbard et Vail, le tribunal a besoin de compléments à fournir par l'inventeur lui même.


Janvier 1879, la Bell Telephone Company fusionna avec la New England Telephone Company pour former une nouvelle entreprise la National Bell Telephone Company, à sa tête le financier, William H. Forbes, gendre de Ralph Waldo Emerson , devint l'un des plus importants.
Théodore Vail en devint le directeur général, et Hubbard le président.
La nouvelle entreprise reçu en dotation les brevets de Bell et les droits d'exploiter le téléphone en Nouvelle-Angleterre en échange d'une participation de 50%
C'était le succès qui servira de modèle pour le "Bell System", jusqu'en 1894
La compagnie Bell a commencé à chercher d’autres fabricants pour construire l’équipement téléphonique associé, comme des sonneries d’appel et des appareils d’échange, afin de libérer Williams afin qu’il puisse se concentrer sur les téléphones.
Au printemps de 1879 la National Bell Telephone Company a conclu des ententes avec quatre autres fabricants d'équipement téléphonique.
The Electric Merchandising Co. de Chicago, Davis et Watts de Baltimore, Post and Company de Cincinnati et la Indianapolis Telephone Company (une récente licence de Bell gérée par ET Gilliland) Williams était toujours le seul producteur de récepteurs et d’émetteurs, mais désormais libre de concentrez-vous sur eux seulement, bien qu'il ait fait des appareils pour les marchés de la Nouvelle-Angleterre et de New York.
À la fin de l’année, Williams avait investi 2 000 dollars dans de nouvelles machines et porté sa main-d’œuvre à 60.
Sa production est passée à 670 téléphones par semaine et, en 1880, à 1 000 par semaine, mais cela ne suffisait toujours pas.
Durant cette période, Bell fait face à une forte concurrence de la part de Western Union.
En 1877, Gardiner Hubbard avait offert les droits de Bell à la Western Union pour 100 000 $, mais Western Union a refusé et décida plus tard de se lancer dans le secteur du téléphone avec les brevets d'Elisha Gray,
Thomas Edison, George Phelps et d'autres entreprentent un procès pour contrefaçon de brevet qui en novembre 1879 a abouti en faveur de Bell.
À Chicago et à New York. Ce règlement en justice a exclu la Western Union des activités téléphoniques


Au début de l'année 1879, on comptait plus de 26 000 téléphones Bell d'un usage quotidien aux États- Unis.

En 1879 Gardiner Hubbard fonde l'International Bell Telephone Company afin de promouvoir la vente de son équipement téléphonique dans toute l'Europe.
Lors de sa tournée sur le continent, le gouvernement belge lui a offert les meilleures incitations financières pour établir le siège de sa filiale européenne dans son pays. L'International Bell Telephone Company (IBTC) est rapidement devenue une société de portefeuille pour ses différentes divisions de service téléphonique et de production, dont la principale entreprise manufacturière est la Bell Telephone Manufacturing Company (BTMC), fondée à Anvers, en Belgique, le 26 avril 1882.

PAT APPL FOR CHARLES WILLIAMS CO. MANUFACTURER, BOSTON" fabriqué vers 1880

TROUVE DANS LA "RÉSIDENCE MALVINA K. WETMORE", AVENUE BELLEVUE, NEWPORT "(Rhode Island) et vendu aux enchères en 2018 pour $22,000.00

Brevet Williams "téléphone switch" en 1880 avec le crochet la sonnerie lé télphone et le parafoudre, que l'on trouvera chez les abonnés au téléphone.
.
Patent 226528
En 1880 il y avait aussi le microphone à charbon d'Edison pour compléter ce poste.

Patent 226528, April 13, 1880, Edward N. Lord, Assignor of one half to Charles Williams Jr., Telephone Switch

Début 1881 à la première réunion des actionnaires de la National Bell Telephone Company, W Forbes annoncera un bilan satisfaisant, la société était bénéfiiare et representait 130 000 lignes.

Le 23 juillet 1881, Charles Williams a offert de vendre son entreprise à l’American Bell Co pour 120 000 $ en espèces ou en actions de la nouvelle Consolidated Mfg Co. Un contrat a été signé le 6 février 1882 avec une série complexe de transferts de titres.
De ce fait, Western Electric Company a été créée en recevant des droits permanents et exclusifs pour la fabrication de téléphones et d’appareils pour American Bell. En avril 1882, Bell détenait 53% du stock de Western Electric.
Le magasin de Williams, maintenant agrandi, situé au 109 et au 115, rue Court, est devenu une usine de Western Electric, Charles Williams étant son directeur
Seulement trois ans plus tôt, Western Union avait rejeté l'offre de Gardiner Hubbard de lui vendre tous les droits au téléphone pour 100 000 $ US (environ 2,54 millions de dollars). En quelques années seulement, le président de Western Union reconnut qu'il s'agissait d'une erreur commerciale sérieuse, qui a presque fait que son entreprise a failli être engloutie par le nouveau géant des télécommunications dans lequel Bell Telephone allait évoluer.
Western Union a été sauvé de la mort seulement par les interventions antimonopoles du gouvernement américain.

A ette époque, Thomas Watson démissionnera et se tourna sur d'autres activités.


1882 Bell est naturalisé Américain, en 1883, il fonde, à Washington, une école pour enfants sourds. L'établissement fermera fin 1885, suite aux litiges concernant ses brevets d'invention. Il est aussi élu à l'Académie des Sciences.

En 1889 La compagnie ATT rachète la société "Bell Telephone"

L'American Bell Telephone Company AT & T, devint une des plus grande compagnie de téléphone au monde.

En 1891, Bell commence à s'intéresser à l'aéronautique en travaillant sur les ailes et les hélices et en fabriquant des cerfs-volant.

Le 2 août 1922 Bell décéde des complications du diabète, dans son domaine privé de Beinn Bhreagh, en Nouvelle-Écosse, à l'âge de 75 ans.
Le 4 août 1922, dès la conclusion de l'enterrement de Bell, " tous les téléphones sur le continent de l'Amérique du Nord ont été réduits au silence pendant une minute en l'honneur de l'homme qui avait donné à l'humanité les moyens de communication directe à distance".
Document sur le mémorial qui a été édifié à Brandford

En cette année 1922, il y avait 13 millions de téléphone dans le monde.

 

Suite de l'évolution du téléphone aux USA

Quelques autres réferences sur Bell :

En 1913 Watson écrit un livre BIRTH and BABYHOOD OF THE TELEPHONE , traduit sommairement en Français, qui racconte à sa manière son histoire.
Une allocution prononcée avant le troisième congrès annuel des Telephone Pioneers of America à Chicago, le 17 octobre 1913
Une tradution Google de ce doument

Pour découvrir l'histoire de BELL plus en détail, je vous invite à lire le livre de Jean-Serge Bernault " Alexander Graham Bell"

A.G BELL était un homme qui écrivait beaucoup, les archives nationales des USA permettent de consulter sa correspondance on y retroupe toutes ses recherches sur le téléphone.

Vous pouvez consultez le mémoire lu par BELL à la société des ingénieurs télégraphistes de Londres le 31 octobre 1877 et qui a été reproduit clans le journal de la société. :
The Telephone. A Lecture Entitled Researches in Electric Telephony, By Professor Alexander Graham Bell, Delivered Before The Society of Telegraph Engineers, October 31st, 1877 .
Premier document à être publié dans le pays natal de Bell.

Récit repris par Th Du Moncel qui écrit dans la presse scientifique Française : "Extrait de l'exposé de l'électricité de TH Du Moncel" (en pdf avec les gravures)

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